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#1  12 Apr 2011 22:12:59

Carthoris
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Messages: 2573

Théosophie - Helena Blavatsky

THEOSOPHIE - MADAME BLAVATSKY

« Théosophie veut dire Sagesse de Dieu. Elle est un exposé des modes d’action de l’Esprit Divin. Toutes nos questions sont résolues quand, une fois pour toutes, nous comprenons que “ le Plan de Dieu est l’Evolution.” Cette compréhension est l’héritage de chaque être, mais cet être ne la possédera que lorsqu’il aura appris à être le frère de tout ce qui vit, car “ l’amour est la Sagesse Divine en action, et celui qui agit avec amour parviendra inévitablement à la Sagesse. ” »

Les dons extraordinaires - parfois même suspects - de Mme Blavatsky ont fasciné les occultistes du xlxe siècle. Le point sur les principales étapes de la vie de ce célèbre médium
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En 1850, au cours d'un voyage en Méditerranée, le peintre américain A.L. Rawson fit escale au Caire, à l'époque ville cosmopolite où de nombreux artistes et bohèmes venus des autres coins d'Europe avaient élu domicile. Peu après son arrivée, Rawson fit la connaissance d'une certaine Mme Blavatsky qui se disait princesse russe. Fasciné par cette jeune femme qui, vêtue d'une tenue arabe, fumait le haschich et s'adonnait aux sciences occultes. Rawson rapporte plusieurs anecdotes à son sujet. En voici une. En compagnie d'un ami, Mme Blavatsky se rendit un jour chez. un magicien copte dans l'espoir de devenir son élève « Nous sommes étudiants, déclara-t-elle. Nous avons entendu parler de vos grands pouvoirs et nous voulons étudier avec vous. » Paulos Metamon, le magicien, leur répondit « Vous ne m'abusez pas. Vous êtes deux Feringhees (Européens) déguisés. Je sais que vous êtes à la recherche du savoir. Moi, je veux de l'argent. » Cette mise au point brutale termina l'entretien. Reste à prouver toutefois la véracité de cette histoire. Mme Blavatsky se trouvant effectivement au Caire de 1850 à 1851, Rawson a très bien pu l'inventer de toutes pièces. La personnalité du célèbre médium était telle que nombre de récits plus incroyables les uns que les autres circulèrent sur son compte. Voici ce qu'elle déclara à ce sujet dans une lettre datée de mars 1875 « Pas un jour ne se passe sans que les journaux n'inventent de nouvelles histoires sur moi " ... Blavatsky a rencontré Livingstone en Afrique et ils ont tous deux fait un voyage en ballon... Aux îles Sandwich, Blavatsky a dîné avec le roi cannibale... Blavatsky a converti le pape au spiritisme... Elle a prédit à l'empereur Napoléon III sa mort prochaine... La reine d'Espagne avait des verrues, Blavatsky les a guéries grâce au spiritisme..." et ainsi de suite. Ils ont même dit que j'avais passé plusieurs jours à Salt Lake City et que, grâce à moi, Brigham Young avait renoncé à la polygamie. » Mme Blavatsky serait-elle elle-même à l'origine de tous ces bruits ? Certains le croient. En tout cas, on doit reconnaître que sa vie ne fut pas banale. Helena Petrovna van Hahn, née en Ukraine en 1831, eut pour père un officier russe d'origine allemande. En 1849, elle épousa le général Blavatsky, vice-gouverneur d'Erivan (U.R.S.S.) Si l'on en croit son cousin le compte Witte, elle abandonna bientôt son mari pour s'engager comme écuyère dans un cirque. Quelque temps plus tard. sans être divorcée, elle épousa un chanteur d'opéra du nom de Metrovitch. Il semble qu'un enfant soit né de cette union. Sa vie avec Metrovich n'étant qu'une succession de disputes et de réconciliations, elle le quitta pour devenir l'assistante de D. D. Home, l'un des plus grands médiums spirites de l'époque. Elle n'hésita pas à se remarier - pour la troisième fois - avec un Anglais dont le nom ne nous est pas connu. Cette union fut de courte durée. En juillet 1871, Metrovitch trouva la mort dans l'explosion du paquebot Eumonia. Mme Blavatsky, qui se trouvait aussi à bord, survécut, et fut recueillie par un cargo qui la déposa en Égypte.Les années qui suivirent furent marquées par l'errance et la pauvreté. En 1873. elle arrivait à New York où elle vécut pendant quelques mois dans le plus extrême dénuement, n'avant pour tout retenu que le produit de la vente de fleurs artificielles qu'elle fabriquait.



