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#201  2 Oct 2011 10:04:39

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

Le système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre
Publié le 01 octobre 2011 par Lenergeek


http://nsa28.casimages.com/img/2011/10/02/11100210121855008.jpg



L’Union européenne  a instauré dès 2003 un système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre. Son objectif est de réduire les émissions en accordant à chaque entreprise un quotas limité d’émission de gaz à effet de serre. Ces entreprises ont le choix de vendre ou d’acheter des  quotas d’émission au sein d’un « marché du carbone ».

Le système communautaire d’échange de quotas repose plus particulièrement sur deux processus : l’incitation à investir dans des technologies vertes et le transfert (le volume total d’émission fixée par l’UE restant le même).

Ainsi, une industrie qui investit dans des technologies moins polluantes pourra revendre ses quotas d’émission. A contrario, une entreprise qui voudra dépasser ses quotas devra en racheter sur le « marché du carbone ». L’effet final du mécanisme est d’inciter les entreprises à investir dans des technologies propres plutôt qu’à acheter des quotas d’émission.

Le mécanisme concerne les entreprises des secteurs suivant : énergie, production et transformation de métaux ferreux, industrie minérale et fabrication de pâte à papier, de papier et de carton.

La mise en place du système communautaire d’échange se déroule en trois phases :

2005-2007 : fixation du prix du carbone et des quotas nationaux, conformément à la directive du 13 octobre 2003.
2008-2012 : application du Protocole de Kyoto et du mécanisme d’échange (si une entreprise dépasse les quotas, elle peut investir dans des technologies vertes ou acheter, au prix du marché, des quotas supplémentaires d’émission carbone a une entreprise qui vend une partie de ses quotas).
2013-2020 : évolution du système d’échange de quotas selon les objectifs de l’UE, soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020 par rapport à 1990.

Source
http://www.paperblog.fr/4911325/le-syst … -de-serre/


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#202  2 Oct 2011 22:24:49

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

Les projets fous des apprentis sorciers du climat…
Publié le 02 octobre 2011 par Emelineecologie


http://nsa28.casimages.com/img/2011/10/02/111002102821221638.jpg



Vous avez surement entendu parler des *chemtrails* ces trainées *chimiques* que les avions lâchent dans notre ciel. (démenti par les uns, avéré par les autres). Avec cet article, il faut vraiment s’interroger sur le déni de ces chemtrails, parce que, s’ils envisagent d’ensemencer le ciel, c’est qu’ils l’ont déjà fait (ça n’engage que moi! mais j’y crois.) Donc pour lutter contre le « réchauffement » de la planète, ils vont balancer des nano-particules, ensemencer les océans, et quoi d’autres? On va direct vers les brevets sur le vivant. La Terre nous appartient, elle n’est pas la possession de ces apprentis sorciers, en faire un laboratoire à ciel ouvert, va faire courir des risques à tout ce qui y vit.

Injecter des particules dans l’atmosphère pour réfléchir les rayons du soleil, inonder les océans de nanoparticules, recouvrir les déserts de plastique…

Les « géo-ingénieurs » s’en donnent à cœur joie dans leur rêve prométhéen de maîtriser la nature. Le problème est que certains y croient. Le Royaume-Uni s’apprête, courant octobre, à mener une telle expérience, financée sur fonds publics.

Et si, pour atténuer les conséquences des changements climatiques, nous réduisions volontairement la quantité de rayons solaires qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre ? Comment ?

Par l’injection de minuscules particules dans la stratosphère. En agissant comme un miroir, ces particules réfléchiraient les rayons du soleil vers l’espace et garderaient la planète plus fraîche. Élémentaire, mon cher lecteur !

Cette idée totalement farfelue sera expérimentée entre le 6 et le 23 octobre au Royaume-Uni dans le cadre du projet Spice (Stratospheric Particle Injection for Climate Engineering).

