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#1  24 May 2011 22:09:06

tobeor
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Une bactérie dangereuse se propage

Allemagne: une bactérie dangereuse se propage et aurait fait trois morts


http://nsa20.casimages.com/img/2011/05/24/110524101655537825.jpg



Rien n'a permis d'identifier la source de l'infection actuelle pour le moment et "on ne peut pas exclure qu'elle soit encore active", a conclu le RKI.
Les autorités sanitaires allemandes ont averti mardi que la propagation rapide d'une bactérie causant des hémorragies du système digestif devrait entraîner la mort de plusieurs personnes alors que trois victimes pourraient déjà avoir succombé.

"Nous devons dire clairement que nous tablons sur des morts", a déclaré Reinhard Burger, le président de l'Institut Robert-Koch (RKI), établissement fédéral chargé du contrôle et de la lutte contre les maladies.

"En raison du nombre élevé de cas (d'infections ou de troubles graves), la probabilité qu'il y ait des morts augmente", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Berlin. Et "le nombre de (personnes touchées) augmente, la source de l'infection est toujours incertaine", selon lui.

Trois personnes pourraient déjà avoir succombé à l'infection à l'E.coli enterohémorragique (Eceh), la bactérie à l'origine des troubles sévères, qui touche jusqu'ici avant tout le nord de l'Allemagne, en particulier le grand port de Hambourg.

Des cas ont toutefois été recensés dans d'autres Etats régionaux, selon le président du RKI. "Une femme de 83 ans est décédée le 21 mai, après avoir été admise le 15 mai à l'hôpital pour des colites hémorragiques. Des examens en laboratoire ont prouvé l'infection" à l'Eceh, a indiqué le ministère de la Santé de Basse-Saxe (nord-ouest) dans un communiqué.

Toutefois, une enquête est en cours pour déterminer avec certitude la cause de la mort, ajoute le ministère. A Brême, une jeune femme, présentant des symptômes typiques d'une infection à l'Eceh, est morte dans la nuit de lundi à mardi mais des analyses doivent encore être menées pour déterminer les causes exactes du décès.

Dans l'Etat régional du Schleswig-Holstein, frontalier du Danemark, une octogénaire infectée par la bactérie est également morte mais la femme se trouvait déjà à l'hôpital en raison d'une opération. "Plus de 80" patients ont développé des troubles graves appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU), a précisé Reinhard Burger. "A titre de comparaison, nous avons en moyenne chaque année un millier d'infections à l'Eceh dont 50 ou 60 cas de SHU", a-t-il ajouté. Deux personnes sont mortes ces deux dernières années en Allemagne à cause de cette bactérie.

"Actuellement nous ne pouvons pas percevoir de tendance au déclin" du nombre de cas, a-t-il encore souligné. "Il y a déjà eu des pics dans les cas de SHU par le passé, mais jamais autant en si peu de temps", avait déjà souligné le RKI dans un communiqué mardi. Le RKI s'inquiète également du fait que les malades sont principalement des adultes, alors que cette pathologie touche en général essentiellement des enfants en bas âge.

L'Institut a d'ailleurs envoyé une équipe à Hambourg, la deuxième ville du pays où ont été recensés le plus grand nombre de cas, afin de tenter de déterminer les causes de cette infection. Toutes les personnes infectées par l'Eceh ne développent pas de SHU.

L'Escherichia coli est présente dans le tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud, et sa transmission à l’homme se fait par la consommation d’aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite et lait cru par exemple. Elle se traduit par des diarrhées et du sang dans les selles, des maux de tête et de vives douleurs aux ventres.

Mais rien n'a permis d'identifier la source de l'infection actuelle pour le moment et "on ne peut pas exclure qu'elle soit encore active", a conclu le RKI.
Source
http://www.lalibre.be/actu/internationa … -mort.html
+
http://www.lanouvellegazette.be/actuali … 5601.shtml


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#2  27 May 2011 18:19:53

cosmos
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

ALERTE A LA BACTERIE E-COLI

La Commission européenne a confirmé jeudi soir le déclenchement de son système d'alerte rapide dans l'ensemble des Etats membres après l'identification d'une source de contamination de la bactérie E-coli, qui a déjà tué au moins deux personnes en Allemagne.

