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On évoque parfois le livre à emporter sur une île déserte... en réalité la question qu'il faudrait se poser est : " Et si je ne devais en lire qu'un ? "COMPRENDRE L'EMPIRE" d'Alain Soral est la synthèse de tout ce que l'on peut retenir de ce triste siècle... car pour savoir il faut déjà comprendre, et une fois compris c'est un devoir de faire savoir.

#1  31 Oct 2010 00:31:41

House
Administrateur
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Messages: 1042
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Les robots parlent aux humains

De nombreuses machines se sont mises à discuter avec les humains au cours des dernières années, notamment par le biais d’Internet. Il y a beaucoup de charmantes jeunes femmes qui vous aident à faire vos démarches en ligne, que ce soit Léa sur le site de la SNCF, Anna chez Ikea, Clara à la FNAC (qui ne manque pas d’humour puisqu’à la question “Tu veux boire un verre après le boulot ?” elle répond du tac au tac “J’évite de boire, ça me fait rouiller…”), etc. Tous ces “chatbots” (mot-valise anglais que l’on pourrait traduire par “robavards”) ont cependant du mal à soutenir une véritable conversation. Depuis plusieurs lustres des programmes de discussion ont vu le jour et les plus performants d’entre eux tentent de réussir le test de Turing. Dans un célèbre article publié en 1950 dans la revue Mind, le mathématicien britannique Alan Turing, père de l’informatique, proposa un test baptisé “Jeu de l’imitation”, censé déterminer si une machine pouvait être considérée comme “intelligente” (ou “consciente”, sachant que beaucoup de définitions différentes peuvent se cacher derrière ces deux mots).



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Le principe du jeu, tel que le décrivit Turing, est le suivant. Un humain et un programme de conversation sont installés dans deux pièces séparés. Un juge, humain, pose des questions par écrit (par téléscripteur à l’époque de Turing, à l’aide d’un programme de “chat” aujourd’hui) aux deux candidats, sans savoir lequel est l’homme et lequel est la machine. Turing postulait que si, dans au moins 50 % des cas, le juge ne se montrait pas capable, au vu des réponses, de distinguer l’homme de l’ordinateur, alors ce dernier pouvait être considéré comme intelligent. Le test a été critiqué, notamment par le philosophe américain John Searle qui expliqua en 1980 que les programmes de conversation, pour astucieux qu’ils fussent, n’en étaient pas moins stupides puisqu’ils ne comprenaient pas ce qu’ils disaient (tout comme on peut dire que les meilleurs programmes d’échecs actuels ont beau être plus forts que n’importe quel humain, ils ignorent qu’ils jouent aux échecs…).

Pour illustrer son argumentation, Searle s’imagina enfermé dans une pièce isolée du monde, ne contenant que des livres de questions et de réponses écrites en chinois, langue qu’il ne connaissait pas. De temps en temps, par une fente pratiquée dans un mur, il recevait une feuille de papier comportant des idéogrammes. Son travail consistait à retrouver ces signes dans les livres de questions et à recopier la réponse correspondante, toujours en chinois. Selon Searle, le monde extérieur pouvait ainsi penser que le « prisonnier » de la chambre parlait cette langue alors que ce n’était pas le cas. De même, les ordinateurs pouvaient donner l’illusion d’une conversation alors qu’ils ne comprenaient pas ce qu’ils disaient. Cet exemple a suscité un immense débat dans le monde de l’intelligence artificielle. Les opposants à cette thèse affirmant que, si l’homme enfermé dans la pièce n’entend pas le chinois, le système dans sa globalité ” pièce + livres + homme” parle effectivement cette langue…

Quoi qu’il en soit, le test de Turing est toujours d’actualité, soixante ans après avoir été imaginé. Depuis 1991, se tient chaque année le prix Loebner qui évalue les meilleurs “robavards”. Il faut bien reconnaître qu’en général, les juges ne se font pas avoir. Mais, cette année, pour la vingtième édition du prix qui a eu lieu le 23 octobre, l’un d’entre eux, au bout de 25 minutes de discussion avec le candidat humain et le robot, s’est laissé abuser et a pris Suzette, le programme de Bruce Wilcox, pour ce qu’elle n’était pas ! Toutefois, duper un seul juge n’est pas suffisant, selon le règlement, pour réussir l’épreuve : il faut en berner au moins deux.

