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#1  16 Apr 2011 00:34:09

Carthoris
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Le Rosicrucisme

LES ROSE-CROIX ISSUS DU CATHARISME ?

Première partie d'une série en 4 épisodes pour décortiquer le Rosicrucisme son ascendance et sa descendance éventuelle.

Une étrange page de l'histoire secrète est en train de s'ouvrir...
Lorsque, en 1622, est placardé un peu partout en Europe, et en particulier sur les murs de Paris, le manifeste de la « Fama », ou Fraternité Rose Croix, une grande effervescence s'empare des esprits, et tout le monde s'interroge pour savoir qui sont ces rose-croix.
D'où viennent-ils, et comment peut-on entrer en rapport avec eux ?
Sont-ils les héritiers des confréries de bâtisseurs médiévaux groupés en loges et détenteurs de secrets initatiques liés aux « métiers » ?
Continuent-ils la tradition antique des alchimistes oeuvrant au fourneau et au creuset, en l'amplifiant jusqu'à l'alchimie spirituelle? Ou bien s'agit-il tout simplement d'imposteurs qui, sous le voile de l'anonymat, tentent de « déstabiliser l'Europe » en propageant des doctrines «  subversives » anti-catholiques, se parant de l'auréole de l'ésotérisme et du désintéressement ?
Toutes ces thèses circulent à l'époque et, pour y voir un peu plus clair, il est utile de se pencher sur les auteurs présumés des textes diffusés très systématiquement entre 1614 et 1649, sous le symbole de la croix surchargée d'une rose.

FILIATIONS ENTRE CATHARISME ET ROSICRUCISME:

DU POINT DE VUE RELIGIEUX
- Les cathares comme les rose+croix sont des chrétiens, tous les deux vont s'opposer aux dogmes de l'Eglise catholique alors toute puissante en Europe.

- Les cathares sont les descendants des chrétiens primitifs et des manichéens. Les rose+croix, de leur côté, prônaient une doctrine qui se voulait être la forme ésotérique de la religion chrétienne.

- Les deux mouvements ne nous ont pas laissé beaucoup de livres de base; nous n'avons que très peu de documents écrits par la main même des intéressés, ceux que nous connaissons ont été écrits par leurs adversaires.

- Les cathares formaient une véritable société secrète, comme les rose+croix. Il y avait une initiation dans les deux mouvements.

- Tous les deux furent persécutés par l'Eglise catholique romaine. Les cathares furent brûlés et les rose+croix pourchassés.

- Il existe bien sûr des différences entre les deux contenus philosophiques mais nous trouvons aussi certaines similitudes, surtout la croyance en l'émanatisme, qui consiste à penser que l'âme est une parcelle de Dieu, contrairement au corps. L'âme étant imparfaite, car elle se trouve justement dans le corps humain, elle doit retrouver sa pureté originelle grâce à la méditation et à la connaissance.


DU POINT DE VUE HISTORIQUE
Le catharisme s'est installé dans le Midi de la France durant les premières croisades. En effet, celles-ci emmenèrent le mysticisme oriental, dont les cathares se sont largement inspirés. Les parfaits cathares n'étaient plus d'accord avec le dogme de l'Eglise catholique, ils ont alors prêché  une nouvelle religion qui était un mélange de l'enseignement de Zoroastre, de Manès et des gnostiques : les chrétiens primitifs.

Dans son histoire des rose+croix, Sédir écrit que trois mouvements mystiques ont influencé la fondation des rose+croix :

                - Le Gnosticisme

                - Les traditions alchimiques

                - Le mysticisme conventuel

Nous voyons donc que rose+croix et cathares ont une origine commune. De plus le mouvement rosicrucien est postérieur d'un siècle environ à la religion cathare, mais au fait, d'où vient le rosicrucianisme.

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2002.pngLes travaux historiques entrepris récemment permettent d'identifier avec une quasi certitude l'auteur des divers manifestes de la Fama, notamment du plus important d'entre eux. Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz (Strasbourg, 1614). Ce mystique allemand de confession protestante a une bien curieuse histoire. Né en 1586 dans le Wurtemberg (proche du Palatinat), Johann-Valentin Andred était le petit fils d'un éminent théologien luthérien. Il devint pasteur lui-même et toutes ses activités furent tournées, tout au long de sa vie, à la fois vers les études alchimiques et le désir de « rénover le christianisme » par un retour à la pureté de l'évangile. Pour arriver à acquérir quelque influence dans le monde et faire triompher ses désirs en vue du « grand dessein » qu'il caressait avec un certain groupe d'amis, Andreâ comptait sur l'appui à la fois du duc de Wurtemberg, Frédéric ler, alchimiste, anglophile et bien disposé envers ses projets, ainsi que sur celui d'un personnage plus important : l'Électeur palatin, qui venait d'épouser la fille du roi d'Angleterre Jacques Ier, et sur qui reposaient les espoirs du parti anti-Habsbourg en Allemagne. Cette tentative tardive de restauration du vaste monde » placée sous les auspices du Saint-Esprit ne visait à rien de moins que la reconstitution - avec d'autres moyens - de la synarchie templière dominant au début du XIV° siècle, de son armature ésotérique, le monde politico-financier de l'époque. Son but faire une Europe économiquement et sociologiquement unie autour d'un « christianisme rénové », placée sous l'autorité suprême du Saint Empire romain germanique acquis aux idées nouvelles et gagné par la Réforme luthérienne. Sur un plan politique concret, ce projet ne pouvait aboutir sans le soutien actif - au moins l'appui implicite - des principaux souverains ouverts à ce courant d'idées : à savoir l'Électeur palatin et le duc de Wurtemberg, déjà gagnés à la cause, mais encore le roi d'Angleterre. cheville ouvrière du système avec le roi de France Henri IV, d'origine protestante et rallié au catholicisme « du bout des lèvres ». Nous verrons comment ce plan échouera.

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2001.jpgEn attendant. il est passionnant de se reporter au texte lui-même attribué à Christian Rosenkreutz, car il nous révèle les préoccupations profondes de son auteur, ainsi que sa vision du monde et les moyens occultes mis en oeuvre afin de parvenir au but final, au terme d'une «  quête mystérieuse » dont les ramifications s'étendent jusqu'à l'époque où nous vivons. !1 chacun son interprétation ! Indiquons cependant les « pistes » et « symboles » les plus caractéristiques.
Comme leur auteur présumé: Jean-Valentin Andreà, les "Noces Chymiques" nous présentent Christian Rosenkreutrz comme un voyageur inlassable, avant sillonné au cours de sa vie toute l'Europe et même le Proche-Orient. Comme Jean-Valentin, le héros du livre est également un savant en mathématiques et en sciences naturelles.
Première divulgation publique de la Rose Croix, l'ouvrage. édité à Cassel chez Wessen, entendait apporter "une commune et générale réformation de tout le vaste monde, Suivie de la Fama fraternitatis de l'ordre louable de la Rose-Croix qui adressée à tous les savants et chefs de l'Europe. Ainsi qu'une courte réponse faite par M. Haselmayer qui, à cause de cela a été arrêté et emprisonné par les jésuites et mis aux fers sur les galères. Présentement publié et imprimé et communiqué à tous les « coeurs fidèles d'Europe ».
La Fama nous apprend la fondation de l'ordre par l'Allemand Christian Rosenkreutz, dernier descendant de la famille de Germelshausen, au XIIIe siècle. Le « résurrecteur » de la Rose-Croix voyagea dans le Proche-Orient et en Syrie (la terre « solaire ») chez les Druses des montagnes, au cours de son périple.
Le récit nous fait ensuite assister à la découverte du tombeau de Christian Rosenkreutz. Cent vingt ans après la disparition du maître. Dans le sépulcre, les disciples trouvèrent un parchemin que le cadavre serrait encore dans sa main, et toutes sortes d'objets rituels :« des miroirs de diverses vertus ». ainsi que des « clochettes », des « lampes allumées » (les fameuses « lampes perpétuelles » de l'hermétisme alexandrin), de mystérieux « chants artificiels »...
Ces sphères de cristal aux étranges feux sont, par analogie- éclairées par le « soleil intérieur » comme si l'homme spirituel recélait en lui-même une image réduite (microcosme) de l'Univers.
C'est en tout cas par la seule filière du récit de Jean-Valentin que nous pouvons comprendre les clefs qui permettent d'« ouvrir » les textes « hermétiquement clos » et de leur donner un sens, débouchant sur toutes les liaisons et interconnections possibles. Si le texte dit vrai et qu'il existe à l'origine de tout cela une « antique fraternité », quelle est-elle ?

