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#1  30 Jun 2010 09:11:41

Crystelle
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Sécurité Mondiale et Dérives

SECURITE MONDIALE ET DERIVES - TEMOIGNAGES

Alyssa, 6 ans, sur la liste des terroristes potentiels
Article de Slate.fr du mardi 29 juin 2010

elle s'appelle Alyssa Thomas, s'habille en rose, et joue encore aux Barbies. Elle a seulement 6 ans et pourtant son nom figure sur la liste des personnes potentiellement dangereuses interdites de vol aux Etats-Unis. CNN  et Fox 8 News relatent cette histoire des plus intriguantes.

Jusqu'alors, la fillette avait pu voyager sans encombre avec ses deux parents. Seulement, depuis le début du mois de juin, un programme de sécurité renforcé a été mis en place concernant tous les vols intérieurs. C'est en arrivant à l'aéroport que l'on a signifié à la famille que leur fille figurait sur une liste des passagers interdits de vol. Son père raconte son étonnement: Ils nous ont dit, voilà elle est sur la liste. On a répondu: c'est quoi le problème? Qu'est-ce qu'on doit faire pour l'enlever de la liste? Ce n'est pas vraiment une liste sur laquelle on souhaite figurer.
Mais on ne leur a fourni aucune réponse. Les autorités refusent de révéler qui figure sur la liste et pour quelles raisons. Finalement, la famille a été autorisée à embarquer, mais on l'a invitée à se mettre en contact avec le département de la sécurité intérieure pour régler ça. Ce qu'ils ont fait. En retour, ils ont reçu une lettre. Rien ne sera changé. Le département s'est refusé à confirmer ou infirmer des informations sur elle ou une éventuelle homonyme. Dans cette vidéo de CNN, on peut voir la fillette d'origine indienne s'amuser avec ses poupées, comme tous les autres enfants de son âge:




Cette histoire fait écho à un article paru en janvier dans le New York Times. Le jeune Mikey, 8 ans, est confronté à d'importantes difficultés pour voyager depuis sa plus tendre enfance. La première fois, il avait 2 ans. Sa mère n'avait pas pu obtenir un siège pour lui dans vol à destination de la Floride. Motif: il était sur la liste.

Lui ne figurait pas sur la liste des passager interdits de vol, qui selon le quotidien ne contient que 2.500 noms, dont moins de 10% se trouvent au Etats-Unis, mais sur une liste plus large. Dans cette liste, sont recensés des personnes qui doivent être contrôlée avec un haut niveau de sécurité.

Quelques année plus tard, lors d'un vol à destination des Bahamas, le garçon âgé de 8 ans aujourd'hui avait été sévèrement contrôlé, comme s'il était un criminel, selon les propos de sa mère.
En fait, le jeune garçon est victime d'une homonymie. Un certain Michael Hicks a vraisemblablement éveillé les soupçons du gouvernement. Aujourd'hui, son homonyme en paie le prix.


http://www.slate.fr/story/23883/alyssa-6-ans-terrorisme

Dernière modification par Crystelle (30 Jun 2010 09:12:44)


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#2  30 Jun 2010 13:38:03

Carthoris
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

Les sénateurs américains proposent un bouton d'arrêt d'urgence d'Internet au président

Un nouveau  pas est franchi dans la montée du fascisme aux Etats-Unis qui implémente un « Kill Swicht » ou un bouton d’urgence pour arrêter tout ou partie de l’Internet. Mais comme si cela ne suffisait pas, ils ont promu le United States Department of Homeland Security à la tête de toute la cybersécurité du territoire.



http://carthoris.free.fr/Images/US%20Empire.jpg



Un nouveau projet de loi du Sénat américain parrainé par le sénateur Joseph Lieberman, donnerait au président des pouvoirs d'urgence de grande envergure pour prendre le contrôle ou même arrêter des parties de l'Internet. La législation en cours,  qui a été annoncée jeudi, affirme que les entreprises comme les fournisseurs de large bande, les moteurs de recherche, ou des entreprises de logiciels que le gouvernement sélectionne "doivent immédiatement se conformer à toute mesure d'urgence ou d'action élaborée par le Département de Homeland Security. Quiconque ne respecte pas le présent ordre serait condamné à une amende".