Un ballon d’hélium sera rattaché à un tuyau de 1 km de long et injectera… de l’eau dans le ciel ! « C’est seulement un prototype », tiennent à préciser les initiateurs du projet. Une manière de voir comment le système conçu réagira sous différentes conditions climatiques, avant de passer à une expérimentation à plus grande échelle.

Et pas des moindres : les initiateurs du projet envisagent ainsi l’utilisation d’un ballon « de la taille du stade de Wembley ». Envoyé à 20 km de haut, il sera relié au sol par un tuyau dans lequel seront injectées des particules chimiques – les sulfates sont le plus souvent suggérés. Avec de possibles impacts négatifs sur la santé humaine.

Même si ce n’est qu’un prototype, l’expérimentation d’octobre aura un coût estimé à 1,8 million d’euros, supporté par des fonds publics [1]. L’idée s’inspire de l’éruption du volcan Pinatubo en 1991, qui avait projeté 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère, entraînant un refroidissement moyen de la planète de 0,5 °C pendant deux ans.


Des nanoparticules dans les océans

Extrêmement enthousiastes, des scientifiques assurent que la mise en œuvre du projet Spice pourrait permettre de diminuer la température globale d’environ 2 °C en deux ans. Ils admettent toutefois quelques inconnues si cette technique venait à être généralisée.

D’après le think tank canadien ETC group, en lien étroit avec des mouvements citoyens pour la justice climatique, « le blocage des rayons du soleil pourrait causer d’importants dommages à l’environnement, notamment en favorisant l’émission de gaz à effet de serre additionnels dans l’atmosphère et en contribuant à changer les régimes climatiques, à réduire les pluies, à endommager la couche d’ozone, à appauvrir la biodiversité ».

Cette expérimentation est surtout caractéristique d’une idée qui gagne du terrain : si les interventions locales et répétées des êtres humains peuvent avoir des effets sur toute la planète, pourquoi n’interviendrions-nous pas délibérément pour corriger les dommages que nous avons involontairement causé au climat ?

Cette tendance a un nom, le geo-engineering (géo-ingénierie). L’enjeu consiste à fournir des solutions technologiques qui auront pour effet d’altérer la stratosphère ou bien encore de restructurer la surface des océans.


Emballer les déserts

Au menu : recouvrir les déserts de plastique blanc pour réfléchir le rayonnement solaire, fertiliser les océans avec des nanoparticules de fer dans le but de faire proliférer le phytoplancton, qui assure théoriquement la séquestration de CO2, ou bien encore, y déverser de la chaux afin d’en réduire l’acidité et d’accroître leur capacité d’absorption du CO2 [2]. Des idées plus saugrenues les unes que les autres, mais qui font brasser des millions de dollars.

Ce plan B entraîne inexorablement une marchandisation du climat : les brevets autour de « solutions miracles » à la crise climatique se multiplient. Comme le résume Vandana Shiva, « la géo-ingénierie tente de résoudre les problèmes en adoptant la même vieille mentalité qui a présidé la volonté de contrôler la nature ».


http://nsa27.casimages.com/img/2011/10/02/111002102936600313.jpg



Profondément inégalitaire, « la géopiraterie » est à l’initiative des gouvernements de l’OCDE et des puissantes entreprises, qui se lancent seuls et sans concertation dans un jeu dangereux aux conséquences risquées et imprévisibles sur les populations les plus vulnérables.

Miser sur ces technologies revient également à violer les traités internationaux : lors de la 10e Conférence des parties à la Convention à Nagoya en octobre 2010, un moratoire a été pris contre les technologies de géo-ingenierie, avec une exception pour les expérimentations scientifiques à petite échelle, menées dans un environnement contrôlé et sous juridiction nationale.

La géo-ingenierie est surtout l’excuse parfaite pour éviter d’avoir à prendre des mesures qui réduisent les émissions. Une manière de gagner du temps sans changer de système.

Notes :
[1] On trouve parmi les financeurs le Conseil dans la recherche en ingénierie et sciences physiques (EPRSC) et le Conseil pour la recherche dans l’environnement naturel (NERC).
[2] L’ensemble de ces exemples sont commentés dans le rapport d’ETC Group intitulé Géopiraterie : argumentaire contre la géo-ingénierie.