Maurice Magre, l'écrivain occitan féru d'occultisme et de magie, s'est penché sur cette énigme où il voit une « résurgence tardive » du catharisme. Rosenkreutz (ou toute autre personne « Signifiante ») serait un initié cathare instruit par les derniers albigeois enfuis en Allemagne et aux Pays-Bas.
« Sous l'influence d'un albigeois voyageur. écrit l'auteur du Sang de Toulouse, la doctrine traversa les montagnes hérissées de sapins et fleurit dans le pays de Rhoen, sur la frontière de Hesse et de Thuringe. Au milieu de la forêt de Thuringe se dressait le Château de Germelshausen. Là s'instaura sous la protection du châtelain une petite communauté d'initiés. Poursuivis par les inquisiteurs, ces cathares furent encore une fois traqués, le castel fut pris d'assaut et la famille Gennelshausen massacrée, à l'exception du plus jeune fils sauvé par un moine. »
Recueilli et transféré en un lieu plus sûr, le jeune Christian Rosenkreutz rejoignit la communauté des moines qui l'avaient pris sous lent- protection et lui enseignèrent le grec et le latin, formant un groupe fraternel de cinq, résolu à se consacrer uniquement « à la recherche de la vérité », source qu'ils espéraient trouver dans l'Orient lointain. C'est, pour commencer, en Syrie qu'ils se rendirent donc, sous couvert d'un pèlerinage au Saint-Sépulcre et à la Sainte-Face, alors conservée à Damas. Après l'escale de Damas, Rosenkreutzz et ses amis se dirigèrent vers Chypre.
Damas, ville des roses. était un centre important d'initiation soufique, au cœur de l'ésotérisme musulman, présent tant dans le sunnisme que dans le chi'isme. La Syrie était alors aux mains des Mamelouks, caste militaire d'origine européenne convertie à l'islam, qui régnait en même temps sur l'Égypte. On sait que les Arabes sont les inventeurs de l'algèbre et des chiffres que nous employons, selon la numération de 1 à 9, et les utilisateurs du zéro introduit par les Indiens. Pourtant, la haute doctrine mathématique n'est pas d'origine arabe, car elle a été transmise à travers le mystère pythagoricien des « nombres d'or », et le grand initié grec lui-même tenait cette science des mathématiques sacrées de l'Égypte pharaonique, instruite par la figure du Grand Hermès (d'où le nom : hermétisme, donné plus tard à la doctrine des alchimistes et des « philosophes » à la recherche de la fameuse pierre).
C'est d'ailleurs avec un dessein bien arrêté que l'enseignement rosicrucien de la Fama se réfère à trois domaines jugés fondamentaux l'hermétisme, la philosophie, les mathématiques Célestes. La réunion de ces trois sciences doit permettre chez l'« homme accompli » une réalisation dans le domaine spirituel (contemplation), dans celui de l'action (mouvement des idées) et dans celui de la magie qui permet de connaître les lois régissant le monde terrestre.

Nous voyons donc que rose+croix et cathares ont une origine commune. De plus le mouvement rosicrucien est postérieur d'un siècle environ à la religion cathare, mais au fait, d'où vient le rosicrucianisme.
Christian ROSENCREUTZ, le fondateur :
Pour certains historiens, il fut un personnage mythique. C'était l'initié par excellence. Pour d'autres, il a réellement existé et serait né en 1378.
A quatre ans, il rentre dans un couvent où il apprit le latin et le grec. A 16 ans, il accompagne son frère à Jérusalem ; hélas, cet homme mourut en chemin. Christian continue son chemin en soignant les malades. Il séjourne en Arabie où il rencontre un collège de sages qui attendaient sa visite. Trois ans plus tard, il les quitte, séjourne en Egypte, puis à Fès ou il fonde le mouvement qui porte son nom.
Vous me direz ne pas voir trace de cathare dans ces pérégrinations. Vous avez raison, mais il existe des légendes sur Rosencreutz, légendes que je vais me faire un plaisir de vous raconter :
" Il serait le descendant d'une famille de cathares qui auraient fuit la France, lors des persécutions exercées par l'Eglise catholique. Cette fuite aurait eu lieu au début du XIVe siècle. Cette famille se serait alors établie en Allemagne "
Un autre élément intéressant est une communication faite à Mr WITTEMANS (auteur de "Histoires des rose+croix, Editions BAUDOIN) par Mr ROEGSEN VON FLOSS. Pour lui ROSENCREUTZ fut le fils d'une famille fidèle aux néo-gnostiques, c'est à dire aux cathares. Il est historique que le catharisme a eu des ramifications en Allemagne. Cette famille fut persécutée par l’Ordre des dominicains, Christian fut le seul survivant.
Il est à noter que les défenseurs de MONTSEGUR, un des derniers bastions cathares, ont attendu en vain des renforts venus d'Allemagne. En effet à cette époque (1244), l'Empereur d'Allemagne se trouvait en conflit ouvert avec le Pape.
Pour certains chercheurs, la filiation entre cathares et rose+croix est indéniable. Julien TONDRIEU écrit dans son livre "L'Occultisme" (Ed MARABOUT) que le rosicrucianisme est un mouvement issu au XIIè siècle de Raymond VI, Comte de Toulouse. D'ailleurs, le sceau de son fils Raymond VII, le représente encadré par un croissant de lune et par une croix. Le comte partage donc la rose et le croissant, donc l'unité de la rose-croissant.
On peut terminer ce chapitre historique en soulignant que de nombreux occitans de confession protestante ont émigré en Allemagne au XVIIe siècle, période où l'on assiste à une recrudescence des activités rose+croix.
Nous constatons que la filiation entre les deux n'est pas historiquement impossible. Notons qu'entre la fin des derniers cathares (vers 1328) et le début véritable du mouvement rose+croix (vers 1400) il ne s'est écoulé qu'un siècle, donc il n'y a pas d'interruption notable entre les deux.
Mais ce n'est pas fini, car aujourd'hui, les fondateurs de deux ordres rose+croix ont croisé le chemin des cathares, le troisième ordre rose+croix se réclamant ouvertement du catharisme.
L'A.M.O.R.C
C'est un américain, Mr H. SPENCER Lewis qui fonda l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose+Croix au début du XXè siècle ; il reçut l'initiation de la main des maîtres dans une ville française. Cette ville est : TOULOUSE, la capitale du catharisme. Encore une coïncidence ! D'ailleurs Lewis Spencer ne cache pas cette filiation. Pour lui, la première loge rosicrucienne a été fondée à Toulouse par un moine pèlerin nommé Arnaud en 804.
Au XIIè siècle, les documents écrits par Arnaud ont été rassemblés par l'historien Phonaire qui les conserva dans un château de Toulouse. Ainsi les Comtes de Toulouse furent à la fois les protecteurs des cathares et des rose+croix.
Ces documents auraient été remis à Lewis lors de son initiation.

Par Justificus le 17.01.2011

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2005.jpgL'origine cathare de Christian Rosenkreutz et les antécédents égyptiens de l'initiation rosicrucienne des documents mis en circulation à l'aube du XVlle siècle se rejoignent à Toulouse, qui fut, depuis les Tectosages (peuple celtique). une métropole de l'ésotérisme et de la sacralité. C'est dans l'antique Tolosa des Wisigoths que réapparut, à la fin du siècle dernier, un ordre dans lequel on a pu voir une résurgence de l'ancienne et auguste fraternité.
Le fondateur d'un ordre rosicrucien bien connu, Spencer Lewis (d'ascendance galloise), a donné ce récit de sa réception et de son initiation parmi les frères de la Rose Croix, dans une ancienne tour templière de Toulouse :
«  J'avançai vers la vieille tour, le coeur un peu serré mais non sans hardiesse. Je frappai à la porte. mais je n'obtins pas de réponse. Je vis alors. près du mur, une cordelette que je tirai. Une sonnerie retentit quelque part dans les profondeurs de cet édifice qui semblait avoir été construit il v a des centaines d'années, ce qui était d'ailleurs le cas. [...] Finalement, la porte, cri s'ouvrit légèrement. J'attendis. Il faisait très sombre à l'intérieur et il semblait n'y avoir aucun signe de vie en ces lieux. Je me décidai à pousser la porte et à entrer. Je me trouvai alors devant un vieil escalier, qui paraissait être bien entretenu. Je repoussai la lourde porte et j'entendis le déclic de la serrure. J'étais bel et bien enfermé dans la vieille tour et je n'éprouvai aucune crainte... »
Le narrateur poursuit : «  Je montai immédiatement... L'homme qui m'accueillit était âgé. II portait une lonaue barbe arise et de longs cheveux légèrement bouclés. d'un blanc pur. qui lui tombaient jusqu'aux épaules... Il était vêtu d'une tunique blanche brodée de quelques symboles qui m'étaient alors inconnus».Est-ce au même type d'initiation (templiere et teutonique) que fait allusion le mythologue nazi des années 1940 Alfred Rosenberg, évoquant une tour médiévale des environs de Vienne où il fut un jour convié à se rendre sur un appel pressant lancé par certains représentants de la noblesse autrichienne, peut-être des membres élevés de l'ordre des Rose-Croix, désireux d' "ouvrir l'esprit" du théoricien à d'autres vues.
Ou bien l'étrange et bien mystérieuse cérémonie ayant pour cadre l'église et la crypte souterraine de Grottaferrata (près de Rome), encore utilisée de nos jours - semble-t-il -, serait-elle également liée aux destinées de la fraternité des rose-croix ?



