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#1  6 Sep 2010 14:00:07

House
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Les faux documents MJ-12

http://i51.tinypic.com/rjnjfd.jpgPar Philip J. Klass, Juin 2000
Source












http://i56.tinypic.com/2j2wxp4.jpghttp://i54.tinypic.com/30szekw.jpg"Majestic 12" - mieux connu sous le nom de "MJ-12" connaît une renommée internationale dans le monde de l'ufologie à la mi-1987. C'est alors que l'ufologue William L. Moore et deux associés ont rendu publique trois (prétendus) documents "Top Secret" qui indiquaient que le président Harry Truman avait créé un groupe MJ-12 super-secret 40 ans plus tôt pour traiter avec les visiteurs extraterrestres. Les actes (présumés) de Truman étaient motivés par un prétendu crash de vaisseau extraterrestre qui aurait été secrètement récupéré près de Roswell, à la mi-1947.

Le-dit crash cité fut la pièce maitresse d'un livre publié 7 ans plus tôt que Moore avait cosigné avec Charles Berlitz. (Berlitz était déjà auteur d'un livre décrivant les "mystérieux dangers" du triangle des Bermudes.)




http://i56.tinypic.com/w1tlw2.jpghttp://i54.tinypic.com/ns27l.jpgRécemment, un important lot de documents Majestic top-secrets ont vu le jour, fournis par un autre ufologue, Tim Cooper, qui prétend les avoir obtenus de plusieurs sources secrètes. Leur authenticité a été approuvé par Robert Wood, un respecté scientifique retraité de McDonnell Douglas et son fils Ryan. (wood est un membre du Conseil exécutif à neuf personnes de la Société de Peter Sturrock pour l'Exploration Scientifique.) Basé sur les évaluation de Wood, le riche expert de la Silicon Valley, Joe Firmage, qui a récemment révélé ses convictions sur le fait que les OVNI sont des visiteurs extraterrestres, a également approuvé les documents de Cooper à la mi-1999.




http://i56.tinypic.com/2rnhqna.jpgToutefois, le 25 novembre, L'Organisation Internationale des Sciences de l'Espace (ISSO), que Joe Firmage a récemment créé afin de poursuivre ses intérêts ufologiques, a publié une déclaration selon laquelle "la recherche en cours indique que de nombreux, peut-être tous, les soi-disant documents MJ-12 avaient été officiellement fabriqués comme un instrument de couverture de guerre psychologique américaine." C'est ridicule ! Les nouveaux documents de Cooper comme leurs prédécesseur de 1987 sont tellement criblés de défauts qu'ils ne pourraient jamais leurrer les experts du renseignement Soviétique ou Chinoise. Même certains pro-HET de longue date les ont dénoncés comme des contrefaçons évidentes.


http://i51.tinypic.com/2mxo9q8.jpghttp://i52.tinypic.com/vdeskn.jpgL'un des premiers documents MJ-12 publiées par Moore et ses deux partenaires (le conférencier ufologue Stanton Friedman et le producteur TV Jaime Shandera) était supposé être un memo du président Truman au secrétaire de la défense James Forrestal, daté du 24 septembre 1947, qui autorisait la création du groupe MJ-12. Mon enquête a révélé que la signature de Truman était collée sur la photocopie d'une véritable signature de même que des marques de rayures accidentelles  provenant d'un memo que Truman a écrit à Vannevar Bush le 1er Octobre 1947 (voir “New evidence of MJ-12 hoax,” SI 14[2], Hiver 1990).





Un deuxième document MJ-12 publié par Moore (et associés), prétendu dater du 18 Novembre 1952, évoque un briefing pour le président élu Eisenhower, préparé par le vice amiral R. H. Hillenkoetter, qui a été directeur de la C.I.A. et prétendu actuel chef du MJ-12. Il y avait de nombreuses failles dans le document du Briefing d'Eisenhower (EBD), la plus évidente étant la référence à la (fausse) note de Truman du 24 Septembre 1947.

En outre, l'EBD a utilisé à plusieurs reprises un format de date très inhabituel, une combinaison hybride entre les formats civil et militaire avec une virgule superflue, c'est à dire : "18 November, 1952".

http://i51.tinypic.com/2iay939.jpgCe format de date hybride inhabituel fut utilisé à plusieurs reprises par  William L. Moore dans ses lettres personnelles - jusqu'à ce que j'indique cette curieuse coïncidence - dans mon article démasquant les premiers papiers MJ-12. (voir SI 12[2], Hiver 1987-1988). Le troisième document MJ-12 rendu publique par Moore (et associés) à la mi-1987 prétendu être une brève note, datée du 14 Juillet 1954, de Robert Cutler au chef d'Etat Major de l'USSAF l'informe du changement de date du briefing du président sur les projets d'étude spéciaux du MJ-12. Une recherche révèle qu'à la date où Cutler a écrit ce prétendu mémo, il était hors du pays. Moore prétend que lui et Shandera ont trouvé le mémo de Cutler dans un endroit improbable quand ils ont visité les Archives Nationales. Le mémo, qui avait été plié deux fois, pouvait facilement avoir été apporté aux Archives Nationales dans les poches de manteau de Moore ou Shandera. Moins de 2 ans avant, Moore avait rendu publiques les premiers papiers MJ-12 le 16 avril 1983 - il avait confié à un ami proche, l'ufologue Brad Sparks, qu'il envisageait la création et la publication de certains canular de documents Top Secret - comme révélé dans ma newsletter "Skeptics UFO" en Mars 1997. Moore a expliqué à Sparks qu'il espérait que ces faux documents encourageraient les anciens militaires et les officiers du renseignement qui connaissait le prétendu cover-up sur les OVNI du gouvernement à rompre leur vœux de silence. Sparks lui a fortement recommandé de ne pas le faire.

http://i51.tinypic.com/2eb69dz.jpgIl a fallu attendre près de sept ans après la sortie des premiers documents MJ-12 pour qu'un nouveau "document MJ-12" fasse surface le 14 Mars 1994. À ce moment là, Don Berliner, un pro-HET de longue date, a reçu par la poste un rouleau de film en 35 mm non développé provenant d'une source anonyme. Quand le film a été développé, Berliner a trouvé des photos de ce qui est censé être des copies de pages d'un manuel d'opérations spéciales MAJIC Top secret "Eyes Only" (SOM 1-01) tentant d'informer les militaires sur la façon de retrouver des crash de soucoupes et leur équipage extraterrestre. SOM 1-01, prétendu être imprimé en Avril 1954, contient beaucoup de défauts. Par exemple, il y est expliqué que les vaisseaux extraterrestres crashés pouvaient être envoyés à la "base 51 S-4" dans le Nevada. Mais cette partie de la base de l'Air Force Nellis n'obtint pas le nom de "base 51" avant plusieurs années après l'impression du prétendu document SOM 1-01.

En raison de nombreuses failles dans le SOM 1-01, une déclaration le dénonçant comme contrefaçon est sortie le 14 Mars, 1999. Elle était signée par Berliner et quelques autres personnalités pro-HET. Actuellement, un nouveau lot de plus d'une douzaine de documents Majestic obtenus par Tim Cooper ont récemment été rendus publiques par Robert Wood et son fils Ryan à une conférence ufologique dans le Connecticut. Ils ont fortement soutenu l'authenticité des documents, bien que Wood ait admis qu'il y avait des lacunes. Mais il a affirmé que ces anomalies ont tendance à indiquer l'authenticité. . . .les faussaires ayant tendance à essayer de s'assurer de la perfection des documents.

Wood n'a fait aucune mention sur le fait que son vieil ami, le conférencier Stanton Friedman - qui reste un des partisans les plus loyaux de l'authenticité des documents MJ-12 - avait déjà enquêté sur plusieurs des documents de Cooper et avait conclu qu'au moins un a été contrefait. Friedman avait rapporté ses résultats et les soupçons sur d'autres documents Cooper dans son livre Top Secret/MAJIC, publié trois ans plus tôt.

http://i51.tinypic.com/14xz2qh.jpgL'ufologue Britannique Timothy Good, qui en 1987 avait fortement soutenu l'authenticité des premiers documents MJ-12 dans son livre pro-HET Above Top Secret, les a plus récemment caractérisé de faux, en grande partie sur la base de la fausse signature sur le mémo de Truman du 24 septembre 1947. Mais au début des années 1990, avant le désaveu de Good sur l'authenticité des papiers MJ-12, il commençait à recevoir les nouveaux documents MJ-12 de Cooper.

Les suspicions de Good sur les nouveaux documents de Cooper avaient été suscitées par des anomalies factuelles dans leur contenu. Plus important, Good avait noté des défauts mécaniques provenant de la machine à écrire de Cooper qu'il avait utilisée pour écrire deux lettres le 4 et le 7 Octobre 1991, et que ces défauts ressemblaient à ceux de la machine utilisée pour écrire les documents Majestic, prétendus écris en 1952. À ma demande, Good m'a fourni des copies des deux lettres de Cooper pour analyse.