Au vu des productions de Suzette, laquelle élude assez maladroitement les questions qu’elle ne comprend pas et en pose elle-même pour détourner la conversation, on est en droit de se demander comment ce juge a pu se tromper. La réponse réside sans doute dans le fait que les candidats humains, des étudiants facétieux, ont tout fait pour passer, eux, pour des robots ! L’un d’eux y est visiblement parvenu. Comme quoi le test de Turing, censé évaluer l’intelligence des machines, peut aussi servir à mesurer la bêtise des humains !

Post-scriptum : Suzette ne parle qu’anglais et elle est un peu submergée de demandes ces jours-ci, ce qui explique qu’il est difficile de lui parler… La rançon de la gloire. Si vous ne parvenez pas à vous connecter avec cette nouvelle star, essayez Jabberwacky, de Rollo Carpenter (vainqueur du prix Loebner en 2005 et 2006), programme dont on peut ajuster le niveau de réaction et d’émotions…



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"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#2  17 Nov 2010 23:39:02

Dread
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Re: Les robots parlent aux humains

J'ai "essayé" suzette. l'IA est encore loin... sourire


C'est une sotte présomption, d'aller dédaignant et comdamnant pour faux ce qui ne nous ne semble pas vraisemblable.
Montaigne.

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#3  19 Nov 2010 10:19:10

House
Administrateur
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Re: Les robots parlent aux humains

il faudra, je pense, fabriquer l'ordinateur quantique pour arriver à égaler le cerveau humain,

cela dit j'avais testé une IA sur internet pour les enfants, on pouvait créer son personnage gratuitement et lui apprendre des choses mais il fallait anticiper les moindres réponses à chaque question (et c'était limité en nombre de phrase) ... il y a donc deux façon pour créer une IA, soit l'IA doit avoir toutes les réponses écrites à l'avance (avec des variantes d'expression ce qui fait une somme incroyable de phrases à anticiper par l'humain ) soit l'IA doit vraiment réfléchir et créer des phrases (là on est loin du compte), dans ce dernier cas j'imagine que c'est l'apprentissage par le vécu propre de la machine qui est utilisé ...

j'ai trouvé ça aussi: Alicia, agent intelligent doué pour la conversation


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#4  19 Nov 2010 11:56:27

jean-luc
Modérateur
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Re: Les robots parlent aux humains

Je pense que l'ordinateur intelligent n'est pas réalisable. Tout dépend de la notion d'intelligence que nous lui attribuons.
Les systèmes automatisés comme les ordinateurs fonctionnent selon un principe assez simple :

- Acquisition des informations : clavier, micro, caméra, périphériques
- Exécution du programme : en fonctions des informations acquises
- Mise a jour des sorties : écran, son, périphériques

Les ordinateurs ne peuvent qu'imiter l'homme mais exécutent toujours un programme. Ils peuvent avoir un semblant de libre arbitre mais ne font qu'exécuter un programme. Cette conversation me fait penser un un film "wargames" où un savant avait conçu un ordinateur de jeux qui apprenait à ne plus faire ses erreurs. En fait il mémorisait simplement les situations qui le faisaient perdre au échecs par exemple. Mais pas d'intelligence comparable à celle de l'homme; juste un programme. Là nous retrouvons la chose qui fait toute la différence entre l'homme et la machine : la vie
La machine intelligente si chère aux auteurs de science fiction (intelligence réelle car elles finissent toujours à se retourner contre nous grosourire) ne restera à mon goût que de la fiction. La machine n'existe que pour aider l'homme mais en aucun cas ne sera capable de le faire en toute autonomie pour le remplacer définitivement pour prendre les décisions primordiales.

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#5  4 Jan 2011 13:20:32

Arckengel
Coopérateur
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Messages: 53
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Re: Les robots parlent aux humains

Au sujet de robot, en voici un qui se prend pour Einstein:



Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.
Albert Einstein

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