Joe Lieberman, le commanditaire principal de la mesure et le président du comité de sécurité intérieure, ont déclaré aux journalistes jeudi : Cette autorité d'urgence permettrait au gouvernement fédéral "de préserver les réseaux et les actifs de notre pays et de protéger notre peuple". Lieberman est un sénateur indépendant du Connecticut qui représente les démocrates.

L'idée d'un "coupe-circuit d'Internet" que le président pourrait activer n'est pas nouveau. Un projet de proposition du Sénat que CNET a obtenu en août a permis à la Maison Blanche de "déclarer une situation d'urgence sur la cybersécurité". En d'autres termes Jay Rockefeller (DW.V.) et Olympia Snowe (R-Maine) auraient explicitement donné au gouvernement le pouvoir et "l'ordre de la déconnexion" de certains réseaux ou des sites Web.

Le jeudi, les deux sénateurs on salué le projet de loi de M. Lieberman, dont l'appellation officielle est de protéger le cyberespace comme une Loi nationale sur l'actif, ou PCNAA.

Rockefeller a déclaré : "Je félicite" les rédacteurs de la PCNAA. Collins est allé plus loin, jusqu'à la signature d'un co-sponsor et de dire lors d'une conférence de presse que "nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre un cyber 9/11 avant que notre gouvernement réalise l'importance de protéger nos ressources informatiques."

Sous une loi PCNAA, le pouvoir du gouvernement fédéral peut forcer les entreprises privées à se conformer aux décrets d'urgence qui deviendraient exceptionnellement larges. Toute entreprise sur une liste établie par la sécurité intérieure, qui également "repose sur" l'Internet, ou le réseau téléphonique, ou tout autre élément des Etats-Unis appartenant a une "infrastructure d'information" seraient soumis au commandement d'un nouveau centre national pour la cybersécurité et les communications (CNCE) qui serait créé à l'intérieur de Homeland Security.
La seule limitation évidente sur le pouvoir d'urgence de la CNCE est un paragraphe dans le projet de loi Lieberman, qui semble avoir grandi sous l'ère Bush sur l'écoute électronique sans mandat.
Cette limitation explique que la NCCC ne peut pas ordonner aux fournisseurs de large bande ou d'autres sociétés de "procéder à la surveillance" des Américains, à moins qu'elle ne soit par ailleurs légalement autorisée.

Lieberman a déclaré jeudi que l'adoption de son projet de loi devait être une priorité absolue au Congrès. Pour l'ensemble de son "allure conviviale, l'Internet peut aussi être un endroit dangereux avec des pipelines électroniques qui s'exécutent directement partout, de nos comptes bancaires personnels aux infrastructures clés comme le gouvernement et les secrets industriels", a-il dit."Notre sécurité économique, sécurité nationale et la sécurité publique sont maintenant tous à risque face à de nouveaux types d'ennemis - cyberguerriers, cyberespions, cyberterroristes et cybercriminels."



Une bureaucratie nouvelle de cybersécurité



Lieberman propose de former une vaste, nouvelle, et puissante bureaucratie avec Homeland Security autour de la CNCE, comprenant "non" moins que deux directeurs adjoints, les officiers de liaison au ministère de la Défense, ministère de la Justice, le département du Commerce, et le directeur du renseignement national. La CNCE se verrait également accorder le pouvoir de surveiller le statut de «sécurité» des sites Web privés du secteur, les fournisseurs de large bande, et les autre composants Internet.

La législation de Lieberman exige que le NCCC fournisse "la situation et l'état de la sécurité" des parties de l'Internet qui sont à l'intérieur des États-Unis - et les parties dans d'autres pays, qui en cas d'arrêt, pourraient causer des dommages significatifs. Certaines entreprises privées seraient tenues de participer au partage de l'information "avec le gouvernement fédéral". Ils doivent "certifier par écrit au directeur" de la CNCC si elles ont "développé et mis en œuvre"  des mesures approuvées de sécurité par le gouvernement fédéral, ce qui pourrait être quelque chose comme du cryptage pour les mécanismes de sécurité physiques, ou des techniques de programmation qui ont été "approuvées par le directeur." Le directeur NCCC peut "rendre une ordonnance" en cas de non-conformité.
La perspective d'une bureaucratie nouvelle de cybersécurité, au vaste pouvoir pouvant commander le secteur privé, inquiète certains défenseurs de la vie privée.