Un article de Sophie Chapelle, publié par bastamag.net partagé avec sos-planète


Source et complément
http://www.paperblog.fr/4915165/les-pro … du-climat/


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#203  3 Oct 2011 10:11:09

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

Face au réchauffement climatique, les agronomes conseillent de diversifier les récoltes
Créé le 03/10/2011


http://nsa28.casimages.com/img/2011/10/03/111003101834946244.jpg



Pour assurer l'alimentation de sept milliards d'humains, il faudra cultiver des plantes adaptées aux nouvelles conditions climatiques...

Il est grand temps de diversifier les récoltes vitales face aux menaces croissantes dues à la sécheresse, aux inondations et aux parasites qu'entraîne le changement climatique, ont mis en garde lundi des agronomes. La population mondiale - qui frôle les 7 milliards d'habitants - dépend massivement d'une dizaine de productions agricoles. A cause de la modernisation de l'agriculture, seul un faible nombre de variétés sont cultivées de façon intensive. Lorsque le réchauffement va s'intensifier, beaucoup de ces variétés souffriront à cause du temps plus chaud et sec - ou au contraire plus humide - et seront exposées à des insectes et des parasites ayant investi de nouvelles zones d'habitat.

«Les agriculteurs se sont toujours adaptés, mais le rythme de changement à cause du changement climatique va être bien plus rapide que dans le passé. Il y aura une réelle nécessité d'aller vite», a déclaré à l'AFP Bruce Campbell, directeur du Programme de recherche sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS).

La culture des pommes de terre va devenir plus risquée

Dans une série d'études, les experts soulignent les risques pour des produits de base comme le blé, le maïs, les bananes et le manioc. Ils citent aussi en exemple la pomme de terre, dont l'amidon est un nutriment vital pour des centaines de millions de personnes. La pomme de terre est vulnérable à la chaleur qui réduit sa croissance et la formation d'amidon. Avec le réchauffement, la culture des pommes de terre va devenir plus risquée dans le Sud de l'Afrique et dans les hautes terres tropicales. Dans les latitudes plus septentrionales, la propagation des parasites, comme la teigne de la pomme de terre, est redoutée. Mais le mildiou, responsable de famines par le passé en Europe, deviendra moins menaçant.

Il faudrait investir au moins 7 milliards de dollars supplémentaires par an dans l'irrigation, la recherche agronomique et les infrastructures rurales, selon le volumineux livre publié lundi présentant les stratégies d'adaptation des récoltes au changement climatique («Crop Adaptation to Climate Change»). Pour diversifier les productions agricoles, les banques de conservation des graines et des génomes connus devraient jouer un rôle-clé, selon les chercheurs. L'identification de caractéristiques génétiques particulières chez des plantes sauvages peut fournir un stock de gènes permettant d'affronter des conditions plus difficiles. Le recours à des organismes génétiquement modifiés, contesté par de nombreuses organisations écologistes, est également possible. Mais «c'est une question à laquelle la société doit répondre», déclare prudemment Bruce Campbell.

Ne pas attendre dix ans

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) estime que les températures à la surface de la Terre vont probablement augmenter de 1,8 à 4 °C au cour du 21e siècle. Ce réchauffement climatique est probablement déjà en marche, selon des nombreux scientifiques, a rappelé Bruce Campbell, mettant en garde contre le risque qu'il y aurait à «attendre dix ans» pour diversifier les variétés agricoles. «Deux sortes de changements vont se produire: une hausse graduelle des températures et des épisodes extrêmes de canicule et d'inondations. Je pense qu'ils sont déjà là. Dans les données météorologiques, il y a tant de records battus, même s'il est très difficile de les attribuer au changement climatique», dit-il.

Le programme CCAFS résulte de l'association de deux organisations non-gouvernementales, le Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale (CGIAR) et le Partenariat pour l'étude scientifique du système (ESSP). En septembre 2009, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait prévenu que la production alimentaire devrait augmenter de 70% pour nourrir la population du globe, estimée à 9,1 milliards d'habitants en 2050.