Les deux lettres de Cooper de 1991 à Good n'avaient pas seulement la même police d'écriture que le prétendu rapport annuel Majestic de 1952, mais aussi les deux lettres capitales G et N étaient légèrement surélevées par rapport aux lettres minuscules adjacentes. Cependant, un examinateur expérimenté interrogé m'a informé que c'était concevable, bien qu'improbable, qu'à la fois la dactylographie des documents de 1952 et des lettres de Cooper puissent avoir le même défaut d'abaissement de la touche "shift" pour les lettres G et N.

http://i52.tinypic.com/2dbnhno.png


Fig 1: Chiffre 8 élevé dans les lettres de Cooper et les documents Majestic
En haut, lettres de Cooper du 4 et 7 Octobre 1991 élargies légèrement
En bas, “MJ-12 Annual Report" de Cooper ; élargies légèrement




Toutefois, les deux lettres de Cooper et le document de 1952 ont également un "8 élevé», qui ne nécessite pas l'utilisation de la touche majuscule de la machine à écrire (voir figure 1). Cette curieuse coïncidence a été signalée dans le Sceptiques UFO Bulletin de Novembre 1999 dont une copie a été fournie à Wood. Sa réponse du 13 Décembre (via e-mail) fut: "La question est de savoir si ce "8 élevé" est une caractéristique de conception de la machine à écrire ou à un numéro de série de machine particulière . Nous avons besoin d'autres exemples du même type de machine à écrire et j'espère en trouver. "

En d'autres mots, Wood suggère que ce défaut mécanique est une caractéristique incorrecte de toutes les machines à écrire produites par ce fabricant pendant au moins plusieurs décennies. Rien n'a encore été entendus de la part de Wood sur cette question essentielle depuis la mi-Décembre 1999.

Pendant ce temps, Cooper à posté un long traité sur Internet le 20 Décembre offrant ses propres évaluations de ses nouveaux documents Majestic. Les points culminants des avis de Cooper sont cités ci-dessous :

La question de savoir s'ils sont véritables, authentiques ou réels n'est pas la question ici. Le point important sont les informations contenues dans les documents eux-mêmes. A mon humble avis, les documents sont fondamentalement fiables autant que le contenu est concerné par l'exception de la discutable hypothèse qu'il y ait d'autres constructions intelligentes et pensantes de civilisations visitant la planète Terre sur une base journalière.

La page d'accueil du site Web que Wood a créé pour promouvoir le MJ-12 explique encore: Les documents Majestic: preuve que nous ne sommes pas seuls. Curieux du document enregistré sur la participation de l'armée et du gouvernement envers les OVNI, les récupérations d'épaves, et les extraterrestre ? Ce site est pour vous. Les documents, les débats, l'histoire de l'armée et des renseignements, et preuves de validation stupéfiantes. Rejoignez-nous dans un voyage dans l'au-delà du monde top-secret qu'une cabale gouvernementale a caché depuis 1941.
Un des documents de Cooper prétend qu'une soucoupe volante a été découverte au Printemps 1941 près de Cape Girardeau dans le Missouri, 6 ans avant le prétendu incident de Roswell. Si c'est vrai, le document du briefing de Truman oublie complètement de mentionner cet évènement historique.

Philip J. Klass, Juin 2000
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Lien 2
Lien 3
Majestic documents
merci à G.F clindoeil


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#2  11 Jan 2011 18:02:08

Saint Just
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Re: Les faux documents MJ-12

J'avais loupé cet article,

sont-ce certaines conclusions du Majectic 12 qui sont remises en causes ?

ou la probabilité existence du MJ12 ?

cela ne semble pas franchement affirmé dans l'article de Klass


"Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux : c'est son gouvernement." Louis Antoine de Saint Just

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#3  11 Jan 2011 18:09:49

House
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Re: Les faux documents MJ-12

Ce qui est remis en cause c'est les documents en eux-mêmes donc aucune preuve d'un groupe MJ12


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#4  7 Mar 2011 21:45:07

ressac
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Re: Les faux documents MJ-12

Traduction complète de la page Wikipedia

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Majic6.jpg
             

La lettre de 1947, sensée avoir été signée par Harry Truman, autorisant l'"Opération Majestic Douze".


                                                 

TOP SECRET


CONFIDENTIEL

                                                                       

MAISON BLANCHE

                                                                       

WASHINGTON






Le 24 septembre 1947

MEMORANDUM POUR LE SECRÉTAIRE DE LA DÉFENSE

Cher Secrétaire Forrestal:
      Comme l'indique notre récente discussion sur cette affaire, vous êtes, par la présente, autorisé à procéder avec toute la rapidité et la prudence nécessaire à votre entreprise. Ci-après, cette affaire sera désignée uniquement sous le nom de Opération Majestic Douze.

      Je continue de penser que toutes considérations futurs relatives aux dispositions ultimes de cette affaire devraient appartenir exclusivement au Bureau du Président après les discussions appropriées avec vous-même, le docteur Bush et le Directeur de la CIA.



Harry Truman

                                                                                                       

                                                                                                                                                         

Introduction:

Le Majestic 12 (également connu sous les noms, Majic 12, Majestic Trust, M12, MJ 12, MJ XII, Majority 12 ou Mars-Jupiter 12) est le nom de code d'un comité secret rassemblant scientifiques, chefs militaires, et officiels du gouvernement, et qui aurait été formé en 1947 par décret du Président des États-Unis Harry S. Truman. Le but présumé du comité était d'enquêter sur les activité OVNI et les répercussions de l'incident de Roswell - le crash supposé d'un vaisseau spatial alien près de Roswell, au Nouveau Mexique, en juillet 1947. Le Majestic 12 tient une part importante dans la théorie de la conspiration OVNI concernant la dissimulation d'information sur les OVNI par un gouvernement en cours. Le FBI en a conclu que les documents en rapport avec le comité du Majestic 12 sont "complètement bidons".


Général:

Les preuves initiales de l'existence d'un groupe appelé Majestic 12 se composent d'un ensemble de documents qui émergèrent pour la première fois en 1984. Les documents originaux du MJ-12 indiquent que:
Le groupe du Majestic 12... a été établi par ordre du Président Truman le 24 septembre, [voir la discussion] 1947, sur recommandation de Dr. Vannevar Bush et le Secrétaire de la Défense James Forrestal.

Le FBI enquêta sur les documents, et conclu qu'il s'agissait de contrefaçons, élaborées à partir du point de vue fourni par le Bureau de l'Air Force des Etats-Unis (AFOSI). Les erreurs de chronologie et de formatage ont également provoqué des divisons au sein des chercheurs d'OVNI quant à leur authenticité.

En 1985, un autre document mentionnant le MJ-12, datant de 1954 fut trouvé lors d'une recherche aux Archives Nationales. Son authenticité est aussi très controversée. Les documents en question sont largement disponibles sur Internet, par exemple sur le site du FBI, où il est conclu qu'ils sont falsifiés (voir le lien ci-dessous).

Depuis les premiers documents du MJ-12, des centaines de pages d'autres documents qui auraient été divulgués sans autorisation mentionnant le MJ-12 et la dissimulation de la réalité OVNI par le gouvernement ont également fait surface, quelques fois référé collectivement comme les "Documents du Majestic". Il sont tous controversés, leur authenticité est très contestée. Il a été prouvé que certains étaient indiscutablement faux, qu'il s'agissait souvent de remaniements retapés de documents gouvernementaux sans rapport. [Le premier nouveau document] du MJ-12 est un long manuel tapé à la linotype, qui daterait de 1954, appelé le "Manuel d'Opérations Spéciales - Special Operations Manual (SOM) du MJ-12. Il aborde principalement le traitement de débris de crash et de cadavres d'aliens. Les objections quant à son authenticité sont principalement centrées sur les questions de style et de quelques anachronismes historiques.

Les documents datent de 1942 à 1997 et ont provoqué d'intenses débats au sein de la communauté ufologique. Les documents comprennent certains sujets comme la conduite à adopter lors de la rencontre avec un alien, les diagrammes et les enregistrements de testes sur les OVNI, les mémos contenant des mesures contre la fuite d'informations, et les descriptions des déclarations du Président concernant les questions liées aux d'OVNI. Les documents contiennent les signatures supposées de personnalités importantes comme Albert Einstein et Ronald Reagan, provoquant un débat majeur au sein des communautés ufologique et conspirationniste. Il n'y a eu aucune autre fuite ou parution de document depuis 1997. Leur authenticité demeure incertaine, et certains affirment qu'ils sont entièrement bidons.

Cependant, avant l'apparition des divers documents douteux du MJ-12, des documents canadiens datant de 1950 et 1951 furent découverts en 1978. Ces documents mentionnent l'existence d'un groupe d'ufologie similaire, hautement classé, opérant au sein du Comité de Recherche et de Développement - Research & Development Board (RDB) - du Pentagone et dirigé par Dr. Vannevar Bush. Bien que le nom du groupe ne soit pas donné, les partisans soutiennent que ces documents demeurent les preuves les plus irréfutables qu'un tel groupe existe. Il y a également divers témoignages (voir les arguments ci-dessous) de plusieurs scientifiques du gouvernement impliqués dans ce projet, qui confirment son existence.