Un autre édulcorant : un nouveau bureau de la Maison Blanche serait chargé de forcer les organismes fédéraux à prendre plus au sérieux la cybersécurité, et le pouvoir de mettre en péril leur budget, si elles ne respectent pas.
L'effet probable serait d'accroître la demande des organismes gouvernementaux pour les produits de sécurité.

Tom Gann, vice-président de McAfee pour les relations avec le gouvernement, a cessé de critiquer le projet de loi Lieberman, le qualifiant de très important "morceau de la législation." McAfee met à l'écoute "un certain nombre de dispositions du projet de loi qui pourraient utiliser le travail», a déclaré Gann, et "nous avons certainement mis un peu l'accent sur les dispositions d'urgence."



Source américaine CNT News: Traduction de Folamour


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#3  25 Oct 2010 19:58:47

House
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

Google a fini par confirmer la nature des données collectées sans toutefois en préciser l'ampleur. De nouvelles règles internes vont désormais encadrer plus strictement le travail des développeurs et ingénieurs.

http://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2010/10/google-developpeur-97x72.jpg

Google tente de mettre un terme à la polémique qui dure depuis des mois autour de Street View. Le géant américain a publié vendredi un billet annonçant un renforcement de sa politique interne en matière de protection des données personnelles.

À la fin du texte, Alan Eustace, vice-président senior ingénierie et recherche, admet pour la première fois que « dans certains cas » des adresses email, des URL complètes ainsi que des mots de passe ont bien été collectés « par inadvertance » sur les réseaux WiFi ouverts balayés par les voitures Google. Il se garde toutefois de préciser la quantité de données qui ont pu être collectées dans les 30 pays où Street View est disponible.

Un aveu tardif

Un aveu bien tardif alors que cette réalité a été dénoncée par plusieurs autorités en charge des données personnelles, dont la Cnil. Depuis le début de l'affaire, Google impute cette collecte involontaire à une « erreur » commise par l'un de ses ingénieurs.

En conséquence, la compagnie a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer ses contrôles en interne. Alma Whitten a été chargée de superviser la mise en place de protocoles de protection de la vie privée au niveau de l'ingénierie et du développement produits. Les ingénieurs, chefs produit ainsi que les responsables juridiques vont recevoir des formations spécifiques. À compter de décembre, tous les employés de Google devront suivre un nouveau programme de sensibilisation sur la sécurité et la vie privée.

Pour finir, chaque chef de projet devra tenir un journal consacré à la vie privée qui relatera chaque initiative dans ce domaine. Ce document sera audité en interne par une équipe indépendante. Reste à savoir comment vont réagir les autorités de protection des données personnelles aux aveux de Google alors que des enquêtes sont toujours en cours.

De multiples enquêtes toujours en cours

En Angleterre, le bureau du commissaire à l'Information (ICO) a déjà indiqué qu'il demanderait au géant américain si les données auxquelles il a fait référence concernent des citoyens britanniques. L'ICO avait pourtant blanchi Google cet été après un examen d'échantillons de données.

Une dépêche Reuters tombée samedi nous apprend que les autorités italiennes exigent que Google communique 3 jours à l'avance l'itinéraire précis de ses véhicules circulant pour Street View sur son site Internet, dans la presse locale et à la radio. En Allemagne, plus de 240 000 personnes ont demandé à ce que leur domicile ne figure pas dans Street View. (Eureka Presse)



Source


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#4  27 Oct 2010 10:32:04

Crystelle
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

Patrons, n'ayez plus peur d'être placés en garde à vue
Par Arthur Nazaret | Journaliste | 03/05/2010 |



Parfois dispensées par d'anciens flics, les formations à la garde à vue suscitent l'engouement des chefs d'entreprise.

Une simple audition. Voilà à quoi s'attendait l'été dernier le patron d'Angoulême Boissons. Une fois au commissariat, Jacques Lartigue, 70 ans, et son associé, se retrouvent en garde à vue (GAV).

