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#1  19 Jun 2011 22:44:15

Carthoris
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Le Triangle des Bermudes - Décryptage

LE TRIANGLE DES BERMUDES

Des centaines - peut-être des milliers - de navires et d'avions auraient disparu dans la région de l'Atlantique que l'on ne désigne plus aujourd'hui que sous le nom de « Triangle des Bermudes ».
Histoires de journalistes en mal de copie ?
Coïncidences démesurément amplifiées ?
Véritable mystère de la nature ?
Un regard rationnel et lucide sur les secrets de cette affaire...

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2001.jpg On ne compte plus le nombre de livres, de films ou de documentaires qui traitent du mystère du Triangle des Bermudes. Dans cette zone de l'Atlantique qui aurait plus ou moins la forme d'un triangle reliant les Bermudes, Porto Rico et la côte de Floride, avions et bateaux disparaîtraient sans laisser de traces. Beaucoup croient que des forces mystérieuses sont à l'origine de ces disparitions.Voici ce que dit Charles Berlitz, auteur de deux best-sellers Le Triangle des Bermudes et Sans traces Des bateaux de toute taille ont disparu corps et biens, comme s'ils avaient été enlevés dans une autre dimension... Ce phénomène ne se produit dans aucune autre région du monde. La fréquence, le nombre et les circonstances de ces disparitions dépassent de loin le simple hasard.
Dans Invisible Résidents (Habitants invisibles), Ivan T. Sanderson commente: "Le nombre de disparitions survenues dans le Triangle des Bermudes est anormalement élevé. » D'autre part, John Wallace Spencer fait remarquer dans Les Limbes des perdus « Les tragédies liées à cette région se produisent sans cause appa-rente. de façon arbitraire et sans aucun signe avant-coureur. » La mauvaise réputation des Bermudes ne date pas d'aujourd'hui. C'est Juan de Bermudez qui découvrit ces trois cents îles minuscules en 1515. Le climat était agréable, il y avait de l'eau potable et de la nourriture en abondance. La position était idéale pour en faire un refuge ou une base d'approvisionnement. Pourtant, malgré tous ces avantages évidents, les Européens les dédaignèrent pendant près d'un siècle. Les marins de la reine Élisabeth les évitaient même délibérément. Ils les disaient hantées par les démons.

Comment naquirent ces légendes ? Les Bermudes étaient-elles déjà habitées de forces inconnues qui faisaient disparaître les bateaux et leurs équipages ?
L'histoire moderne du Triangle des Bermudes commence avec la disparition du Pickering, un bateau américain, vers 1800.
1854. on perd la trace du Bella, un navire britannique qui faisait voile vers la Jamaique. Toutefois, il s'agit peut-être dans ce cas d'un simple naufrage, car la Bella était dangereusement surchargée. Puis la fréquence des disparitions s'accélère :
1866, la Lotta un trois-mâts suédois. Deux ans plus tard, le Viego, un navire marchand espagnol.
1880, l'Atalanta, un navire-école britannique avec ses 290 élèves officiers et tout son équipage.
1884, le Miramon, une goélette italienne.
1872, la Mary Celeste, bien qu'elle n'ait pas été retrouvée dans le Triangle, mais entre les Açores et Gibraltar.
1902, le trois-mats allemand la Freya subit, semble-t-il, un sort semblable à celui de la Mary Celeste abandonné par son équipage, il errait à la dérive. Des dégâts laissèrent supposer qu'il avait été pris dans une violente tempête. Pourtant, rien de la sorte n'avait été signalé dans la région.
http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2003.jpg1918, c'était le tour du Cyclops, un navire charbonnier de bonne taille. Aucun S.O.S. n'avait été envoyé. Pourtant, il y avait une radio à bord. Mais il y a plus étrange encore : les messages qui restent indéchiffrables.
1925, comment comprendre, en effet le message suivant envoyé par le Raifuku Maru, un cargo japonais :« Danger like dagger now. Come quick» ("Danger poignard. Au secours. Vite !"),>" Qu'a voulu dire l'opérateur radio ?treize ans plus tard en 1938, le vapeur l'Anglo Australian signala :« Temps idéal. Tout va bien », avant de pénétrer dans la zone fatale. On ne l'a jamais revu.
1945. avec la disparition de cinq bombardiers américains, cette région de l'Atlantique Nord acquit une réputation internationale. Quelques années plus tard, l'écrivain Vincent Gaddis inventait le terme « Triangle des Bermudes ». On lui connaît aussi d'autres noms : le Triangle du Diable ou Les Limbes des perdus.

