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#1  1 Jan 2011 12:31:16

Mondialisation
Coopérateur
Date d'inscription: 31 Aug 2010
Messages: 14

Travail et Domination

Article de "Mr Mondialisation" pour la presse © 2011
cet essai fait référence à la vidéo : Mondialisation : le travail, pourquoi ?


TRAVAIL ET DOMINATION


Depuis les années 80 on ne cesse de prédire la fin du travail. L’humanité était devenue si productive que de nombreux sociologues s’attendaient à voir le temps de travail diminuer jusqu’à disparaître. Pourquoi nous retrouvons nous dans la situation inverse ? À devoir travailler plus pour gagner plus ? Tentons d'analyser la question.




Avant tout, qu’est-ce que le travail ?

Le travail actuel est un concept moderne issu du productivisme qui fera de notre civilisation la plus travailliste de l’histoire de l’humanité. A l’origine, le mot travail vient du latin « Tripalium », un instrument de torture. Dans l’antiquité, le travail était, en effet, mal considéré et réservé aux pauvres et aux esclaves.  Le non-travail, l’Otium, était quant à lui vu comme source de liberté et de bonheur. Au moyen âge, l’idéologie chrétienne à inversé les valeurs et fait du travail un moyen de plaire à Dieu. Malgré tout, on ne travaillait  à l’époque qu’un jour sur deux en moyenne. C’est avec la révolution industrielle et le développement du capitalisme que l’homme va se mettre à travailler comme jamais auparavant. Produire des richesses devient une finalité en soi. Grâce à la lumière et à la maîtrise du temps, on peut « enfin » travailler en dehors des heures naturelles. Fordisme, Taylorisme et Toyotisme, les organisations modernes du travail n’ont qu’un seul objectif, produire plus, en abusant de la force humaine couplée à celle de la machine. La productivité explose, les capitaux s’envolent et les travailleurs entrent dans l’ère de la consommation. Alors que le travail était depuis plus de 10.000 ans un effort physique ou intellectuel dans le but de répondre à un besoin, il est insidieusement devenu un « emploi », c'est-à-dire, la soumission d’un individu à un autre en échange d’argent. Cet argent permet à l’individu d’acheter des objets que d’autres produisent. Au début, ce fut positif. Le pauvre avait accès à des biens de consommation et les plus riches gonflaient leurs capitaux. La production à continué d’augmenter chaque année et les « besoins » ont été peu à peu remplacés par des « envies ». Les quantités produites devinrent telles que deux solutions était possible : soit diminuer le temps de travail, soit, créer une société basée sur la consommation. C’est ce dernier choix que les partenaires sociaux feront. Juste après la guerre, patrons et ouvriers s’accordent sur un « pacte social » qui veut concilier productivisme, croissance, travail et consommation en échange de droits sociaux. Consommer devient à la fois un mode de vie et la condition de survie de l’emploi. Toutes les institutions de nos sociétés viennent se greffer à ce postulat basé sur le mythe de l’abondance.


http://idata.over-blog.com/2/84/46/15/servitude.jpg


En quoi le travail est-il un problème aujourd’hui ?

Tout d’abord, qui dit travail, dit consommation, dit besoin de ressources naturelles. Hors nos ressources ne sont pas éternelles. Il existe une emprunte écologique et sociale que l’occident dépasse largement. Des organismes de recherche comme le WWF nous indique elle est dépassée d’environ 6 fois aux USA. Ce qui signifie qu’il nous faudrait 6 planètes pour vivre tous comme des américains. En effet, la majeure partie des ressources de l’occident proviennent de pays « pauvres » qui n’ont pas d’autres choix que de nous les vendre. Par conséquent, être trop productif, c’est prendre dans la bouche des plus faibles leurs capacités de se développer matériellement. Hors, la croissance nous oblige à être toujours plus productif chaque année. Non seulement les ressources se font rares, mais elles proviennent en  majorité de pays éloignés. Le productivisme, qui se nourrit du travail de chacun, rencontre sa première limite, matérielle.

