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#1  5 Oct 2010 20:21:27

Mondialisation
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La décroissance pour lutter contre le N.O.M ?

LA DECROISSANCE POU LUTTER CONTRE LE NOM

« Ce n'est pas à l'homme de s'adapter à l'économie mais bien à l'économie de s'adapter à la vie »



Pour approcher la Décroissance, il est impératif de comprendre cette phrase.

Aujourd’hui, ce n’est plus un secret, le monde fait face à de multiples crises. Famines, Changement climatique, Pauvreté, Inégalité sociale, Esclavagisme moderne, Suicides, Crise du capitalisme, Épuisement des ressources, Problèmes énergétiques, Extinction massive des espèces et bien d’autres. Il ne fait aujourd’hui aucun doute que ces problèmes sont conséquents au fonctionnement de nos sociétés. La décroissance est un mouvement de pensées qui voudrait voir l’émergence d’un nouveau paradigme sociétal en opposition radicale avec le but actuel de toutes nos sociétés : croître.



http://worldcarfree.files.wordpress.com/2009/10/techutop.jpg



Mais la Décroissance c'est quoi ?

La Décroissance, c’est l’objection de conscience à la croissance économique. C’est la remise en question de l’objectif fondamental de toutes politiques : la croissance. Nombreux pensent que « décroissance » signifie « diminution du PIB ». Non, c’est une vision trop simpliste du problème. Dans l’état actuel des choses, sans croissance, la société s’écroulerait sous le poids de l’endettement, du chômage et de la pauvreté. Néanmoins, les décroissants estiment sur base d’études que la croissance à des limites mathématiques, matérielles et sociales qu’il sera impossible à franchir. Si la croissance « infinie » est impossible, n’est-il pas primordial d’envisager un changement de cap ? Ainsi, la décroissance apparait comme une philosophie de vie et un mouvement d’idées où il est question de tourner le dos à divers caractéristiques de la société occidentale : le productivisme, le consumérisme, la démesure, le gaspillage, l’énergie fossile, l’inégalité sociale. C’est aussi prendre en main la question environnementale sans hypocrisie et sortir de la dictature de l'économie, chère à nos amis mondialistes.


Le développement durable ne travaille-t-il déjà pas sur ces questions ?

Non. Le développement durable s’intègre à l’économie sans en transformer ses fondements. En d’autres termes, le développement durable est soumis à la nécessité de la croissance, aux besoins de rentabilité et au capital, ce qui rend l’évolution trop lente et inadéquate pour un changement réel. Il exhorte la technique et la science d’apporter une solution miracle à tous nos problèmes afin de ne pas remettre en cause les problèmes comportementaux sous-jacents. Par exemple, les OGM apparaissent pour beaucoup comme une source miraculeuse de développement durable. La droite de Sarkozy comme le Medef supportent volontiers les initiatives de développement durable car ils y trouvent une opportunité de dégager de nouveaux profits, une nouvelle croissance "verte". Je ne serais guère étonné que le nouvel ordre mondial puisse être également caractérisé de "durable".

On observe ainsi une double écologie. Celle prônée par nos médias et par les structures capitalistes qui nous font croire que la société de consommation peut devenir soudainement verte (green washing) et celle d’une écologie « radicale » qui estime que c’est notre mode de vie et nos perceptions collectives du développement qui sont problématiques. Quelle est l’utilité de produire des voitures qui émettent -15% de CO2 si dans le même temps la croissance permet de vendre 30% de voitures de plus ?



http://www.cagle.com/working/090811/singer.gif




Mais concrètement ?

Les décroissants non seulement proposent d’utiliser un mode de production biologique, mais aussi de consommer qualitativement et quantitativement autrement. C’est, par exemple, développer la souveraineté alimentaire d’un territoire. Nous savons par exemple que celle de l’occident est faible voire nulle par endroit. En cas de pénurie de pétrole, sans importation, la famine serrait à nos portes plus rapidement que partout ailleurs. Ce mode de consommation « lent » et « localisé » est forcément en stricte opposition avec la mondialisation économique qui veut ébranler les frontières, mais aussi avec les notions d’ordre mondial. En effet, qui dit production locale, dit nécessité d’une démocratie locale et participative. Les décroissants s’opposent de cette manière aux grandes instances mondiales totalement déconnectées des réalités du citoyen.