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Tout changea le jour où elle rencontra le colonel Henry Olcott, avocat et journaliste. adepte du spiritisme. La rencontre eut lieu dans le Vermont, à la ferme des frères Eddy. célèbres « médiums à matérialisation » de l'époque. Si l'on en croit les témoins. la ferme fut le théâtre de manifestations extraordinaires. Par exemple, Mme Blavatsky, aurait vu apparaître l'esprit de son père décédé. Le père et la fille auraient tenu une conversation en russe et, avant de s'éloigner, l'« esprit » aurait laissé comme preuve une médaille avec laquelle il avait été enterré. Ce dernier détail, porté à la connaissance du public, provoqua de vives contestations. Les adversaires de Mme Blavatsky affirmèrent qu'elle avait inventé cette histoire de toutes pièces, car un soldat russe n'était jamais enterré avec ses médailles.
Henri Olcott portait un grand intérêt à tout ce qui se passait à la ferme des frères Eddy et, ayant remarqué que les manifestations de l'au-delà étaient nettement plus nombreuses lorsque Mme Blavatsky était présente, il en déduisit qu'elle possédait des talents médiumniques remarquables. La personnalité du médium le fascinait. Il aimait écouter le récit de ses aventures en Russie et en Mongolie. et il était charmé par ses " yeux bleus mystiques ". Mme Blavatsky, quant à elle, appréciait la bienveillance et la générosité de Olcott. Le début de leur amitié se traduisit par une grande aide financière, la tâche lui étant facilitée par les instructions, précises qu'il « recevait de l'au-delà ». consignées dans des lettres qu'il trouvait sur son bureau ou dans ses poches. Henry Olcott était sans doute conscient que l'« apparition » de ces remarquables messages coïncidait en général avec la présence dans les parages de Mme Blavatsky. Cependant. il ne douta jamais de son amie. Elle soumit pourtant son amitié à rude épreuve. Décidément attirée par le mariage. elle épousa - toujours illégalement - un jeune Arménien du nom de Michael Bettanclly. La «jeune mariée » ne tarda pas à se séparer de son conjoint, car, affirma-t-elle. « elle ne pouvait supporter ses manies sexuelles ». Manies d'autant plus inacceptables qu'ils s'étaient préalablement entendus sur un mariage « blanc ». De toute façon, concluait-elle. elle n'était pas elle-même lors de ce mariage. C'est un esprit malin qui. temporairement avait agi à sa place...



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Le 7 septembre 1875, Henry Olcott et " H.P.B. " - c'est ainsi que ses amis appellaient désormais Mme Blavatsky - assistaient à une conférence donnée sur le thème de la « signification occulte des pyramides ». Henry Olcott se montra vivement intéressé. Notamment lorsque le conférencier affirma que l'on pouvait évoquer des esprits en utilisant des formules géométriques. Il posa par écrit la question suivante à son amie : « Ne pensez-vous pas que ce serait une bonne idée de fonder une société consacrée à l'étude de ces phénomènes ? « Moins de quinze jours plus tard, dans une lettre adressée à un de ses correspondants. Mme Blavatsky fit part de la création de la nouvelle société : « Olcott s'occupe en ce moment de l'organisation de la Société théosophique à New York. »(Le terme théosophie, qui signifie littéralement  sagesse divine, était utilisé au XVII siècle comme synonyme de "religion mystique ". L'adoption de cette dénomination donna naissance à de bien regrettables confusions, spiritisme et théosophie étant fort éloignés l'un de l'autre.) « Parmi ses membres, la société comptera de grands occultistes..., des passionnés de l'histoire antique, notamment de l'histoire égyptienne. Notre but est de comparer systématiquement le spiritisme et la magie des Anciens en suivant à la lettre les instructions de la cabale... Cela fait de nombreuses années que j'étudie la philosophie d'Hermès, en théorie et en pratique, et je suis de plus en plus convaincue que le spiritisme, dans ses manifestations physiques, n'est rien d'autre que... la lumière astrale de Paracelse... »