Les avis divergent quant à sa taille ou sa forme. Selon les uns, il couvre à peu-près la surface du Royaume-Uni et de l'Eire réunis. Selon d'autres, il fait environ la moitié de l'Atlantique Nord. Charles Berlitz ainsi que d'autres auteurs, dont les plus connus sont Richard Winer, John Wallace Spencer, Vincent Gaddis, John Godwin. Ivan T. Sanderson, Adi Kent Thomas Jeffrey et Alan Landsberg, affirment qu'aucun phénomène naturel n'est en mesure d'expliquer un tel nombre de disparitions.

Les avions, eux aussi, disparaissent...
http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2005.jpg1948, Le Star Tiger était un appareil britannique qui assurait a liaison Açores-Bermudes. Il disparut un jour de janvier, après avoir envoyé le message suivant :« Conditions météo excellentes. Arriverons à l'heure prévue. » Charles Berlitz précise cependant que des stations radio auraient capté deux ou trois autres messages qui semblaient être émis de très loin, comme s'ils venaient d'une autre dimension... L'auteur pense qu'il s'agissait des derniers messages du Star Tiger.
1948 toujours, au cours de cette même année, un Doublas DC 3 disparut entre Porto Rico et la Floride. Le pilote aurait transmis les informations suivantes : "Nous approchons de l'aéroport... Nous ne sommes plus qu'à 80 km au sud... Nous apercevons les lumières de Miami... Tout va bien. Attendons les instructions pour l'atterrissage. " La tour de contrôle de Miami répondit en vain. On ne retrouva jamais le DC 3, bien qu'il eût disparu près des côtes, là où la profondeur de l'eau n'atteint pas plus de 6 mètres. En juin 1950, par mer calme, un cargo costaricain disparut avec son équipage de 28 hommes. "Que s'est-il passé" demande Adi Kent Thomas Jeffrey. Personne n'en a la moindre idée. »

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2004.jpg

le 5 décembre 1945: Ce jour là , à 14h50  5 Bombardiers Américains quittent leur base de Fort Lauderdale pour un vol d'entrainement , les conditions de vol étaient excellentes . Ils forment l'escadrille 19 .

A 15h45 , le chef de cette escadrille , Charles Taylor , cherche à joindre la tour de contrôle .Voici leur dialogue ...
-Tour de contrôle : à vous. Répondez vite. Nous sommes perdus. Aucune terre en vue... je répète... aucune terre en vue
- Donnez votre position.
- Difficile de vous l'indiquer. Nous ne savons pas au juste où nous sommes. Je crois que nous sommes perdus.
- Dirigez-vous vers l'ouest.
- Impossible de savoir où est l'ouest. Tout est confus. Étrange. Nous ne savons plus quelle est notre position. Même l'océan a l'air bizarre.

Un aviateur de la base qui s'apprêtait à atterrir, le lieutenant Robert
Cox entend ces messages. Il tente d'entrer en contact :

-Escadrille 19, quelle est votre altitude?
Pas de réponse
Quelque minutes plus tard , il entend :

«Ne cherchez pas à me rejoindre ! Ils ressemblent à ...»
Puis , plus rien . L'escadrille 19 fut disparue. Plus jamais on ne la retrouva

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2006.jpgLe mystère s'épaissit lorsque le professeur Wayne Meshejian déclara que le satellite météorologique de la National Oceanographic Administration tombait systématiquement en panne chaque fois qu'il passait au-dessus du Triangle des Bermudes : « Une force que nous ne connaissons pas, précisa-t-il, empêche le passage des informations. »
Il y a encore plus inquiétant. Selon Ivan T. Sanderson, le Triangle des Bermudes ne serait pas unique en son genre. Cet auteur a délimité au moins douze régions du globe où de semblables phénomènes se produisent régulièrement :« S'il est vrai qu'avions, bateaux et sous-marins disparaissent dans le monde entier, écrit-il, il faut reconnaître que certaines régions sont plus sujettes à ces étranges phénomènes que d'autres. » C'est le cas, par exemple, d'une région côtière du Japon, que l'on a surnommée la « mer du Diable ». Alarmé par la disparition de cinq cargos en l'espace de quelques années, le gouvernement japonais décida, en 1955, d'envoyer un bateau expérimental - le Kayio Maru N°5 sur les lieux. Il disparut lui aussi ! Depuis, le gouvernement a interdit la circulation maritime dans cette zone...

L'attitude du gouvernement américain est tout autre. Officiellement il n'y a pas de « mystère » du Triangle des Bermudes. Il n'est donc pas nécessaire d'en interdire l'accès. Toutefois, on entend parfois en privé des opinions différentes, notamment de la part d'officiers de la Marine, qui pensent que le Gouvernement nie globalement les faits pour cacher son ignorance et rassurer le public. Quel est donc ce mystère ?

- Les tentatives d'explication ne manquent pas. Pour John Wallace Spencer, les ovnis sont responsables.

- Pour Ivan T. Sanderson, la réponse se trouverait plutôt au fond de la mer que dans les cieux. Une civilisation évoluée vivrait sous les eaux et s'intéresserait à nous...