Concombres espagnols

Les autorités allemandes ont informé jeudi soir la Commission européenne de la présence de ladite bactérie sur des concombres biologiques produits dans les provinces espagnoles d'Almeria et Malaga et importés en Allemagne.

Les recherches se poursuivent outre-Rhin pour identifier d'autres sources potentielles, alors qu'un troisième lot de concombres produits aux Pays-Bas et commercialisés en Allemagne est actuellement soumis à examen.

Selon la Commission européenne, les autorités espagnoles tentent pour l'heure d'identifier le site exact où les concombres contaminés ont été cultivés.

Mortelle
L'apparition de la bactérie E. Coli a déjà provoqué deux décès en Allemagne parmi 214 cas décelés, essentiellement dans la région d'Hambourg (nord), parmi lesquels figurent 68% de femmes, selon la Commission.

La Suède a également fait état de dix cas avérés de contamination, le Danemark quatre, la Grande-Bretagne trois, et les Pays-Bas un.

La Commission européenne invite toutes les personnes s'étant rendues récemment en Allemagne à être particulièrement vigilantes envers les symptômes de l'affection, comme des diarrhées chargées de sang notamment, et de contacter un médecin au besoin.

                                   

SOURCE

Dernière modification par cosmos (27 May 2011 18:21:30)

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#3  31 May 2011 19:19:31

Max
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

http://www.aquaportail.com/pictures0907/anemone-clown_1248426219_bacterie.jpg

Il n'y a pas que la bactérie E-COLI qui fait parler d'elle (surtout pour des raisons économiques), le premier cas de la bactérie NDM-1 contracté au Canada et de façon non endémique, je veux dire par là, que celle-ci ne pouvait se contractée qu'à la suite d'un séjour en Inde ou au Pakistan, vient d'être signalé au Canada. Il semblerait, qu'elle est réussie à s'adapter à des climats ou à des individus bien différents, mutation spontanée?

Il faut savoir qu'elle est réputée pour être résistante à la vaste majorité des antibiotiques, en fait il n'y en a qu'un pour lutter efficacement contre elle, mais pour combien de temps?

SOURCE1
SOURCE2

«Avec ce genre de bactérie, nous avons presque épuisé les antibiotiques. Seuls deux peuvent les combattre et l'un d'entre eux n'est pas très efficace. Il n'y aura pas de nouveaux antibiotiques disponibles d'ici dix ans. Si l'on permet à ces infections de se poursuivre sans traitements appropriés, leur mortalité va aller croissante», dit M. Walsch dans une entrevue à la chaine britannique BBC.

Dernière modification par Max (31 May 2011 19:20:14)


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#4  2 Jun 2011 12:09:17

tobeor
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

Bactérie mortelle : des centaines de nouveaux cas

http://nsa20.casimages.com/img/2011/06/02/110602121511776756.jpg

Le bilan est de 17 morts. Alors que la Commission européenne a levé la mise en garde contre les concombres espagnols, la Russie vient d'interdire l'importation de légumes frais en provenance de l'UE.

Une épidémie de diarrhée partie d'Allemagne et qui s'étend en Europe s'est encore aggravée mercredi, avec un nouveau décès qui porte le bilan à 17 morts et des centaines de nouveaux cas en Allemagne.

Rien que dans les Länder de Basse-Saxe et du Schleswig-Holstein, 200 nouveaux cas ont été signalés par les autorités médicales, portant le total à 1.900 cas depuis début mai, selon l'agence allemande DPA.

«Nous enregistrons une nouvelle poussée de cas de contamination», a déclaré à Hambourg Cornelia Prüfer-Storcks, responsable de la santé de la ville hanséatique, un des principaux foyers de l'épidémie, où le nombre total des malades est monté à 668, soit 119 de plus que la veille.

L'Union européenne est confrontée à «une crise grave» et tout doit être mis en oeuvre pour identifier le plus rapidement possible la cause de l'épidémie, a déclaré le commissaire européen chargé de la Santé John Dalli.

