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On évoque parfois le livre à emporter sur une île déserte... en réalité la question qu'il faudrait se poser est : " Et si je ne devais en lire qu'un ? "COMPRENDRE L'EMPIRE" d'Alain Soral est la synthèse de tout ce que l'on peut retenir de ce triste siècle... car pour savoir il faut déjà comprendre, et une fois compris c'est un devoir de faire savoir.

#11  2 Mar 2011 08:07:05

Hieronymus
Administrateur
Date d'inscription: 21 Jul 2010
Messages: 142

Re: La Bible Dévoilée

chere Meryl

je comprends vos interrogations mais je ne vois pas pourquoi vous devriez vous dramatiser du fait que les recits relates ds l'Ancien Testament ne correspondraient pas a la realite historique?
il y a tant d'autres points ds les "saintes ecritures" qui sont tellement plus litigieux et dont les consequences sont autrement plus cruciales, la liste serait longue
perso j'ai parfois eu du mal a admettre que certains auteurs que j'estime beaucoup aient pu se tromper
mais c'est la vie, on avance par tatonnement, et on decouvre petit a petit
sourire


"Trois choses demeurent: la foi, l'espérance et l'amour, mais la plus grande des trois c'est l'amour" ( I Corinthiens 13.13 )

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#12  2 Mar 2011 23:52:54

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: La Bible Dévoilée

Je suis croyant comme toi Meryl, mais aussi en recherche.
Nous savons que lors des Conciles de Nicée de l’empereur Constantin en 325, et celui de Constantinople en 381 la Bible a été adaptée pour ne pas dire falsifiée pour se prêter à la vision et aux intérêts de quelques puissants. Ceci est aussi une réalité historique.
A partir de là on peut douter de l'intégralité du livre tant que l'on n'a pas recoupé les sources.
Un des moyens de les recouper oûtre l'archéologie et la datation est de se focaliser sur les Manuscrits de Qûmram (Tablettes de la Mer Morte), plus de 850 tablettes d'origine antérieures aux 2 conciles, et pour certaines antérieures à la naissance du Christ de 2 siècles. Forcement celles-ci bien qu'écartées par l'église semblent plus fiables.

Concernant la Bible Dévoilée qui expose les recherches de quelques archéologues et Historiens j'avoue avoir adhéré à la thèse, c'est pour celà que je l'ai retrancrite ici. L'archéologie peut difficilement mentir contrairement à la tradition orale ou écrite que nous a colporté la Bible. Un autre exemple, Bernard Raquin dans son bouquin "Les Grands Manipulations de Temps Modernes" avait relevé également quelque chose d'intéressant sur la Mecque si chère à l'Islam. Comme quoi en se posant les bonnes questions... on peut toujours lever un pan du voile.


On ne peut pas faire mentir l'archéologie. C'est grâce à cette science que nous savons que les Juifs n'ont pas traversé le désert, que Salomon n'a pas construit de temple à Jérusalem, que les murailles de Jéricho ne se sont pas effondrées par le son magique des cornes de bélier, que Sodome et Gomorrhe n'existaient pas. On pourrait de même dater les éventuelles occupations humaines à La Mecque avant le septième siècle, grâce aux débris, déchets, outils cassés, poteries, ustensiles, etc. On a bien trouvé dans le désert des traces humaines de plusieurs millions d'années... Mais La Mecque n'existait pas, car on n'a jamais vu des milliers d'habitants s'installer dans un désert aride sans eau ni cultures. On retrouverait aussi des traces du prétendu temple contenant trois cent soixante idoles ; on en exhumerait des débris, mais évidemment ce temple n'a pas existé car il est contraire aux mécanismes de la psychologie religieuse. Ce sont les Perses qui inventèrent cette légende...


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#13  4 Mar 2011 02:16:08

Succube
Sage
Date d'inscription: 21 Dec 2010
Messages: 748

Re: La Bible Dévoilée

Pardonnez-moi d'interférer dans votre échange, mais, une fois encore, il me semble que les différentes approches de cette discussion ne peuvent aboutir.

Pour la bonne et simple raison que se mêlent des thèmes, qui s'ils peuvent éventuellement être étudiés ensembles, ne sont pas, ici, abordés sur un terrain neutre.

Je vois au moins 3 catégories distinctes :

Hiéronymus, qui est l'élément à la fois rassembleur, mais également "questionneur" absolu
Cartho, qui vit sa Bible et ses secrets avec passion
Et Meryl qui arrive avec sa foi.