Deuxièmement, le travail est une étape primordiale de l’économie matérielle. Il transforme la nature en produit utilisable. Lors du cycle de vie d’un objet, d’énormes quantités de pollution sont produites. Cela va des intrants chimiques dans l’agriculture, aux conservateurs dans nos aliments, à la déforestation, en passant par la pollution pétrolière, la destruction des déchets et le changement climatique. Même si ce dernier exemple est critiqué, la situation écologique mondiale est dramatique. L’activité humaine crée ces pollutions, et l’activité, c’est notre travail à tous. Ainsi, de nombreux boulots, aux prétextes qu’ils sont économiquement rentables, sont inutiles voir nuisibles pour la société. Il est tout de même curieux que les secteurs les plus développés soient aussi les plus critiquables : l’industrie pétrolière, la publicité, la pornographie, la finance, les médias, l’armement,… alors que l’éducation, la santé, l’aide sociale sont de plus en plus privatisés, englobés par la nécessaire rentabilité. Le développement durable apparaît dans l’incapacité à rendre propre l’ensemble de notre système car la croissance surpasse l’efficience écologique.


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Ensuite, le travail doit être considéré en termes de pouvoir. Contre votre travail, vous gagnez un « pouvoir d’achat » qui vous permet de profiter du travail d’autrui. Le problème, c’est que dans une situation de grande inégalité sociale, le pouvoir d’achat est une manière de soumettre chaque classe sociale à celle au dessus de soi. En achetant une télévision, vous utilisez le pouvoir de faire travailler 200 coréens à sa fabrication, de la faire parvenir au magasin par avion et livrer à votre domicile par un sous traitant d’une grande surface. Tout est jeux de pouvoirs à travers différents niveaux hiérarchiques du plus riche aux plus pauvres. L’inégalité sociale est fondamentale dans ce système et doit être préservée. Si ces inégalités ont toujours existé, aujourd’hui, l’écart entre les plus pauvres et les plus riches est béant. Plus le fossé entre les riches et les pauvres est grand, plus la soumission des faibles est forte, plus nous devons travailler pour soutenir la pyramide de la consommation. Le pire, c’est que nous n’avons même pas le choix. Ainsi, un français moyen est à la fois victime et bourreau.

Venons en à la conformité. Évidemment, il serrait si simple de moins travailler en adoptant d’autres modes de vie. C’est ici que la propagande des médias intervient. Le matérialisme doit être la norme du bonheur, la seule religion possible. Ainsi, pas moins de 500 milliards d’euro sont dépensés chaque année en campagne publicitaire, pour créer le manque là où il n’existe pas. Et ça marche, l’imaginaire collectif est totalement soumis aux envies matérielles. Nous existons car nous possédons des choses. Nous possédons des choses pour remplir un vide créé artificiellement. La soif de l’or devient le corollaire de cette frénésie consumériste. Évidemment, c’est aux USA qu’est née cette propagande, mais grâce à la mondialisation, les médias dominants n’ont pas tardé à s’aligner. La publicité ne sert plus à présenter des produits, elle crée le sentiment de manque, de frustration. Les divers acteurs économiques savent pertinemment que perpétuer le rêve babylonien, il faut créer une population docile dont l’objet premier est d’acheter leur produit. Rien de neuf ici, rappelez vous de ce bon vieux Picsou, parti de rien, travaillant dure, pour devenir le plus puissant, alors que son neveu Donald est exploité pour un salaire misérable ! Ainsi, nous aspirons tous à atteindre un mode de vie babylonien, détaché de la pauvreté, de nos angoisses, des autres humains, voir de la mort elle-même. En réalité, ce rêve tourne court, car le nombre de suicides, de dépressions, de prises de drogues ou de médicament est en augmentation constante en occident. Plus les médias amplifient nos envies, plus nous sommes malheureux. Et pourtant, nous nous perpétuons à croire que notre bonheur résides dans la taille de notre compte en banque, dans le nombre de pouces de nos téléviseurs, dans les capacités de nos smartphones.