http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2004.pngC'est à l'ancien grand maître de l'ordre rosicrucien Amorc, Raymond Bernard. que nous devons ce récit des plus évocateurs et qui pourrait bien se référer à des réalités insoupçonnées pour ceux qui ne regardent le Vatican que du côté de la colonnade du Bernin...
Introduit par un moine basilien dans une crypte secrète qui jouxte l'église, Raymond Bernard se retrouve dans une véritable grotte seulement éclairée par des flambeaux. Descendant plusieurs degrés d'un escalier taillé dans le roc, il se vit en face d'un autel de granit où l'on avait disposé plusieurs objets rituels. L'impression de sacré dominait ces lieux et en imprégnait l'atmosphère, comme saturée d'ondes vibratoires. Dans la pénombre, assis sur une cathèdre, une silhouette faisait face, que décrit ainsi notre interlocuteur :
- « Il est là, pâle, le crâne et le visage rasés, hiératique, et son immobilité est telle, sa grandeur si noble qu'on le dirait statue si ses veux n'étaient vie. Sur l'ample robe blanche, la croix de couleur rouge, proche du coeur, est un stigmate qui désigne l'état, la qualité de celui qui la porte et dont le collier d'anneaux entrelacés supportant le sceau révèle une fonction... Pas une seule fois au cours de notre entretien, il ne mentionnera le titre et les responsabilités qu'il peut assumer. » C'est pourquoi, bien que tout en lui. que ce soit la tenue. les insignes ou l'anneau pourpre que j'apercevrai bientôt au troisième doigt de sa main droite, aurait jadis signifié que nous étions en présence du plus haut dignitaire secret de l'ordre du "Temple, je désignerai cet être de majesté et de puissance sous le seul nom de Cardinal blanc. et cela, quoi que je puisse savoir et quel que soit le secret dont mon coeur est désormais le loyal écrin... »
Quoi qu'il en soit de l'interprétation du récit« celui-ci ne peut nous laisser indifférent. et il est non moins certain que plusieurs rencontres de ce type ont eu lieu depuis l'apparition des rose-croix. Quant à l'origine égyptienne de l'enseignement rosicrucien - mise en avant par le mage Cagliostro au XVIII, siècle lorsqu'il fondera la maçonnerie « égyptienne » et le rite de Memphis -, elle semble indiquée par le symbolisme de la grande pyramide de Gizèh (près du Caire) qui contient dans ses proportions admirables l'un des secrets de l'ordre cosmique du monde. La pierre cubique de la maçonnerie n'est elle pas un cube surmonté d'une pyramide ? Il est remarquable de constater que la Grande Pyramide d'Égypte n'est pas achevée et que la pointe du monument fait défaut. Cette « pierre » manquante doit être retrouvée, et ce n'est pas le moindre mérite des rose-croix que de l'avoir indiqué.
1622 : la Fama se manifeste : « Nous, députés du Collège principal des frères de la Rose-Croix. faisons séjour, visible et invisible, en cette ville, par la grâce du Très-Haut vers qui se tourne le coeur des justes. Nous montrons et enseignons sans livres ni marques à parler toutes sortes de langues des pays où voulons être, pour tuer les hommes nos semblables d'erreur et de mort. »

Peu de temps après fut apposée une autre affiche ainsi présentée :« S'il prend envie à quelqu'un de nous voir par curiosité seulement. il ne communiquera jamais avec nous ; mais, si la volonté le porte réellement et, de fait, à s'inscrire sur le registre de notre confraternité, nous, qui jugeons les pensées, lui ferons voir la vérité de nos promesses : tellement que nous ne mettons point le lieu de notre demeure, puisque les pensées, jointes à la volonté réelle du lecteur, seront capables de nous faire connaître à lui et lui à nous.»


Sources :
Points communs aux 2 ordres sur oeildusphinx.com (a lire les témoignages)
Article "Qui sont les Roses-Croix", auteur non mentionné
Extrait citation de Justificus


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

Hors ligne

 

#2  17 Apr 2011 22:36:26

Carthoris
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Re: Le Rosicrucisme

L’AGE D’OR DES ROSE-CROIX

On connaît l'origine de la croix, bois de supplice du Christ, instrument de la Passion et, en même temps, « arbre de vie » par où s'écoule le sang divin du Sauveur, fleuve qui s'épanche dans les quatre directions de l'espace, faisant refleurir en « verger » la terre gaste des romans du Graal. Mais quelle est l'origine de la rose ?

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2007.jpgC'est la plus belle fleur que nous connaissions, tant par son éclat que son parfum. Les peuples de l'Antiquité connaissaient déjà la rose. En Égypte, on en faisait venir des plantations d'Asie Mineure. Les roses d'Ispahan (Perse) sont célèbres, et en Occident, la « rose de Provins » est une espèce fort appréciée, de couleur rouge, introduite dans nos pays par le comte de Champagne, Thibaud V, à son retour de Terre sainte où il avait fréquenté les Templiers (grâce à cette bonne entente, une commanderie de l'Ordre s'établit à Provins). Le comte prit cette fleur pour emblème, la posa sur ses armes, d'où elle passa aux Lancastre (ce qui explique plus tard la « guerre des Deux-Roses » ). La rose, à n'en pas douter, est née dans les jardins de l'Orient Turkestan, Gulistan, région du Khorassan et de Samarkand, comme le signe visible d'une réalité invisible exprimée par quelques pétales et un parfum...
L'examen symbolique de la rose, en dehors de sa poésie naturelle inimitable, est chargé d'une triple signification : alchimique, géométrique et initiatique.
- Alchimique : dans la main de la Vierge, elle symbolise la connaissance des mystères du Grand-oeuvre. Rose rouge ou rose d'or, elle est synonyme de la « rubification », ou « parergon ». Elle appartient originellement à la Vierge noire du Cantique des cantiques.
- Géométrique : elle a traditionnellement cinq, huit, douze ou quinze pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore et aux mathématiques secrètes.
- Initiatique symbole de connaissance intégrale, d'illumination par l'ouverture des centres vitaux, puisque les saints comme les yogis font « fleurir les roses ». C'est dans ce sens qu'il faut comprendre l'expression «  découvrir le pot aux roses ».
Unies ensemble, la croix et la rose se complètent comme la lance et la coupe des récits arthuriens. L'une est symbole actif, viril, l'autre, symbole passif, féminin, liées la première au Soleil et la seconde à la Lune, l'une à la Lumière et l'autre à son reflet dans le créé. Mais la manifestation est liée à son principe, et l'on ne peut imaginer de même une « vie divine » qui n'agirait pas. C'est pourquoi la Rose-Croix exprime admirablement le mariage de l'Intelligence divine et du monde, sur tous les plans de la création, en même temps que le refus de toute dualité. Lorsque, dans le symbolisme universel, on n'utilise pas la rose (inconnue dans certains pays), on se sert alors du lotus (Extrême Orient), bien que cette fleur aquatique ne revête pas la même signification «  angélique ».
 

En tout cas, si la connaissance sub rosa a bien appartenu à la Fraternité Rose-Croix, rien ne dit cependant que l'état de rose-croix, fait d'amour et d'illumination intérieure, ne puisse appartenir à telle ou telle personne déterminée indépendamment des chaînes initiatiques classiques.
Quant aux sciences et connaissances attribuées à la Fama et à ses adeptes. certains n'ont pas hésité à les gratifier du savoir le plus étendu dans tous les domaines... ou peu s'en faut. Ainsi, pour F. Ribadeau-Dumas : « Les rose-croix pratiquaient, en mécanique, les miroirs d'Archiméde, en architecture les " sept merveilles ", les automates d'Archytas, de Bacon, de Maître Albert, les miroirs, le feu perpétuel. En arithmétique, c'était la rythmomachie, l'usage et le secret de la roue de Pythagore et de ses nombres s'élevant jusqu'à celui de Dieu. En musique, celle de la nature et de l'harmonie des choses. En géométrie, la quadrature du cercle. » Même s'il ne vient pas en droite ligne de l'Égypte ancienne - on peut supposer que les relais furent nombreux : Grèce. Rome, Alexandrie. Naples. Venise, Lyon. Édimbourg, Nuremberg -, l'héritage rosicrucien, s'il apparaît nommément seulement au début des temps modernes, au XVII° siècle, a des antécédents historiques infiniment vénérables, antérieurs à la Renaissance et que l'on trouve déjà constitués au Moyen Age, temps de renouveau prodigieux. Ne trouve-t-on pas en 1410. en Italie. le mouvement de la « Fede Santa ». reliant les « Fidèles d'Amour ». avec la rose héraldique pour emblème, cette même rose que Dante place au sommet de son Paradis. Dès 1570. Cornelius Agrippa et Paracelse, fondateur de la Pansophie, deviendront officiellement des frères de la Rose-Croix d'or. Un manuscrit du XVIIe siècle, de l'hermétiste Michel Maier, vient confirmer cette date comme étant celle de la « renaissance » de la Société des hommes sages.