Autres théories du MJ-12:
Le MJ-12 est parfois associé dans la littérature récente de la conspiration OVNI au très secret Groupe Spécial du NSC 5412/2, et plus aisément vérifiable sur le plan historique, créé par le Président Dwight D. Eisenhower en 1954. Bien que le Groupe Spécial n'avait pas de rapport avec les OVNI, et qu'il était postérieur à la création supposée du MJ-12 à 1947, la répétition du nombre "12" dans les noms des deux groupes est jugée comme étant intrigante, comme il est intrigant que le premier président, Gordon Gray, soit l'un des soi-disant membres du MJ-12. En tant qu'instance la plus haute des experts des Renseignements dans les premiers temps de la Guerre Froide (le Groupe avait soi-disant inclus le Président mais exclu le Vice Président), le Groupe Spécial aurait certainement eu à la fois [l'autorisation et l'intérêt pour] les affaires de sécurité nationale, y compris les observations d'OVNI, si elles étaient considérées comme une menace réelle.

D'autres ont spéculé qu'il est était possible que le MJ-12 soit un autre nom pour l'Unité de Phénomènes Interplanétaire, un groupe militaire relatif aux OVNI officiellement reconnu, actif des années 1940 jusqu'à la fin des années 1950.

Un autre groupe gouvernemental récemment associé au MJ-12 était le Bureau des Estimations de la CIA (CIA's Office of National Estimates ou ONE), un précurseur de l'actuel Conseil des Renseignements National (National Intelligence Council - NIC) ONE fut créé en 1950 par le Directeur de la CIA le Général Walter Bedell Smith, qui aurait remplacé le Secrétaire de la Défense James Forrestal dans le MJ-12 après sa mort. Une histoire du NIC indique que ONE était un type de super branche de la CIA "dont l'unique tâche était de produire des "Estimations des Renseignements Nationaux" coordonnées. A part Smith, le groupe était apparemment composé de onze autres membres. Un article récent sur l'histoire de l'implication de la CIA dans les enquêtes sur les OVNI indique que ONE reçu un briefing des Renseignements sur les OVNI le 30 janvier 1953, immédiatement après la fin de l'étude du debunking sur les OVNI de la CIA, connu sous le nom Jury Robertson. Les membres de ONE à cette époque comprenaient le directeur du FBI J. Edgar Hoover, William Bundy, le chef d'équipe du Président Eisenhower l'Amiral B. Bieri, et William Langer, un historien d'Harvard, qui était président. Faisant référence à ONE comme un laboratoire d'idée au sein de la CIA, l'article dit, "ONE est ce qui se rapproche le plus d'une version documentée du mystérieux groupe Majestic-12.


Le lien avec les documents secrets Pratt:

Lors du réseau commun sur les OVNI ou symposium 2007 du MUFON à Denver, Colorado, le chercheur d'OVNI Brad Sparks présenta un article décrivant les documents du MJ12 comme étant une compagne de désinformation élaborée, perpétrée par William Moore, Richard C. Doty, et d'autres membres du personnel du Bureau des Enquêtes Spéciales de l'Air Force (AFOSI). Les sources pour cette information sont des dossiers datant de 1981 (trois ans avant que le premier prétendu document du MJ12 n'apparaisse) que les chercheurs d'OVNI, Bob Pratt remis au MUFON avant sa mort en 2005. L'information demeura dissimulée dans les archives du MUFON jusqu'à ce qu'ils furent numérisés dans le cadre du Projet Pandora du MUFON et mis à disposition des chercheurs d'OVNI. L'article est téléchargeable sur le site du MUFON.

Le MUFON a mis à à disposition en ligne les documents Pratt. Présente un intérêt le paragraphe qui comprend une date écrite à la main du A/02/82 et indique: "3. le projet OVNI est Aquarius, classé Top Secret avec un accès limité au MJ-12 (MJ peut signifier "magic"). Ce projet commença aux alentours de 1966, mais hérita apparemment de dossiers de projets plus anciens."

La valeur significative de ce paragraphe est qu'il fait le lien entre le MJ-12 et le document Aquarius, un document présumé fabriqué, qui prétend que Jésus Christ était un alien.


Liste des membres du MJ-12:

Tous les soi-disant membres d'origine du MJ-12 étaient notables pour leurs accomplissements militaires, gouvernementaux, et/ou scientifiques, et étaient tous décédés quand les documents firent surface pour la première fois (le dernier à mourir était Jerome Hunsaker, quelques mois seulement avant que les documents du MJ-12 n'apparaissent pour la première fois).

A l'origine, l'équipe était composée de six civils (des scientifiques en majorité), et de six officiers militaires de haut rang, dont deux issus de chaque service militaire important. Trois (Souers, Vanderberg et Hillenkoetter) avaient été les trois premiers directeurs des Renseignements. Il n'est pas clairement spécifié, dans les documents de Moore/Shandera, qui était le directeur du MJ-12, ou s'il y avait aucune structure hiérarchique.

Les membres:
- Le Contre-Amiral Roscoe H. Hillenkoetter: premier directeur de la CIA.
- le Docteur Vannevar Bush: présida en temps de guerre le Bureau des Recherches Scientifiques et du Développement et son prédécesseur le Comité National des Recherches sur la Défense; présida le Comité Consultatif National pour l’Aéronautique; Président de l'Institut Carnegie, Washington D.C.
- James Forrestal: Secrétaire de la Navy; premier Secrétaire de la Défense (remplacé après sa mort au MJ-12 par le Général Walter Bedell Smith, second directeur de la CIA)
- Général Nathan Twining: à la tête du Commandement du Matériel des Forces aériennes à la base aérienne Wright-Patterson; Chef d'état-major de l'Air Force (1953-1957); président du Comité des chefs d’états-majors interarmées (1957-1961)
- Général Hoyt Vandenberg: Dirigea le Groupe central de renseignement (1946-1947); chef d'état-major de l'Air Force (1948-1953)
- Général Robert M. Montague: expert en missiles guidés; commandant de Fort Bliss en 1947; à la tête du Centre d'Armes Spéciales des Forces Armée ,à la base de Sandia.
- le Docteur Jerome Hunsaker: ingénieur en aéronautique au MIT; présida le Comité Consultatif National pour l’Aéronautique après Bush
- le Contre-amiral Sidney Souers: premier directeur du Groupe central de renseignement, premier secrétaire exécutif du Conseil de Sécurité Nationale (NSC)
- Gordon Gray: Secrétaire de l'Armée; expert en renseignements et en sécurité nationale; conseil de stratégie psychologique de la CIA (1951-1953); président du Comité 5412 du NSC (1954-1958); Conseillé à la Sécurité Nationale (1958-1961)
- le Docteur Donald Menzel: Astronome, Harvard; cryptologue durant la guerre; consultant en sécurité pour la CIA et la NSA
- le Docteur Detlev Bronk: physicien médical; physiologiste en aviation; présida l'Académie Nationale des Sciences, Conseil National de Recherches; président de l'Université John Hopkins & Rockfeller
- le Docteur Lloyd Berkner: Physicien; expert radio; secrétaire exécutif du Conseil de Recherches et du Développement Communs.

D'après d'autres sources et des articles du MJ-12 apparus plus tard, de célèbres scientifiques tels que Robert Oppenheimer, Albert Einstein, Karl Compton, Edward Teller, John von Neumann, et Wernher von Braun furent soi-disant impliqués dans le MJ-12. (voir aussi Argument pour ci-dessous, en particulier la déclaration du Docteur Robert Sarbacher).

Les activités OVNI documentées de manière fiable par les membres présumés du MJ-12:
Nombre de ces individus avaient des activités documentée de manière fiable liées aux OVNI:

