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#1  27 Oct 2010 13:08:43

House
Administrateur
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Messages: 1042
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Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

POLICIERS DEGUISES EN CASSEURS

Invité de Dimanche Soir Politique sur I télé et France Inter, Jean-Luc Mélenchon a accusé les policiers de s'être déguisés en casseurs. « Cette pratique dont je parle c'est la présence dans les cortèges de manifestants de personnes infiltrés qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de policiers » explique le président du parti de gauche.

« La question est de savoir qui donne de tels ordres. Personne ne peut croire que des policiers, de leur propre initiative, décident de se déguiser en manifestants et de jeter des pierres pour ensuite interpeller » ajoute-t-il avant de d'annoncer : « je pense que le ministre de l'intérieur est au courant ».

A la suite de ces déclarations et selon les informations recueillies par Le Post, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a promis de répondre à la polémique... Une décision qui visiblement enchanterait Jean-Luc Mélenchon.




"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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#2  27 Oct 2010 13:43:33

Crystelle
Missionnaire
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Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

Et  pas que Mélanchon.

Bernard Thibault dénonce le rôle de «policiers camouflés» dans les manifestations

Le leader de la CGT Bernard Thibault affirme dans un entretien à Libération que «la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux, à Lyon, à Paris ne fait aucun doute».

«Des manipulateurs s’infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images chocs pour le JT de 20h et créer des climats de tension», accuse-t-il.

«On a vu, ajoute-t-il, des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d’immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS. Quand on en vient à ce genre de procédés, c’est que l’on ne sent pas très fort de l’autre côté.» (Lire l'entretien complet de Bernard Thibault mercredi dans Libération, en kiosque ou sur notre zone abonnés).

Les premières accusations sur le comportement des policiers en civil dans les cortèges ont été formulées dimanche soir par le président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon. Des policiers, avait-il affirmé, infiltrent les rassemblements pour y jouer le rôle de casseurs.

Les syndicats policiers, soutenus par leur ministre, se sont dits mardi «scandalisés» par ces soupçons, relayés par des députés communistes et du Parti de Gauche.

Des vidéos circulent également sur le web, dont certaines prétendent démontrer la présence de policiers jouant le rôle de casseurs, sans que cela soit clairement établi (voir plus bas).

A l’issue d’une réunion avec les syndicats policiers, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a qualifié d’«inadmissibles» les accusations de Jean-Luc Mélenchon, assurant qu’elles relevaient de «rumeurs indignes qui circulent sur internet et visent à salir l’honneur de la police».

Le sénateur avait dénoncé dimanche la «présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police». Ces propos avaient suscité la colère des syndicats policiers.
«Pas opportun»

Selon Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie Officiers, Brice Hortefeux ne portera toutefois pas plainte pour ces propos, comme plusieurs organisations syndicales le lui avaient demandé: «Le ministre estime que ce n’est pas opportun dans la mesure ou cela donnerait une caisse de résonance et une publicité à M. Mélenchon.» A l’Assemblée nationale, des députés communistes et du Parti de Gauche ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les manifestations, car, selon eux, «des doutes» planent «sur le rôle de casseurs et de provocateurs que des policiers auraient pu jouer».

«A Lyon, par exemple, la situation est très confuse, on ne sait pas qui a fait quoi. Il y avait des casseurs très organisés, laissant penser qu’ils n’ont pas agi de leur propre initiative», a expliqué le député Jean-Pierre Brard (app. PCF).

«C’est proprement scandaleux», a réagi le secrétaire général adjoint d’Alliance (2e syndicat des gardiens de la paix) Frédéric Lagache. «C’est hallucinant. On dépasse le contexte de l’outrage, on est dans un jeu politique malsain, a-t-il ajouté. Certains, qui sentent certainement que les mobilisations faiblissent, veulent continuer la lutte en attaquant les forces de l’ordre. Ce sont des propos démagogiques et outrageants».
«Fantasme»

Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat général de la police (SGP-FO) s’est dit lui aussi «scandalisé»: «Ces propos ne sont là que pour jeter de l’huile sur le feu. Cela va rendre encore plus compliqué le travail de nos collègues sur le terrain.» Les syndicats ne nient pas la présence de policiers en civil dans les cortèges de manifestants mais la jugent «normale et logique» car elle permet, selon eux, une meilleure identification et une intervention plus rapide lorsque des casseurs se mettent en action. «Mais dire que certains policiers jouent le rôle d’agents provocateurs, relève du fantasme», assure Nicolas Comte.

Si Jean-Luc Mélenchon «a des preuves, qu’il saisisse l’IGS», la police des polices, a demandé un responsable syndical policier sous couvert de l’anonymat.