Gloups!interrogation

Je crois qu'il faut là totalement détacher l'idée de la foi (quelle qu'elle soit, chrétienne, judaïque voire musulmane). Ceci est une question toute personnelle qui implique d'une part un aspect difficilement descriptible tant il est personnel, d'autre part un appui qui peut se faire, certes, et très souvent principalement sur un Livre, mais aussi sur un modèle de vie, comme sur un dogme. Ce dernier étant, à mon avis, sujet à toutes les critiques possibles et immaginables.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas là question de foi, mais plus question d'Histoire, d'archéologie, de recherche de preuves qui pourraient correspondre, en l'occurrence à la Bible.

Meryl, tu n'as donc aucune raison de mal digéré ces questions! Cela ne peut en aucun cas remettre en cause ce que tu crois au plus profond de toi. Simplement cela peut-il possiblement faire évoluer ta pensée profonde, mais une fois de plus, pas changer ce qui est une révélation. Ca n'a rien à voir.

Je ne sais pas si je suis bien claire dans mon propos?probleme Il est juste évident pour moi, que les questionnements, la recherche, la découverte, l'étude et l'analyse sont des éléments absolument indispensables et définitivement passionnants (et le terme est faible) pour une meilleure connaissance et compréhension de notre monde, mais que tout ceci ne remet aucunement en question ce qui est du domaine de la croyance et de l'appartenance à un modus vivendi s'y afférant.

Je ne suis toujours pas plus claire, sans doute...gene Mppfff... Je vous laisse commenter pour voir...


La langueur porte bien plus loin l'esprit que n'importe quelle philosophie. Succube

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#14  4 Mar 2011 02:35:59

Succube
Sage
Date d'inscription: 21 Dec 2010
Messages: 748

Re: La Bible Dévoilée

Sur le sujet, je reviens sur les fameux rouleaux, manuscrits ou quelque soit leur appellation de "la Mer Morte".

Les recherches continuent et tous ne sont pas déchiffrés, loin de là.

Si certains sont déjà exposés (il faut que je retrouve où?), tous ne présentaient pas un état de conservation suffisant pour les décrypter à la lettre près. Ils sont donc toujours à l'étude.

Des théories diverses et variées fleurissent d'ailleurs à leur sujet, certaines soumettant qu'elles pourraient effectivement tellement remettre en questions des "vérités" passées à postérité que cela en changerait presque la face du monde et que donc, tout cela serait soigneusement planqué pour ne jamais faire surface...

Ha! Ha! Les mystères de l'Histoire Ancienne...

Je suis persuadée que si il était possible de faire toutes les fouilles nécessaires dans un bon nombre de pays du MO, en dehors des territoires Israéliens et égyptiens actuels, on découvrirait sous des tonnes de sable désertique ayant tout envahi, une somme absolue de trésors historiques.

En Mauritanie, en Irak, en Lybie, peut-être au Soudan.

Puis pour aller plus loin, et sans parler de sable... en Iran, au Khazakstan, Kirghizstan, Mongolie, j'en passe et des meilleures!

Whaouh! Je suis partie dans mes rêves les plus fous, là!sourire

Bref, le sol regorge de secrets bien cachés.

Alors en attendant d'avoir les moyens, matériels, politiques, scientifiques de les trouver, pourquoi ne pas déjà revenir à une approche très instinctive - oserai-je dire "animale" - de ce qu'est l'essence même, non pas de cette terre, mais de tout l'Univers dans lequel elle se trouve, et puis à l'aide de la connaissance des anciens, de celle des livres aussi, ré-apprendre ce que nous avons perdu au fil des siècles.

Nous sommes un tout, nous faisons partie d'un tout. Rien ne fonctionne sans rien. Tout est cercle, rond, pivot, axe. Les choses sont à la fois distinctes les unes des autres mais imbriquées les une aux autres.

Sans moi tu n'es pas. Sans toi, je n'existe pas.

Je sais, ça fait un peu New-Age, mais c'est pas le but. C'est juste reprendre conscience de ce à quoi nous appartenons. C'est la base absolue.