- On a pensé aussi à d'éventuels trous noirs, ce qui provoquerait des ralentissements ou, au contraire, des accélérations dans le temps. Cette dernière hypothèse recoupe l'expérience d'un jeune pilote du nom de Bruce Gernon qui, après avoir traversé un étrange nuage, atterrit à Miami avec un quart d'heure d'avance sur le temps de vol normal. Aurait-il pénétré dans une autre dimension ? Autre exemple à l'appui de cette hypothèse. Le cas d'un appareil de la compagnie Eastern Airlines qui, pendant dix minutes, disparut totalement des écrans de la tour de contrôle de Miami. Il réapparut soudain et atterrit sans aucun problème, personne à bord n'avait rien remarqué d'anormal. Pourtant, les montres des passagers retardaient toutes de dix minutes !

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2002.jpg- Charles Berlitz, quant à lui, relie deux mystères : celui du Triangle des Bermudes et celui de l'Atlantide, le continent englouti, qui, selon lui, serait situé au large de Bimini, dans les Bahamas. Certaines inventions très avancées des Atlantes fonctionneraient encore, notamment une machine ou une arme capable de désintégrer nos avions et nos navires.

- « Un phénomène magnétique encore mal défini serait-il à l'origine de ces étranges disparitions ?», demande Richard Winer. Il fait remarquer, en effet, que, dans le Triangle, l'aiguille de la boussole n'indique pas le pôle Nord magnétique mais le pôle Nord réel.

Le Triangle des Bermudes est sans nul doute un endroit mystérieux. Des centaines d'avions et de bateaux pourraient avoir inexplicablement disparu sans laisser de traces et sans envoyer de message de détresse. Qui plus est, comme le fait remarquer John Godwin dans This Battling World (Ce monde étrange), les conditions climatiques sont presque toujours excellentes. « S'agit-il, demande-t-iL d'un phénomène encore inconnu de la science ? Les lois de la nature ne nous sont-elles pas encore toutes connues ?»

Sources :
paul Begg : "Le Triangle des Bermudes"
Un museum.org
http://ovni-ufologie.over-blog.org/
www.ovni-france.fr/


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#2  21 Jun 2011 07:32:40

Carthoris
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Re: Le Triangle des Bermudes - Décryptage

LES NAUFRAGES A LA LOUPE

Le Triangle des Bermudes est un des plus grands mystères de tous les temps. Il se passerait dans cette région de bien étranges phénomènes que la science moderne n'est pas encore en mesure d'expliquer. Qu'en est-il exactement ?
En premier lieu. le nombre des disparitions est loin d'être aussi important que certains le prétendent. Sur 150000 bateaux qui traversent cette zone chaque année, 10 000 seulement envoient des messages de détresse et 100 font naufrage. La proportion n'est donc que de 0,07 %. Ouragans, tempêtes et trombes marines expliquent une bonne partie de ces disparitions. A ces phénomènes naturels, que l'on rencontre dans toutes les mers du monde, il faut ajouter l'influence du Gulf Stream, assez forte dans ces régions pour emporter un navire loin de sa route initiale ou pour disperser une épave en peu de temps.










**Examinons maintenant les cas les plus connus sans tenir compte de l'ordre chronologique.**



Le Bella est un navire britannique qui aurait disparu en 1854 entre Rio de Janeiro et la Jamaïque. Déséquilibré par un trop lourd chargement, il aurait chaviré. Toutefois, Alan Landsberg se demande pourquoi cela se produisit exactement au moment où il entrait dans le Triangle fatal. En fait, le Bella n'a jamais existé. Un bateau de ce nom a bien été construit à Liverpool en 1852, mais il n'a jamais fait naufrage. Seul un navire associé à l'affaire de l'héritage de Richard Tichborne pourrait correspondre. Or, ce dernier n'a jamais été perdu : son épave fut retrouvée six jours après le départ de Rio. Ce qui implique que même dans les meilleures conditions, le Bella ne pouvait se trouver à moins de 3 200 km du Triangle des Bermudes au moment de la catastrophe !

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2011.jpgLe trois-mâts allemand Freya aurait subi un sort semblable. Il aurait quitté Manzanillo, à Cuba, en 1902 et aurait été retrouvé abandonné de son équipage dans le Triangle. Tout semblait indiquer qu'il avait été pris dans une violente tempête, alors qu'aucune n'avait été signalée. I1 faut rappeler cependant l'existence d'une forte activité volcanique dans cette région. Toutefois, cette dernière précision importe finalement peu, puisque tout le reste est presque entièrement faux ! Ce n'est pas dans le Triangle des Bermudes, mais dans le Pacifique, que l'on retrouva le bateau abandonné. Quant au port de départ, ce n'était pas Manzanillo de Cuba. mais Manzanillo du Mexique... Le Bella et le Freya ne devinrent des « bateaux-mystère » que lorsque l'on commença à parler du Triangle des Bermudes. Quant au Lotta, au Viego et au Maramon, ou Miramonde, impossible d'en retrouver la trace. Ont-ils seulement jamais existé ?