© 2011 AFP

Source
http://www.20minutes.fr/article/798584/ … r-recoltes


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#204  4 Oct 2011 09:46:51

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

La théorie du réchauffement climatique à 150 ans
Lundi, 03 Octobre 2011

Dublin célèbre, ces jours-ci, le 150e anniversaire de la publication d’un article fondateur de la climatologie. L’occasion de revenir sur un siècle et demi d’avancées scientifiques en la matière. Ce début d’automne est riche en célébrations d’anniversaires. Ces derniers jours, on a coup sur coup soufflé les 50 bougies du gâteau du WWF et du Centre interprofessionnel technique d’étude de la pollution atmosphérique (Citepa).

Il est un anniversaire, en revanche, qui est un peu passé à la trappe. Seuls les scientifiques irlandais ont, en effet, pensé à commémorer le 150e anniversaire de la publication d’un très long article scientifique dont le contenu allait forger le socle de ce qui deviendra, par la suite, la base de la climatologie.

Le 30 septembre 1861, donc, un physicien irlandais du nom de John Tyndall publie dans The London, Edinburgh, and Dublin Philosophical Magazine and Journal of Science, un papier au titre pas très glamour: «On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours, and on the Physical Connexion of Radiation, Absorption and Conduction».

Dans son long papier, le physicien irlandais, qui a déjà attribué l’effet de serre à la vapeur d’eau et au dioxyde de carbone (CO2), estime que toute variation de la quantité de ces deux gaz produira des effets sur le climat. Il ne sera pas démenti. Et surtout pas par Svante Arrhenius. Célébrissime chimiste suédois, prix Nobel en 1903, le professeur à l’université de Stockholm est un dilettante. Entre deux recherches sur la conductibilité des électrolytes, le futur directeur de l’Institut Nobel de chimie-physique s’acharne à expliquer le cycle des glaciations. Sa thèse est relativement simple: le climat varie en fonction de la concentration dans l’atmosphère «d’acide carbonique». Publiée en 1896, elle contient un calcul saisissant: en réduisant de moitié la concentration de CO2 dans l’atmosphère, la température moyenne régnant en Europe baisserait de 4 à 5°C.

En s’appuyant sur les travaux de son éminent collègue, un autre physicien suédois, Arvid Högbom, a l’idée d’évaluer la température moyenne globale pour le cas très saugrenu (à l’époque) où la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère viendrait à doubler. L’hypothèse semble délirante pour les contemporains du chercheur d’Uppsala. Tout comme ses résultats: un doublement du CO2 ferait grimper la température moyenne globale de 5 à 6°C. Un scénario toujours d’actualité pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Les travaux d’Arrhenius et de Högbom sont fréquemment décriés par nombre de scientifiques, et notamment par les géologues. L’un d’entre eux est pourtant séduit par la démarche des deux Scandinaves. Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, Thomas Chrowder Chamberlin étudie les relations entre le climat et les variations de la teneur atmosphérique du dioxyde de carbone. Plus tard, il développe toute une théorie du changement climatique. Un phénomène, argue-t-il, qui est la résultante des actions combinées de l’atmosphère, des océans, des volcans, des forêts et de la géologie. Le futur président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) calcule aussi les stocks de carbone contenus dans l’atmosphère, les mers, les roches, les sols et les forêts, ouvrant ainsi la voie à une bonne connaissance du cycle du carbone.

La science n’appartient pas qu’aux scientifiques diplômés. Ingénieur, Guy Stewart Callendar a une marotte: la météorologie. En cette fin des années 1930, une question tenace taraude météorologues et autres physiciens de l’atmosphère: le climat ne se réchaufferait-il pas? Callendar se prend au jeu. Des années durant, il collecte les courbes de température réalisées par 200 stations de mesure du monde entier. Leur examen est sans appel: la température moyenne globale a progressé de 0,5°C depuis le début du siècle. Spécialiste des machines à vapeur, Callendar reconstitue le volume de CO2 émis «dans l’air libre» par les activités industrielles. Résultat: la concentration de CO2 atmosphérique a crû de 6% entre 1900 et 1936. Le lien entre accroissement de la teneur en carbone anthropique et augmentation de la température est fait.