Les « comparaisons systématiques » mentionnées ci-dessus étaient pour le moins étranges. L'une de ces expériences consista. par exemple, à appliquer un léger courant électrique à un chat. La pauvre bête soumise à ce traitement fit mille bond en l'air. Ce qui. d'après les nouveaux « théosophes », prouvait que la lévitation était un phénomène électrique. Dans le but de confirmer leur théorie, ils recommencèrent l'expérience en augmentant la puissance du courant électrique, mais... le pauvre animal expira !
Dans ces conditions, on comprend que la Société ait eu à ses débuts bien du mal à recruter de nouveaux adhérents. Tout changea deux ans plus tard, en 1877, avec la parution d'Isis dévoilée, le célèbre ouvrage de Mme Blavatsky. Si l'on en croit Olcott, la main de l'auteur était guidée par des esprits : « Son crayon volait sur le papier... Soudain, elle s'arrêtait, le regard vide, perdu dans une vision intérieure... Puis elle recommençait à noter ce qu'elle venait de voir. »
A première vue, l'érudition de l'auteur de l'Isis dévoilée semble impressionnante. En fait, les grandes connaissances de Mme Blavatsky se révèlent vite des plus éclectiques et superficielles. Un expert américain, W. F. Coleman. a calculé qu'au moins 2 000 passages avaient été plagiés. La lecture de l'ouvrage est. de plus, rendue très ardue par l'extrême verbosité de l'auteur. qui s'arrange toujours pour composer tout un paragraphe là où une seule phrase aurait suffi. D'autant que les doctrines exposées sont en fait relativement simples.
Mme Blavatsky affirme en premier lieu que les phénomènes physiques et psychiques (tables tournantes, raps, matérialisations) observés au cours des séances spirites étaient déjà connus dans l'Antiquité. La plupart des penseurs et philosophes anciens auraient d'ailleurs été de -rands médiums « contactés» par des esprits plus avancés que ceux qui se manifestent actuellement. L'étude de la vie et de l’œuvre de ces penseurs permettrait aux médiums du XIX siècle de communiquer avec des esprits supérieurs. L'auteur déclare d'autre part que les anciens traités d'alchimie et de magie cachaient sous leur symbolisme ardu de nombreuses vérités scientifiques et spirituelles de la plus haute importance. Ceux qui possédaient les «  clés » de ce savoir ésotérique - c'est, bien sûr, le cas de l'auteur - pouvaient ouvrir les portes de la sagesse. de la beauté et de la vérité. Il est à noter d'ailleurs que, Mme Blavatsky fait de constantes allusions à la mission que lui aurait confiée une société secrète. Bien que cette mission ne soit jamais clairement définie, on comprend qu'il s'agit de ressusciter les anciennes vérités spirituelles dans le monde matérialiste du XIX siècle.



LA DOCTRINE SECRETE

La crise profonde déclenchée par l'affaire Coulomb-Hodgson obligea H. P. B., tombée gravement malade, à regagner prématurément l'Europe au printemps 1885. Malgré d'autres atteintes à sa santé déjà fragile, sa productivité littéraire ne sembla pas avoir été affectée. Son projet, annoncé en 1884 dans "The Theosophist", de réécrire "Isis Unveiled" et de le publier sous le titre de La Doctrine secrète fut mis à exécution sans tarder. De graves tensions apparurent au sein de la Société théosophique, même avec Olcott qui désapprouvait d'un certain point de vue les méthodes de travail de Blavatsky. H. P. B. tint bon malgré tous ces poids qui pesaient sur elle. Le nouvel ouvrage, La Doctrine secrète, encore plus volumineux que le premier, prit forme. Il fut lui aussi achevé en un temps record, sortant des presses à la fin de l'automne 1888. Son auteur, qui modestement se qualifiait de "transcriptrice" dans son avant-propos, s'excusait pourtant du temps assez long qu'avait pris la publication à cause de la maladie et de l'ampleur de l'entreprise.
Dans sa version française, ce livre comprend six gros volumes complétés par un index. On y remarque certaines particularités de style déjà rencontrées dans "Isis Unveiled", en particulier la profusion de données. De même, l'auteur y procède une fois de plus soit par association d'idées, soit par sauts d'un thème à l'autre. Le premier volume, intitulé "Cosmogénèse" débute par "sept strophes (énigmatiques) du livre de Dzyan", assorties de commentaires. Le texte de base dont l'auteur prétend qu'il est publié ici pour la première fois, correspond à un mythe de création de l'univers qui rappelle, de loin, les sept phases de la Genèse dans la Bible.

Ses explications très détaillées puisent aux riches traditions des peuples et des religions de sorte que le texte fourmille de symboles et fait référence à de nombreuses traditions des mystères. La question de l'origine se laissera difficilement élucider, dans la mesure où la transcriptrice est conduite à des profondeurs qui restent ô combien éloignées de la conscience de veille du Moi de l'homme contemporain.