- Vanderberg, en tant que Directeur des Renseignements en 1946, avait supervisé les enquêtes au sein du prétendu Ghost rockets en Europe et rédigea des mémos de renseignement sur le phénomène. Plutard Vandenberg et Twining supervisèrent, en tant que Chef d'état-major de l'Air Force, les premières enquêtes de l'Air Force sur les OVNI, comme le projet Sign et le projet Blue Book et firent quelques déclarations publiques sur les OVNI.
- Twining avait rédigé auparavant un célèbre mémo secret le 23 septembre 1947 (la veille du jour où Truman aurait monté le MJ-12) déclarant que les soucoupes volantes étaient réelles, et préconisait une enquêtes de base par de multiples organisations gouvernementales telles que Commission de l'énergie atomique des États-Unis, le Comité Consultatif National pour l’Aéronautique, Le projet NEPA (= Énergie Nucléaire pour la Propulsion des Avions), le Conseil de Recherche et du Développement Commun de Bush et Le Comité Consultatif Scientifique de l'Air Force, conduisant directement à la création du Projet Sign fin 1947.
- Vandenberg rencontra le Conseil de Recherche et du Développement Commun lors d'un rendez-vous de dernière minute le matin du crash à Roswell (le 8 juillet 1947) et fut signalé dans la presse en train de gérer les crises qui survinrent par la suite dans les relations publiques.
- Bush était directement mêlé aux documents canadiens de 1950-51, prenant la tête d'une enquête très secrète sur les OVNI au sein du Conseil de Recherche et du Développement; cette assertion fut confirmée le scientifique canadien Wilbert B. Smith. Immédiatement après l'Affaire de Roswell, Bush nia publiquement savoir quoique ce soit sur les OVNI ou sur les relations qu'ils auraient pu avoir avec des projets secrets du Gouvernement.
- Berkner faisait parti du Jury Robertson de 1953 organisé par la CIA, démystifiant des OVNI et aida à établir le Projet Ozma, la première recherche au radio télescope d'une intelligence extraterrestre.
- Menzel déposa un rapport sur les OVNI en 1949, puis écrit plutard plusieurs ouvrages de démystification d'OVNI, et était le plus éminent démystificateur d'OVNI publique de son temps. De nombreux théoriciens de la conspiration considèrent ceci comme une couverture pour de prétendues connections entre le MJ-12 et les aliens.
- Hillenkoetter faisait parti du conseil des directeurs de la puissante organisation ufologique, le Comité National des Enquêtes sur les Phénomènes Aériens et fit des déclarations publiques au Congrès sur la réalité des OVNI en 1960.
- Le Comité Consultatif National pour l’Aéronautique, que Hunsaker présida de 1941 à 1958, est également connu d'après certains documents pour avoir occasionnellement fouillé dans des cas OVNI. Parmi les autres membres du Comité Consultatif National pour l’Aéronautique se trouvaient Bush (1938-1948), Compton (1948-1949), Vandenberg (1948-1953), Twining (1953-1957), et Bronk (1948-1958).
- Teller était membre d'un jury scientifique en 1949 au Laboratoire National de Los Alamos enquêtant sur le phénomène OVNI connu sous le nom de "green fireballs" (boules de feu vertes).

Relations socio-professionnelles entre les membres présumés du MJ-12:
Les recherches ont également montré qu'il existait de nombreuses relations personnelles et professionnelles entre de nombreux membres présumés du MJ-12. Par exemple, Bush, Hunsaker, Bronk, et Berkner, tous assis au comité de surveillance du Conseil de Recherche et du Développement, que Bush avait mis en place et présidé à la base. D'autres personnalités notables au sein du comité de surveillance du Conseil de Recherche et du Développement étaient Karl Compton, Robert Oppenheimer, et Docteur H. P. Robertson, qui qui pris la tête du Jury Robertson qui s'occupe de démystifier les cas d'OVNI, et dont Berkner était membre. Comme il est fait mention, les documents canadiens de 1950 indiquèrent que Bush pris la tête d'un petit groupe secret d'étude sur les OVNI au sein du Conseil de Recherche et du Développement (voir aussi Arguments pour ci-dessous).

Divers membres présumés du MJ-12 ou des participants feraient aussi naturellement partie du Conseil de la Sécurité Nationale du bureau présidentiel, créé en 1947. Il comprendrait (selon la composition du NSC, qui a évolué) divers membres permanents du NSC: le Secrétaire Exécutif (Souers, Cutler), le Secrétaire de la Défense (Forrestal), le Secrétaire de l'Armée (Gray), Conseiller de la Sécurité Nationale (Gray), and le Chef d'État-Major (Vandenberg, Twining). D'autres membres non permanents qui participeraient aux réunions du NSC en qualité de conseillers et mettre en place sa politique seraient le directeur de la CIA (Hillenkoetter, Smith), le chef du Conseil de Recherche et du Développement (Bush, Compton), L'Assistant spécial du Président pour les Affaires de la Sécurité Nationale (Cutler, Gray), et le Président Comité des chefs d’États-majors interarmées (Twining).

Ainsi le personnel participant et les soi-disant membres du MJ-12 auraient servi au sein de nombreuses agences gouvernementales et auraient très bien pu influencer la politique du gouvernement à bien des niveaux. (Voir aussi la liste des membres actuels présumés du MJ-12 ci-dessous, qui contient les noms de divers individus ayant servi à des postes élevés au sein du gouvernement).

Les soi-disant membres étaient des officiels de confiance haut placés qui faisaient souvent partie d'importants projets gouvernementaux - ils possédaient différents talents et des autorisations de haute sécurité. Cependant, ils n'étaient pas reconnaissables au point que l'on remarquerait leur absence s'ils étaient être appelés pour une affaire secrète urgence. Si un tel groupe existait, ces individus feraient des membres convainquant.


Chronologie des revendications et documents du MJ-12:
La découverte d'Arthur Bray (1978):
En 1978, le chercheur canadien Arthur Bray révéla des documents auparavant classés relatifs aux OVNI, qui mentionnaient le Directeur Vannevar Bush comme étant à la tête d'un groupe d'investigation hautement secret sur les OVNI au sein du Conseil de Recherche et du Développement US. Le nom du groupe n'était pas mentionné. Bray publia des extraits des documents dans son ouvrage,The UFO Connection.

Le document Aquarius et le rapprochement avec Paul Bennewitz (1980):
La citation faite auparavant de l'appellation "MJ Douze" apparu pour la première fois dans un prétendu télétype de l'US Air Force, daté du 17 novembre 1980. Ce prétendu télétype du "Projet Aquarius" avait été remis au physicien et homme d'affaire d'Albuquerque, Paul Bennewitz, en novembre 1980, par l'officier de Contre-espionnage Richard C. Doty du Bureau des Enquêtes Spéciales de l'Air Force, dans le cadre d'une campagne de désinformation pour discréditer Bennewitz. Bennewitz disposait de données photographiées et enregistrées électroniquement, données relatives à qu'il croyait être des activités OVNI au dessus et à proximité de la base Kirtland de l'Air Force, une installation nucléaire sensible. Bennewitz rapporta ses découvertes à des responsables à Kartland, y compris Doty. On découvrit plutard que le document Aquarius était bidon et avait été préparé par Doty.

Une phrase dans le long télétype dit:
"La politique officielle du Gouvernement US et les résultats du Projet Aquarius [sic] toujours classés sans propagation en dehors des chaînes et accès limité au "MJ DOUZE"."

Comme l'écrit Greg Bishop, "Vers la fin de ce prolixe message fin 1980 on pouvait voir pour la première fois une référence à l'idée d'un groupe gouvernemental dont on suspectait l'existence appelé 'MJ Douze' qui contrôlait toute information relative aux OVNI. Biensûr, à ce moment personne ne se doutait du rôle colossal qu'allait jouer cette idée dans le domaine de l'Ufologie dans les années 1980-90, et vint à transcender ses limites pour devenir une référence culturelle majeure.

Comme Bennewitz faisait l'objet d'une campagne de désinformation, de nombreux enquêteurs sont d'emblée suspicieux de tout document ou déclaration en rapport avec l'affaire Bennewitz. Parce que toute l'affaire du MJ-12 fit sa première apparition un an seulement après que Bray ait rendu publique les documents canadien incriminant au sujet du comité secret sur les OVNI, il y a une théorie selon laquelle le télétype du Projet Aquarius faisait partie d'un canular de contre-espionnage pour discréditer l'information contenue dans les documents canadiens à peine révélés. Ainsi les divers documents du MJ-12 pourraient bien être faux, mais le comité secret décrit dans les documents canadiens passés au crible pourrait quand même avoir existé. (voir Arguments pour ci-dessous)

Les documents de Moore/Shandera (1984):
Ce qui vint à être connu sous le nom "articles du MJ-12" - détaillant un comité secret sur les OVNI impliquant soi-disant Vannevar Bush - apparu pour la première fois sur un rouleau de film fin 1984 dans la boîte aux lettres d'un producteur de documentaire pour la télévisions (et amateur en Ufologie) Jamie Shandera. Shandera avait collaboré avec le chercheur de Roswell William Moore depuis 1982.

Juste avant Bennewitz et le document Aquarius, Moore avait été contacté par Doty en septembre 1980, qui se décrit lui-même en tant que représentant d'un obscur groupe de dix initiés des renseignements militaires qui affirment s'opposer au secret sur les OVNI. Moore les appela "La Volière".

Plutard il s'avéra que les documents sur les OVNI à Moore était authentiques, mais d'autres furent fabriqués par Doty et des compatriotes, ou furent retapés et altérés d'après les originaux. En outre, le film envoyé à Sandera avec les documents du MJ-12 portait le caché de la ville d'"Albuquerque", semant le doute comme quoi les documents du MJ-12 étaient plus des documents bidons émanant de Doty et du AFOSI à Albuquerque.

En 1983, Doty pris également pour cible la journaliste et chercheuse d'OVNI Linda Moulton Howe, révélant de prétendus documents sur les OVNI de haut niveau, y compris les descriptions de crashs de soucoupes volantes d'aliens et de récupération d'aliens. Doty mentionna à nouveau le MJ-12, expliquant que "MJ"  signifiait "Majority" (et non "Majestic").