Évidemment, s’opposer à la doctrine croissanciste, c’est prendre le risque de se voir stigmatiser par les médias alignés. Ainsi, le décroissant moyen est montré comme un être barbare, peu intelligent, vivant dans une grotte et faisant les poubelles. Communisme, malthusianisme, eugénisme, dictature,… bien des mots effrayants sont utilisés par leurs détracteurs pour les discréditer. Dans la réalité, un décroissant est simplement quelqu’un qui objecte la croissance. Cela se matérialise de manières variées : moins consommer, s’informer sur ce qu’on consomme, éviter l’utilisation de pétrole, s’impliquer localement dans la société, créer des réseaux de solidarité, d’échange de savoirs, chercher son autonomie, moins travailler, ect… Certains résument la pratique par « plus de liens, moins de biens ».




http://idata.over-blog.com/0/28/14/68/decroissance1.gif




Baser sa vie sur la simplicité et limiter ses consommations, c’est également avoir besoin de moins d’argent pour vivre. Certains décroissants vont ainsi avoir la possibilité de moins travailler et de gagner une plus grande liberté. De ce fait, objecter la décroissance signifie aussi objecter la société du travail. Depuis l'avènement du Taylorisme, on veut nous faire croire que les richesses doivent croître sans cesse pour que le monde puisse fonctionner. En gonflant la taille du gâteau, les possesseurs de capitaux peuvent redistribuer de plus grandes miettes. Mais comment expliquer à la population que cette recette miraculeuse demande de travailler toujours plus longtemps alors que chaque individu est 100 fois plus productifs qu’au début du siècle dernier et qu’en 2 mois nous produisons autant que dans toute l’année 1900. Tout ça n’est possible que par la soumission à l’objectif croissance, car celle-ci permet de résorber la dette envers le capital privé et de créer de l’emploi qui engendrera à son tour de la croissance, de la production, de la consommation et du travail ! Le tout est motivé par un management basé sur la compétitivité et la productivité. La boucle est bouclée et le seul moyen de s’échapper de la spirale infernale est soit d’attendre que le système s’effondre face aux limites du système (manque de ressources, faillites,..), soit de développer l’autonomie de manière locale en changeant nos habitudes de consommation. Ainsi, les discours « travailler plus pour gagner plus » sont à l’ordre du jour. La publicité quant à elle continue de nous convaincre qu’il faut acheter pour être heureux. Les décroissants, eux, veulent tout bonnement changer la recette du gâteau.

Mais qu’en est-il des pays du Sud ?

Quelle honte de leur parler de décroître alors qu’ils n’ont pas de quoi vivre décemment. En effet, l’objection de croissance ne s’applique qu’aux sociétés qui ont dépassé l’emprunte écologique soutenable. Par exemple, les USA ont dépassé de 6 fois cette emprunte. Ce qui signifie que si les 6.7 milliards d’habitants vivaient comme un américain, il nous faudrait 6 planètes pour répondre à nos besoins. Il s’agit donc de réduire la démesure des uns pour offrir le minimum aux autres. Réfléchir en objectant la croissance est paradoxal car il s’agit d’agir local tout en pensant global. La notion de globalisation des enjeux est bien présente dans cette pensée, mais elle apparaît contraire aux souhaits mondialistes qui s’appuient sur l’action globale dans l’espoir d’un bonheur individuel.




http://img.over-blog.com/600x374/1/67/20/49/decroissance.jpg




Mais n’est ce pas un peu utopique ?