Lors d’une réunion au ministère avec les syndicats, Brice Hortefeux a rendu hommage à la «très grande efficacité» des policiers «face aux casseurs», dont 2.254 ont été interpellés depuis le 12 octobre.

Selon une source syndicale, il a relevé que le nombre de membres des forces de l’ordre blessés durant les manifestations -72, selon l’Intérieur-, avait été «bien plus important» que celui des manifestants.

Voici deux vidéos qui circulent en ce moment sur le web et où certains voient des indices en faveur de la thèse de policiers «casseurs». Liberation.fr n'a pas jusqu'ici diffusé ces vidéos, car nous estimons qu'elles sont difficiles à interpréter. Nous les diffusons sous toutes réserves.


source

Dernière modification par Crystelle (27 Oct 2010 13:49:09)


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#3  29 Oct 2010 09:02:52

Crystelle
Missionnaire
Date d'inscription: 18 Jun 2010
Messages: 370

Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

Des manifestants démasquent des policiers en civils l'équipe de I TELE  était sur place. Hier soir j'ai vu ça je vous dit pas la tête des flics lorsqu'ils ont vu qu'ils étaient repéré !



Source Itélé en fin de soirée de la manif du 28 octobre 2010

Dernière modification par Crystelle (29 Oct 2010 09:03:50)


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#4  29 Oct 2010 09:36:16

Crystelle
Missionnaire
Date d'inscription: 18 Jun 2010
Messages: 370

Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

Flics ou casseurs?  La polémique gonfle sur la présence dans les cortèges de policiers «provocateurs». Fantasme ou réalité?

Jeudi 28 octobre 2010

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A Nanterre le 19 octobre 2010. REUTERS/Guillaume Bertrand -


«La présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux, à Lyon, à Paris, ne fait aucun doute.» L'accusation de Bernard Thibault, le leader de la CGT, une des têtes de pont du mouvement syndical contre la réforme des retraites, portée le 27 octobre dans Libération, allant même jusqu'à parler de «manipulateurs» qui «poussent au crime», a aussitôt provoqué l'ire de l'ensemble des syndicats de police, qui ont tous dénoncé «l'irresponsabilité» du syndicaliste.

Cette phrase tombe après une séquence médiatique enclenchée le 16 octobre. Tout démarre avec cette vidéo tournée à Paris par un journaliste de l'agence de presse Reuters ce samedi, jour de manifestation nationale. En marge du cortège, une scène se déroule devant l'objectif, montrant un «casseur» qui donne un coup de pied dans le dos d'un passant qui tentait d'arrêter un autre «casseur» en train de vandaliser la vitrine d'une banque.

Le 21 octobre, le site Arrêt sur images publie le témoignage du passant apparaissant sur les images. Selon cet homme, les casseurs seraient en réalité des «policiers qui avaient des consignes pour laisser faire des dégâts matériels, mais surtout pas de blessés». Sa fille, qui l'accompagnait, livre sa version dans un commentaire posté sur Rue89, et affirme que les policiers «cherchaient la bagarre pour décrédibiliser une manifestation». La préfecture de police de Paris a démenti toute implication de forces de l'ordre dans ces violences. Dans le même temps, des scènes similaires ont été tournées à Lyon, durant d'autres manifestations.

Rapidement, l'opposition politique s'est emparée du sujet polémique, et avant Bernard Thibault, c'est Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti de Gauche, qui le 24 octobre s'interrogeait sur «cette présence dans les cortèges de manifestants de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police».

Place Beauvau, on a nié en bloc et, le 27 octobre, le syndicat de police Synergie, réputé proche du pouvoir, a même affirmé que l'homme qui donne un coup de pied sur la vidéo de Reuters a été «identifié». «C'est un militant d'extrême gauche extrêmement violent et extrêmement connu», a déclaré Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat, sans plus de détails.

Vrais policiers, faux manifestants

Circulez, rien à voir donc sur la présence éventuelle dans les cortèges de policiers en civil aux méthodes subversives. Sauf que le préfet du Rhône, Jacques Gérault, a reconnu lors d'une conférence de presse le même 27 octobre, la présence de policiers déguisés en cégétistes, lors de la manifestation lyonnaise du 19.

Le haut fonctionnaire a ainsi confirmé les accusations de Bernard Thibault lorsque celui-ci affirme qu'«on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS».

Au pied du mur, Jacques Girault a vendu la mèche, contraint de demander une enquête à la Direction générale de la police nationale (DGPN) pour «savoir si c'était conforme à la déontologie ou pas». Avant d'ajouter aussitôt que «c'est la tradition que des policiers soient infiltrés dans la population. Ils le font couramment». Rien de neuf sous le soleil, et c'est bien là le nœud du problème.