Bientôt, Moore montra une copie du télétype d'Aquarius et du MJ-12 qui avait été donné par Doty aux chercheurs Brad Sparks et Kal Korff. En 1983, Moore s'enquit également de la réaction de Spark quant à un plan pour réaliser de faux documents gouvernementaux sur les OVNI, espérant amener d'anciens officiers militaires à parler. Sparks conseilla vivement à Moore de ne pas le faire. L'année précédente, Moore avait approché de manière similaire le physicien nucléaire et chercheur d'OVNI Stanton T. Friedman au sujet de la création de documents de Roswell bidons, avec l'idée, une fois encore d'encourager les témoins à se faire connaître. Également, début 1982, Moore avait approché l'ancien reporter de la revue National Enquirer Bob Pratt (qui avait publié pour la première fois une histoire sur Roswell dans un numéro de l'Enquirer de 1980). Moore demanda à Pratt de collaborer à l'écriture d'un roman appelé MAJIK-12. En conséquence, Pratt ne cessa de croire que les articles du MJ-12 étaient faux, perpétré par Moore en personne ou bien par AFOSI, Doty utilisant Moore comme cible consentante. Moore, cependant, nia catégoriquement avoir créé les documents, mais en vint à penser qu'il avait peut-être été piégé. L'illustre UFO sceptique Philip J. Klass soutint que Moore était le faussaire le plus plausible pour l'ensemble des documents du MJ-12.

Contrairement à Pratt, qui était convaincu qu'il s'agissait de canulars, Friedman examina les détails techniques et historiques des documents du MJ-12 et devint leur défenseur le plus ardent.

Les articles du MJ-12 de 1984/85:
Le document du breifing d'Eisenhower:
Le film reçu, paraît-il, par Shandera en 1984 était composé de deux documents du MJ-12. Le document principal, daté du 18 novembre 1952, était supposément préparé par le contre-amiral Roscoe Hillenkoetter, le premier directeur de la CIA, pour briefer le président entrant Dwight Eisenhower sur les progrès du comité. Le document liste tous les membres du MJ-12 et traite de toutes les enquêtes et dissimulations de vaisseaux d'aliens qui ont crashé près de Roswell, au Nouveau Mexique, ainsi que d'un autre crash au nord de Mexico en décembre 1950.

Eisenhower reçu effectivement un long briefing le 18 novembre 1952, y compris un briefing au Pentagone par le Comité des chefs d’États-majors interarmées, dont Twining et Vandenberg auraient soi-disant fait partie. Cependant, le briefing de Eisenhower au Pentagone est toujours classé et ainsi donc, le sujet de l'affaire discutés reste du domaine des spéculations.

Le mémo de Cutler/Twining (1985):
En 1985, Shandera et Moore commençèrent à recevoir des cartes postales tamponnées "Nouvelle Zélande" avec l'adresse de retour: Boîte 189, Addis Ababa, Ethiopie. Les cartes contenaient une série de messages cryptés faisant référence aux "Pièces de Reese" et "Suitland" (parmi d'autres termes) que Shandera et Moore supposèrent être un code; cependant, ils furent incapables de "décoder" le prétendu message.

Quelques mois plutard, par hasard, une requête venant de Friedman résolu le mystère: occupé à cause d'obligations antérieures, Friedman demanda à Moore et à Shandera d'éxaminer des documents de l'Air Force nouvellement classés au dépôt des Archives Nationales (NARA) à Suitland dans le Maryland; le chef des archives la-bas s'appelait Ed Reese.

Après quelques jours à Suitland, Shandera et Moore découvrirent encore un autre document du MJ-12, le prétendu mémo de Cutler/Twining, daté du 14 juillet 1954. Il est intéressant de noter que le mémo réapparu "Boîte 189" [du groupe de documents]. Dans ce mémo, Le Directeur Exécutif du NSC et Conseillé de la sécurité Nationale de Eisenhower Robert Cutler informèrent Comité des chefs d’États-majors interarmées de l'Air Force (et membre présumé du MJ-12) Nathan Twining d'un changement de plan lors d'un briefing programmé du MJ-12.

Il manquait au mémo un numéro de fichier distinctif, aussi beaucoup vinrent à penser que faux ou authentiques, il est presque certain que le mémo fut glissé dans les archives.

Moore et Shandera ont été accusés d'avoir réalisé une contrefaçon et de l'avoir ensuite glissé dans les archives. Cependant, Friedman remarque que le mémo, contrairement aux articles antérieurs du MJ-12 qui étaient disponibles en photos uniquement, est en papier de pelure d'oignon d'origine, pratique très répandues au gouvernement à cette époque. Le document contenait également des détails historiques subtils et autre qu'un faussaires civil aurait eu peu de chance de connaître, comme une marque de déclassification au stylo rouge, trouvée également sur les autres dossiers déclassifiés. De plus, les procédures de sécurité de la NARA permettraient difficilement à un visiteur d'introduire un tel documents aux Archives; même le sceptique Klass soutint que ces procédures de sécurité de la NARA étaient telles qu'il aurait été très peu probable pour Shandera et Moore de glisser le mémo Cutler/Twining dans les archives. A l'inverse, Friedman avait soutenu que l'un des nombreux membres du personnel de l'Air Force travaillant à la déclassification des documents de la NARA aurait facilement pu placer le mémo Cutler/Twining parmi d'autres documents sans rapport.

Cependant, la plupart des chercheurs ont soutenu que divers détails subtils indiquent qu'il s'agit d'une contrefaçon (voir  Argument contre pour certains). Par exemple, la date de la réunion présumée du MJ-12 ne correspond à aucune réunion importante connue. Cependant, ceci ne contredit pas le point soulevé par Friedman selon lequel le mémo aurait pu avoir été glissé par quelqu'un au sein de l'Air Force.

Majestic 12 - L'Enquête du FBI (1988):
Les documents relatifs au Majestic 12 furent d'abord rendus publiques en 1987 par Shandera, Moore et Friedman. Une autre copie des mêmes documents de Shandera de 1984 ( The 1984/1985 MJ-12 Papers) , fut envoyée en 1987 au chercheur britannique Timothy Good aussi dont la source anonyme. Good les reproduisit le premier dans son ouvrage Above Top Secret (1988), mais les jugea plus tard comme étant probablement des faux.


Après que les documents devinrent largement connus avec la publication du livre de Good, Le FBI commença alors sa propre enquête, incité par le démystificateur Philip J. Klass. Les documents du Majestic 12 étaient prétendument classés top secret, les préoccupations initiales du FBI étaient de savoir si quelqu'un au sein du gouvernement des États-Unis avait divulgué illégalement des informations classées de haute importance.


Le FBI se mit rapidement en doute de l'authenticité des documents. Le personnel du FBI contacta l'Air Force Office of Special Investigations (contre-espionnage) demandant si le MJ-12 avait déjà existé. l'AFOSI affirma qu'aucun comité de ce type n'avait jamais été autorisé ou formé, et que les documents étaient "bidons". Le FBI adopta l'opinion de l'AFOSI et le FBI décréta officiellement que les documents relatifs au MJ-12 étaient "complètement bidons".


Cependant, quand Stanton Friedman contacta l'officier de l'AFOSI, le Colonel Richard Weaver, qui était à l'origine de cette opinion, Friedman dit que Weaver refusa de fournir des preuves pour confirmer ses assertions. Friedman remarqua également que Weaver avait dispensé des cours de désinformation et de propagande pour le compte de l'AFOSI et était l'auteur principal du rapport de démystification de Roswell de l'Air Force, de 1994 (Friedman, 110-115).


Timothy Good dans son livre, Beyond Top Secret, remarqua également qu'en 1994  Weaver était le Directeur de la Sécurité et de la Surveillance des Programmes Spéciaux de l'AFOSI au bureau du Pentagone, une organisation de haut niveau au sein du bureau du secrétariat de l'Air Force. Good expliqua que l'AFOSI était une agence dont le travail implique le contre-espionnage et la dissimulation, et dont le passé est profondément relié au problème OVNI. A l'intérieur du bureau de Weaver il y avait des "planificateurs spéciaux". D'après Good, dans le jargon de l'Air Force, le terme "special plans" est un euphémisme pour "dissimulation" aussi bien que les plans et opérations de "perception management". A la fin d'une interview avec un des témoins de Roswell, Weaver admet lui-même "Nous sommes ceux qui gardent les secrets". Il est difficile de déduire quelque chose d'interviews comme celles-ci (de même que les tactiques de "dissimulation dans la dissimulation" datant de la guerre froide  sont intentionnellement vagues quand il s'agit de déterminer où la désinformation et la couverture d'espionnage finissent et que les véritables enquêtes gouvernementales sur les OVNI commencent.)


Williman Moore révélera plus tard que le plan de désinformation de l'OVNI du Nouveau Mexique a été dirigé du Pentagone par le Colonel Barry Hennessey de l'AFOSI. Quand on vérifia le téléphone de la direction du Département de la Défense, Hennessey était inscrit dans le "Département des Techniques Spéciales" (Dept. of Special Techniques). Celui qui travaillait sous ses ordres à ce moment là n'était autre que le Colonel Weaver.