Avec la fin du second conflit mondial, les recherches reprennent. Gilbert Plass fait ainsi plusieurs découvertes fondamentales. Le physicien canadien annonce que le pouvoir de réchauffement du dioxyde de carbone est supérieur à celui de la vapeur d’eau. Ses calculs montrent qu’un doublement de la concentration du gaz carbonique ferait monter la température moyenne globale de 3,6°C. Tout aussi inquiétant, l’océan ne peut absorber qu’une partie du CO2 anthropique. L’essentiel ira donc enrichir l’atmosphère. Last but not least, le professeur de la Texas A&M University estime que la combustion de tous les «fossiles» à notre disposition (charbon, pétrole, gaz naturel) ferait bondir le thermomètre planétaire de 7°C.

L’inquiétude gagne le corps scientifique. En 1957, Roger Revelle estime qu’en émettant des volumes considérables de gaz carbonique, nous réalisons une «gigantesque expérience de géophysique». L’océanographe américain préconise de suivre l’évolution de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Le futur professeur de physique d’Al Gore est entendu. Propriété de l’US Weather Bureau, l’observatoire de Mauna Loa est tout désigné pour cette tâche. Bâti sur un volcan de l’archipel d’Hawaï, le site bénéficie d’une atmosphère d’une exceptionnelle pureté. Il est équipé, dès 1957, de spectromètres à infrarouge pour mesurer le CO2 atmosphérique. Le bébé est confié à Charles Keeling, qui restera le premier scientifique à avoir consacré sa carrière à mesurer l’évolution du dioxyde de carbone.

Ce travail ne passionne pas les médias. Sanction immédiate: la National Science Foundation (NSF) tire les cordons de la bourse. Qu’à cela ne tienne. Courbes en main, Charles Keeling présente ses premiers résultats. Ils sont plus qu’inquiétants: la teneur en gaz carbonique progresse de 1,5 à 2 parties par million (ppm) par an. Son mentor, Roger Revelle, prend le relais. En 1965, l’ancien patron de la SIO fait partie du Comité consultatif des sciences du président américain. Un aréopage auquel Lyndon Johnson demande d’établir un bilan de la qualité de l’environnement aux Etats-Unis. Rendu public au mois de novembre, Restoring the Quality of our Environment est l’un des tout premiers documents officiels américains à faire état de la menace climatique. Sur ses 300 pages, l’étude en consacre une vingtaine à l’Atmospheric Carbon Dioxide. En partie rédigé par Charles Keeling, ce chapitre rappelle «qu’au début de la décennie, la quantité de CO2 dans l’air était de 7% supérieure à celle du milieu du siècle dernier». Et le rythme s’accélère. «Si le rythme d’émission reste comparable à celui de 1959, le total du CO2 injecté dans l’atmosphère sera, en l’an 2000, de 28% supérieur à ce qu’il était en 1950.»

Sans équivoque, la montée du thermomètre est annoncée: de 0,6 à 4°C pour un accroissement d’un quart de la concentration en gaz carbonique. Ce réchauffement pourrait provoquer la fonte des glaces de l’Antarctique en un millier d’années. Avec, comme inévitable conséquence la montée du niveau des mers: 3 mètres tous les 10 ans. L’acidification des eaux est également pointée du doigt. Mais selon les auteurs, «elle n’aura pas d’effet significatif sur la plupart des plantes». A contrario, dans les zones où le sol est riche et bien irrigué, la photosynthèse devrait connaître un boom sans précédent. Malgré ce bilan en demi-teintes, les océanographes cherchent à attirer l’attention: «Les changements climatiques qui résulteraient de l’accroissement de CO2 pourraient être néfastes pour l’Humanité», écrivent-ils.