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2006.jpgL'appartenance du grand médecin Paracelse (fondateur de l'homéopathie) à la Fratrum Rosae Crucis ne fait aujourd'hui aucun doute. Les oeuvres du célèbre spagyriste helvétique (1493-1541) ne se présentent-elles pas sous la forme de volumes marqués de la lettre R ou d'une rose? Un autre trait qui range Paracelse parmi les rose-croix est le fait qu'il soignait gratuitement les malades ordinaires (pauvres, paysans, artisans), attitude qui correspond au voeu exprimé par le manifeste de 1614 de la Fama Fraternitatis.
Dans le domaine du symbolisme rosicrucien, il existe en Europe un témoignage plus ancien et irréfutable, en l'espèce un graffiti dû à un certain frère Guyot du couvent des Carmes de Loudun, et qui fut répertorié avant la Seconde Guerre mondiale par le savant érudit L. Charbonneau-Lassay. Ce dessin (plutôt une gravure au couteau) se trouve dans l'escalier de la chapelle du monastère. Il montre une rose chargée du svastika, suivie d'une signature en écriture gothique décadente du XIVe siècle. A cela, il faut ajouter un témoignage de poids, celui de Luther (1483-1546). Le fondateur du protestantisme, ancien moine augustin, connut_ dans le château de la Wartburg où il s'était réfugié avant de rompre définitivement avec Rome, une expérience mystique qui devait le marquer sa vie durant. C'est alors qu'il méditait dans sa chambre, dont les fenêtres donnaient sur l'horizon de la forêt, que Martin vit soudain se présenter à lui un mystérieux personnage qui se disait mandaté par des puissances supérieures et lui confia la mission de « ramener le christianisme dans la voie de la pureté christique ». Le pas était franchi. Le « Docteur hyperbolique » rejeta désormais la tutelle papale et, rompant avec le catholicisme, fonda une Église allemande qui allait entraîner une partie de l'Europe dans la voie de la révolte spirituelle. En gage de son affiliation rosicrucienne, Luther blasonna son écu « d'un coeur percé d'une croix dans une rose », ses armes étant accompagnées de la devise : Das Chrisren Herz auf Rosen geht Wenn's miuen unterrn Kreuze steht. Ce qui, traduit en français, signifie :« Le coeur du Christ vient sur les roses/Quand la croix se trouve au milieu et en dessous. ».

ROSE-CROIX ET ALCHIMIE  Les manifestes Rose-Croix sont marqués par la pensée alchimique, fort en vogue à l'époque, avec notamment des références explicites à Paracelse. On y trouve notamment la critique, très courante dans les textes alchimiques, des « souffleurs », c'est-à-dire des « faiseurs d'or », par opposition à la « véritable » alchimie, dont le but ultime serait de comprendre les lois de la Nature pour l'aider à se parfaire, tout en se transformant soi-même. Les premiers rosicruciens ou principaux partisans des Rose-Croix (Maier, Fludd, Schweighardt, etc.) étaient pour la plupart des alchimistes, dans tous les sens du terme. Les rosicruciens d'aujourd'hui se consacrent avant tout à une l'alchimie dite « spirituelle », en s'inspirant tout particulièrement des Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz.

Pour cette « alchimie spirituelle », la materia prima est l'âme humaine et l'athanor est constitué par le corps physique et les corps subtils qui maintiennent ce dernier en vie et assurent le lien avec l'âme, étincelle divine. Le laboratoire en est l'existence humaine au cours de laquelle l'âme a la possibilité d'accomplir son apprentissage pour se parfaire, opérant la transmutation du vil métal de ses vices et de ses défauts en or spirituel, autrement dit en les vertus et qualités correspondantes. « Le Livre Muet », planches alchimiques sans texte, vers 1678 ou 1679.
Cette alchimie ne se réduit cependant pas à une transformation de la personnalité de l'Homme. Elle met en évidence les rapports existant entre Dieu, l'Homme et la Nature. La connaissance du « Livre de la Nature » s'oppose à la conception matérialiste d'un « univers-machine » composé uniquement d'atomes. Ainsi pour naître à l'harmonie entre l'Homme et l'Univers, la philosophie rosicrucienne étudie les relations entre le ciel et la terre. Elle fait de l'homme un microcosme image et l'abrégé de l'Univers, ou macrocosme. La rencontre entre ces deux dimensions symbolisée par la croix ayant la rose en son centre est le lieu de l'alchimie, l'athanor

Source wikipédia

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2009.jpgIl faudrait encore citer dans l'illustre cohorte Jean Trithème, abbé de Spannheim, magicien et astrologue qui utilisait pour ses expériences un cristal magique (comme l'Anglais John Dee). sorte de polyèdre en cristal de roche aux propriétés supranaturelles. Cet ecclésiastique peu commun, né en 1462, près de Trèves, se fit moine bénédictin et devint abbé de son monastère à l'âge de vingt-deux ans. II mourut en Bavière en 1516, soit Lui an avant la publication des 95 thèses hérétiques de Luther. Jean Thrilhème a laissé une oeuvre considérable réunie en quatre volumes (il existe des inédits). Le plus curieux d'entre ces livres reste la Stéréographique, qui se présente comme un code secret d'écriture à message ésotérique. Dans un autre petit traité intitulé « Les Causes secondes », l'abbé bénédictin développe les thèmes qui seront repris plus tard dans les Noces chtvniquer. La cosmogonie de l'abbé de Spannheim inspira des rosicruciens plus tardifs : Francis Bacon et Robert Fludd, tous deux natifs d'outre-Manche. I1 est intéressant de noter que c'est par les alchimistes britanniques John Dee et Edward Kelley, habitués des cours allemandes et du Hradschin de Prague, palais de l'empereur Rodolphe II, féru de magie et de sciences occultes, que, dés 1583, les idées qui devaient plus tard connaître un succès éclatant faisaient leur cheminement souterrain dans les esprits, préparant les voies aux manifestations officielles du mouvement rosicrucien, né des contacts nombreux entre hermétistes allemands et anglais en milieu protestant. Jean Trithème ne fut-il pas encore le professeur du grand Paracelse ? Plus tard, lors de la Contre-Réforme, cela lui valut de figurer dans le même « fourgon » que Luther pour sa tentative - combattue par le Saint Siège - d'imposer dans les ordres réguliers de profonds bouleversements.
Mais peut-être faut-il revenir, après ce tour d'horizon des « constellations » rosicruciennes, vers le personnage central qui est à l'origine des manifestes et livres de la Fama : Jean-Valentin Andreà (1586-1654). Nous avons parlé de son tempérament de grand voyageur (il visita et parcourut notamment l'Autriche, l'Italie et la Hongrie), de son acharnement au travail et de ses recherches continuelles en philosophie hermétique. Avant de mourir à Stuttgart. le mystique allemand dicta une lettre (restée inachevée) où il nomme son bienfaiteur : le Soleil. Ne faut-il voir là quelques analogies plus ou moins marquées avec le travail d'« Elie Artiste ».

Dans ses manifestes. Andreâ n'hésite pas à prôner d'étranges pratiques peu conformes aux vues de son temps : ascétisme, continence et renoncement sexuel, le tout se mêlant à des prophéties annonçant le retour de l'Age d'or comme prochain. en reprenant la prophétie de la Sybille de Cumes, que Virgile avait fait connaître : « La céleste Aurore va jaillir, qui apportera avec ses purs rayons le jour sacré vers lequel de nombreux coeurs pieux ont un désir maladif après la fin de la sombre nuit saturnale, au reflet de la Lune ou des maigres étincelles de la sagesse céleste qui se rencontre encore parmi les hommes avec son éclat bien terni, et qui est un messager de l'aimable Soleil. A la clarté de ce jour, tous les trésors célestes ainsi que tous les objets invisibles et cachés dans les secrets du monde pourront être reconnus comme vrais et vus suivant la doctrine des premiers prêtres. » Après cette première divulgation et la parution de la Confèssio Fratrum Rosae Crucis, adressée à tous les savants et dirigeants de l'Europe, le retentissement fut immense et n'alla qu'en s'amplifiant, suscitant nouveaux livres, attaques et controverses.



http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2008.jpgLe thème central des Noces chymiques, analogie des sept phases du Grand-Œuvre. transposées en un voyage initiatique sous la conduite d'une femme très belle, incarnation de la Sagesse, guidant le néophyte d'étape en étape et d'épreuve en épreuve jusqu'à la réalisation finale (obtention de la Toison d'or), ce récit symbolique devait exercer une influence durable sur l'élite cultivée du XVIIe siècle. Dans sa Nova Atlantis, Francis Bacon, chancelier d'Angleterre, s'inspire en partie des thèmes des Noces et laisse deviner un attrait pour la rose des sages tout en préfigurant l'idéal de la franc-maçonnerie écossaise qui s'exprimera un siècle plus tard. Qui plus est, Bacon poussa l'audace jusqu'à publier plusieurs traités sur les rose-croix. On donne encore le chancelier pour le véritable auteur des oeuvres attribuées à Shakespeare !
Dans la même veine, Robert Fludd (1594-1637), Anglais lui aussi, appartint à la même mouvance rosicrucienne. Ce disciple et admirateur de Paracelse, hermétiste et néoplatonicien de talent a laissé des oeuvres superbement illustrées de gravures in folio. Ses livres offrent un système complet des correspondances entre macrocosme et microcosme selon le schéma gnostique de l'émanation. Classé parmi les théosophes, Fludd fut à la fois un écrivain de talent et un esprit mystique tourné vers la méditation et la contemplation intérieure

source additionnelle :  http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#3  20 Apr 2011 23:39:19

Carthoris
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Re: Le Rosicrucisme

QUE SONT-ILS DEVENUS ?