Friedman dés lors posa la question de savoir si Weaver avait fourni une opinion réfléchie et objective concernant l'authenticité des documents du MJ-12 ou s'il avait délibérément menti au FBI en tant qu'agent de contre-espionnage et de désinformation, comme Doty l'avait fait avec Moore et Howe auparavant.

Le journaliste Howard Blum dans son livre Out There (1990) décrit plus en détail les difficultés du FBI à déterminer la vérité dans cette affaire. Contrarié, un agent du FBI dit à Blum, "Tout ce que l'on découvre c'est que le Gouvernement n'a aucune idée de ce qu'il sait. Il y a trop d'échelons secrets. Nous n'arrivons pas à obtenir une seule histoire qui se tienne. Je ne serais pas surpris que nous ne parvenions jamais à savoir si les papiers sont vrais ou pas".


Débat sur l'Authenticité:
Arguments pour:
- Les Archives Nationales conservent un document lié au MJ-12 trouvé en 1985 qui a été interprêté comme une preuve corroborant l'authenticité des documents du MJ-12.

" Memorandum pour le Général Twinig, de Robert Cutler, Assistant Spécial du Président, Sujet: "NSC/MJ-12 Projet d'Etudes Spéciales" daté du 14 juillet, 1954. Les mémos avisèrent Twining d'un changement de programmation pour un briefing prévu après une réunion non spécifiée déjà prévue à la Maison Blanche le 16 juillet. Cutler était le Conseiller à la Sécurité Nationale d'Eisenhower. Le memorandum ne nomme pas le MJ-12 ou l'objet du briefing (voir les liens). Cependant, des arguments contre l'authenticité de ce document ont été donnés; voir ci-dessous.

- Concernant le mémo Cutler, Jim Speiser écrit, "le fabriquant supposé du mémo, Robert Cutler, était à l'extérieur du pays quand il fut tappé. Les chercheurs ripostèrent que les assistants de Cutler, James Lay et Patrick Coyne, envoyait par la poste des mémo sous le nom de Cutler, et ils firent remarquer que le mémo (n'existant plus qu'en copie maintenant) n'est pas signé". Stanton Friedman ont soutenu que s'il y avait la signature absente de Cutlier sur le mémo, ceci aurait été la preuve qu'il s'agissait d'un canular. Ainsi l'absence de signature conforte plutôt son authenticité.

- Le physicien nucléaire et chercheur en ufologie Stanton Friedman a offert d'autres réfutaions de nombreux de nombreux arguments contre l'authenticité documents. Par exemple, Philip J. Klass suggera que le mémo Cutler/Twining était frauduleux, parce qu'il était tappé [avec/sur un jeu/clavier de machine à écrire pour l'espacement cicéro (dix caractères par pouce), alors que Klass insista que les documents authentiques de la Maison Blanche de cette époque étaient uniquement tappés avec l'espacement élite (12 caractères par pouce). Klass offrit 100 dollars pour tous les exemplaires de type cicéro authentique qui pouvait être présenté. Friedman répondit, comme l'écrit Speicer dans le même article au-dessus, "Friedman ne fournit pas plus de 20 exemplaires de ce type, plus qu'il n'est nécessaire pour gagner le prix maximum." (Klass le paya 1000 dollars, bien que Speiser suggère qu'il faudrait plutôt déclarer match nul: "La lettre de Klass demandait très exactement 'lettres' et 'memorandum'; Friedman ne fourni que des titres et des dates dans ses réponses initales.)
D'autres objections de Friedman aux arguments sont fournis ci-dessous.

- Citant les travaux de Timothy Good, C.D.B. Bryan remarque l'existence d'un memorandum secret écrit par l'ingénieur radio canadien Wilbert B. Smith, qui a lontemps travaillé pour le Département des Transports canadiens. Daté du 21 novembre 1950, le mémo recommandait que le gouvernement canadien établisse une enquête officielle sur les OVNI (le Projet Magnet en était le programme d'étude). En partie, Smith écrivit que ses petites enquêtes au sein de l'embassade canadienne à Washigton D.C. avait découvert le fait que "les soucoupes volantes existent", "l'affaire est le sujet le plus hautement classifié au sein du gouvernement des Etats-Unis, plus encore que la bombe H", et cet effort concentré est fait par un petit groupe dirigé par le docteur Vannevar Bush" dans leur "modus operandi" (Bryan, 186; le lien est mort) Le mémo de Smith fut authentifié par le gouvernement canadien. Good conclua que ce document est un argument majeur en faveur de la réalité du MJ-12. Dans d'autres documents venant de Smith et de l'ambassade canadienne désignèrent Bush et le Conseil de Recherche et de Développement pour éclaircir/dissiper les doutes sur un article de magazine en cours d'écriture par Donald Keyhoe au sujet des de théories de Smith sur les soucoupes volantes. Smith fit également quelques déclarations publiques sur des éléments de crash d'OVNI lui ont été empruntés pour des analyses métallurgiques par un "groupe hautement classifié" dont ne donna pas le nom, mais il indiqua qu'il ne s'agit pas de l'Air Force ou de la CIA. Dans un entretien en 2002, James Smith révéla que son père sur son lit de mort confessa qu'on le gouvernement US lui montrait de véritables vaisseaux et cadavres.

Dans une lettre de 1983, le docteur Omond Solandt, directeur de l'agence de Recherche & développement pour la défense Canada (R&D défense), qui avait aprouvé l'étude initale sur les OVNI et sa décision fut appuyée par le R&D (d'après le mémo de Smith), confirma se réunir régulièrement et de façon non officielle avec Bush pour discuter des soucoupes volantes du travail de Smith sur les OVNI.

La source initiale de Smith en 1950 était le docteur Robert Sarbacher, un expert en missiles et électronique et consultant pour le compte du comité des missiles guidés du Conseil de Recherche et de Développement. Quand il fut à nouveau contacté en 1993 par William Steinman, Sarbacher, dans une lettre, confirma avoir eu la réunion de 1950, confirma à nouveau que Bush et le Conseil de Recherche et de Développement étaient bien impliqués, tout comme le mathématicien John von Neumann et, à ce qu'il pensait, le docteur Robert Oppenheimer. Il reconfirma également qu'il y avait eu des crash de soucoupe volante et qu'on lui avait dit que les éléments rétrouvés étaient extrêment léger et solide. On lui parla de petits cadavres d'aliens.

Dans des interviews plus récentes, Sarbacher impliqua également le docteur Eric A. Walker, ingénieur en électronique, le secrétaire exécutif du -RDB- entre1950-51 et plutard, Président de l'Université de l'État de Pennsylvanie. Walker fut contacté par téléphone en 1987 par Steinman. On lui demanda d'abord s'il s'était rendu à des réunions à la base aérienne Wright-Patterson, au sujet de la récupération par les militaires de soucoupes volantes et de cadavres des occupants. D'après Steinman, il répondi, "Oui, Je me suis rendu à des réunions à ce sujet." Quand on lui demanda s'il était savait pour le MJ-12, il répondi, "Oui, je suis au courant pour le MJ-12. Je le sais depuis 40 ans." Dans des interviews et une correspondance ultérieures par d'autres chercheurs, Walker devint beaucoup plus évasif. Mais dans deux interviews de 1990, Walker, disant qu'il pensait que les documents du MJ-12 n'étaient pas authentiques, admi également qu'il n'avait rien à voir avec le MJ-12 "depuis longtemps" mais qu'il existait toujours et était "composé d'une poignée d'élites", qui n'étaient plus militaires, et plus seulement américains. "Nous avons tellement appris, et nous ne travaillons pas actuellement avec eux, nous sommes juste un contact. La technologie va bien au delà de ce qui est connus en termes ordinaires de physique."

Une autre personne à suggérer l'implication probable de Bush et Walker était le docteur Fred Darwin, qui avait été le Directeur Exécutif pour le Comité des missiles guidés pour le -RDB- de 1949 à 1954, et pour lequel Sarbacher et Walker travaillèrent en tant que consultants. Tout comme Sarbacher, Darwin suggéra également John von Neumann, et ajouta le membre supposé du MJ-12 Lloyd Berkner et le physicien docteur Karl Crompton.

Juste après une rencontre fameuse avec une soucoupe volante de 300 pieds alors qu'il volait de l'Islande à Newfoundland le 10 février 1951, le Commandant pilote de la Réserve Navale Graham Bethune raconta que toute l'équipe et lui-même furent immédiatement débriefés par l'USAF et les Renseignements Navals. En mai 1951, Bethune fut à nouveau interrogé par un officier du renseignement Naval. Bethune dit qu'il demanda alors à l'officier à quel endroit atterissait ce type de rapport. Il répondit qu'ils étaient d'abord transmis à "un comité de douze homme" où ils faisaient l'objet d'une enquête dans le cadre de "l'impact sur la sécurité nationale". Si on estimait qu'ils avaient un tel impact, ils n'étaient jamais envoyés autrepart. Autrement, ils seraient envoyés à l'USAF ou dans les bureaux Navals chargés des cas ordinaires d'OVNI.