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2009.jpgAu XIX° siècle et au début du XX° les bateaux n'étant pas encore équipés de radio, l'endroit exact du naufrage était difficile à localiser. Prenons le cas de l'Atalante ou Atalanta, comme certains l'appellent à tort : la traversée des Bermudes ne constituait qu'une petite partie (800 km) du long voyage de 4 800 km que le navire aurait dû effectuer. Rien ne permet donc d'affirmer qu'il fit naufrage dans la zone fatale. En revanche. nous savons que l'équipage. constitué en grande partie d'élèves officiers, manquait d'expérience pour faire face aux tempêtes qu'il rencontra sur sa route.


http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2012.jpgLe Cyclops qui des premiers bateaux munis d'un équipement radio, eut lui aussi à affronter des vents violents atteignant jusqu'à 135 km/h. Déséquilibré par un chargement de charbon trop important, il aurait vraisemblablement chaviré et coulé en quelques instants.

Quant au cargo japonais Raifuku Maru, qui aurait disparu en 1925 après avoir envoyé un étrange message, tout s'explique en fait simplement. Le message original était : « Now very danger. Come quick !(Danger imminent. Venez. vite !) » Mais, à cause d'interférences électriques, l'Homeric, un paquebot de la compagnie White Star, reçut le a mystérieux » message mentionné précédemment (Danger poignard. Au secours vite !). Il arriva sur les lieux pour voir le Raifuku Maru sombrer au milieu d'une mer déchaînée.

Dans le cas du Sandra, seuls le nom et la nationalité sont exacts : il ne mesurait pas 106 ni de long, mais 185 ; son équipage n'était pas composé de 28 hommes, mais de 11 ; et la catastrophe eut lieu non pas en juin 1950, mais en avril. Quant au ciel, il ne devait certes rien avoir de clément sous l'ouragan qui souffla à cette époque !


http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2010.pngTempêtes et autres mauvaises conditions météorologiques expliquent d'ailleurs de nombreux autres cas de disparitions mystérieuses : celles de l'Anglo Australian en 1955, du yacht Connemara IV en 1955 et du Revenoc en 1958, par exemple. On pourrait en citer d'autres. Comme Charles Berlitz le dit lui-même :« Lorsque l'on sait ce qu'est devenu un navire, le mystère cesse... « C'est avec les disparitions d'avions que le Triangle des Bermudes acquit une réputation internationale, et tout particulièrement avec celle de cinq bombardiers de la marine américaine. Examinons tout d'abord le cas du Star Tiger et du Douglas DC-3, disparus tous deux en 1948, le premier le 30 janvier, le second le 28 décembre.

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2007.jpgC’est à la fin du vol qu'il effectuait des Açores aux Bermudes que l'on perdit la trace du Star Tiger, un Tudor IV britannique. Peu avant, le pilote aurait demandé des indications sur sa position exacte. Son dernier message n'a jamais été, comme on l'a prétendu : « Conditions météo excellentes. Arriverons à l'heure prévue. » La situation était loin d'être aussi idéale. Nuages bas, vents violents avaient gêné le pilote pendant tout le vol. Il était en retard sur l'horaire prévu et avait été obligé de réduire la marge de sécurité de carburant supplémentaire. Est-ce par hasard si l'avion disparut au moment le plus critique du vol ? Il lui était impossible de rejoindre un autre aéroport que celui de la Grande Bermude faute de carburant. D'autre part, il ne pouvait voler à plus de 600 m d'altitude à cause des vents. Dans de telles conditions « un simple incident - une panne de moteur, par exemple - a pu avoir des conséquences catastrophiques.