Cela vaut de manière analogue pour les troisième et quatrième volumes, "Anthropogenèse" et "Le symbolisme archaïque des religions". Quant aux cinquième et sixième, "Miscellanées", il est une collection de fragments disparates, difficilement rapportables à un dénominateur commun. Tirés de la succession de H. P. Blavatsky, ils n'étaient pas destinés à faire partie de « La Doctrine secrète ». Ce fut son successeur, Annie Besant, qui réunit ces documents et les rendit accessibles aux amis de Blavatsky, en indiquant précisément comment ils se rattachaient à la problématique de l'ensemble. Ici, comme partout ailleurs, le lecteur est invité à se fier à son propre jugement. Il ne doit pas accepter ce qui lui est présenté comme une sorte de message de la sagesse occulte dont il n'y aurait plus à douter. L'attention est donc une fois de plus attirée sur la difficulté à aborder des textes issus de sources dont l'origine spirituelle elle-même soulève toujours de nouvelles questions et de ce fait prête le flanc à la critique.
De ce qui vient d'être exposé, il ressort que l'année de la publication de « La Doctrine secrète » est aussi celle de la fondation de l' "École ésotérique" qui devait conduire à une intensification du travail théosophique en Europe et en Amérique. H. P. B. concentra son travail sur l'Europe, après avoir établi, à partir de 1890, son quartier général à Londres, 19 avenue Road, d'où elle comptait assurer le "déroulement de toutes les activités officielles de la Société théosophique" sur le continent. Mais ses jours étaient déjà comptés. Elle mourut à peine un an plus tard, le 8 mai 1891, avant même d'avoir atteint l'âge de 60 ans. Les dernières paroles qui lui sont attribuées se rapportent à l'œuvre de sa vie ; ce sont des paroles adressées à ses plus proches collaborateurs, qu'elle conjure de veiller à la continuation de son œuvre afin que son incarnation présente ne se solde pas par un échec. Ce qui était en son pouvoir de réaliser, dans le peu de temps qui lui restait, pour stabiliser la théosophie, la délimiter par rapport à d'autres courants et lui donner son caractère propre, elle le fit. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre son livre suivant, "La Clef de la théosophie" 1889. Il est une introduction à la théosophie dont il définit les concepts de base. Cet écrit ne pouvait cependant remplacer un travail de méditation sur son enseignement. L'auteur semble elle-même avoir senti qu'il ne suffisait pas de déployer devant ses lecteurs tout un savoir occulte et d'accumuler des connaissances sur l'histoire des religions. Une formation spirituelle demande davantage qu'une simple information sur un certain nombre de données et d'interprétations? A travers des articles de journaux et des entretiens individuels, elle donna une série d'indications pour des "études occultes", c'est-à-dire pour la pratique du chemin spirituel et un comportement de vie digne d'un élève sur ce chemin (Chela).

Le petit livre "The Voice of Silence" (La Voix du silence) était aussi une manière de répondre aux besoins des élèves sérieusement motivés. La revue "Lucifer" (porteur de lumière) faisait le reste. H. P. B. y écrivait des articles, comme d'ailleurs aussi dans d'autres revues théosophiques. Ensemble avec la comtesse Constance Wachtmeister, W. Q. Judge, le cofondateur américain de la Société théosophique, qui était particulièrement acquis à H. Blavatsky, gérait la Theosophical Publication Society spécialement créée pour l'occasion. Des réunions de travail spécifiques sur les stances du livre "Dzyan" furent convoquées. Ainsi était-il pourvu à l'efficacité du mouvement, dans le sens d'une extension de celui-ci comme dans celui d'une intensification.

Même si H. St. Olcott survécut à Blavatsky et assura la présidence de la Société jusqu'à sa mort en 1907, il était important pour la Société théosophique, et une satisfaction personnelle pour Blavatsky, qu' "elle ait eu le temps d'initier son successeur, l'Anglaise Annie Besant (1847-1933), aux tâches de la direction spirituelle. En William Q. Judge, elle plaça toute sa confiance pour assurer la direction de l'École ésotérique, autant en Amérique qu'au quartier général indien d'Adyar.