La Commission européenne parle aussi de «crise de consommation partout» en Europe, avec «une diminution radicale de la consommation de fruits et légumes, et pas seulement des concombres», selon un de ses porte-parole.

La Commmission a levé mercredi soir la mise en garde lancée contre les concombres espagnols soupçonnés d'être à l'origine de l'épidémie. Dans le même temps, la Russie a interdit ce jeudi l'importation des légumes frais en provenance de tous les pays de l'Union européenne. Mesure que la Commission européenne a qualifié de «disproportionnée» et au sujet de laquelle elle compte «demander des explications». «Cela représente entre 3 et 4 milliards d'euros de produits européens exportés chaque année, le premier produit étant des pommes», a souligné auprès de l'AFP un porte-parole pour les questions de santé Frédéric Vincent.

Source et suite
http://www.liberation.fr/monde/01012341 … uveaux-cas


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#5  2 Jun 2011 12:10:43

tobeor
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

La bactérie «E.coli» se cache et tue

Alors que la piste du concombre espagnol s’éloigne, une seizième personne a succombé hier à l’infection transmise par des aliments.

Le mystère de l’épidémie de diarrhées mortelles qui s’est déclarée il y a trois semaines en Allemagne, et s’étend à présent en Europe, s’est singulièrement épaissi hier avec l’effondrement des rares certitudes sur l’origine du mal : les Allemands ont remis en question la responsabilité des désormais fameux «concombres espagnols». «La source de l’intoxication n’a toujours pas été identifiée», ont convenu les autorités sanitaires de Hambourg à l’issue de tests bactériologiques réalisés sur deux spécimens de cucurbitacées ibériques et suivis d’une communication confuse (lire ci-contre). Vendredi, l’Allemagne avait pourtant affirmé avoir identifié des concombres bio en provenance d’Almería et Málaga comme l’un des vecteurs de l’épidémie. Alors qu’un nouveau décès était enregistré hier, l’affaire dite du «concombre espagnol» soulève une tempête de questions aux plans sanitaire, économique et politique. Etat des lieux.

Source et suite
http://www.liberation.fr/societe/010123 … che-et-tue


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#6  2 Jun 2011 12:13:57

tobeor
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

Les germes de la peur

Les angoisses alimentaires tiennent à la méconnaissance des modes de production.

http://nsa19.casimages.com/img/2011/06/02/110602121908212743.jpg

Après la peur de manquer, la peur au ventre ? Après des siècles de famines, la trouille d’ingérer des aliments mortels. Il y a de cela. Si les angoisses alimentaires (rationnelles ou pas) ne datent pas d’hier, elles ont dans notre société de consommation changé de nature. Et sont passées, à en croire l’historienne Madeleine Ferrières (1), «d’un critère quantitatif à un critère qualitatif». Avec une crainte désormais lancinante de s’empiffrer du «corrompu, du malsain, de l’immonde». Une angoisse à la hauteur des barrières que l’on ne cesse d’ériger pour se protéger : contrôles sanitaires, réglementations exigeantes, hyperhygiénisme, traçabilité…

Comble. Le voilà le terreau sur lequel pousse l’affaire du concombre tueur. Mais loin des alertes coutumières aux fromages à la listeria, au steak haché suspect ou aux œufs contaminés, et des mémorables crises de la vache folle, de la tremblante du mouton ou de la grippe aviaire, la cucurbitacée tranche : c’est un végétal. Et c’est une première. Un comble quand l’air du temps crie haro sur la bidoche qui bouche les artères, l’élevage du bœuf et son déplorable bilan carbone, et porte le vert aux nues. Si même les cinq fruits et légumes par jour se mettent à avoir de la bactérie dans l’aile…

Certes, le concombre (ou du moins E.coli) aurait déjà des morts sur la conscience. Mais comme à chaque crise sanitaire, avérée ou non, une méga-amplification est déjà à l’œuvre, à base de mondialisation et de médiatisation. Sans doute parce que la grosse pétoche de la crudité contaminée en dit long sur notre rapport à la nourriture dans notre société moderne.