La floraison de textes et d'ouvrages ésotériques d'inspiration rosicrucienne, entre les années 1600 et 1660, manifeste-t-elle une libération par rapport à la tutelle de Rome et de l'Inquisition, un bouillonnement du néoplatonisme magique venu de Byzance par l'Italie après la chute de Constantinople, ou bien plus simplement un essai de e restauration » de la tradition initiatique dont l'Occident est en train de perdre la notion, en attendant l'époque moderne et l'ère de Lumières du siècle suivant ?
Il ne faut pas oublier que les rose-croix dans leur ensemble sont nourris de Bible et de prophéties apocalyptiques annonçant la fin du monde. Leur action dans le monde est une manière de se préparer à la catastrophe finale en entamant un processus de purification des religions, aube d'un futur âge d'or promis à l'occasion de la seconde venue du Christ. Cette promesse de l'ère du Saint-Esprit ou « Paraclet » avait été l'objet des spéculations de tous les hérétiques du Moyen Age cathares, joachimites, franciscains spirituels, atterrés par l'abaissement moral et spirituel de l'Église en tant qu'institution. Il n'est donc pas surprenant de voir les rose-croix emboîter le pas à leurs prédécesseurs.


http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2013.jpgMalgré l'appel vibrant et le cri désespéré des rose-croix qui prévoient le tournant de L'âge moderne, véritable siècle de fer inauguré par la catastrophique révolution de 1789, source de troubles et de guerres postérieures innombrables, les derniers efforts des mouvements rosicruciens semblent se perdre peu à peu et se diluer soit dans la franc-maçonnerie naissante, soit dans de petits cénacles d'hermétistes et de chercheurs opérant à titre individuel. Les derniers efforts d'un Jakob Bôhme, d'un Swedenborg, d'un comte de Saint-Germain ou d'un Cagliostro à la veille du grand cataclysme, semblent impuissants à arrêter un mouvement de chute qui s'annonce inéluctable. Celui que l'on a appelé le « prophète du Nord », le Suédois Emanuel Swedenborg (1688-1772), est l'un des maillons d'une chaîne de visionnaires qui jalonnent l'Occident jusqu'à l'aube du XXe siècle, si tant est qu'elle ait disparu. La filiation rosicrucienne de Swedenborg, fils de l'évêque luthérien d'Upsal, est en tout cas indéniable. Ses dons s'exerçaient plus particulièrement dans le domaine de la prophétie et de la clairvoyance ; ses visions étaient extrêmement nombreuses, riches et colorées. Swedenborg prétendait avoir visité en voyage astral les principales planètes du système solaire et affirma l'existence d'une planète jusqu'alors inconnue, Uranus, qui ne devait être découverte par Herschel qu'en 1781. Le visionnaire soutenait une thèse selon laquelle toutes les planètes du système solaire seraient habitées par des êtres intelligents (non des hommes) pourvus seulement d'une structure moléculaire différente de la nôtre avant pour effet de les rendre invisibles à nos yeux. L'ange qui servait de guide à Swedenborg lui fit cette révélation « Quand bien même il y aurait un million de Terres dans l'Univers et, sur chaque Terre, trois cents millions d'hommes, renouvelés par deux cents générations dans l'espace de six mille ans... ce nombre infini d'hommes et d'esprits réunis en une seule masse ne remplirait pas encore la millième partie du Cosmos. » Que disent d'autre nos savants d'aujourd'hui. Les oeuvres du "prophète du Nord" connurent un grand succès, notamment la plus célèbre, intitulée « Le Ciel et l'enfer », où il décrit les états de l'âme dans son voyage post-mortem. Mais il en est bien d'autres, comme les Arcanes célestes ou La Nouvelle Jérusalem, et sa doctrine céleste (1758), au ton nettement apocalyptique. Comme tous les auteurs «  branchés » sur un centre de forces Cosmiques, il rattache la connaissance transcendante à un « Centre » suprême, qu'il ne situe pas au Tibet mais en Mongolie, au cœur de la Grande Tartarie. L'auteur du « Ciel et l'enfer » s'éteignit le 29 mars 177, dans sa quatre-vingt-quatrième année. L'influence de Swedenborg se fit sentir après sa mort. A Londres, en 1783, se forme une société de théosophes se réclamant de la pensée du maître. Ce « culte » essaime aux États-Unis, où il compte aujourd'hui plus de cent mille fidèles. En 1766, l'illuminisme de Swedenborg se répand en France où il subjugue un jeune ésotériste, élève de Martinès de Pasqually. le comte Louis-Claude de Saint Martin. Le « philosophe inconnu » en reçut une empreinte ineffaçable. En 1783, c'est l'ex-bénédictin Dom Pernety qui fonde en Avignon une loge swedenborgienne s'adonnant à l'alchimie et qui se rattache à la loge mère de Berlin. Le e Rite des illuminés d'Avignon » existe encore. La personnalité et 1"œuvre fascinante de Swedenborg, encore qu'elle demeure inquiétante par son équivoque au sujet des « anges » évoqués (anges « blancs » ou anges »noirs»?), reste un témoignage et une signature des collèges initiatique. Les rosicruciens sur le point de se fondre dans les loges de la haute maçonnerie spéculative du XVlll siècle.


Avant d'en venir à un autre personnage retiendra notre attention, la puissante et originale personnalité de monsieur Le comte de Saint-Germain, qui se disait ouvertement un envoyé de la Rose-Croix. Si Louis-Claude de Saint-Martin, à peine évoqué, choisit la voie intérieure, peu marquée par des actions spectaculaires mais plutôt par un mysticisme teinté de religiosité, il en va tout différemment du comte de Saint Germain. Ou de celui qui se faisait passer pour tel aux veux de ses contemporains. Nul personnage ne fut plus controversé, nul individu n'a fait à son sujet couler autant d'encre et suscité tant de polémiques, les uns le traitant d'escroc, les autres de génie et de lumière de l'humanité. Ce fut en tout cas un homme d'action dont les efforts portèrent en direction des grands de ce monde : princes, rois. grands seigneurs qui régnaient alors - encore pour quelque temps - sur l'Europe. Ses voyages le menèrent un peu partout en Europe, de Hongrie Jusqu'en France et en Angleterre, à travers l'Allemagne, la Russie et l'Autriche. Il réussit à gagner, par ses qualités de magnétisme et de séduction, la confiance de plusieurs souverains, devenant le conseiller de l'impératrice de Russie Catherine II. puis le confident de Louis XV.
En homme de génie et de responsabilité. s'appuyant sur la connaissance d'une magie pratique dûment maîtrisée, Saint-Germain tenta de porter remède à la sclérose dont souffraient les institutions monarchiques inclinant rois et princes à entreprendre les réformes indispensables qui, seules, pouvaient encore éviter l'échéance d'une révolution sanglante, contraire au but poursuivi par les « grands instructeurs de l'humanité ». On ne connaît du mystérieux comte ni la date de sa naissance ni celle de sa mort, ce qui faisait dire à Voltaire :« Un homme qui sait tout et qui ne meurt jamais. » On le voit apparaître pour la première fois, sous les traits d'un gentilhomme élégant et raffiné. à la cour de France, en 1750, sous le régne du Bien-Aimé. On lui donne alors quarante cinq ans. Sur son origine, plusieurs hypothèses ont été échafaudées. La plus vraisemblable lui donne pour ascendants une illustre lignée : celle des Racozki, princes hongrois de Transylvanie. Le comte de Saint-Germain serait de la sorte l'un des fils de François Il Racozki. Parmi les enfants princiers élevés par l'empereur d'Autriche, l'un aurait été soustrait à cette tutelle et confié (en faisant croire à sa mort) au dernier descendant de la famille des Médicis en Italie. Parvenu à l'âge adulte, le jeune noble prit le nom de Saint Germain à cause de la petite ville de San Germano où il avait passé Plusieurs années de son enfance.http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2011.jpg Selon Gleichen, qui le rencontra, le comte de Saint-Germain était un homme de taille moyenne mais de très belle prestance, toujours magnifiquement vêtu. Cet homme extraordinaire, aux dires des contemporains. qui brillait dans toutes les cours d'Europe par ses qualités d'esprit et son inépuisable science, pouvait disserter sur les sujets les plus variés sans jamais être pris de court : histoire, science, philosophie, littérature lui étaient également familières. En même temps, le comte de Saint-Germain montrait une réelle connaissance de l'alchimie de laboratoire et de la spagyrie. Louis XV, dont il avait su capter la confiance, lui avait ouvert une aile du château de Chambord afin d'y installer. Un laboratoire complet autant que discret. Cette pratique de l'"Art royal" permettait à Saint-Germain de réaliser diverses préparations, parmi lesquelles un élixir de santé (or potable) qui, disait-on, était fort recherché. Toujours somptueusement habillé. Saint Germain semblait jouir d’une fortune inépuisable, à l'abri de tout souci d'argent. Il portait en guise de boutons et de boucles les plus beaux joyaux et brillants, qu'il distribuait généreusement à ses hôtes, comme si les gemmes les plus rares étaient pour lui monnaie courante, à l'égal de l'or qui lui filait entre les doigts. Il savait enlever aux pierres précieuses les crapauds et impuretés qui diminuaient leur valeur, et il en donna la preuve à plusieurs reprises. Il agissait pareillement avec les perles, dont il pouvait rehausser l'orient. A ses talents de disciple d'Hermès, le mystérieux personnage joignait des dons d'artiste et de peintre. Ceux qui l'ont connu vantent la finesse de ses peintures et surtout leur éclat, obtenu par un mélange de couleurs dont il gardait le secret. Mais, fait remarquer Maurice Macre, « ce qui paraît le plus invraisemblable dans la personnalité de Saint-Germain est son extraordinaire longévité. Le Musicien Rameau et Mme de Gergy (avec laquelle, d'après les mémoires de Casanova, on le vit encore en 1775) déclarent tous deux qu'ils l'ont connu à Venise en 1710, sous le nom de Marquis de Montferrat (...) Mme de Gergy dira plus tard à Mme de Pompadour qu'elle reçut de Saint Germain. à Venise, un élixir qui lui permit d'avoir très longtemps, et sans la moindre altération. l'apparence d'une femme de vingt cinq ans ». D'autres indices laissent une impression encore plus étrange ; ainsi, personne ne peut se vanter de l'avoir jamais vu manger ou simplement boire. Cette abstinence peut être interprétée comme une pratique spagyrique en relation avec l'utilisation de la médecine universelle. qui passait pour régénérer les cellules de l'organisme sans qu'il soit besoin de s'alimenter. De grands mystiques ont eu également ce privilège ; c'est le cas de Thérèse Neumann, avant la guerre, en Allemagne et plus près de nous, de Marthe Robin en France, décédée récemment et qui n'absorbait que l'eucharistie. Les dons du comte dans les sciences traditionnelles revendiquées par les rose-croix sont également un indice : alchimie, thaumaturgie, sciences de la nature auxquelles se joignait un don de clairvoyance pour l'avenir qui lui fit prédire à Marie-Antoinette, au début de 1780, les proches événements de la Révolution. Naturellement, Saint-Germain avait le don des langues et parlait couramment le français, l'anglais, l'allemand, l'italien, le hongrois ainsi que d'autres idiomes moins connus. Comme, un jour, Louis XV lui demandait la solution d'une énigme qui lui tenait à cœur, le comte lui répondit :« Sire, faites vous rose-croix et je pourrai vous éclairer. » Jacques Duchaussoy, qui s'est penché sur la vie de ce maître, affirme qu'il passa dix ans de son existence en Asie. En tout cas, il disparu mystérieusement quelque temps avant que n'éclate la Révolution, ce qui fit penser bien évidemment qu'il était mort. Les dernières années connues de sa vie ont pour cadre le château d'Eckenforern en Allemagne, propriété du Lamdgrave de Hesse dont il est l'ami. Celui-ci proclama bien haut la mort du comte de Saint-Germain, qu'il fait remonter à l'année 1781. Mais on ne connaît aucun témoin direct de ses derniers instants non plus que le lieu de sa sépulture. Quant à la mort elle-même du mystérieux rose-croix - au moins à la date supposée de 1781 -, elle est démentie par la réapparition du personnage à diverses reprises dans les années Suivantes, au témoignage de plusieurs personnes dignes de foi. Il y a encore plus étonnant : Un document officiel de la franc-maçonnerie précise : « En 1785, les maçons français désignèrent le comte de Saint-Germain pour les représenter au convent des loges. » D'autres pièces affirment que l'année suivante le comte fut reçu par la tsarine de Russie, Catherine fI. Enfin, la comtesse d'Adhémar décrit longuement dans ses mémoires une entrevue qu'elle eut avec lui en 1789. peu de temps après la prise de la Bastille, dans l'église des Récollets. D'autres personnes affirment l'avoir vu encore en 1815 et en 1820. au cours de réapparitions fugitives.
Mort en 1781 ou plus tard (ne dit-on pas que les adeptes vivent jusqu'à cent quarante ans), il est intéressant de noter au sujet du comte qu'il contribua personnellement à Vienne, en Autriche, à la fondation de la Société des frères asiatiques et à celle des Chevaliers de lumière, son cercle intérieur, lesquels se réclamaient d'une initiation extrême-orientale. Au cours d'un suprême entretien qu'il eut en 1790 avec le baron Linden et Rudolf Griffer, soit six ans après sa mort officielle. le mystérieux envoyé de la Fraternité blanche confiait :« Adieu, mes amis, je me retire dans les Himalaya. Je retiendrai dans quatre-vingt-cinq ans. » En 1871, l'incendie des Tuileries détruisait les archives personnelles de Napoléon III et, parmi celles-ci, le dossier secret du comte de Saint-Germain, remis à l'empereur par les archives du Ministère de l'intérieur. L'énigme qui plane autour de la disparition ou de la « mort » du comte de Saint Germain n'est pas encore élucidée. Son retour en Orient, effectif ou mythique, est là comme un signe manifeste : celui qui marque la résorption de la connaissance traditionnelle par le centre primordial, à la veille de la Révolution.