Sans cela, rien ne peut avancer...sourire


Pardon! Je me suis égarée - Cartho, je te laisse volontiers déplacer cela où bon te semble, si tu estimes que c'est vraiment trop hors-sujet!clindoeil - Ce message, mine de rien, se doit d'être réitéré chaque fois que cela sera possible, réfléchissez-y!sourire


La langueur porte bien plus loin l'esprit que n'importe quelle philosophie. Succube

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#15  5 Mar 2011 00:09:12

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: La Bible Dévoilée

Lorsque Meryl parle de digérer , Succube, je pense qu'elle veut dire qu'il faut comprendre,  intégrer ces nouvelles données et essayer d'en retirer le bon grain de l'ivraie. C'est du moins l'effet que cela m'a fait à la vision du docu de Finkelstein et Silberman.
hum ! vous aurez remarqué au passage la consonnance de leur patronymes. Je pense que dans cette révélation c'est eux qui avait le moins à y gagner, mais il ont réellement fait un travail de chercheur, d''archéologue, de traducteur et d'historien et ont laissé de côté le côté mystique de la croyance, nous sommes donc en plein le sujet Succube. Je pense que peu ont vu le documentaire, en voici une version commentée que je pose intégralement car elle est particulièrement explicite. pour être clair je ne me fait pas l'avocat des 2 chercheurs j'expose juste leur travail et le livre à réflexion.



La Bible est considérée comme un livre sacré, à valeur historique, ne révélant que vérités absolues. Et malheureusement, beaucoup prennent pour « paroles d’Evangile » tout ce qui y est écrit !

La Bible n’a pas été écrite d’un trait, l’étymologie du mot même, le grecbiblia, LES livres fait référence à un pluriel, précisant qu’elle est composée de divers textes, de divers auteurs inconnus, le choix définitif des pièces rassemblées dans la Bible juive n’ayant été établi qu’au premier siècle avant JC.

http://carthoris.free.fr/Images/Exode%2001.jpg

Ce qui est sûr aujourd’hui c’est que le contenu de ce livre n’a pas toute la valeur historique que lui prêtent les orthodoxes juifs, les traditionalistes catholiques, ou les fondamentalistes évangéliques, même si ces derniers ont réussi à imposer leur vision créationniste et à permettre l’enseignement parallèle de la Genèse et de la théorie de
l’évolution des espèce de Darwin dans les écoles du Kansas, avec l’aval du président Bush, la Bible reste l’approche d’une divinité parmi une myriade, en somme si pas une hypothèse de réflexion, au moins une fiction.

Mais ces légendes résistent-elles face aux dernières découvertes archéologiques ? D’après la Bible, les descendants de Jacob, petit fils d’Abraham qui deviendra Israël, demeurent 400 longues années en Egypte en tant qu’esclaves de Pharaon, pour bâtir entre autres choses Pitom.

Nous sommes alors aux alentours de-1300, la Torah, le Pentateuque des Chrétiens, les cinq premiers livres de leur Bible, composé de la Genèse, l’Exode, le Lévitique, le Livre des Nombres et le Deutéronome, raconte la naissance du peuple d’Israël. Moïse, nouveau-né est sauvé des eaux par la fille même de Pharaon qui l’adopte, et l’élève en
Egyptien. Suite au meurtre d’un Egyptien qui rouait de coups un esclave Hébreux devant lui, Moïse s’enfuit pour devenir berger dans le Sinaï, suivra l’épisode du buisson ardant, avant de retourner en Egypte pour sauver son peuple. Le Deutéronome, dernier des cinq livres de la Torah, voit Moïse mourir dans la région de Moab, à l’orée du Pays de Canaan, la Terre Promise, l’actuelle Palestine, car pour une billevesée, le « Grand Dieu Bon », lui a interdit de rentrer sur la Terre Promise. Des générations de fidèles ont pris les écritures au pied de la lettre, persuadés que Yahvé avait confié à Moïse la mission de mettre par écrit les clauses de l’Alliance conclue entre lui et le peuple d’Israël, et qu’après avoir libéré son peuple du joug des Egyptiens et l’avoir conduit jusqu’à la Terre Promise, Moïse a retranscrit mot pour mot le verbe divin, jusqu’à anticiper sa propre nécrologie ! Fort…à moins bien sûr qu’il ne soit pas l’auteur de la Torah ?