http://thefinalcountdown.bleublog.lematin.ch/media/00/01/482819719.jpg


Cette folie collective qui s’est emparée de nous, nous empêche d’imaginer la vie en société autrement que par la compétition, la réussite professionnelle et la croissance. Même l’éducation est construite selon ce schéma. Ceux qui se risquent à en sortir sont stigmatisés et vus comme des marginaux ou des feignants. Étonnant de constater que chez les personnes très riches, le fait de ne pas travailler est gratifiant. C’est une marque de réussite et de prestige. Par contre, vivre simplement est perçu, à l’inverse, comme avilissant, sale, et source de dépendance. Ces perceptions sont en contradiction avec la réalité. En effet, les personnes riches sont totalement dépendantes de ce qu’elles consomment. Leur mode de vie dépend donc de la soumission des travailleurs qui créent ce dont ils ont besoin contre rémunération, dans l’espoir de rejoindre à leur tour le top de la pyramide. Le rejet du consumérisme matérialiste est ainsi vu très négativement car il représente un déni de la société tout entière.

Ce qui est paradoxal, c’est que nous ayons à la fois la plus grande consommation de matières premières et la plus grande économie immatérielle. Grâce à la mondialisation et au pétrole bon marché, l’économie matérielle s’est délocalisée au point où la presque totalité des objets présents dans nos maisons proviennent d’un autre pays, généralement d’Asie. Une grande partie de l’économie du nord est donc devenue immatérielle : On parle d’une économie d’intelligence et de service. Certains secteurs de cette économie sont indispensables, comme l’éducation, la santé, l’aide sociale. Mais « peu rentables », on s’en désintéresse. D’autres, le son beaucoup moins… Prenons le cas extrême de wallstreet qui versera quelques 144 milliards de dollars de primes en 2010, à brasser du vent. Bien sûr, nous produisons encore certains biens, mais des secteurs comme l’agriculture, dont le rôle est vital pour la survie de l’humanité, sont en crises, résistent mal à la concurrence mondiale et sont très mal perçu en société. L’économie immatérielle se développe particulièrement dans les villes, ce qui créent une dépendance invisible de plus en plus grande avec le reste du monde. Ainsi, une quantité faramineuse d’emplois ne servent strictement à rien, si ce n’est, à perpétuer le système lui-même et à combler un chômage potentiel astronomique. La majorité de nos emplois sont donc d’utilité financière uniquement. Malheureusement, la population ignore souvent à quel point sa survie est dépendante des autres secteurs, très éloigné, trop éloigné… En île de France, la dépendance alimentaire est de 4 jours seulement.  En cas de pénurie de pétrole par exemple, ce qui est envisageable d’ici 30 ans, et sans énergie pour remplacer, tous les transports aériens et motorisés serraient stoppés et toutes les grandes villes serraient plongées soudainement dans l’anarchie, faute de nourriture, faute de pouvoir se déplacer. Les tenants de droites estiment que l’homme survivra par un effort soudain d’adaptation, par la mort des plus faibles ou l’apparition d’une technologie miraculeuse. Mais pourquoi attendre d’être au pied du mur ? L’économie et la production de biens de nécessités doit indéniablement se relocaliser, partout sur terre, afin de chaque zone géographique puisse acquérir sa souveraineté alimentaire.

Nous savons également que l’argent est créé à partir d’une dette envers un Capital privé. Vous pensiez que les banques prêtaient de l’argent des petits épargnants ? Grave erreur ! A partir d’un euro réel, les banques peuvent distribuer plusieurs milliers d’euros sous forme de dette (voir « l’argent dette » de Paul Grignon). Et d’où vient votre salaire ? d’une dette ! Pour combler la dette et l’intérêt de la dette, tous les agents économiques doivent être compétitifs, croître sans cesse, et in fine engendrer davantage d’argent-dette pour résorber la dette existante. Il faut travailler plus pour gagner plus, mais surtout pour empêcher la faillite totale du système. C’est une course sans fin savamment orchestrée pour enfermer les hommes dans le cycle travail / consommation sans échappatoire. Lors d’une catastrophe comme le tremblement de terre en Haiti, il se passe la même chose ! la banque mondiale a prêté des milliards, le pays s’est endetté, les entreprises étrangères se sont installées et la population locale travaille pour rembourser la dette. Le tout est possible grâce à la croissance économique ininterrompue et à la confiance des acteurs occidentaux en cette croissance. Hors, mathématiquement et matériellement, la croissance sans limite est impossible. Premièrement, car nous sommes dépendant des ressources déjà accaparées par l’occident. Deuxièmement, car l’homme ne peut pas être pressé indéfiniment et troisièmement car la croissance tend vers l’infini, ce qui la rend de plus en plus insoutenable chaque année. La financiarisation de l’économie conduit les états au bord du gouffre et les oblige à adopter des politiques d’austérité. D’ailleurs, cette crise économique imaginaire est utilisée abondamment par nos politiciens pour nous convaincre que travailler plus est la solution et que les avancées sociales comme le droit à la maternité représentent un danger pour la stabilité économique. On occulte de cette manière que c’est le système capitaliste dans son ensemble qui est malade et non pas la productivité des travailleurs.