Pour créer le « cas mystérieux », certains auteurs n'hésitent pas à commettre des omissions ou à déformer sciemment les faits. C'est très net dans le cas du Douglas DC-3. Avec 27 passagers à bord, l'avion avait quitté San Juan. Porto Rico, à destination de Miami. Le capitaine Robert Linquist aurait signalé qu'il n'était plus qu'à 80 km de Miami et qu'il apercevait déjà les lumières de la ville. La tour de contrôle lui avant transmis les instructions pour l'atterrissage ne reçut jamais de réponse. Il est précisé, d'autre part, que l'avion disparut près de la côte, là où l'eau est peu profonde - pas plus de 6 m - et que, pourtant, on ne l'a jamais retrouvé. En réalité, le pilote du DC-3 avait signalé auparavant que la radio était défectueuse, fait essentiel que beaucoup d'auteurs omettent de rapporter. Le silence n'indique donc pas nécessairement le moment précis de la catastrophe. Cette panne de radio explique d'autre part l'absence de message de détresse. Enfin, si le pilote signala bien sa position - 80 km de Miami -, il n'a jamais fait aucune allusion aux lumières de la ville. Il semblerait que certains auteurs aient ajouté ce détail pittoresque, assurant qu'elles devaient être visibles de cette distance.
Que s'est-il donc passé ? Au cours du vol, le pilote avait dû faire face à un vent de nord-est. A l'approche de la Floride, la direction des vents changea. La tour de contrôle de Miami en fit part au pilote. Mais si, à cause du mauvais fonctionnement de la radio, il ne reçut jamais le message - ce qui est vraisemblable -, il est possible qu'il ait manqué la péninsule de Floride et qu'il se soit engagé dans le golfe du Mexique. Or, dans cette zone, des endroits où l'eau est effectivement peu profonde voisinent avec de véritables gouffres qui peuvent descendre jusqu'à 1 500 m, ce que de nombreux auteurs oublient, comme par hasard, de préciser. Ce n'est donc pas parce que cet avion n'a jamais été retrouvé qu'il faut à tout prix faire intervenir un phénomène surnaturel.

En revanche, le mystère semble rejoindre la science dans le cas du satellite qui tombait systématiquement en panne au-dessus des Bermudes. C'est du moins ce que déclara le professeur Wayne Meshejian il y a quelques années. La réalité est en fait plus complexe. Ce satellite emmagasinait des informations visuelles et infrarouges sur la couverture nuageuse et transmettait ces informations à la Terre. Pour des raisons pratiques, on dissocia les deux : le signal infrarouge continua à être transmis directement ; le signal visuel, quant à lui, fut enregistré sur hande magnétique pour utilisation ultérieure. Or, le satellite, par pur hasard, passa au-dessus des Bermudes juste au moment où l'on changeait la bande et où, par conséquent, aucun message visuel n'était transmis.

Citons en dernier lieu le cas de l'appareil de la compagnie Eastern Airlines que les radars auraient perdu de vue pendant dix minutes, au bout desquelles il réapparut et atterrit sans problème. C'est alors que les passagers s'aperçurent que toutes les montres retardaient de dix minutes. Cette histoire a tout simplement été inventée de toutes pièces : ni le personnel de l'aéroport de Miami ni celui de la compagnie concernée n'ont jamais entendu parler de ce vol, décidément bien mystérieux !


Sources :
Le Triangle des Bermudes - Enquête Superscience Doc "La 5" - Remerciement à Intocrate
P. Begg : "Mystification dans les Bermudes"
Taringa.net


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#3  22 Jun 2011 00:00:51

Carthoris
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Re: Le Triangle des Bermudes - Décryptage

LES VOLS A LA LOUPE... ET LES HYPOTHESES

Il  suffit de lire les nombreux ouvrages qui traitent des disparitions mystérieuses du Triangle des Bermudes pour constater que leurs auteurs manquent trop souvent de méthode et de sérieux. Ivan T. Sanderson affirme, par exemple, que douze « zones de perturbation » encerclent le globe. Comment en est-il arrivé à cette conclusion ? Tout simplement, semble-t-il, en repérant sur une carte tous les endroits où sont survenus des naufrages ou des catastrophes aériennes si le nombre en est assez élevé, cela indique la présence d'une de ces zones, d'un « tourbillon malin » ! Que penser d'une telle méthode ?

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2016.jpgLa Mer du Diable - une de ces zones - se trouverait au large des côtes du Japon. Sa localisation exacte reste cependant sujet à controverse. Charles Berlitz et Vincent Gaddis la situent entre le Japon et les îles Bonin.. John Godwin entre Iwo Jima et l'île Marcus. Adi Kent Thomas Jeffrey et John Wallace Spencer entre le Japon et les îles Mariannes. Enfin, selon d'autres auteurs, elle constituerait un triangle Japon-Wake Island-Guam ! Entre 1950 et 1954, neuf cargos auraient disparu dans cette zone mystérieuse. Selon Charles Berlitz, le gouvernement japonais aurait, en 1955, chargé une équipe de savants de résoudre ce mystère. Conclusion le navire expérimental  Kaiyo Maru n° 5 disparut à son tour. En fait, il ne s'agit pas de neuf cargos, mais de neuf bateaux de pêche, de 62 à 192 t. dont on a perdu la trace entre 1949 et 1953. Quant au Kaiyo Maru n° 5, il ne disparut pas en 1955 mais en 1952. Il y avait bien des chercheurs à bord, mais ils étudiaient la naissance d'un îlot volcanique. Enfin, les autorités japonaises n'ont jamais interdit l'accès de cette zone...