Bien qu'il n'utilisa jamais le nom "MJ 12", le général de la brigade d'Air Force, Arthur E. Exon (Officier Commandant de la base Wright Patterson de 1964-1966) rapporta qu'un groupe secret d'officiers pour la plus part haut placés au Pentagone étaient impliqués d'une certaine façon dans des études sur les OVNI; Il surnomma ce groupe les "13 impies" (Unholy 13). Ceci ne veut pas dire, cependant, que les "13 impies" d'Exon et le "MJ 12" étaient le même groupe. Quand Stanton Friedman envoya à Exon une copie de son "Rapport Final de l'Opération Majestic 12" de 1990, il rapporta que Exon en avait "fortement approuvé" le contenu et que les noms du groupe des "13 impies" "étaient ceux du personnel de haut niveau dont il pensait qu'ils sauraient ce qui se passait, et non pas ceux de gens qu'il savaient impliqué dans un group de contrôle."

L'auteur Whitley Strieber dans ses ouvrage Breakthough (1995) et Confirmation (1998) affirma que son oncle le colonel Edward Strieber, qui avait passé la majeure partie de sa carrière à la base Wright-Patterson AFB, était au courant pour le MJ-12: "Mon oncle m'informa qu'il avait connaissance du projet Majestic. Il parla de la livraison d'éléments aliens, artéfacts, et de restes biologiques à Wright Field de la Base de l'Arméede l'Air de Roswell l'été 1947. Il était certain que la question de l'existence de ces éléments et ce qu'il fallait en faire avait été débatue dans les plus hautes sphères du gouvernement... En 1991, après avoir rédigé Majestic [un compte-rendu en partie fictionnel de l'incident de Roswell], mon oncle me mis en contact avec un général [Arthur Exon] - un vieil ami en qui il avait confiance... " Streiber affirma que Exon lui avait dit que tout le monde "depuis Truman jusqu'au bas de la pyramide" avait eu connaissance de l'incident de Roswell depuis le jour où il s'est produit, et que, "presque au  moment où nous étions arrivés sur place", il était de notoriété qu'il s'agissait d'un vaisseaux spacial alien.

Edward J. Ruppelt, le directeur de l'enquêtes publique sur les OVNI de l'Air Force, le Projet Blue Book, fit allusion à plusieurs reprises dans son livre de 1956 intitulé The Report on Unidentified Flying Objects, au fait qu'il y avait un/d' autre(s) groupe(s) gouvernemental/aux hautement secret(s) sur les OVNI gérant des enquêtes parallèles sur les OVNI, à l'abri du public. Par exemple, discutant de la démoralisation du personnel du Projet Sign juste après que le Général Hoyt Vandenberg rejeta leur Estimation de la situation de 1948 selon laquelle les OVNI étaient d'origine extraterrestre, Ruppelt écrivit que le personnel de Sign n'enquêtait plus vraiment sur les observations d'OVNI et qu'à la place "de plus en plus de travail étaient confié à ""l'autre organisation d'investigation"" qui aidait alors l'ATIC [Air Technical Intelligence Center at Wright-Patterson AFB - Centre Technique de Renseignement de l'Air la base Wright-Patterson AFB]." A propos de l'enquête en 1950 des prétendues Lumières de Lubbock, Ruppelt écrit, "Les seules autres personnes en dehors du Projet Blue Book à avoir étudié toute l'affaire des Lumières de Lubbock faisaient partie d'un groupe, qui, de par leurs liens avec le gouvernement, avait accès total à tous les dossiers... ils étaient scientifiques - experts en fusées, physicien nucléaires, et expert en renseignement. Ils s'étaient réunis pour étudier les rapports d'OVNI car ils étaient convaincus que certains des OVNI rapportés étaient des vaisseaux spaciaux interplanétaires..."

Le chercheur d'OVNI et sceptique du MJ-12 Brad Sparks, déclara cependant qu'un indice mène au groupe décrit par Ruppelt dans son enquête sur les "Lubbock Lights" (les Lumières de Lubbock - une ville du Texas) comme étant le Bureau des Enquêtes Scientifiques de la CIA (OS/I), et non le "MJ-12". Cependant, Sparks a également trouvé des indices indiquant que la division OS/I de la CIA (portant aujourd'hui le nom de Directorat de Science et Techology) devint le principal groupe d'investigation pour le Conseil de Recherche et de Développement débutant en janvier 1949. Le chercheur David Rudiaka a souligné le fait qu'il est écrit dans les documents canadiens de 1950-51 qu'un groupe de type MJ-12 sous la direction de Vannevar Bush opère précisemment en dehors du RDB, ce qui, encore une fois, relierait directement le "MJ-12" au groupe secret enquêtant sur les Lumières de Lubbock, comme décrit par Ruppelt. En outre, le MJ-12 était supposé être le groupe de contrôle, et il serait bien dans le style de Bush en matière de gestion d'attribuer la responsabilité d'investigation à d'autres plutôt qu'au MJ-12 de mener des enquêtes détaillée par eux-mêmes.

le chercheur d'OVNI et d'activité paranormale Ethan A. Blight a présenté une réfutation de nombreux arguments mis en avant par les détracteurs des documents,  en particulier ceux du débunker d'OVNI Philip J. Klass, qui sont utilisés dans la partie suivante "Arguments contre". De la même façon, Stanton Friedman a présenté des arguments selon lesquels les objecteurs de Klass et de beaucoup d'autres étaient fragiles ou complètement bidons. Blight et Friedman insistèrent sur le fait qu'il n'existait aucun indice concluant contre l'authenticité des documents, ce qui levait bien des doutes, sans pour autant prouver l'authenticité des documents. Tous les deux insistèrent également sur le fait que des arguments faux ou trompeurs comme ceux-ci sont en fait caractéristiques des débunkers d'OVNI en général.

Arguments contre:
Ci-dessous figurent un certain nombre d'arguments contre l'authenticité de divers documents du MJ-12:

1- Le FBI enquêta sur l'affaire, et vint rapidement à mettre en doute l'autenticité des documents. Le personnel du FBI contacta le Bureau des Enquêtes Spéciales de l'Air Force des Etats-Unis - Air Force Office of Special Investigations - (contre-espionnage), demandant si le MJ-12 avait jamais existé. L'Air Force rapporta qu'aucun commité de ce type n'avait jamais été autorisé, et formé. Le FBI déclare présentement que "L'enquête fut clôturé après que l'on eu appris que le document était complètement bidon."

2- Les critiques notent que la provenance des documents n'est pas sûre.Shandera et Good affirment tous les deux avoir reçu des documents d'expéditeurs inconnus, et la plupart des documents ultérieurs du MJ-12 ont fait surface dans des circonstances toutes aussi contestables.

3- Bien que Good pensa à la base que les documents étaient authentiques, il a depuis, d'après Philip Klass, émis des "doutes quant aux nouveaux... documents" en raison de "certaines anomaliées factuelles dans leur contenu."

4- Le chercheur d'OVNI Jerome Clark examine les documents du MJ-12 dans la section "Canulars" de son livre The UFO Book, and favorise fortement la thèse du canular. Il remarque depuis 1998, une simple "poignée" d'ufologues sont convaincus de l'authenticité des documents.

5- Autre preuve - qui contredit peut-être l'adhésion de Menzel, au moins - est qu'en 1949, il rapporta une rencontre OVNI avec l'U.S. Air Force. Il est affirmé que Menzel n'aurait aucune raison pour envoyer un rapport "confidentiel" sur un OVNI à l'Air Force deux ans plutard, lorsqu'il est témoins de deux lumières dans le ciel qu'il décrit comme étant "exceptionnel". En outre, le rapport de Menzel de 1949 ne fait aucune mention d'un groupe comme le MJ-12. Voir la page principale de Donald Menzel pour plus d'informations et contre-argument.

6- le docteur Carol Chasky soumis les Documents du Majestic à un test de linguistique médico-légale et documents du Majestic en 2007 et des éléments vinrent à en réfuter la paternité. Le docteur Chasky est la fondatrice l'Institute for Linguistic Evidence (ILE), une organisation de recherche validant des techniques fiables d'authentification de document et fournissant assistance aux avocats et aux enquêteurs dans les procès civils et criminels, que la paternité d'un document quel qu'il soit soit contestée ou suspecte..."

7 - Le format des documents du Majestic-12, avec une justification et différents fonds et types de taille, générère quelques doutes: la première machine à écrire avec typeballs d'IBM (compensateur de sélecteur), et avec ses polices remplaçables, était l'IBM 72, fabriquée en 1961 - et seul les successeurs de cette machine avaient eux-mêmes la mémoire nécessaire à la fonction d'alignement (justification).

8 - la page 11 du Manuel d'Opérations Spéciales SOM1-01 (Special Operations Manual) fait référence à la la "Zone 51 S4" (Area 51 SA), qui correspond à la même nomenclature et localisation cités par R. Lazar trent-cinq ans plutard en 1989. Etant donné ce que l'on sait sur la Zone 51, il est peu probable que les prétendues installations du secteur 4 aient pu être bâties avant 1954, et que le gouvernement continuerait à employer la même nomenclature, et les même installations physiques, depuis quatre décennies.