Pour une fois, un rapport a une suite. Le ministère américain des transports lance un grand programme d’évaluation des effets météorologiques, écologiques, sociaux, économiques et agricoles des changements climatiques anthropiques.

En 1968, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Conseil international pour la science (CIS) lancent de concert le programme de recherche sur l’atmosphère globale (Garp). Durant l’été 1974, 40 navires océanographiques de 20 nations, 12 avions et un satellite, lancé pour l’occasion, auscultent sous toutes ses coutures la partie tropicale de l’Atlantique. Les conclusions sont inquiétantes. En 1974, le secrétaire général de l’OMM souligne, au cours la première conférence mondiale sur l’alimentation, que de nombreux résultats «font état de possibles impacts des changements climatiques sur la production mondiale de nourriture et d’autres activités humaines». Le 15 juillet 1977, la Une du New York Times est barrée d’un titre évocateur: «Les scientifiques craignent que l’utilisation massive de charbon puisse nuire au climat».

Les conférences internationales se succèdent. En 1978, les scientifiques présentent, à Vienne, les résultats actualisés du Garp. En février 1979, l’OMM convoque, à Genève, la première Conférence mondiale sur le climat. Cent experts exhortent les Nations à prendre la mesure «de l’influence omniprésente du climat sur les activités humaines». Les chercheurs les incitent aussi «à prévoir et prévenir les changements climatiques qui seraient dus à l’activité de l’homme et dont les effets seraient néfastes pour le bien-être de l’humanité».

Les données sont suffisantes pour que les scientifiques se décident à donner de la voix. A l’invitation de Mostapha Tolba, le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), des climatologues de 29 nations font le point, en octobre 1985. Encore aujourd’hui, les conclusions de cette conférence de Villach (Autriche) sont historiques. Les climatologues affirment que les activités humaines sont responsables d’une hausse de la concentration dans l’atmosphère de CO2 et d’autres gaz à effet de serre (GES). Ce changement dans la composition de l’atmosphère donnera un coup de chaud à la température moyenne globale, de l’ordre de 1,5 à 4,5°C en cas de doublement de la teneur en dioxyde de carbone. Cet échauffement provoquera une montée du niveau des mers estimée entre 20 et 140 centimètres.

La déclaration de Villach fait grand bruit. Ses principaux points sont repris par la Commission Brundtland, chargée par l’ONU de plancher sur le développement durable. Dans son rapport, publié en mars 1987, l’aréopage appelle les Etats du monde à coordonner leurs efforts pour mettre en œuvre des stratégies d’adaptation et de réduction des émissions de GES. En mai 1987, le comité exécutif de l’OMM se rapproche du Pnue. But des discussions: concevoir un dispositif permettant de diffuser régulièrement l’état des connaissances climatiques. Originalité de ce système de veille: le système d’évaluation scientifique sera placé sous la tutelle des gouvernements. Le Giec est né.

Depuis sa naissance, le Giec a produit, notamment, 4 rapports d’évaluation (et de nombreuses autres publications techniques) dont les conclusions n’ont jamais démenti les découvertes des pionniers de la climatologie.

Source : Le Journal de l'Environnement

Source
http://www.catnat.net/veille-catastroph … 0-ans.html


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#205  4 Oct 2011 22:27:54

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

ONU : le lien entre urbanisation et changement climatique pourrait être meurtrier
Mardi, 04 Octobre 2011

A l'occasion de la Journée mondiale de l'habitat, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné que le lien entre urbanisation et changement climatique était bel et bien réel et pourrait s'avérer meurtrier. La célébration de cette Journée cette année coïncide avec le mois où les démographes annoncent la naissance du sept milliardième habitant de la planète. « L'avenir dont hériteront cet enfant et sa génération dépendra en grande partie de la manière dont nous répondrons aux pressions concurrentes exercées par la croissance démographique, l'urbanisation et le changement climatique », a déclaré Ban Ki-moon dans un message lu par la Vice Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, à une réunion de haut niveau sur les liens entre l'urbanisation et le changement climatique.