Les tentatives d'explication du mystère du Triangle des Bermudes ne manquent pas :
Les ovnis - certainement la plus populaire – « mini trous noirs » ou passages dans d'autres dimensions. Selon Charles Berlitz, l'Atlantide, le continent englouti serait situé au large de Bimini, dans les Bahamas. Une machine (ou une arme inconnue), dernier vestige des prouesses technologiques atlantes, fonctionnerait encore quelque part au fond de la mer et désintégrerait parfois bateaux et avions. Évidemment, il ne peut en donner la moindre preuve.

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2014.jpg L'hypothèse d'une anomalie magnétique dans le Triangle des Bermudes semble, à première vue, reposer sur des bases plus solides. Certains font en effet remarquer que, dans cette région, l'aiguille de la boussole n’indique pas le pôle Nord magnétique. Mais le pôle Nord réel. Cela n'a en fait rien de mystérieux : la science explique ce phénomène par ce qu'il est convenu d'appeler les agones. En certains endroits de la Terre, le pôle Nord réel et le pôle Nord magnétique se trouvent sur la même ligne. Ce qui est le cas au large des côtes de la Floride. Plus on s'éloigne des agones, plus la différence entre le pôle Nord réel et le pôle Nord magnétique s'accroît. Quant à l'aiguille de la boussole qui s’affole soudain, cela vient tout simplement de variations magnétiques locales. Phénomène qui s'observe ailleurs que dans la zone du Triangle. Donc, là non plus, rien de vraiment mystérieux.

Mais, voilà. le filon rapporte ! Pour créer et entretenir le « mystère », les auteurs recourent à certaines techniques, que l'on retrouve de livre en livre. L'analogie et ses « comme si » est une des plus fréquentes. Charles Berlitz écrit par exemple, que « souvent, on ne retrouve pas les épaves, connue si les bateaux et leurs équipages avaient été enlevés dans une autre dimension ». La technique du « pas encore » est aussi très utilisée. « Les savants n'ont pas encore découvert la nature des forces étranges qui se manifestent dans le Triangle des Bermudes », déclare le même auteur. Ce qui implique qu'ils les étudient, donc qu'ils croient en leur existence. Berlitz fait parfois des comparaisons véritablement absurdes. Ainsi, il commente : « On a dit que le Revonoc était entré en collision de nuit avec un cargo de grand tonnage. Ce qui est déjà impossible dans le cas de petits voiliers l'est encore plus dans le cas de disparitions de navires marchands : si un cargo renversait un cargo de même taille. cela se remarquerait. » Pour information, précisons de toute façon que le Revonoc a disparu en 1958, dans une des plus « violentes tempêtes qu'ait connues le sud de la Floride »(commentaire du New York Times). Si Berlitz prenait la peine de s'informer avec sérieux, peut-être commettrait-il moins de grossières erreurs : ainsi, dans Le Triangle des Bermudes, il affirme que le Star Tiger disparut un jour de janvier 1948 après avoir envoyé le message suivant : «  Conditions météo excellentes. Arriverons à l'heure prévue. » Cela n'est que pure invention. Rien de la sorte ne figure dans le rapport d'enquête, ni dans les conclusions de l'enquête publique parues dans les journaux de l'époque. En fait, il a été établi que les conditions météorologiques étaient loin d'être excellente. Mais, bien que cet élément capital dans la disparition du Star Tiger ait été mentionné plusieurs fois, Berlitz n'en continue pas moins à l'ignorer délibérément...

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2015.jpg Autre exemple fameux. celui des cinq bombardiers de la Marine américaine - l'escadrille 19 - disparue en 1945. C’est l'épisode le plus connu de toutes les disparitions mystérieuses survenue dans cette zone fatale. Le cinéma ,'est chargé de lui donner une suite : dans Rencontre du troisième typee, film tourné en 1977. le,,, pilotes réapparaissent de nos jours dans, le désert du Mexique, après une absence de plus de trente ans. Comment démêler la réalité de la légende. Rapportons en premier lieu l'histoire telle qu'on la raconte. Les cinq bombardiers (Grumman TBM) auraient quitté la base de l'aéronavale de Fort Lauderdale en Floride, le 5 décembre 1945, à 2 heures de l'après-midi. Selon Charles Berlitz, c'était « un vol de routine... pilotes et membres de l'équipage n'en étaient pas à leur premier vol. Il ajoute que selon d'autres pilotes sortis le matin même. les conditions de vol étaient excellentes. A l1h 45, le chef de l’escacrille, le lieutenant Charles C. Tavlor, aurait envoyé le message suivant :

-  « Tour de contrôle : à vous. Répondez vite. Nous sommes perdus. Aucune terre en vue... Je répète... aucune terre en vue.
- « Donnez-nous votre position, demanda la tour de Contrôle. »
- « Difficile de vous l'indiquer. Nous ne savons pas au juste où nous sommes. Je crois que nous sommes perdus. »
- « Dirigez-vous vers l'ouest. »
- « Impossible de savoir où est l'ouest. Tout est confus... étrange. Nous ne savons plus quelle est notre position. Même l'océan a l'air bizarre. »