Mais combien même, pourquoi l’histoire, la vraie, n’a t elle pas conservé de traces de cet élu Hébreux qui, avec l’aide d’un dieu d’une ineffable bonté, fit s’abattre des plaies horribles sur tout un pays et qui a libéré des milliers d’esclaves ? Les Egyptiens ne savaient peut-être pas écrire pour témoigner des horreurs subies ou même admettre une si grande et impressionnante défaite due à des facteurs supranaturels qui auraient quand même dus
suscités la curiosité des scribes, non ?
D’après la Bible 600 000 Hébreux en armes franchissent la Mer Rouge, dont Moïse a ouvert les flots, talonnés de prés par l’armée égyptienne, une des plus puissantes du moment. 600 000 hommes, ce qui porte à environ deux millions de personnes le nombres des fuyards d’une une Egypte qui, on le sait, ne comptait pas plus de 3,5 millions de personnes à cette époque, étonnant !
Au Mont Sinaï, Moïse scelle l’alliance de son peuple avec Yahvé, avant d’errer tous ensembles pendant quarante ans dans le désert, notamment à Cades Barnea. Précisons quand même que Pitom n’existait tout simplement pas encore au XIII° siècle avant JC. Ajoutons qu’aucune archive égyptienne ne fait mention de la présence juive, de l’exode ou
des plaies, pas de preuves archéologiques ou épigraphiques. Plusieurs centaines de milliers de personnes, pour ne dire des millions d’après la Bible, ont stationné au pied du Mont Sinaï, et bien que les techniques actuelles permettent déceler le simple passage de bergers, pas un seul tesson de cruche retrouvé sur les lieux malgré les années de fouilles effectuées sur la zone! La fuite de l’Egypte vers la Palestine reste d’ailleurs peu vraisemblable.
A cette époque, le Pays de Canaan est sous la coupe des Egyptiens. Fuir l’Egypte pour la Palestine a « autant de sens que fuir Moscou pour Varsovie au temps du stalinisme » souligne Françoise Briquel-Chatonnet, directrice de recherche au CNRS, dans les cahiers de l’Histoire en 2001.

Les hypothèses concernant une rédaction d’un « pseudo exode » parlent du roi historique celui-là, nommé Josias, roi de Juda qui rêvait de réunifier au VIII° siècle avant JC, le Royaume de Juda au Sud, et celui du Nord, perdu, Israël alors sous domination de l’autre grand empire du moment l’Assyrie. Celle-ci étant en proie a des tensions internes, les forces armées sont concentrées aux alentours de Babylone. Mais l’Egypte, elle, est toujours là, et rêve de conquête, obstacle au rêve hégémonique de Josias.
Sentant son heure venue, Josias sort de sa manche un « Livre de la Loi », découvert par hasard qui prévoit un seul lieu de culte, sa ville Jérusalem, autour d’un seul dieu et d’une seule loi. Il savait qu’en édictant une loi, autoritaire et fascisante, par lui-même cela ne passerait pas, alors qu’ainsi il lui serait plus simple de tout contrôler. C’est lui le législateur qui se veut le « libérateur » de son peuple : il leur donne cette fable, véritable propagande pour leur faire croire que ce petit peuple peut se soulever devant cet immense empire d’alors qu’est l’Egypte, s’il est guidé par un homme épaulé par dieu et la loi, un Moïse : lui.

Josias semble être donc l’instigateur de ce récit de propagande qu’est le mythe de Moïse et de l’exode. Les exégètes s’accordent aujourd’hui pour dire que le Pentateuque, la Torah donc, date de l’exil des Hébreux à…Babylone, l’actuelle Irak, entre -587 et -532 environ, plus tôt d’ailleurs, les populations de l’ancien Israël n’étaient pas alphabétisées. Nous sommes donc loin des -1300 supposés ou un Moïse auteur de la Torah aurait existé. Ce serait vraisemblablement durant cet exil sur les bords de l’Euphrate que ce peuple déraciné a entamé la rédaction de sa grande geste nationale et religieuse autour de ce dieu unique, l’agrémentant au passage des mythes babyloniens, sumériens revisités bien entendus pour être plus conformes à leurs canons, je vous renvoie aux parallèles avec les mythes sumériens. Certains mêmes, peu suivis il est vrai, comme le linguiste Yaaqov Kupitz, professeur à
l’université hébraïque de Jérusalem, prétendent que la Torah aurait été rédigée plus récemment, vers -230, décelant de fortes influences grecques dans les textes, comme l’épisode du duel de David et Goliath (Samuel XVII) rappelant celui relaté dans « L’Odyssée », de Pâris et de Ménélas, la description même de l’armement du géant philistin, peuple venu de la mer Egée et dont le nom donne celui de la Palestine, rappelle l’équipement d’un soldat grec; la monnaie utilisée par Jacob même dans la Genèse pour acheter un terrain à Sichem (GenXXXIII, 19), laqsitah dérivé du Greckisté n’existait pas avant l’arrivée des Hellènes, et personne ne relève ces incohérences !