Son ami d'infortune se plaint des déjections qu'il trouve dans sa cellule. Celle de Lartigue, elle, est convenable. Un trou lui sert de pissotière. Il raconte :

    « Je savais que j'allais en sortir. Mais c'est dur, je ne le souhaite à personne. »

Et encore, cela aurait pu se passer bien plus mal, explique Christophe Gesset, commandant de police et conseiller technique au syndicat Synergie Officiers :

    « Avec un directeur financier, un comptable, le risque de tentative de suicide est plus grand que pour un voyou. C'est toujours plus traumatisant. »

« Je ne suis pas là pour entraîner des voyous »

D'où l'idée de préparer des responsables d'entreprise à la garde à vue. Et ce type de prestation a le vent en poupe. A la tête de Parthenia (une société de conseils aux entreprises), François Beauchêne, un ancien directeur juridique de grands groupes français, a lancé un séminaire intitulé : « Le dirigeant et la garde à vue ».

Créée il y a deux ans, cette formation marche de mieux en mieux. Pourtant, comme il le note :

    « En France, c'est encore assez mal vu. C'est comme si on avait quelque chose à se reprocher. »

Pas de quoi plomber les petits-déjeuners consacrés à « la procédure pénale » du cabinet August & Debouzy. Les dix dernières minutes de cette matinée, gracieusement offerte, sont consacrées à la garde à vue. Et les invités -directeurs juridiques, financiers, DRH, etc.- repartent avec un petit mémo plastifié leur prodiguant quelques conseils pour réussir leur GAV. Un vrai succès, selon l'avocat Kami Haéri :

    « C'est complet en quelques minutes. J'ai déjà été obligé d'en organiser cinq de plus. Ils ne viennent pas s'encanailler. Je ne suis pas là pour entraîner des voyous mais pour rééquilibrer le rapport de force.

    Etre en garde à vue, c'est comme jouer aux échecs contre Garry Kasparov sans pouvoir voir ses pièces. »

« On entre dans une spirale où l'on ne maîtrise plus ses mots »

Chez Parthenia, l'entraînement à la partie d'échecs a un coût : 819, 26 euros (TTC) la journée. François Beauchêne détaille le déroulement d'une GAV, chose qu'il connaît bien pour en avoir subi une vingtaine. Vient ensuite la partie simulation.

    « En général, ça plaît beaucoup. La dernière fois, on l'a fait avec un banquier. On lui a mis une pression maximale. Il a avoué tout ce qu'on voulait. Même ce qu'il n'avait pas fait. »

Rien d'étonnant à en croire Pierre Attia, commissaire aux comptes (qui tient à préciser qu'il n'a rien à se reprocher), qui a suivi cette formation :

    « Ils parlent de plus en plus vite et de plus en plus fort. On entre dans une spirale où l'on ne
    maîtrise plus ses mots ».

Après cette séquence, débriefing et après-midi consacré au coaching psychologique.
« Pas question que j'aille donner des conseils à de futurs escrocs »

On y dispense aussi des conseils très pratiques :

    * Si la convocation peut déboucher sur une GAV, mieux vaut qu'elle ait lieu le matin pour ne pas passer la nuit en cellule,
    * si l'on s'énerve, demander à aller aux toilettes pour laisser retomber la pression,
    * ne répondre qu'aux questions posées, faire des phrases courtes, et prendre le temps de réfléchir.

« Il ne faut pas non plus paniquer devant le bluff que pratiquent parfois les policiers », ajoute l'avocat Thibault de Montbrial, à la tête d'un cabinet pionnier dans ce genre de formation.

Avec Thibault de Montbrial, Christophe Gesset, commandant de police et conseiller technique du syndicat Synergie Officiers a déjà participé à ces journées, comme formateur. Quand on lui a proposé, il a d'abord tiqué :

    « Pas question que j'aille donner des conseils à de futurs escrocs. »

Puis il a accepté lorsqu'il s'est rendu compte que le but n'était pas de fournir des clefs pour éviter la loi.