Le lieutenant Robert Cox, instructeur en chef de Fort Lauderdale, entendit ces messages alors qu'il s'apprêtait à atterrir. Il lui sembla savoir où se trouvait l'escadrille 19. Il tenta d'entrer en contact :
- «  Escadrille 19, quelle est votre altitude »
- « Je me dirige vers le sud et vais essayer de vous rejoindre. »
Toute aide aurait certainement été la bienvenue. Pourtant, Taylor resta étrangement silencieux. Au bout de quelques minutes, le lieutenant Cox entendit les paroles suivantes :
- « Ne cherchez pas à me rejoindre ! Ils ressemblent à... » Puis, plus rien.

Il était alors 16 h 30. A peu près au même moment, un hydravion Martin « Mariner » chargé de retrouver l'escadrille 19 approchait de l'endroit d'où le dernier message avait semble-t-il été envoyé et... disparut à son tour ! En l'espace de quelques heures, le Triangle fatal avait englouti pas moins de six avions militaires. Malgré des recherches menées à grande échelle, on ne retrouva jamais trace ni des avions ni de leurs équipages. A la fin de cette longue enquête infructueuse, un officier de la Marine déclara que « l'on arrivait presque à se demander si l'escadrille 19 et l'hydravion ne s'étaient pas envolés vers Mars !. »… Cas étrange en vérité. Pourquoi, par exemple, le lieutenant Taylor refusa-t-il l'aide de Cox ? Et à quoi faisait-il allusion lorsqu'il s'écria : « Ils ressemblent à... » Joan Powers, la veuve d'un pilote de l'escadrille, aurait fait le commentaire suivant : « A mon avis, ils ont aperçu quelque chose d'étrange au-dessus du Triangle... quelque chose de tellement effrayant que le lieutenant Taylor n'a pas voulu que le lieutenant Cox risque sa vie. Quelque chose que la Marine, pour des raisons de sécurité nationale, préfère tenir secret. » Ce cas de disparition semble donc un des plus étranges de toute l'histoire de l’aviation... si toutefois tout cela est vrai. Ce qui est loin d'être le cas ! Une fois encore, les faits démentent la légende du mystère du Triangle des Bermudes.

Si l'on en croit le récit que nous venons de résumer, les conditions météorologiques étaient excellentes et les pilotes se sentaient en toute sécurité sur un vol qu'ils n'effectuaient pas pour la première fois. En réalité, si le ciel était effectivement clair lorsqu'ils décollèrent de Fort Lauderdale, ces conditions idéales ne durèrent pas. Une tempête se déclencha soudain et les conditions de vol devinrent vite difficiles. Or, contrairement à ce que l'on raconte, seul le lieutenant Taylor, avec 2509 heures de vol à son actif, était un pilote expérimenté. Il faut toutefois préciser qu'il venait d'être muté à Fort Lauderdale et qu'il effectuait donc son premier vol dans une région qu’il ne connaissait pas. L’expérience des autres pilotes n’était que de 300 heures dont 60 seulement sur ce type de bombardiers. C'était un vol de « routine » en ce sens qu’il faisait partie des exercices de vol habituels de Fort Lauderdale. Mais, en soi, c'était un parcours difficile. Ce n'est pas la tour de contrôle de Fort Lauderdale qui reçut le premier message, mais le lieutenant Cox qui intercepta un échange radio où quelqu'un demandait au capitaine Edward Powers ce qu'indiquaient ses instruments Goniométriques.

-    « Je ne sais pas ou nous sommes, répondit Powers. Nous avons dû nous perdre au dernier changement de direction. »
-    Cox intervint alors « Vous avez des ennuis Qu'est-ce qui se passe »
Réponse de Taylor :
- « Mes deux boussoles sont en panne. J'essaie de retrouver la direction de Fort Lauderdale. Je pense que nous survolons l'archipel des Keys, mais je ne sais pas à quelle altitude... »