http://carthoris.free.fr/Images/Exode%2002.jpgMais, continuons, les Hébreux sont arrivés au Pays de Canaan, nous sommes aux alentours de-1230, la conquête de la Terre Promise est entreprise et relatée dans le Livre de Josué qui décrit les Hébreux comme un vaillant peuple en armes qui déjà vient quand même déjà d’oublier le premier commandement encore tout frais: « Tu ne tueras Point ».
Ce livre nous raconte des combats sanguinaires, menés par des chefs de guerre féroces, des victoires époustouflantes, voilà la grande geste nationale juive en marche !
A Jéricho, les murs s’effondrent au son desshofar, trompettes faites de cornes de béliers. A Gabaon, Josué obtient de Yahvé qu’il suspende la course du Soleil, le temps de passer tout le monde au fil de l’épée !
La Terre Promise conquise par des massacres cautionnés, appuyés, aidés par ce dieu si bon et merveilleux, les 12 tribus d’Israël se réunissent à Sichem sous l’instigation de Josué pour fonder la première confédération juive.

Seulement, d’après les archéologues de Tel-Aviv, Israël Finkelstein et Asher Silberman, vers le XIII°siècle avant JC, période supposée de cette conquête par les armées de Josué, la multitude de cités états de Palestine est fermement tenue par les garnisons égyptiennes. A cette époque même, Jéricho n’est qu’un bourg sans muraille, et une seule stèle de cette époque attribuée au Pharaon Meren Ptah mentionne le peuple Hébreux en ces termes : « Israël
est anéantie et n’a plus de semence ». En lieu et place donc d’une confédération puissante unie autour d’un dieu unique qui a conquis par la force, la ruse et l’aide de son dieu une terre tant convoitée, nous n’avons en
réalité une référence à un peuple de faible poids face aux puissants voisins d’alors, et qui n’a en fait rien conquis du tout…puisque déjà sur place !

L’archéologue William Dever, émet l’hypothèse que ce XII° siècle est une période de marasme artisanal, commercial, et de déclin économique pour la région, émaillée de soulèvements contre les potentats locaux des populations étranglées par l’impôt, ce qui pousse des citadins ruinés, des marginaux et des pasteurs semi-nomades à se replier vers les montagnes de Judée et de Samarie, pour devenir les premiers Israélites.

Israël Finkelstein pense lui que les Israélites ont pour origine l’installation de bergers au cours de cette période dans les régions du centre de Canaan. Environ 250 communautés y auraient ainsi vécu des fruits de l’agriculture, isolées les unes des autres sans administration, ni instance politique. Les fouilles de la région ont exhumé des vestiges de hameaux comportant des silos à céréales et des enclos pour bétails, et contrairement à de nombreux autres sites de Cisjordanie, aucun os de porc n’y a été retrouvé.
Finkelstein affirme ainsi que « les habitants de ces villages n’étaient autres que les peuplades indigènes de Canaan qui, petit à petit, ont fini par développer une identité ethnique que l’on peut qualifier d’israélite ».
Les récentes études génétiques effectuées sur les squelettes retrouvés en Palestine montrent que juifs et cananéens d’alors sont génétiquement les mêmes individus. Les juifs ne sont pas venus d’ailleurs, ils étaient déjà là. Israéliens et Palestiniens sont issus du même peuple et vivaient jadis sur la même terre!