http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2014.jpgAvant de disparaître, cependant, l'Auguste Fraternité avait eu le temps de mettre en place dans la franc-maçonnerie le système hermétique et chevaleresque des hauts grades qui faisaient la part belle au symbolisme rosicrucien. comme autant de pierres d'attente d'un renouveau espéré pour des temps meilIeurs. Au XVll° siècle, les auteurs du manifeste de la Fama et de l'affiche apposée quelques années plus tard sur les murs de Paris formaient. en dehors du cercle intérieur des initiés Majeurs dcdngés de toute contingence formelle, un groupe structuré et organisé selon les règles traditionnelles particulières aux sociétés secrètes, avec leurs signes de reconnaissance, leurs lieux de réunion, leur hiérarchie occulte et leurs initiations.
Voici ce que rapporte un témoin de l'époque. Montanus, au sujet de ces célèbres F.R.C. (Frères de la Rose-Croix) sur lesquels l‘Europe entière s'interrogeait : « Ils étaient - selon lui - convenus de signes de reconnaissance, ils portaient un bijou formé d'une croix ou d'une rose, suspendu à un ruban bleu au côté gauche, sous l'habit ; ils avaient un parchemin signé du secrétaire secret et scellé par Imperator, avec Les grandes cérémonies ; ils avaient un petit étendard vert et une certaine manière de se saluer : ils tenaient toujours leurs séances dans de grandes villes, où se rencontraient beaucoup d'étrangers. «  Ils ont des palais où ils se réunissent à Amsterdam, Nuremberg, Hambourg, Dantzig. Mantoue, Venise. Erfurt... Ils ont certainement et véritablement le secret : mais ils sont liés si intimement les uns aux autres qu'ils ne le donnent jamais à un étranger sans se l'être attaché corps et âme ; sans cela ils n'acceptent personne ; et sur cent mille, à peine un homme parvient-il à être admis. Les véritables manuscrits dont ils usent entre eux ne sont aussi communiqués qu'à un petit nombre. » Instruction fondamentale sur la vraie science hermétique [tiré d'un ancien manuscrit de Bamberg par Johann Ludolph ab lndagine]. Francfort et Leipzig, 1751.)
La Fraternité (dans son cercle initiatique) ne devait jamais compter plus de soixante dix-sept membres. Les F.R.C. montrèrent toujours la plus grande discrétion quant à leur organisation et à leurs travaux. Nous n'apprenons quelque chose de certain à leur sujet et sur leurs activités qu'avec l'apparition du mouvement des Rose-Croix d'or au XVIII° siècle, qui s'en prétendent les héritiers et les continuateurs. Après la signature du traité de Westphalie en 1648, on n'entend plus parler des rose-croix pendant trois quarts de siècles, jusqu'aux alentours de 1720. A cette date, un pasteur luthérien, Sincerus Renatus (c'est du moins son pseudonyme latin), publie à Breslau (Silésie) un étrange traité aux consonances rosicruciennes intitulé : La véridique et parfaite préparation de la pierre philosophale. de la Fraternité de l'ordre de la Rose-Croix d'or et de la Croix rose (ou rouge) ou se trouve désignée de ces noms la matière de ce secret...


http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2012.jpgSous le pseudonyme cité plus haut se dissimulait le personnage de Samuel Richter, qui s'entourait ainsi d'un peu plus de mystère. Cependant, l'auteur avoué a bien soin de préciser, dans la préface de l'ouvrage : « Ce traité n'est pas mon œuvre propre, mais celle d'un professeur de l'art que je ne dois point nommer et dont une copie m'a été remise.» Le procédé, classique a été depuis renouvelé. On n'en veut pour preuve que les deux traités d'alchimie signés du pseudonyme impénétrable de Fulcanelli il y a quelques années (Le Mystère des cathédrales et Les Demeures philosophales), et dont le disciple Eugène Canseliet a toujours farouchement nié la paternité, malgré la similitude graphologique entre son écriture et celle des manuscrits remis à l'éditeur. Cette parenthèse une fois refermée, revenons au fameux traité de Richter. car il fait date dans le mouvement de renouveau rosicrucien. Le mot lui-même, le mot magique, est lâché dans le cours du texte en forme d'avertissement au lecteur : « Qu'il sache aussi que ce traité n'est venu publiquement dans les mains de personne. Il donne la véritable pratique de la fraternité de la Rose-Croix, et en même temps l'organisation de celle-ci. De plus, il nomme les deux endroits où ils sont toujours venus se réunir, endroits qui sont présentement changés, car l'un et l'autre ne se trouvent plus en Europe, mais, depuis quelques années, ils sont allés dans les Indes afin de pouvoir y vivre tranquilles. » Sincerus Renatus aurait voulu fonder un mouvement ésotérique qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Tel était d'ailleurs son objectif puisque. peu après, naissait sous son égide l'ordre de la Rose-Croix d'or, lequel, précisons-le, acceptait des membres non protestants. Puis l'ordre en question retombe dans l'oubli jusqu'au jour où, dans la ville de Prague, en 1755, apparaît un certain groupe « de la Rose noire » (alchimique) dont les adeptes se disent des « rose-croix d'or ». Y a-t-il filiation véritable ? Nous ne saurions l'affirmer, d'autant plus que la couleur noire évoque la magie du même nom.