Au fond, notre angoisse est proportionnelle à la distance qui existe aujourd’hui entre nous et nos aliments. Quand plus de 80% de la production agricole française est aujourd’hui directement transformée par l’industrie alimentaire, le mangeur ne sait plus comment s’élève un poulet, pire comment pousse un concombre. «On ne sait plus d’où vient ce que l’on mange. C’est une crise qui tient à la circulation des aliments. Tout cela milite en faveurd’une agriculture locale», estime Gilles Fumey, enseignant-chercheur en géographie culturelle de l’alimentation à l’université Paris IV-Sorbonne (2).

Hygiénisme. Outre la distance géographique, il y a aussi les faux-semblants qui, censés nous rassurer, nous éloignent encore un peu plus de notre assiette. Le packaging (les tomates sous plastique, la salade en sachet) et le marketing calibrant l’aspect des aliments (des fraises bien rouges, des avocats brillants) sont censés satisfaire notre demande d’hygiénisme alors qu’ils ne garantissent pas forcément la sûreté des modes de production. A l’arrivée, comme le souligne Madeleine Ferrières, «le consommateur […] appartient à l’utopie de l’abondance et de la sécurité».

(1) Histoire des peurs alimentaires, du Moyen Age à l’aube du XXe, ed. Seuil, 2002. (2) Les radis d’Ouzbékistan, tour du monde des habitudes alimentaires, François Bourin Editeur, 2011.

Source
http://www.liberation.fr/vous/010123408 … de-la-peur


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#7  2 Jun 2011 12:18:35

tobeor
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

La bactérie mortelle résiste à la traque des scientifiques

http://nsa20.casimages.com/img/2011/06/02/110602122242827129.jpg

INFOGRAPHIE - Centrée sur la ville de Hambourg, en Allemagne, la mystérieuse épidémie s'étend en Europe, et des cas sont signalés aux États-Unis.

D'un côté, un bilan qui s'alourdit, au point que la Russie a décidé jeudi de suspendre les importations de légumes frais produits en Europe. De l'autre, une enquête qui repart à zéro ou presque, après l'abandon de la fausse piste des concombres, blanchis mercredi soir par la Commission européenne. La flambée de diarrhées et de syndromes hémolytiques et urémiques* qui a commencé en Allemagne début mai, est sans précédent en Europe par son ampleur.

Due à des colibacilles entérohémorragiques encore appelés sécréteurs de shigatoxine (STEC ou VTEC), cet épisode est aussi exceptionnel par le sérotype en cause, nommé O104:H4. «Avant l'épisode actuel, ce sérotype n'avait été identifié qu'une seule fois, en 2005, chez une femme de 29 ans en Corée du Sud», relève Patrick Fach, directeur de recherche à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Un caractère inédit qui explique en partie les difficultés des enquêteurs à remonter à la source de la contamination.

Mercredi, l'Allemagne comptabilisait, selon les sources, 1169 ou 1900 malades, dont 373 avec une forme sévère, c'est-à-dire un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Soit déjà sept fois plus que le nombre de cas annuel de SHU. Et, au total, plus de 1500 cas ont été signalés à travers l'Europe et jusqu'aux États-Unis, dont une trentaine de formes graves. Tous les malades semblent avoir été infectés en Allemagne, dans la région de Hambourg. Quant au nombre de décès, il s'élève désormais à 17, 16 en Allemagne et 1 en Suède. La majorité des victimes ont succombé à une insuffisance rénale.

Plusieurs origines possibles
Il s'agit d'une «crise grave» dont la source «doit être identifiée le plus vite possible», a déclaré mercredi John Dalli, commissaire européen en charge de la Santé. Pour l'heure, celle-ci reste toujours mystérieuse. Le plus souvent, les infections à colibacilles de type STEC sont contractées en mangeant de la viande bovine insuffisamment cuite ou des produits à base de lait cru. Les bovins, porteurs sains de ces germes, sont en effet leur principal réservoir. Des fruits et légumes ou de l'eau contaminés par des matières fécales peuvent aussi être à l'origine d'épidémies.