Au X° siècle avant JC : d’après la Bible donc, les tribus d’Israël deviennent une monarchie unifiée, le Royaume de Juda sous l’égide des Rois David, puis de Salomon son fils, mais une fois encore, il n’est fait aucune mention d’un tel empire ni dans les archives des peuples voisins, ni même dans le sous-sol palestinien. David, successeur de Saül a peut-être existé entre -1010 et -970, une stèle retrouvée dans le sanctuaire de Tel Dan au Nord de la Palestine mentionne « la Maison de David », mais rien ne prouve qu’il s’agisse du vainqueur du Goliath des Ecitures.
La capitale du Royaume, la Jérusalem de l’époque, n’a rien de flamboyant comme elle peut l’être décrite dans la Bible, en fait, c’est un petit village entouré d’une dizaine de bourgs faiblement peuplés. Le sage Salomon, bâtisseur du temple de Jérusalem et du somptueux palais de Samarie, séducteur de la Reine de Saba, riche et puissant n’a certainement rien à voir avec le Salomon historique, s’il a existé.

http://carthoris.free.fr/Images/Exode%2003.jpgVers-933, Les tribus idolâtres du Nord font sécession avec le Royaume de Juda et constituent le Royaume d’Israël, et ceux sont ces hérétiques qui sont en fait la base de l’épanouissement de l’état d’Israël. Les bâtiments construits autour de Jérusalem que ce soit à Haçor, à Megiddo ou à Geze que l’on attribue à Salomon, auraient été construits au cours du IX°siècle par les rois d’Israël.

David et Salomon ne seraient en fait que des personnages légendaires, inventés par les rédacteurs de la Bible « dans une perspective pan israélite afin de démontrer a posteriori l’unicité du Royaume d’Israël, au Nord et du Royaume de Juda au Sud », on peut les comparer à ce que furent les légendes de Siegfried pour les Allemands, du Roi Arthur pour
les Anglais, ou de Vercingétorix revisité pour les Français.

Au cours du premier siècle avant JC, est achevé la rédaction de la Septante, du Latin septanta, soixante-dix d’où provient la Bible chrétienne, qui est l’ensemble des traductions grecques des écritures hébraïques. La légende raconte que ces traductions étaient au nombre de 72, toutes semblables, et toutes parfaites, réalisées par des juifs d’Alexandrie afin de permettre aux juifs des jeunes générations qui n’entendaient pas l’Hébreux d’avoir accès aux « livres saints ». Les traductions de l’Hébreux au Grec, puis du Grec au Latin ont été des sources de méprises linguistiques.


Rien d’exhaustif ici et pourtant on constate déjà que bon nombre de vérités révélées par l’Ancien comme le Nouveau Testament ne tiennent pas face aux découvertes archéologiques et aux analyses objectives. Prenons les donc pour ce qu’ils sont, des livres relatant des mythes et des légendes, une cosmogonie et une approche d’une divinité que l’on
veut unique, une approche parmi d’autre du divin, aussi controversée soit-elle. Le « Silmarillon » de J.R.R. Tolkien, retouché par son fils est à mon sens du même acabit, dans 2000 ans tuera-t-on encore aux noms des Valar
?



Article janvier 2006 " La Bible face à l’Histoire" par Giovanni Barluet extrait de : http://www.scribd.com


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#16  6 Mar 2011 19:16:33

Meryl Burbank
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Messages: 630

Re: La Bible Dévoilée

Je vous remercie pour vos messages remplis de solicitude sourire

Effectivement Carthoris, c'est ainsi que je le concevais. Information acquise, diggérée et imbriquée dans mon conscient.

Bon en attendant, je me suis offert, hier, les manuscrits de la mer morte.

Dernière modification par Meryl Burbank (10 Mar 2011 22:35:18)


Alia Petitscarabé :
- "Je saurai attendre...."

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#17  21 Mar 2011 02:02:17

Meryl Burbank
Modérateur
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Date d'inscription: 20 Feb 2011
Messages: 630

Re: La Bible Dévoilée

Grace à l'invité de ce soir de Idfm : Monsieur Alain Manssens.

J'ai cherché sur net Eléphantine et hébreux. Voici ce que j'ai trouvé.


http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/533208

D'après l'introduction, des archéologues aurait trouvé l'existence d'hébreux en Egypte vers l'an - 1000.


Alia Petitscarabé :
- "Je saurai attendre...."

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#18  21 Mar 2011 22:25:26

Carthoris
Administrateur
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Messages: 2573

Re: La Bible Dévoilée

salut Meryl

vu sur ton lien:

En Canaan, les prospections archéologiques entreprises en 1990 montrent que les premiers Israélites apparaissent en -1200, sur les hautes terres. Les techniques habituelles d'évaluation fournissent le chiffre de 45 000 personnes, vers -1000, pour l'ensemble de la population des Israélites. Ces données archéologiques permettent de comprendre pourquoi les Hébreux n'ont laissé aucune trace en Égypte antérieurement à Éléphantine, hormis l'inscription sur la stèle de Mérenptah, qui est en plein accord avec les données des fouilles de 1990.