    « Et puis les questions sur les techniques d'interrogatoires, je n'y réponds pas. Je les incite plutôt à coopérer. »

« De la poudre aux yeux »

Dans la police depuis quarante ans, Jean-Pierre Fétis -qui assure des formations au déroulement assez similaire à celles de Parthenia ou de Montbrial- met l'accent sur la communication.

    « Quand ça tourne au conflit, c'est souvent parce que le chef d'entreprise continue à jouer au chef, reste sur son piédestal et prend les policiers pour des cons. »

Un peu d'humilité et des propos polis éviteraient bien des problèmes selon lui. Cet ancien policier tente aussi de
dédramatiser cette épreuve :

    « Après tout, ce n'est que quelques heures dans la vie d'un homme. »

Jusqu'à 48 heures, tout de même… Ce genre d'exercice n'est pas du goût de tous. Sylvie Feucher du syndicat des commissaires de la Police Nationale trouve que « tout cela, c'est un peu de la poudre aux yeux ». « Dans les affaires financières, quand il y a une GAV, c'est que le dossier est déjà bouclé. »

L'enjeu pour le gardé à vue n'est donc pas très important. « Ça me fait sourire. Il y a certainement plus utile que de faire du commerce avec ça », ajoute Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité SGP Police.
En visite à HEC

Mais l'engouement est là. Pourquoi ? L'avocate Marie-Laure Ingouf, du cabinet Montbrial rappelle le contexte :

    « Longtemps, les dirigeants se sont crus à l'abri. Puis avec des juges comme Eric Halphen, Eva Joly, Renaud Van Ruymbeke, beaucoup d'affaires ont éclaté dans les années 1990. Maintenant, il y a une vraie lutte contre la délinquance financière. »

Ajoutez à cela, les gros titres des journaux sur l'explosion du nombre de gardes à vue, et le succès de ces journées s'explique. « On surfe un peu sur la vague », admet Beauchêne. (Voir le graphique)

Graphique

Au début du mois d'avril dernier, la « vague » a même atteint HEC. L'avocat Laurent-Franck Lienard -qui donne aussi des cours aux futurs commissaires de police- a dispensé pendant trois heures ses conseils à des étudiants d'un master de cette prestigieuse école de commerce :

    « Au début, ils étaient un peu étonnés. Ensuite, il y a eu une foule de questions. »

Peut-être trouvera-t-on parmi eux les futurs Christophe de Margerie (Total) , Claude Bébéar, Henri de Castries (AXA), Jean-Christophe Breuil (Smoby), Antoine Di Zazzo (Taser), et autres, connus pour leur réussite mais aussi pour leur passage en garde à vue.

       

Source Rue 89

Dernière modification par Crystelle (27 Oct 2010 10:48:52)


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#5  5 Jun 2011 22:15:04

Max
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

http://images.defensetech.org/wp-content/uploads/2010/11/Cyber-War-photo-2.jpg

Il y en a quelques uns qui parlent de synchronicité sur un autre fil (je dirai pas lequel, vous n'avez qu'à chercher!), bin à la vue de ce qui suit, on en a une belle devant nous…mais beaucoup plus dangereuse.

• 16 mai 2011
, les USA dévoile leur mémo concernant les "cyber-attaques".

• 21 mai 2011, une attaque via le net contre Lockeed Martin, un des principaux fournisseur d'armes pour les USA.

• 27 mai 2011, la chine annonce officiellement avoir créé une unité d'élite pour la cyber guerre.

• 31 maI 2011, c'est au tour du Royaume Uni d'annoncer que son unité de cyber guerre est opérationnelle.

• 02 juin 2011, Google accuse la Chine de la récente attaque sur son réseau Gmail. La Chine réfute catégoriquement.

• 03 juin 2011, en réponse aux accusation occidentales, la Chine accuse à son tour les USA.

SOURCE

SOURCE

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Dernière modification par Max (5 Jun 2011 22:19:02)


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#6  6 Jun 2011 12:23:27

Lermontov
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

http://www.orlandosentinel.com/news/loc … 6362.story

Trois personnes, a Orlando, ont ete mis en prison pour avoir nourri des sans abri. Quand on sait que, probablement, les sans abri ont ete jeté la par la tres charmante Blythe Masters, la dame en noir de la JP Morgan, creatrice de l'algorithme CDS, c'est assez revelateur de la societé americaine. L'ascenseur social fonctionne toujours mais du haut vers le bas. Je me permet de conseiller, modestement, chacun de retirer son argent car il y a fort a parier que les banques americaines vont s'en emparer.