« Les spécialistes prévoient que d'ici à 2050, la population mondiale aura augmenté de 50% par rapport à 1999. À ce moment-là également, disent les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale devront avoir été réduites de 50% par rapport aux niveaux enregistrés au début du nouveau millénaire. J'appelle cela le défi des 50–50–50, » a-t-il ajouté.

La montée du niveau des mers est une des conséquences importantes du changement climatique. À la fin du siècle, le nombre de personnes qui ne vivent qu'à un mètre au-dessus du niveau de la mer atteindra 130 millions et les grandes villes situées le long des côtes comme New York, Karachi, Calcutta, Belém, La Nouvelle-Orléans, Shanghai, Tokyo, Lagos, Miami et Amsterdam pourraient être menacées par de graves dangers causés par des ouragans.

« Le lien entre urbanisation et changement climatique est bel et bien réel et pourrait s'avérer meurtrier », a insisté le Secrétaire général.

Les villes sont des centres d'industrialisation et des sources d'émissions, mais elles offrent aussi des solutions. De plus en plus de municipalités utilisent l'énergie éolienne, solaire ou géothermique et contribuent ainsi à la croissance verte et à une meilleure protection de l'environnement, a-t-il noté.

Il s'est également félicité des initiatives de portée internationale pour contribuer à la croissance verte et à une meilleure protection de l'environnement qui ont déjà vu le jour, dont la création du Fonds pour l'adaptation aux changements climatiques et l'adoption du plan d'action visant à réduire les émissions causées par le déboisement et la dégradation des forêts, connu sous le nom de « REDD plus ». « Tous les pays s'entendent sur l'objectif qui consiste à limiter l'augmentation de la température mondiale à 2 degrés Celsius, » a rappelé Ban Ki-moon.

De son côté, le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a rappelé que le monde faisait face à une recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les canicules, les très fortes tempêtes, la pénurie d'eau potable, des sécheresses plus intenses et davantage d'inondations. « Cela met en péril notre habilité à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, et les premières victimes sont comme souvent les femmes et les groupes vulnérables », a-t-il dit.

« Nous ne pourrons pas empêcher complètement le changement climatique. Des stratégies d'adaptation efficaces devront être conçues et mises en place pour assurer que les villes résistent mieux aux risques liés aux changements climatiques, » a expliqué M. Al-Nassir en rappelant l'importance démographique des villes qui abritent beaucoup de créativité, d'industries, de savoir, de culture et d'infrastructures. « Les villes sont donc les mieux placées pour trouver des solutions créatives pour le développement durable, » a-t-il poursuivi.

Les Rapporteurs spéciaux des Nations unies sur le droit à un logement convenable, Raquel Rolnik, et sur les droits des personnes déplacées, Chaloka Beyani, ont dans un message commun rappelé qu'il n'y avait pas de grandes raisons de célébrer la Journée mondiale de l'habitat cette année.

« Presqu'un tiers de la population mondiale continue de vivre dans des bidonvilles, des implantations sauvages souvent placées dans des zones exposées à des risques environnementaux graves. Il existe un mélange dangereux d'urbanisation, souvent dans des endroits dépourvus d'aménagements ou de planification urbaine, et d'une multiplication de catastrophes provoquées par les changements climatiques, » ont déclaré Mme Rolnik et M. Beyani.

De nombreux groupes de populations défavorisées vivent sur des sites inadaptés à la construction de logements, comme des flancs de montagnes, des zones menacées par les inondations, les glissements de terrain ou par d'autre risques liés aux phénomènes météorologiques.

« A l'occasion de la journée mondiale de l'habitat, nous exhortons les gouvernements et les organisations internationales à reconnaître les implantations sauvages et les droits de l'homme de leurs habitants en prenant en compte leurs besoins spécifiques et leurs vulnérabilités dans une approche de réduction des risques de catastrophes naturelles, » ont souligné ces deux experts.