Dans l'épisode actuel, c'est vers des concombres, et plus précisément venus d'Espagne, que s'étaient portés les premiers soupçons. L'enquête alimentaire avait en effet établi qu'il s'agissait de l'aliment le plus consommé par les malades dans les dix à douze jours précédents, devant les tomates et les salades. Les chercheurs allemands ont donc analysé ces cucurbitacées à la recherche de STEC du même type que ceux isolés chez les patients. «Habituellement, on recherche les cinq sérotypes les plus fréquents, mais, dans le cas présent, il a fallu un nouvel outil moléculaire pour identifier la souche 0104:H4, explique Patrick Fach. La méthode utilisée, qui fait appel à un cocktail de marqueurs génétiques, a été mise au point par l'Anses en collaboration avec des chercheurs allemands.» Les tests, qui reposent sur une technique d'amplification de l'ADN, peuvent donner un premier résultat en 24 heures, résultat qui doit être ensuite confirmé.

L'enquête relève cependant de la recherche d'une aiguille dans une botte de foin. «Le diagnostic est complexe; d'autant que les taux de contamination des aliments sont beaucoup plus faibles que chez les malades», précise Patrick Fach. Et la tâche est d'autant plus ardue que de multiples souches de colibacilles, dont la plupart ne sont pas pathogènes, peuvent cohabiter dans un même aliment.

Source et suite
http://www.lefigaro.fr/sante/2011/06/01 … fiques.php


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#8  2 Jun 2011 12:28:00

tobeor
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

La bactérie E. coli O157:H7 - Conseils pour préserver la salubrité des aliments
Prévention des toxi-infections alimentaires


Qu'est-ce qu'une toxi-infection alimentaire?

Les aliments contaminés par des bactéries, des virus et des parasites peuvent vous rendre malade. De nombreuses personnes ont déjà souffert d'une toxi-infection alimentaire sans même le savoir. Ces maladies, qu'on appelle aussi parfois « empoisonnement alimentaire », peuvent présenter des symptômes semblables à ceux de la grippe, notamment :

-crampes d'estomac
-nausée
-vomissements
-diarrhée
-fièvre

Les symptômes peuvent se manifester peu de temps après la consommation d'aliments contaminés, mais ils peuvent également apparaître au cours du mois suivant et même plus tard. Chez certaines personnes, en particulier les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les toxi-infections alimentaires peuvent s'avérer très dangereuses.

Selon les experts en santé publique, il y aurait environ 13 millions de cas de toxi-infection alimentaire chaque année au Canada. On peut éviter la plupart des cas de toxi-infection alimentaire en adoptant des pratiques de manipulation sûres des aliments et en utilisant un thermomètre pour aliments afin de s'assurer que les aliments ont cuit jusqu'à ce que leur température interne soit sûre!

Qu'est-ce que Escherichia coli O157:H7?

Escherichia coli O157:H7 (appelé aussi E. coli dans cette brochure) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

Quels sont les symptômes d'une infection à E. coli?

Les symptômes peuvent se manifester dans l'espace de quelques heures et jusqu'à dix jours après l'ingestion de la bactérie; ils se caractérisent par de fortes crampes abdominales. Certaines personnes peuvent avoir une diarrhée sanglante (colite hémorragique). D'autres personnes infectées pourraient ne pas avoir de symptômes ni tomber malades, mais être porteuses de la bactérie et propager l'infection à d'autres.

Quelle est la gravité de l'infection?

La plupart des personnes atteintes récupèrent après 7 à 10 jours, mais jusqu'à 15 % peuvent être atteintes du syndrome hémolytique et urémique (SHU), une maladie inhabituelle du rein et du sang qui peut entraîner la mort.

Les symptômes du SHU varient selon l'état de santé de la personne et la gravité de l'infection. Certaines personnes pourront avoir des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux, d'autres pourront avoir besoin d'une transfusion de sang et d'une dialyse. Certaines peuvent vivre le reste de leur existence avec des effets secondaires comme des dommages permanents aux reins. Bien que tous puissent attraper une infection à E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont les plus à risque de développer des complications graves.

Comment la bactérie se propage-t-elle?