Le document du briefing et la lettre de Truman:
Les sceptiques maintiennent qu'il y a fort à penser que le document du briefing et la lettre de Truman soient faux.
- la machine à écrire utilisée:
- la machine à écrire utilisée pour la lettre de Truman était un modèle de Smith Corona - qui n'existait pas avant 1962 - quinze ans après que le document aurait été écrit.
- le ruban de la machine était usé et les touches, sales. Les documents de Truman de la période connue pour être d'authentiques rubans propres usés et des touches nettoyées.

- La signature de Truman:
- La signature d'Harry Truman dans la lettre présumée envoyée à Forrestal est 'identique' à une celle que l'on sait  authentique dans la lettre à Vennavar Bush le 1er octobre 1947. La signature sur le document du briefing est de 3 à 4% plus large et plus assuré/accentué, mais ceci s'explique du fait les photocopieurs ne reproduisent pas les choses exactement à la même taille. Elles concordent quand la taille est corrigée et qu'elles sont juxtaposées l'une sur l'autre.
- Les deux signatures montrent un unique laspus en commençant le "H".
- Le "T" dans la signature du 1er octobre 1947 croise le "s" dans Sincerely yours" (Sincèrement vôtre). Le même point dans la lettre à Forrestal est légèrement plus mince, comme si l'intersection avec le "s" avait été modifié avec un correcteur liquide ou autre chose du même genre avant de photocopier.

- le format de la date et le format du nom dans le briefing document:
- Les dates ont un espace superflu après le mois, [e.g. "18 novembre 1952". Un espace n'est pas utilisé après le mois dans ce format date. Cette erreur se retrouve dans toutes les dates du document du briefing.
- Aucune lettres ou mémos authentiques connus venant de Hillenkoetter ne comportent cette erreur et l'espace superflu et aucune n'utilisa le zéro ajouté.
- Toutes les lettres et mémos authentiques connus de Hillenkoetter utilisent "R. H. Hillenkoetter" comme nom de l'auteur, tandis que le document du briefing utilise "Roscoe H. Hillenkoetter".

- Autres points:
- le "TOP SECRET/MAJIC CONFIDENTIEL" tamponné sur le document utilisa un tampon encreur avec lettres amovibles, contrairement aux vrais tamponsde classification. Le "l" était légèrement surélevé.
- Les documents Top Secret authentiques ont un nombre de pages et une numérotation des pages: "Page_sur_pages". Le document du briefing n'en a pas.
- Les mises en gardes contre le copyright ne concordent pas avec le libellé de vrais documents de la période de 1952.
- Le document utilise le mot "média" au lieu de "press", "extraterrestre" à la place de "alien", et utilise "coincé" comme verbe - ces mots n'étaient pas couremment usités avant les années 1960.
- James Mosley, qui connaissait personnellement Menzel, un des soi-disants membres du MJ-12, trouvé des indices indiquant que Menzel et le membre Hillenkoetter ne se connaissaient pas.

- Les recherches d'enregistrements. A part le mémo Cutler mis en question, aucun autre document mentionnant le MJ-12 n'a été trouvé (pas même l'original du document du briefing).
- Les Archives Nationales ne trouvèrent aucune trace d'une réunion du NSC du 16 juillet 1954. Une recherche dans toutes réunions du NSC de juillet 1954 ne trouva aucune mention du MJ-12 ou du Majestic.
- Une branche des Archives Nationales rechercha le listing du MJ-12 ou Majestic dans les enregistrements du NSC et n'en trouva aucun.concernant

Le mémo Cutler:
- La NARA à publié une liste détaillée de problèmes qui remettent en question l'authenticité du mémo Cutler.

1. Le document se trouvait dans le groupe de documents 341, entrée 267. La série est classée sous un numéro de registre Top Secret. Ce document ne comporte aucun numéro de ce genre.
2. Le document est classé dans le dossier T4-A846. Il n'y a pas d'autres documents dans le dossier concernant "NSC/MJ-12".
3. Des chercheurs du personnel des Archives Nationales ont fouillé dans les rapports du Secrétaire de la Défense, du Comité des chefs d’États-majors interarmées, des quartier-maîtres de l'US Air Force, et dans d'autres dossiers concernés. Aucune information suplémentaire n'a été trouvé à ce sujet.
4. Des recherches sur l'US Air Force, le Comité des chefs d’États-majors interarmée, le Conseil de sécurité nationale n'apportèrent aucune informations suplémentaires.
5. Le Bureau de la Liberté de l'Information du Conseil à la Sécurité Nationale jusqu'à l'Administration sous Nixon. La Bibliothèque Présidentielle d'Eisenhower confirma également que ce marquage particulier n'était pas utilisé par l'Administration sous Eisenhower.
6. Le document en question ne comporte aucun filigrane ou papier en-tête officiel. Le spécialiste en conservation de la NARA examina le papier et établi qu'il s'agissait d'une copie au ruban (i.e. et non d'une copie carbone) préparé sur papier pelure. La Bibliothèque Eisenhower a examiné un échantillon représentatif des documents dans sa collection d'articles Cutler. Tous les documents de l'échantillon créé par Cutler pendant ses années de service au sein du NSC avaient la marque d'un aigle en filigrane sur le papier à lettre de luxe. Les copies carbone de papier pelure ont soit un aigle en filigrane ou aucun filigrane. La plupart des documents envoyés par la poste par le NSC furent élaborés sur du papier en-tête de la Maison Blanche. Pendant la courte période où Cutler quitta le NSC, ses copies carbones étaient préparées sur "papier pelure prestige".
7. Les Archives Nationales cherchèrent les Dossiers du Compte Rendu de Réunion Officielles du Conseil de la Sécurité Nationale et ne trouvèrent aucun rapports d'une réunion du NSC le 16 juillet 1954. Une recherche parmi tous les comptes rendus de réunion du NSC depuis juillet 1954 ne fourni aucune trace de mention du MJ-12 ou du Majestion.
8. La branche juridique, fiscale et sociale cherchèrent des indices des rapports du NSC et ne trouvèrent aucun listing pour: Mj-12, Majestic, unidentified flying objects (objets volant non indentifiés), UFO, flying saucers (soucoupes volantes), ou flying discs (disques volants).
9. La NARA trouva un mémo dans un dossier intitulé "Réunion Spéciale du 16 juillet, 1956" qui indiqua que les membres du NSC seraient appelés pour un exercice de défense civile le 16 juillet 1956.

10. La Librairie Eisenhower déclare, dans une lettre à la Branche d'Information Militaire, datée du 16 juillet 1987:
"L'agenda du Président Eisenhower ne contient aucune entrée pour une réunion spéciale le 16 juillet, 1954 qui a dû inclure un briefing sur le MJ-12. Même lorsque le Président avait des réunions non-officielles, l'Agenda contient des entrées indiquant l'heure de la réunion et des participants...
"Le bureau de la Déclassification du Conseil de la Sécurité Nationale nous a informé qu'il n'a aucune trace d'aucune mesure déclassification prise sur ce memorandum ou sur tout autres documents concerné le projet présumé..."

Robert Cutler, à la direction du Président Eisenhower, visitait des installations miltaires à l'étranger le jour il publia soi-disant ce memorandum - le 14 juillet, 1954. Les séries de l'Administration dans les papiers d'Eisenhower en tant que Président contients le memorandum de Cutler et un rapport au Président sur son retour depuis le séjour. Le memorandum est daté du 20 juillet, 1954 et fait référence à la visite de Cutler dans des installations en Europe et North Africa entre le 3 et le 15 juillet. Egalement, dans les Papiers du personnel du NSC se trouve un memorandum daté du 3 juillet, 1954, émanant de Cutler a deux de ses subordonnés, James S. Lay et J. Patrick Cone, expliquant comment gérer les questions administratives du NSC durant son absence; on peut supposer que si le memorandum destiné à Twining était authentique, Lay ou Cole l'aurait signé."

En complément, bien que le mémo Cutler était supposément une copie carbone, il était enveloppé comme s'il avait été dans une poche de veste, ce qui serait inhabituel pour une copie carbone mis dans un dossier. Le mémo est dans les Archives Nationales; la question est de savoir comment il est arrivé ici, et s'il est authentique.

Un Document intitulé "SOM1-01: Technologie et Entitées Extraterrestres, Valorisation et Elémination" (ref. http://209.132.68.98/pdf/som101_part1.pdf) et trouva sur le www.majesticdocuments.com, contient des paragraphes avec des sous-titres en police sans serif "Helvetica". Le document est censé être de 1954, cependant la police en question fut créée en 1957 par le graphiste Max Miedinger. La lettrea capitale sans serif "R" (et autres) trouvées dans de nombreuses pages confirme  que cette police n'est pas la plus ancienne police sans serif Akzidenz Grotesk. Cette indication semble suggérer fortement que ce document est une fabrication.

Dernière modification par ressac (19 Mar 2011 16:57:06)

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