Oui, ça l’est. On appel cela, l’utopie concrète, car la décroissance est concrétisable tout de suite. Ce qui est utopique, c’est de croire que le monde entier saura choisir un mode de vie raisonnable et responsable par lui-même, sans influence idéologique. Ce qui est utopique, c’est aussi de croire que le monde pourra continuer indéfiniment sans transformer son mode de fonctionnement. Certains disent que c’est impossible, que l’économie est telle qu’elle est, qu’il faut s’y soumettre et rechercher la croissance à tous prix, chaos ou non. D’autres estiment qu’un miracle technologique nous sauvera juste à temps de nos problèmes. Les objecteurs de croissance pensent simplement qu’un changement de cap est primordial.

Adopter un comportement décroissant, c'est devenir un consommateur intelligent; c'est couper les ficelles de ceux qui nous manipulent; c'est redevenir maître de sa propre vie, rompre avec le matérialisme consumériste et penser le monde globalement en agissant local. J’y vois une première étape pour affronter le Nouvel Ordre Mondial qui s’en vient.



Article écrit par "mr mondialisation" © 2010

Dernière modification par mondialisation (6 Oct 2010 02:24:47)

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#2  5 Oct 2010 23:36:02

House
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Re: La décroissance pour lutter contre le N.O.M ?

Un des problèmes selon moi c'est le fait que pour changer les choses il faut que ce soit fait d'une façon unanime, mondialement ... tant qu'il existera des endroits qui suivent une logique où l'argent est roi alors ces endroits s'enrichiront aux dépens des autres ....

Et on ne peut imposer les choses, tout système imposé fini par s'écrouler ... ainsi c'est plutôt l'inverse qui se produit: c'est le système qui s'impose à l'Homme ...

Mais il existe des priorités au delà du système, comme la survie de l'espèce qui fait vivre le système ... par exemple l'écologie peut être une priorité au delà de la logique du système ...

De façon générale pour changer les choses de façon durable il faut éduquer les gens et perpétuer cette éducation comme une chose sacrée ...


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#3  6 Oct 2010 02:35:23

Mondialisation
Coopérateur
Date d'inscription: 31 Aug 2010
Messages: 14

Re: La décroissance pour lutter contre le N.O.M ?

Au risque de passer pour un catastrophiste, je crains que le monde entier ne puisse pas adopter un mode de vie véritablement durable. Cette année, le nombre d'habitants en ville vient de dépasser le nombre d'habitant en campagne. C'est historique, nous sommes de plus en plus nombreux à vivre de manière dépendante d'une zone productive éloignée. C'est dans ces zones urbanistiques qu'il est le plus difficile d'apporter des formes d'autonomie alimentaire ou énergétique. Ce n'est pas impossible, mais le temps est compté. En cas de crash important ou de pénurie, le chaos social risque de s'y installer rapidement (émeutes, pillages,...).

J'espère de tout cœur que nous n'arriverons jamais à un tel niveau de crise, mais je pense qu'il est vital de développer un maximum, au moins personnellement, son autonomie en besoins primaires.

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#4  3 Jul 2011 20:43:52

Nivens Mc Twisp
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Date d'inscription: 15 Jun 2011
Messages: 40

Re: La décroissance pour lutter contre le N.O.M ?

bonjour à tous.
je suis tout neuf sur le forum et il y à tellement à lire que certain sujet ( comme celui-ci ) auquel j'ai envie de répondre, est me semble t'il un peu "vieillot" depuis le temps qu'il est posté !
je rejoins l'analyse de mr mondialisation ( dont j'attends comme bcp j'imagine, la mise en ligne de son site ) et je ne peux occulter la réponse "logique" de House.
si toutefois une crise majeure devait "secouer" nos vies quotidiennes, je suis en mesure de vous dresser une liste de matériels nécessaires aux premier temps de survie en milieux urbains / ruraux !
( mon expérience militaire servira enfin à quelque chose de constructif ! )
si vous êtes intéressés, faite moi le savoir et c'est avec plaisir que je vous rédigerais ça.
amicalement psd

Dernière modification par psd503 (3 Jul 2011 20:44:27)


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