Il arrive quelquefois que la bactérie E. coli contamine la surface de la viande au moment de l'abattage, et ce, malgré toutes les précautions qui peuvent être prises. Lorsque la viande est hachée, le processus peut répartir la bactérie dans toute la viande. Les fruits et les légumes crus peuvent être contaminés par des agents pathogènes dans le champs, par la terre ou le fumier mal composté, l'eau, les erreurs de manipulation et les animaux sauvages.

La bactérie E. coli peut souvent se transmettre d'une personne à une autre. Les animaux et les humains infectés par la bactérie peuvent être porteurs. Par conséquent, la meilleure façon d'éviter les toxi-infections alimentaires est d'adopter une hygiène appropriée et des pratiques de manipulation et de préparation sûres des aliments. Si vous croyez être infecté par la bactérie E. coli ou souffrir de toute autre maladie gastro-intestinale, ne préparez pas d'aliments pour d'autres personnes. Il est également recommandé de tenir les animaux loin des garde-manger et des zones de préparation des repas.

Source et suite
http://www.inspection.gc.ca/francais/fs … olif.shtml


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#9  3 Jun 2011 05:12:04

Max
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

Est-ce le hasard, mais je viens de tomber sur une nouvelle affaire de bébette pas sympa:

http://www.rue89.com/files/20081022staphylojayatinside.jpg

Une souche de staphylocoque doré détectée chez la vache et l'homme



Une nouvelle souche de staphylocoque doré a été découverte chez des vaches laitières et chez l'homme, au Royaume-Uni et au Danemark, selon une étude publiée vendredi dans la revue britannique "The Lancet Infectious Diseases". Résistante à l'antibiotique, elle n'est pas détectable par le test de dépistage habituel.

Cette nouvelle souche de SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) "pose potentiellement un problème de santé publique", a souligné Mark Holmes, spécialiste en médecine vétérinaire à l'Université de Cambridge, lors d'une conférence de presse jeudi à Londres.

Non pas parce qu'elle a été détectée dans du lait de vache: la pasteurisation tue la bactérie et il n'y a quasiment aucun risque de contamination humaine par la nourriture, a-t-il souligné. "Boire du lait ou manger de la viande ne présente pas de risques en termes de santé", a-t-il assuré "à condition que le lait soit pasteurisé".

La véritable inquiétude provient du fait que le test génétique de dépistage couramment utilisé (PCR ou réaction en chaîne par polymérase) ne permet pas d'identifier que la nouvelle souche est résistante à la méticilline.

Ce qui veut dire que si un laboratoire s'en tenait à ce seul test, la résistance à la méticilline pourrait passer inaperçue, conduisant à un traitement antibiotique inapproprié, et à une aggravation de l'état du malade.
Mise en garde pour les éleveurs

Le staphylocoque doré est responsable de maladies graves, voire mortelles: intoxications alimentaires, infections suppurées, septicémies.


Mark Holmes a appelé à conduire systématiquement le test classique de mise en culture, et à adapter les tests PCR à la nouvelle souche (mecA - LGA251).

Autre enseignement de l'étude: les bovins sont soupçonnés d'être à la source de l'apparition de la bactérie, motivant une vigilance accrue pour les personnes travaillant à leur contact dans les fermes. La nouvelle souche a en effet été détectée dans du lait de vaches souffrant de mastite, une inflammation des mamelles.


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#10  3 Jun 2011 05:21:21

Max
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Re: Une bactérie dangereuse se propage

http://www.monbicarbonate.fr/wp-content/uploads/Staphylocoque-dor%C3%A91-300x226.jpg

Les chercheurs ont étudié 940 échantillons provenant de 465 troupeaux. Aucun n'était porteur du SARM classique, mais 13 d'entre eux se sont révélés porteurs de la nouvelle souche.

Parallèlement, des tests menés sur des échantillons humains (Danemark et Royaume-Uni) ont montré la présence de la nouvelle souche dans 51 échantillons.

Plusieurs éléments, comme la proximité géographique des cas humains et animaux, laissent soupçonner que les bovins pourraient être à l'origine de la contamination humaine, relève l'étude.

L'utilisation excessive d'antibiotiques est perçue comme en partie responsable de l'apparition de résistances aux antibiotiques, tant chez l'homme que dans les élevages, depuis les années 1960.