Cette première communication est très importante. Elle nous éclaire sur la suite des événements. Le lieutenant Taylor, ainsi que le capitaine Powers - le pilote le plus expérimenté après lui - pensaient s'être trompés de direction. Les bombardiers se trouvaient au-dessus de Great Sale Cay, dans les Bahamas. Mais le lieutenant Taylor crut reconnaître les Keys de Floride. région qu'il avait survolée de nombreuses fois lorsqu'il était basé à Miami. Il ne savait donc plus très bien s'il se trouvait à l'est ou à l'ouest de la Floride, au-dessus de l'océan Atlantique ou au-dessus du golfe du Mexique. A cause de cette confusion, le lieutenant Cox s'orienta sur les Keys pour donner à Taylor les indications qui lui permettraient de retrouver Fort Lauderdale. Il aurait ajouté :
- « Quelle est votre altitude? Je me dirige vers le sud et vais essayer de vous rejoindre. »En réalité, Taylor répondit :
- « Je sais où je me trouve maintenant. Je suis à 700 m d'altitude. Inutile de venir me rejoindre. »
Tout semblait donc normal. Malheureusement, Taylor se trompait sur sa position. Et il finit par se perdre complètement. Ses instruments goniométriques étaient en panne (du moins, c'est ce qu'il croyait), il n'avait pas de montre et des émissions cubaines parasitaient sa radio. Il préféra néanmoins rester sur cette fréquence par peur de perdre contact avec le reste de l'escadrille, plutôt que d'envoyer un message de détresse sur une fréquence libre. Les conditions météorologiques empirèrent avec la tombée de la nuit. A 18 h 30, l'obscurité était totale en cette nuit d'hiver et la tempête faisait rage. Le lieutenant Taylor fit tout son possible pour tenter de sauver ses hommes. « Formation rapprochée, ordonna-t-il. Si la terre n'apparaît pas bientôt, il va falloir tenter un amerrissage forcé... Lorsque le premier d'entre nous n'aura plus que 45 litres de carburant, nous descendrons tous ensemble. A 19h04, un des pilotes essaya de contacter le lieutenant Taylor. Ce fut le dernier message. Il est vraisemblable que dans l'heure qui suivit, les cinq bombardiers, en tentant d'amerrir, furent engloutis par une mer déchaînée. Au cours de l'enquête. des experts affirmèrent que pendant une tempête un TBM ne pourrait tenir en équilibre sur les vagues plus d'une minute.http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2008.jpg
De la base de Lauderdale, des avions de reconnaissance partirent immédiatement à la recherche des bombardiers en difficulté. Tentative qui ne pouvait manquer d'échouer la nuit, en pleine tempête. Voici les faits. On remarque donc que le « mystère » de la disparition de l'escadrille 19 repose sur une série de falsifications : messages qui ne furent jamais envoyés, décalage dans le temps, etc. La disparition « mystérieuse » de l'escadrille 19 s'explique donc assez facilement. 11 nous reste cependant à éclaircir l'origine des messages que le lieutenant Taylor aurait échangés avec la tour de contrôle de Lauderdale. C'est Allan W. Eckert qui les mentionna par écrit pour la première fois dans un article paru en 1962. Il ne donne pas ses sources. Charles Berlitz affirme, quant à lui, qu'il s'appuie sur les notes qu'auraient prises le commandant R.II. Worshing, à l'époque du drame lieutenant à Fort Lauderdale. Or, lors d'une émission télévisée de la B.B.C. sur le Triangle des Bermudes, le commandant Worshing nia catégoriquement avoir jamais pris de notes, précisant que lorsqu'il était arrivé ce jour-là à la tour il y avait déjà longtemps que les bombardiers avaient cessé d'envoyer des messages. L'affaire de l'escadrille 19 est caractéristique de toutes les disparitions prétendument « mystérieuses » du Triangle des Bermudes. La vérité a été déformée et il y a de grossières erreurs. Depuis quarante ans, les auteurs se copient mutuellement, sans prendre la peine de vérifier leurs sources. C'est ainsi que se crée le « mystère »...

http://carthoris.free.fr/Images/Triangle%20des%20Bermudes%2013.jpg

Il faut se rendre à l'évidence : le « mystère » du Triangle des Bermudes n'existe pas. Il a été créé de toutes pièces. Certains prétendent qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Et lorsqu'un journaliste émet quelques doutes sur la réalité des disparitions mystérieuses, on l'accuse immanquablement d'être victime de ses préjugés et de faire de la critique systématique. Voici, par exemple, comment Adi Kent Thomas Jeffrey implore son lecteur . « Levons nos visages vers les voiles du mystère. Ne couvrons pas nos sens de l'armure du doute et du scepticisme. Ne nous vêtons pas de l'habit de l'étroitesse d'esprit sous le couvert d'un prétendu bon sens. » Étroitesse d'esprit Il faudrait d'abord s'entendre sur le sens des termes. Il nous reste certes beaucoup à apprendre sur l'univers dans lequel nous vivons. Toutefois. il faut reconnaître objectivement que les défenseurs du « mystère » du Triangle des Bermudes n'opposent aucun argument valable à leurs détracteurs. L'étude des phénomènes inexpliqués ne manquera pas, un jour, de porter ses fruits. Mais seulement si elle est menée sérieusement. Or, ce n'est pas en cultivant le sensationnel ni en négligeant de vérifier leurs sources, comme le font trop d'auteurs dans le cas du Triangle des Bermudes, que la science avancera.


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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