- La naissance de Moïse se situe en - 1395 avant l'An 0 selon la Bible
- En - 1314 avant l'An 0, il va voir pharaon pour lui signifier le départ du peuple juif vers la terre de Canaan (actuel Israël)
- L'exode qui se situe vers - 1250 avant l'An 0 et l'errance dans le désert va durer 40 ans
- Moise s'éteindra à l'âge vénérable de 120 ans, (il n'a pas vécu vieux en comparaison avec son père Abraham qui était arrivé à 175 ans).

L'existence des Hébreux en terre de Canaan est avérée vers - 1200, Meryl j'ai bien lu ton lien, mais rien ne dit qu'ils venaient d'Egypte. Et compte tenu que des invraissemblances des âges de Moise et Abraham relevés dans les concordances temps de la Bible il est permis d'en douter.

À moins d'accepter l'idée de miracles aussi merveilleux les uns autant que les autres, il est peu concevable d'envisager l'hypothèse d'une fuite hors d'Égypte d'une horde d'esclaves qui, après avoir franchi une frontière puissamment gardée aurait traversé le désert jusqu'en Canaan, à une époque où l'Égypte y maintenait un effectif considérable de troupes. N'importe quelle bande fuyant l'Égypte contre la volonté du pharaon aurait été prise en chasse, non seulement depuis le delta, mais aussi par les garnisons du nord-Sinaï et de Canaan. Il est des plus improbables qu'un groupe de taille non négligeable ait pu échapper au contrôle égyptien à l'époque de Ramsès II. Tout comme le serait la traversée du désert et l'entrée en Canaan. Au XIIIe siècle av. J.-C., l'Égypte était parvenue au faîte de sa puissance au Proche-Orient. L'autorité de l'Égypte était absolue ; les forteresses égyptiennes couvraient son territoire et les officiers égyptiens administraient l'ensemble du pays.

Selon Messod et Roger Sabbah dans leur livre "l'origine égyptienne des Hébreux" publié chez Jean-Cyrille Godefroy, ce serait Aÿ, qui aurait ordonné la déportation des monothéistes fidèles au dieu unique Aton. Ceux-ci, très nombreux, seraient l'origine du peuple hébreu bien que la notion de peuple hébreu n'apparaisse que beaucoup plus tard. Il n'y a pas d'autre trace de déportation dans l'histoire de l'Égypte. Aÿ était un général du Pharaon Aménophis IV devenu Akhénaton. Après la mort de celui-ci il serait devenu régent durant le règne du jeune Toutânkhamon puis pharaon à la mort de ce dernier. Aÿ qui s'est attaché à rétablir le culte d'Amon, remplacé un temps par le culte d'Aton, a décidé de "chasser" les récalcitrants hors d'Égypte. Les mots "chassés d'Égypte" figurent en Exode 12:39. Les faits ainsi relatés se seraient déroulés vers les années 1340 av. J.-C., mais cette thèse s'est révélée erronée suite aux découvertes de la critique interne des textes bibliques. L'histoire (Jean Deshaies, Les civilisations de l'Orient ancien - Arthaud) dit aussi que des peuples nomades se seraient sédentarisés en terre de Canaan vers le XIIIe siècle av. J.-C.. On ne parlait pas encore de peuple hébreu, la notion de peuple hébreu n'apparait que beaucoup plus tard. La légende de l'Exode d'un peuple hébreu formé de travailleurs esclaves est à revoir. Si des Hébreux sont venus travailler ou s'enrôler comme mercenaires en Égypte ce ne peut être que plusieurs siècles plus tard. Dans le Second livre des Rois, ces émigrants apparaissent au plus tôt au VIIIe siècle av. J.-C. au temps du roi de Juda, Achaz.

En 2006, une nouvelle théorie sur l'origine égyptienne a été émise par le chercheur Joseph Davidovits. Rejoignant la thèse de Messod et de Roger Sabbah, l'un de ses arguments s'appuie sur le fait qu'en égyptien antique, la phrase "exilés en hâte à cause de leur hérésie" se dit iissi-r-iar, soit Israël. Cette thèse est complétement farfelue : Isaraal n'est que la traduction égyptienne du terme hébreu Israël signifiant " Celui qui se bat avec Dieu ".

Source : wikipedia mot clé "Exode"


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