Les fermiers, soumis à une pression concurrentielle incroyable selon Mark Holmes, ont tendance à recourir au meilleur antibiotique disponible.

Une enquête dans les fermes laitières du Royaume-Uni doit être lancée cet été. La nouvelle bactérie pourrait être présente dans 2,8% des troupeaux laitiers au Royaume Uni, selon des données citées par l'étude.

Une étude irlandaise publiée dans la revue médicale Antimicrobial Agents and Chemotherapy a également identifié, chez des patients d'hôpitaux irlandais, une nouvelle souche de SARM, très proche de la souche britannique.

Les résultats de notre étude et de l'étude britannique montrent l'émergence chez les bovins en Europe de nouveaux types de SARM, difficiles à identifier, et qui peuvent coloniser et infecter des hommes, a constaté un des auteurs, le professeur David Coleman de l'Université de Dublin.

©AFP / 03 juin 2011

http://www.docbuzz.fr/wp-content/uploads/2009/12/Image-24-500x372.png
Infections à staphylocoque doré résistant à la méthicilline, ratios d’incidence ajustés régionaux par rapport à la région de référence, France, 2008 (N=1 976)-Source INVS 9 décembre 2009

Le staphylocoque doré est bien connu pour sa capacité à développer des résistances aux antibiotiques. 20% des adultes seraient porteurs sains du germe à l’intérieur de leur nez. C’est en plus, un germe fréquemment retrouvé dans les infections nosocomiales, ces infections que l’on attrape à l’hôpital. Une thèse de médecine suédoise fait le point sur les infections liées à ce germe.

C’est dans les années 1990 que l’on a commencé à s’inquiéter de la multiplicité des cas d’infections à staphylocoques dorés à l’hôpital, particulièrement en post-opératoire, et souvent liées à un staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM). Il est retrouvé dans 20% des infections nosocomiales. Il cause des endocardites sévères (iinfection des valves du coeur), des infections des articulations très complexes à traiter (rappelez-vous Guillaume Depardieu), des infections de la peau, des infections respiratoires, des urinaires et des abcès profonds. Il a la particularité de créer des métastases infectieuses, souvent une endocardite, et présente un fort taux de récidive (10% environ) et de séquelles, en particulier après une infection articulaire (60%).

Les facteurs de risque favorisant son développement sont le diabète, l’immunosuppression, l’hospitalisation, l’hospitalisation en unité de soin intensif, l’alcoolisme chronique, l’utilisation de drogues par voie intraveineuse, la transplantation d’organes, la dialyse, les âges extrêmes (nouveau né, personne âgé), la présence d’un cathéter…

La mortalité liée au staphylocoque doré tend à diminuer : elle est passée de 36% à 22% au Danemark sur les 10 dernières années mais reste toujours extrêmement élevée en particulier pour les souches résistantes qui entraînent toujours près de 36% de décès.

Nos anticorps sont peu efficaces dans la lutte contre le staphylocoque doré et il n’existe aucun vaccin (un est en développement), d’où l’importance de la prévention en particulier à l’hôpital, qui doit porter vers une hygiène accrue et des nettoyages fréquents avec de l’eau de javel. Le développement de nouveaux traitements est nécessaire.

Le ministère de la santé français a publié le 9 décembre 2009, un document relatif à ces infections à SARM en France. Le staphylocoque doré résistant à la méticilline est responsable de 0,89% des décès par infection en France mais de 8% des infections nosocomiales. Une réduction de 12% de ces infections nosocomiales aurait été constatée entre 2005 et 2008. Il y a toutefois de fortes variations régionales.

Source:

Invasive Staphylococcus aureus infections
Gunnar Jacobsson
University of Gothenburg, Sweden, 2009

Communiqué de presse de l’INVS: Incidence des infections à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) dans les établissements de santé en France : une diminution confirmée mais variable selon les catégories d’établissements ou les régions

Texte complet de l’analyse :
Infections à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (Sarm) dans les établissements de santé, France, 2005-2008

Analyse épidémiologique des données transmises dans le cadre des bilans standardisés des activités de lutte contre les infections nosocomiales

Dernière modification par Max (3 Jun 2011 05:26:56)


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