http://ultraliberalisme.online.fr/Images/FMI_BM_dette.gif


Conclusion


Si le travail est aussi un moyen d'épanouissement, nous savons désormais qu'il est en majorité une forme d'esclavagisme moderne, institutionnalisé et enraciné à notre culture de la consommation.

Comment arrivent-ils à vous convaincre de travailler plus, alors qu’en 2 deux semaines, un homme produit autant de richesses que pendant toute l’année 1900 ? Où sont donc passez les gains astronomiques de productivité ? On estime qu’avec une croissance de moins de 2%, le PIB de la France va encore doubler d’ici 2040. Pourquoi sommes-nous à la fois un des pays qui produit le plus de richesses au monde tout en ayant un peuple aussi endetté ? Nous savons que dans les sociétés primitives, 2 jours par semaine suffisent à offrir un toit, à manger et à répondre aux besoins de la communauté. Sans glorifier le passé, imaginez ce qui serait possible de faire avec nos techniques modernes des milliers de fois plus productives ? Grâce à la technologie, aux gains de productivité et à l’effort collectif, nous aurions du évoluer vers une société moins travailleuse, axée sur le partage de ce qui est produit en surplus par une réduction générale du temps de travail. Se libérer du travail, ce que nous appelons « chômage » était une fatalité, un aboutissement de l’évolution. Nous en avons fait un tabou.


http://static.lexpansion.com/medias/7/chomeurs_15.jpg


Comme ce fut le cas tout au long de l’histoire humaine, un système en remplace un autre quand il atteint ses limites. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas seulement d’une révolution économique, mais également d’une révolution psychologique, d’un basculement des valeurs qui mènera à un changement de paradigme vers une société ou l’Egalité prendra son sens réel. Cela signifie-t-il pour autant que le travail va cesser d’exister ? Non ! Une société sans activité ne pourrait pas exister. Nous avons besoin localement d’activité humaine, mais qui ne soit pas basée sur l’endettement, la prédation, le gaspillage, la croissance et la consommation. L’activité humaine est essentielle. Mais il semble évident qu’une partie de cette activité est aujourd’hui « contre productive » en raison de la pression sociale et environnementale qu’elle occasionne.

Si il y a une leçon à retenir de cette histoire : c’est de ne pas stigmatiser les individus en marge de la société de consommation...comme les pauvres ou les inactifs, car pragmatiquement, leur impact social et environnemental est bien moindre qu’un consommateur lambda. Il faut ainsi comprendre que pour chaque emploi inutile ou nuisible que nous exerçons, c’est la collectivité qui en supporte le cout indirect. Les modes de vie "simples" et "locaux", collectifs ou non, ne doivent pas être stigmatisés, car nous savons désormais, qu’être productif n’est pas synonyme de bonheur et que la fin du pétrole va ralentir et re-localiser nos existences.

La société de demain devra prendre en compte les besoins de la majorité avant les plaisirs d’une minorité, au risque d’essuyer une crise sociale d’envergure mondiale. Pour y arriver, nulle besoin d’une dictature communiste. Le changement est en chacun de nous, nous qui allons à notre tour montrer l’exemple, passer l’information, sortir nos amis, nos entourages de leur torpeur. Le mouvement est déjà en marche. Nombre d’entre vous, dans les marges de la société, créent le changement, s’investissent dans des associations, construise leur autonomie, objectent la croissance, choisissent la simplicité volontaire ou favorise la production locale de ressources. Gandhi disait : « pour changer le monde, il faut se changer soi-même ». Sommes-nous seulement prêt à nous libérer de nos chaines ?