http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2010.jpgIl faudrait plutôt chercher la descendance de l'ordre dans la société Rosae et Aureas Crucis, dont les destinées se confondent, à partir de 1757, avec celles de la franc-maçonnerie germanique. Vienne en devient le centre occulte, tandis que les loges affiliées se multiplient à Prague, en Bavière, en Autriche, en Bohème et en Hongrie entre 1761 et 1777. Les rites rosicruciens font leur apparition dans les rituels et se superposent aux trois degrés traditionnels d'apprenti, de compagnon et de maître, jugés assez peu  hermétiques. On assiste dès lors, dans la franc-maçonnerie germanique puis française, à la multiplication des hauts grades (33 dans le rite écossais ancien et accepté. 7 dans le rite écossais rectifié) au symbolisme plus ou moins alchimique, rosicrucien, templier et chevaleresque, les influences réciproques de ces divers courants étant bien difficiles à dégager. Prenons comme exemple le symbolisme des hauts grades de la Rose-Croix d'or (9 degrés). L'historien de l'ordre, René Le Forestier nous en explique le sens : « L'enseignement donné aux divers degrés était spécifiquement alchimique. L'instruction pour les juniors portait sur les quatre éléments et sur la signification des emblèmes hermétiques ; elle professait que les figures du tapis dans la loge de maître symbolique étaient les symboles du Grand-OEuvre : le Soleil. la Lune et les étoiles représentaient les " trois principes des philosophes ", c'est à dire le sel, le soufre et le mercure ; les deux colonnes rappelaient les semences mâle et femelle, d'où naît l'or : le cercueil d'Hiram représentait la gangue recélant la pierre philosophale, son cadavre le règne animal, la branche d'acacia le règne végétal, le fossé où il gisait le règne minéral ; les larmes peintes sur le cercueil faisaient allusion à la dissolution de la matière : enfin, le rectangle entourant le tapis rappelait le rational du grand prêtre hébreu, dont les douze pierres précieuses figuraient les quatre éléments, les quatre vents principaux et les quatre points cardinaux. » (La Franc-Maçonnerie templière et occultiste 1970).
Les Rose-Croix d'or d'Allemagne tirent une recrue de choix en la personne du roi de Prusse Frédéric Il, affilié en 1786. L'aristocratie prussienne ne pouvait manquer d'emboîter le pas à son souverain.


Une curieuse anecdote court à ce sujet, éclairant d'un jour inattendu les coulisses de l'histoire de France et, si elle est authentique, prouverait l'énorme influence de la franc maçonnerie rosicrucienne au siècle des Lumières. C’est Gérard de Nerval, ésotériste lui-même qui en fait le récit, dans sa biographie de Jacques Cazotte (l'auteur du Diable amoureux) : « On sait que Frédéric-Guillaume II, s'étant mis à la tête de la coalition des souverains, avait pénétré en France et n'était plus qu'à trente lieues de Paris lorsque les rose-croix, dans une de leurs séances secrètes, évoquèrent l'esprit du Grand Frédéric, son oncle, qui lui défendit d'aller plus loin. C'est, dit-on, à la suite de cette apparition... que ce monarque se retira subitement du territoire français et conclut plus tard un traité de paix avec la République... » Voilà qui démystifie en tout cas la fameuse bataille de Valmy, qui se réduisit en fait à un échange d'artillerie et pose aux stratèges de véritables casse-tête d'interprétation. Pendant la seconde moitié du XVIII siècle, on voit fleurir dans les obédiences et rites maçonniques un ou plusieurs grades à caractère rosicrucien, ce qui dénote un engouement extraordinaire pour l'occultisme, engouement que l'on ne s'attendrait pas à rencontrer au sein d'une aristocratie se donnant volontiers des allures agnostiques, voire tout à fait sceptiques et en tout cas détachée des superstitions de toute espèce. L'histoire, là encore, serait à revoir.


Parmi les exemples les plus frappants, citons le cas de J.B. Willermoz, le célèbre mystique lyonnais disciple de Martinès de Pasqually. Inaugurant en 1763 le chapitre des Chevaliers de l'Aigle noir, devant regrouper l'élite des maçons de la province d'Auvergne, il n'a de cesse d'introduire le grade de Grand Maître de l'Aigle noir Rose-Croix au lieu et place du 30, grade de vengeance de l'ancien rite. Il en va de même pour le rite écossais ancien et accepté, qui se hâte de faire admettre le grade rosicrucien du 18e degré sous le nom prestigieux de « Sublime Prince Rose Croix », transformé bientôt en « Souverain Prince Rose-Croix Chevalier de l'aigle et du pélican ». Les rites correspondants sont encore pratiqués de nos jours dans les chapitres maçonniques, et les grades conférés avec solennité dans des temples tendus de rouge où le président de loge prend le titre de « Très Sage Thirschata ». La Grande Loge Alpina en Suisse s'est acquis une célébrité dans le domaine des rites fastueux respectés dans leur intégrité.
Le thème du grade a trait à la légende maçonnique du meurtre d'Hiram et de la dispersion des compagnons-bâtisseurs du Temple de Jérusalem. Il faut retrouver la « parole perdue » de mantra initiatique ou « parole de vie ») afin de permettre la reconstruction du Temple (spirituel celui-là) de la Jérusalem céleste. Le récipiendaire la retrouve, c'est le nom de Jésus-Christ : I.N.R.I. ; grâce à cette parole, il traversera les enfers, les mondes intermédiaires et le ciel des anges pour parvenir jusqu'au paradis qui s'identifie à l'obtention de la «pierre rouge », « Phénix » ou « rose des philosophes », teintée du sang christique.


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#4  21 Apr 2011 09:40:24

Pégase
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Re: Le Rosicrucisme

On n'en veut pour preuve que les deux traités d'alchimie signés du pseudonyme impénétrable de Fulcanelli il y a quelques années (Le Mystère des cathédrales et Les Demeures philosophales), et dont le disciple Eugène Canseliet a toujours farouchement nié la paternité, malgré la similitude graphologique entre son écriture et celle des manuscrits remis à l'éditeur.

Je ne sais pas si vraiment les deux écritures présentent des similitudes, mais le style de Canseliet et celui de Fulcanelli sont très dissemblables. Cela ne prouve bien évidemment rien, ni dans un sens ni dans l'autre. Mais ce n'est pas à négliger. Quant à la "science" graphologique, elle est loin d'être au point..

Je suis tout à fait sceptique quant à l'identité Fulcanelli/Canseliet. En effet cela suppose, Canseliet étant né en 1899, que Fulcanelli/Canseliet adepte aurait eu la Pierre très jeune, ce qui semble douteux. Ou encore pire que Canseliet aurait menti quant à la célèbre transmutation de Sarcelles en 1922...


"L'ancienne tradition selon laquelle le monde doit être consumé par le feu, au bout de 6000 ans, est vraie, ainsi que je l'ai appris de l'Enfer" William Blake, 1790.

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#5  21 Apr 2011 21:48:22

Carthoris
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Re: Le Rosicrucisme

Fulcanelli/Canseliet même persone ça fait partie des possibilités les plus en vogue, j'ai cru trouver crédit à cette version, mais finalement il y a beaucoup d'hypothèses concernant la véritable identité de Fulcanelli :
- Jean Julien Champagne,
- Canseliet,
- Camille Flammarion,
- l'écrivain Rosny-Aîné, Pierre Dujols, René Schwaller de Lubicz, Jules Violle, Alphonse Jobert...
sources : http://reinedumidi.com/rdm/Champagne.htm

Pour ma part j'ai juste noté que Canseliet a préfacé les 3 seuls livres de Fulcanelli... et qu'il fut son seul disciple. De là a penser qu'il fut le seul à le connaître et donc mettre en doute sa réelle existence, le raccourci est vite fait j'avoue sourire


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#6  22 Apr 2011 13:36:04

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: Le Rosicrucisme

LES DERNIERS ROSE-CROIX

La tourmente révolutionnaire, d'abord indulgente pour la franc-maçonnerie jusqu'en 1791, n'allait pas tarder, selon le mot d'un contemporain, « tel un Moloch, à dévorer ses propres enfants ». Et les maçons, aristocrates ou non, devaient l'apprendre à leurs dépens. Bientôt, sous la Terreur, la persécution fut générale, les loges fermées, et l'on poursuivit avec un acharnement particulier les affiliés aux ateliers des hauts grades qui s'adonnaient à des recherches spéculatives, illuministes ou... rosicruciennes suspectées d'accointances avec la « religion superstitieuse des catholiques ».