Nous les Dieux.org

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lsis dévoilée connut un modeste succès de librairie. Ce qui remit à l'ordre du jour la Société théosophique et ses fondateurs. L'année suivante, D.D. Home publia un livre Où il ne ménageait pas ses critiques envers Mme Lavatsky. Excédée, cette dernière, toujours accompagnée d'Olcott, décida d'aller s'installer en Inde :« Je veux aller vivre là où personne ne connaîtra mon nom », déclara-t-elle avant son départ.
L'Inde réussit à la Société théosophique, qui recruta de nombreux adhérents tant parmi les Anglais que parmi les indigènes. Le Journaliste A.P. Sinnett. l'un de ces nouveaux disciples, devait jouer un rôle important dans l'histoire de la Société. Il se convertit à la nouvelle doctrine après avoir été le témoin des "miracles" qu'accomplissait Mme Blavatsky.
Voici un exemple. Un jour que Sinnett prenait part à un pique-nique, il vit se matérialiser devant ses veux une tasse et une soucoupe qui manquaient à un invité. Ce miracle aurait été le fait des « mahatma ». les grands maîtres de l'Himalaya dont Mme Bavatsky se disait l'élève. Après ce pique-nique assez extraordinaire, certains nouveaux adhérents de la Société demandèrent à entrer en contact avec les mahatma. Sinnett rédigea une lettre et la confia aux bons soins de Mme Blavatsky. Quelques jours plus tard, une lettre d'un certain "mahatma Koot Hoomi" apparut mystérieusement sur son bureau. Ce fut le début d'un long échange épistolaire. Sennett posait par écrit toutes sortes de questions, sur des sujets occultes, sur la nature de la Lune, par exemple, ou sur le continent perdu l'Atlantide. Puis il envoyait ces lettres aux mahatma. Toujours par l'intermédiaire de H.P.B.. les mahatma ne manquaient jamais de lui répondre en temps voulu. Sur la base de ces informations, Sennett écrivit Esoteric Buddhism, ouvrage dans lequel il expose un système Occulte complexe, fruit du mélange de plusieurs thèmes différents, évolution spirituelle par la réincarnation. gouvernement secret du monde et sagesse des initiés. Esoteric Buddhisni et The Occult World, autre ouvrage de Sennett consacré principalement à des phénomènes miraculeux, se vendirent bien. La Société théosophique s'agrandit considérablement et s'implanta en Angleterre, en France et dans d'autres pays européens.
C'est ainsi qu'en 1884 Mme Blavatsky et Olcott vinrent rendre visite à leurs nouveaux disciples. Lors de leur séjour à Londres, ils prirent contact avec la Society for Psychical Research (la S.P.R.) pour leur rendre compte des miracles dont ils avaient été témoins. La S.P.R. décida alors d'envover un enquêteur en Inde. Les résultats de l'enquête furent catastrophiques. Tout accusait Mme Blavatsky : ses prétendus a miracles » étaient fabriqués de toutes pièces. Quant aux lettres des mahatma. il s'agissait de feuilles de papier -lissées par des trous situés dans les chevrons du plafond. Ses plus proches collaborateurs l'aidaient dans toutes ces opérations frauduleuses. Voici ce que déclarèrent les enquêteurs «  Mme Blavatsky n'est pas le porte-parole de maîtres cachés. Elle n'est pas non plus une banale aventurière. La postérité se souviendra d'elle comme de l'un des plus ingénieux imposteurs de tous les temps. » Mais l'existence de la Société ne fut pas remise en question pour autant.



Mme Blavatsky consacra les années qui suivirent à la rédaction de « La Doctrine secrète » vaste ouvrage où elle définit le système exposé par Sinnett dans Esoteric /Bhudism. Jusqu'à sa mort, qui survint le 8 mai 1891. elle continua à donner des conférences principalement en Angleterre, et à écrire de nombreux articles et essais. La société qu'elle a fondée lui a survécu. Les difficultés d'évolution et les schismes n'ont pas entamé sa popularité.
Mme Blavatsky reste un personnage fortement controversé, notamment depuis la célèbre enquête de la S.P.R. Pourtant, nombreux sont ceux qui affirment avoir réussi à mieux comprendre le sens de la vie grâce à ses écrits.



Oeuvres littéraires
Isis dévoilée Paris
La Doctrine Secrète
La Voix du silence
La Clef de la Théosophie
Cinq Messages aux Théosophes Américains
Dans les cavernes et les jungles de l'Hindoustan.
Glossaire de la Théosophie
Râja-yoga ou Occultisme

Sources :
Kyreus.com + Inexpliqué le monde de l'étrange de l'insolite et du mystère vol10 + Conférence de Catherine Guillerme + Nous les Dieux.org + bibliographie.


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