Mr Mondialisation





Dernière modification par mondialisation (1 Jan 2011 12:53:42)

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#2  3 Jan 2011 12:15:15

john lloyds
Missionnaire
Date d'inscription: 28 Nov 2010
Messages: 188

Re: Travail et Domination

Cet article est simplement magistral ! Bonne analyse historique et sociologique, la dénonciation d'une escroquerie culturelle imposée est bien menée.

Toutefois je reste circonspect quant à la conclusion :

Le changement est en chacun de nous, nous qui allons à notre tour montrer l’exemple, passer l’information, sortir nos amis, nos entourages de leur torpeur. Le mouvement est déjà en marche. Nombre d’entre vous, dans les marges de la société, créent le changement, s’investissent dans des associations, construise leur autonomie, objectent la croissance, choisissent la simplicité volontaire ou favorise la production locale de ressources.

Qui peut encore penser que ce type d'utopie a de l'avenir ? L'infime minorité qui bénéficie de cette escroquerie nommée libéralisme est d'une puissance qu'on aurait peine à imaginer, et la sous-estimer constitue une énorme faute de jugement.

Est-il raisonnable de croire que les quelques centaines de personnes au monde qui dirigent ce système, et qui en engraissent des dizaines de milliers d'autres pour sa prorogation, vont tranquillement attendre qu'on flingue leur vache à lait sans rien faire ? Ces mecs là sont d'une puissance illimitée, leurs ramifications tentaculaires, des ministères aux loges, on a vu ce que ça a donné dans les années 30, quand le front populaire a tenté une percée, ils ont fait passé Hitler, puis l'ont cassé quand il a voulu voler de ses propres ailes, ils se sont retrouvé dans la collaboration, dans la cagoule, dans le MSR, les Mitterrand, Betancourt, Michelin, puis ont retourné leur veste à la libération, ces mecs là sont comme des chats, des appuis sans fin pour retomber sur leur pattes.

Aujourd'hui leur puissance s'est considérablement accrue. Que quelques millions de personnes s'investissent dans leur petit potager et du commerce de proximité, en abandonnant les grands circuits de distribution, ça ne peut que les arranger, ça fait ça de moins de bouches à nourrir pour la collectivité, et pour eux le réservoir d'esclaves est illimité, il y aura toujours d'autres millions d'affamés prêts à vendre père et mère pour un taf de chiotte et des clopinettes en salaire.

Que les choses soient bien claires : je ne condamne pas la volonté de se forger une autonomie, bien au contraire. Ce que je veux dire, c'est que cela n'empêchera en rien cette folie libérale de se propager, et donc même avec une relative autonomie, les réfractaires finiront quand même par sombrer sous son emprise. Que l'on prenne, pour méditer, l'exemple précurseur des états-unis, où les agriculteurs qui ont tenté cette expérience se font flinguer par une hégémonie administrative totalitaire, envahis par des normes qui ont des relents de condamnation à mort.

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#3  4 Jan 2011 17:37:42

Succube
Sage
Date d'inscription: 21 Dec 2010
Messages: 748

Re: Travail et Domination

Superbe article!

C'est limpide et on se demande effectivement pourquoi nous continuons d'accepter ce système là!

J'en profite pour intégrer un lien pioché sur le net aujourd'hui et qui m'aurait fait mourir de rire si ce n'était si triste...

Digne de la pire des propagandes!!!bouchebee

On a l'air cons à ce point???


La langueur porte bien plus loin l'esprit que n'importe quelle philosophie. Succube

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#4  12 Jan 2011 19:30:38

Organik
Modérateur
Lieu: suisse
Date d'inscription: 14 Oct 2010
Messages: 260

Re: Travail et Domination

Oui, je vais le répéter, mais très bon article.

J'aime beaucoup la façon dont les choses sont analyser. Merci pour cette article et j'en profite pour te remercier pour les vidéos que tu as fais...


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