http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2019.jpg On assista plus tard à des revirements spectaculaires. L'abbé Grégoire, fervent révolutionnaire de 1789, et maçon notoire, se fit l'apologiste de la Sainte Église romaine à la Restauration, cependant que le maçon de haut grade Joseph de Maistre, « Chevalier bienfaisant de la cité sainte » parvenu au degré suprême de son obédience, désertant les temples, se fit en 1815 le farouche défenseur de l'ordre moral issu de la Sainte Alliance. Que restait-il des splendeurs rituelles et des grandioses cérémonies inventées par les maçons occultistes du XVIIIe siècle? Presque rien, si ce n'est un esprit, une influence, une certaine manière spirituelle d'aborder les choses qui n'est pas liée au temps. L'échec de la tentative visant à créer une chevalerie spirituelle néo-templière (but inavoué des rose-croix) capable de restructurer la société occidentale sur une base chrétienne venait d'aboutir à un lamentable échec. Le Saint Empire à fondement ésotérique n'était plus qu'une chimère ! Que restait-il à espérer pour les siècles suivants, sinon le grand retour des Frères retirés en Asie et porteurs d'une antique sagesse, seule capable de régénérer le vieux continent.
Saint-Germain, nous l'avons vu, avait déjà annoncé le retrait des rose-croix en Orient, et lui-même semblait ajourner, contre toute attente, son départ du monde profane, espérant malgré tout conjurer le sort de la monarchie. Cette croyance en un retour vers l'« Asie centrale » des maîtres de sagesse (rosicruciens ou autres) devant l'accélération du cycle involutif de Kâlî Youga des hindous, ou âge de fer) fait partie des traditions légendaires et populaires en Occident dès le Moyen Age. Déjà, la légende cathare véhiculée au XIV° siècle voulait qu' Esclarmonde de de Foix, transformée en blanche colombe, eut gagné l'Asie, retournant ainsi vers sa patrie originelle après la chute de Montségur. Selon la version templière ou germano-pyrénéenne de la tradition, le Graal se serait éloigné des Pyrénées. Le roman médiéval d'Albert de Scharfenberg, qui achève le récit initiatique de Wolfram von Eschenbach, nous apprend que « Parzival, voyant le monde de plus en plus livré au péché », emporte avec lui le Saint-Graal (ici, la coupe d'émeraude) et s'embarque à Marseille avec ses Templiers pour cingler vers l'Orient. La signification symbolique est la même; la Lumière primordiale est occultée; elle rejoint un centre inaccessible d'où elle réapparaîtra un jour, comme « la fleur sur la Croix ».

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2018.jpg

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2017.jpg Parler des Rose-Croix est chose à peu près impossible. Ils forment un organisme invisible. Ne se sont-ils pas donné à eux-mêmes le qualificatif d'« invisibles » ? Chevaliers de l'Esprit, ils ne relèvent que de l'Esprit, ils ne peuvent être connus que par l'Esprit. L'Esprit les libère de toute limitation, les élève au-dessus de toute contingence. Il les nourrit, les inspire, les réconforte, II les ressuscite après chacune des morts innombrables qui constituent l'existence dans le relatif des apôtres de Dieu et de Son Christ. Vivant de l'Absolu, ils vivent dans l'Absolu. Ils nous font comprendre eux-mêmes le mystère de leur union spirituelle les uns avec les autres au travers du temps et de l'espace, leur union spirituelle aussi avec leurs pairs et leurs émules, disciples du même Maître, voués au même apostolat. Selon que le Christ a dit à Ses disciples : « Où je suis, vous y serez aussi ». Mais, de même que l'homme ne peut saisir la divinité que dans sa manifestation, de même les hommes ne peuvent saisir les Rose-Croix, messagers de Dieu, que dans leurs manifestations.
C'est toujours dans une période critique qu'on entend parler d'eux. Ils arrivent à l'heure et dans le pays où une forme sociale, ayant atteint sa complète réalisation, tend déjà à s'altérer ; lorsque les efforts lents et continus de l'esprit humain, au lieu de converger, comme ils l'avaient fait jusque-là, vers la constitution et l'affermissement d'un organisme social, d'un dogme religieux, d'une synthèse scientifique, commencent à diverger et ébranlent l'édifice construit par les générations précédentes.


« Histoire des Rose-croix »  par Sédir

http://carthoris.free.fr/Images/Rose%20croix%2016.jpg Quand Jehanne, la bonne Pucelle, défilait devant les populations en liesse, on criait sur son passage :« Au loin la Bête, fleurisse le Verger !», espoir eschatologique d'un temps de délivrance, d'un royaume enfin régi par les deux principes de paix et de justice.
Pour Sédir, rosicrucien lui-même et adepte du maître Philippe de Lyon (thaumaturge extraordinaire) à la fin du siècle dernier, que signifie ce retrait, cette occultation ? En historien et en initié, il répond : « Cela veut dire que la manifestation rosicrucienne est depuis lors terminée et que, par conséquent, tout ce qui par la suite s'est appelé rose-croix ne représente pas la pure tradition primitive. » Mais il ajoute :« Ce qui ne signifie nullement qu'il n'y aura plus, dans notre vieux monde, de rose-croix véritables ; mais leur manifestation sera isolée et, par conséquent plus difficile encore à déceler. ».« Cependant, après la destruction de l'ordre du Temple, le rosicrucianisme, ou ce à quoi l'on devait donner ce nom par la suite, continua à assurer la même liaison, quoique d'une façon plus dissimulée. » (René Guénon : Le Roi du monde [p. 70], Gallimard, Paris, 1968.
[img align=G][/img]Effectivement ce ne furent pas seulement les rose-croix comme hiérarchie initiatique qui disparurent à la fin du XVIIIe siècle. mais la « Connaissance comme sagesse divine », reflet de la Lumière primordiale polaire. D'un point de vue initiatique, l'Orient est - et c'est presque une évidence - la terre d'où vient la Lumière, tandis que l'Occident apparaît comme le lieu où le Soleil se couche, c'est-à-dire le pays de la mort (être occis dans…). Mais on peut concevoir un autre rapport d'analogie qui devient réel en s'élevant d'un « cran » : là où meurt la lumière physique naît la lumière spirituelle, et c'est peut-être le destin sacré de l'Occident que de redevenir dans une terre proche la « terre des vivants ». C'est sans doute à cette perspective de régénération spirituelle devant succéder à une intense préparation des disciples formés dans cette voie que devraient se préparer tous les groupements, associations et divers ordres se réclamant de la Rose-Croix. C'est en tout cas le bien que nous leur souhaitons s'ils veulent franchir la « barrière des temps » qui fait passer d'un cycle à un autre sans rupture spirituelle catastrophique, qui pourrait produire à son tour un cataclysme historique.

Parmi la multitude des ordres, Fraternités et Sociétés, qui revendiquent le blason prestigieux des Rose-Croix, il en est une que le public ne peut ignorer, soit en raison de son rôle joué dans l'Histoire depuis la fin du siècle dernier, soit en raison de son influence et de son rayonnement actuels. Pour les autres, nous faisons appel à l'indulgence de ceux qui nous liront et les convions à un travail personnel d'investigation. Mentionnons donc la plus connue des organisations se réclamant de l'héritage rosicrucien : « Ordre rosicrucien A.M.O.R.C. ». fondé entre les années 1905 et 1915 par le docteur H. Spencer Lewis à San José (Californie), où se trouve toujours son centre. L'ordre a essaimé dans le monde entier et comporte de nombreuses sections dans tous les pays, y compris la France. Le dernier grand maître en date et légat pour tous pays de langue française (1983) est Raymond Bernard, auteur de plusieurs ouvrages d'ésotérisme.
Au terme de ce tour d'horizon, gageons que l'état de Rose-Croix est avant tout et par-dessus tout le fruit d'un long travail sur soi-même, résultat de nombreuses années d'étude et de méditation, et que bien peu de postulants sont en mesure d'y parvenir.

Sources :
Points communs aux 2 ordres sur oeildusphinx.com (a lire les témoignages)
Article "Qui sont les Roses-Croix", auteur non mentionné
Sedir : Livres-mystiques.com
Extrait citation de Justificus


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#7  25 Apr 2011 23:59:42

Hieronymus
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Date d'inscription: 21 Jul 2010
Messages: 142

Re: Le Rosicrucisme

la question de savoir s'il y aurait aujourd'hui un Ordre ayant legitimite
a se reclamer de la "vraie Rose-Croix authentique" me parait etre une fausse question

il est indubitable qu'il a existe un mouvement Rose Croix en occident au XVII-XVIII siecle
et que celui ci a joue un role important dans la transmission et la renaissance d'un savoir ancien
mais quid de tous les mouvements qui depuis l'eclosion de l'occultisme se reclame de la Rose Croix?
s'en reclame qui veut en fait car le terme rosicrucien ne saurait faire l'objet d'une "appellation controlee"

les videos font la part belle a l'AMORC, je ne porterais pas de jugement sur cet ordre
sa valeur intrinseque, sa structure, son fonctionnement ne meritent pas le qualificatif pejoratif de secte
c'est plutot un mouvement esoterique avec un fort enseignement occulte, des connaissances certaines
mais par contre ce mouvement me parait totalement infonde a s'attribuer une legitimite comme etant
parmi tous les mouvements rosicruciens celui qui serait le plus "authentique" ... c'est une assertion
totalement gratuite et qui plus est fondamentalement ne veut absolument rien dire!
il est aise de se parer du titre prestigieux de "rose-croix", ca ne mange pas de pain
et surtout personne ne pourra vous faire de proces, le bureau des brevets et marques
n'existant pas a l'epoque des initiateurs du mouvement, aucune risque de contestation ..


"Trois choses demeurent: la foi, l'espérance et l'amour, mais la plus grande des trois c'est l'amour" ( I Corinthiens 13.13 )

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