Pour sa part, la chef du bureau de la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes, Margaretha Wahlström, a noté que les maires et dirigeants municipaux étaient « en première ligne dans le combat contre les changements climatiques et les catastrophes. » Jusqu'à présent 841 villes et municipalités du monde entier participent activement à la campagne mondiale pour réduire les catastrophes.

« Les pertes en vies humaines et les pertes économiques dues aux catastrophes deviennent de plus en plus des phénomènes urbains et la protection des zones construites sera prioritaire au 21ème siècle alors que la population mondiale aura dépassé les sept milliards et que plus de la moitié vivra dans des villes. Sur les 40 dernières années, le nombre de personnes exposées aux risques d'inondations est passé de 32,5 à 69,4 millions, » a rappelé Mme Wahlström.

Source
http://www.catnat.net/veille-catastroph … trier.html


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#206  4 Oct 2011 22:49:45

tobeor
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Re: Réchauffement climatique

L'Europe veut freiner les apprentis sorciers du climat
Créé le 04/10/2011


http://nsa27.casimages.com/img/2011/10/04/111004105648130532.jpg



La géo-ingénierie n'a pas les faveurs du Parlement européen. Des projets tels que la fabrication de nuages sont déjà freinés en Europe...

Il n’y aura pas de parasol géant au dessus de l’Union européenne, ni de nuages artificiels: dans la position officiellement adoptée pour le sommet Rio+20 en juin prochain, les députés européens ont exprimé leur opposition aux projets de géo-ingénierie à grande échelle. En Grande-Bretagne, un projet d’injection de vapeur d’eau dans l’atmosphère pour créer des nuages bloquant les rayonnements du soleil a été reporté de six mois. La fin des apprentis sorciers du climat?

Vaporiser l’eau de mer dans l’atmosphère, une idée qui peut faire peur

Selon le magazine New Scientist, la décision de reporter le test qui devait avoir lieu près de Sculthorpe, dans l’Est de l’Angleterre, a été prise pour répondre à toutes les inquiétudes de la population au sujet des nuages artificiels. Le projet, développé par l’Université de Bristol, consisterait à fabriquer un nuage en pompant l’eau de mer et en la faisant passer dans un tuyau s’élevant à 1km d’altitude. Les particules de vapeur d’eau sont ensuite vaporisées dans l’atmosphère et bloquent les rayons du soleil.

Une manière artificielle de rafraîchir le climat qui laisse perplexes de nombreux experts. Une ONG canadienne a adressé le mois dernier une lettre au gouvernement britannique pour demander l’interdiction de ce genre d’expériences jusqu’à ce qu’un accord international ait été trouvé pour encadrer la géo-ingénierie. Fin 2010, lors du sommet de Nagoya sur la biodiversité, les participants avaient formellement demandé que tout projet pouvant avoir un impact sur les espèces vivantes fasse l’objet d’un moratoire. En juin, des spécialistes du Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) se sont réunis à Lima, au Pérou, pour débattre des dangers et des bénéfices de ces technologies.

Guérir le changement climatique plutôt que le prévenir

La position adoptée par le Parlement européen pourrait déboucher sur un projet d’accord international lors du sommet de Rio. Car ce n’est pas en Europe que la géo-ingénierie est la plus développée: en janvier dernier, des ingénieurs suisses ont réussi à faire tomber la pluie sur Abu Dhabi et la technique de l’ensemencement des nuages est pratiquée depuis des dizaines d’années. La Chine l’a notamment utilisée pour «vider» les nuages et éviter les averses sur les Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Mais pour les associations écologistes, la géo-ingénierie est surtout «une façon pratique pour les pays du Nord d'esquiver leurs engagements de réduction» d’émissions de CO2, en choisissant de guérir plutôt que de prévenir le changement climatique. Et on ignore encore les conséquences de telles interventions humaines sur les mécanismes climatiques et sur la biodiversité.

Audrey Chauvet

Source
http://www.20minutes.fr/article/799660/ … ers-climat


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