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#7  15 Aug 2011 05:10:55

Max
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Re: Sécurité Mondiale et Dérives

Angleterre: reconnaissance faciale pour les émeutiers

Une technologie de reconnaissance faciale qui pourrait être utilisée lors des Jeux olympiques de Londres, l'été prochain, est actuellement mise à l'essai pour identifier certains des émeutiers responsables du grabuge des dernières nuits dans plusieurs grandes villes britanniques.

Des photographies des suspects sont analysées par le nouveau programme d'identification faciale de Scotland Yard, qui les compare à des banques d'images.

Un dirigeant de la police, Andy Trotter, a toutefois prévenu que cette nouvelle technologie ne constitue qu'une petite partie des efforts policiers pour identifier les responsables des violences. Des sources plus traditionnelles — comme des caméras en circuit fermé ou les images prises par des policiers ou des citoyens — sont aussi exploitées.

«Il y a des tonnes de preuves, a dit M. Trotter lors d'un entretien téléphonique. Le public est tellement en colère que nous recevons l'aide de gens qui, normalement, ne voudraient pas nous aider — surtout quand ils voient leur voisin rentrer à la maison avec un téléviseur neuf.»

La technologie de reconnaissance faciale utilisée par les policiers traite le visage comme une grille, mesurant la distance entre le nez, les yeux, les lèvres et d'autres traits. Le logiciel a récemment été mis à jour, selon un article publié l'an dernier dans «The Job», le magazine bimensuel de Scotland Yard.

Toutefois, a confié sous le couvert de l'anonymat à l'Associated Press un autre responsable des forces de l'ordre, pour utiliser cette technologie, «il faut avoir une bonne photo d'un suspect et c'est seulement utile si nous avons un élément de comparaison. En d'autres mots, il faut que le suspect ait déjà un casier judiciaire».

S'exprimant lui aussi sous le couvert de l'anonymat en respect avec les règles de l'agence, un porte-parole de Scotland Yard a admis que le corps policier dispose de cette techologie, qui est surtout utilisée pour identifier ceux soupçonnés de crimes graves. Dans la plupart des cas, a-t-il ajouté, la diffusion publique des photos de suspects demeure une stratégie plus efficace et moins dispendieuse pour les identifier.

À cette fin, les policiers britanniques ont déjà mis en ligne plus d'une vingtaine de photos sur le site Flickr, ce qui leur a valu quelque 400 000 visites. Certaines photos ont aussi été reprises par les tabloïds du pays. Le Sun, par exemple, en a récemment fait sa première page, avec un titre incitant ses lecteurs à communiquer avec la police.

Les images tirées de caméras de surveillance sont de trop mauvaise qualité pour être utilisées par le programme de reconnaissance faciale. Le photojournaliste Guilherme Zauith, dont certains clichés ont été mis en ligne, indique que les policiers écument maintenant le Web à la recherche de photos de plus haute résolution. Un détective londonien aurait récemment communiqué avec lui pour obtenir des copies de ses clichés.

«Ils voulaient toutes les photos qui montrent des visages», a-t-il expliqué.

Un responsable de l'organisation des Jeux olympiques de Londres a confié à l'Associated Press que la technologie de reconnaissance faciale pourrait faire partie des mesures de sécurité utilisées lors de l'événement.

Pour l'instant, les détectives ont recours à une multitude d'autres tactiques pour identifier les émeutiers. Des corps policiers de partout au pays ont ainsi réalisé de nombreuses arrestations quand les responsables se sont vantés de leurs gestes en ligne, sur Facebook ou ailleurs.

Toutefois, dit M. Trotter, plusieurs arrestations sont survenues quand des policiers ont tout simplement reconnu des gens qu'ils avaient déjà rencontrés.

«On ne reconnaît pas seulement le visage, a-t-il dit. C'est leur démarche, leurs vêtements, même leurs tatouages.»


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