L'infiltration, technique classique

1986, Paris. Depuis novembre, une partie de la jeunesse de France manifeste contre le projet Devaquet, du nom du ministre de l'Education de l'époque. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, un jeune homme de 22 ans, Malik Oussekine, qui s'apprête à rentrer chez lui après une nouvelle manifestation, est bastonné par une équipe de «voltigeurs», un peloton de policiers à moto de la préfecture de police qui «chasse» les casseurs. Il meurt sous les coups de matraque.

L'émotion nationale et le scandale politique sont tels que, dans la foulée, Alain Devaquet démissionne, sa réforme est enterrée, les voltigeurs dissous, et deux ans plus tard, lors de la présidentielle de 1988, Jacques Chirac, alors Premier ministre, paiera cher dans les urnes cet acte de violence policière. Depuis, le «syndrome Malik Oussekine», comme le nomme le vocabulaire policier, est dans toutes les têtes des autorités publiques lors de manifestations, surtout lorsque la jeunesse descend dans la rue.

Depuis ce drame, l'infiltration policière des manifestants est devenue une des techniques du maintien de l'ordre, comme l'explique le journaliste David Dufresne dans son livre référence sur le sujet, Maintien de l'ordre, paru en 2007. Objectif: se fondre dans la foule pour éviter tout débordement, quitte à se mêler à des manifestants violents.

La présence de policiers en civil, au look proche de celui des manifestants –parfois même avec badges ou autocollants comme à Lyon– n'est donc pas une nouveauté de ces dernières semaines. Souvent membres de la BAC (Brigade anticriminalité) ou des ex-RG (Renseignements généraux, désormais fusionnés avec la DST au sein de la DCRI), ces policiers sont chargés de remplir deux types de mission: faire du renseignement en repérant les casseurs ou les manifestants les plus excités, et faire du «saute-dessus» en les arrêtant en flagrant délit. Des missions qui peuvent parfois cogner avec celle plus classique de «maintien de l'ordre» des CRS ou des gendarmes mobiles, censés encadrer le cortège et n'intervenir qu'en cas de problème grave et avéré.

«Insiders» et casseurs?

Mais la présence de policiers «insiders» est à distinguer de deux autres déviances possibles: la participation active de forces de l'ordre à des actes de vandalisme ou de violences, et l'inaction face à la casse. «En ce qui concerne la participation active de policiers déguisés en casseurs, les journalistes ou les chercheurs ont toujours le même problème: ils ne peuvent pas travailler à partir d'éléments matériels comme des rapports officiels ou des ordres écrits de la hiérarchie, puisqu'il n'y en a pas», explique David Dufresne.

Les seuls éléments dont on peut disposer sont des témoignages indirects ou des rumeurs urbaines, phénomène amplifié par l'usage de plus en plus systématique de la vidéo pendant les manifs. Résultat, tout cela relève souvent d'un fantasme généralisé et récurrent, d'autant que côté policier, pas question de compter sur les confidences de l'autre grande muette. «En plusieurs mois d'enquête sur le maintien de l'ordre, je n'ai jamais recueilli un seul témoignage, même off, d'un policier avouant ce type de manipulation active, et pourtant j'ai cherché», confie David Dufresne.

Des exemples dans le passé

Sans remonter jusqu'aux «agents provocateurs» mis en place sous Louis-Philippe par l'ancien bagnard François Vidocq devenu chef de la sûreté –l'équivalent de l'actuel ministre de l'Intérieur– de tels exemples ont bel et bien existé par le passé ou à l'étranger. 

A la fin des années 1970, la France de Valéry Giscard d'Estaing est frappée par la crise de la sidérurgie. Un vaste plan de restructuration du secteur est décidé en décembre 1978, mettant la Lorraine à feu et à sang. Le 23 mars 1979, une grande manifestation à Paris tourne aux affrontements de rue. Les services de police seront alors accusés par les syndicats d'avoir clairement laisser casser les groupuscules d'extrême gauche, autonomistes en tête, pour discréditer le mouvement sidérurgiste. Pire, un policier, avec arme et badge de service, sera pris en flagrant délit de jet de pavés dans une vitrine.

En 1997, Patrick Rougelet, un ancien membre des Renseignements généraux, révèle dans un livre, RG, la machine à scandales, que, dans la foulée de 1968, le ministère de l'Intérieur, alors dirigé par Raymond Marcellin, surnommé «Raymond la matraque», encourage «l'entrisme» de fonctionnaires des RG dans les groupuscules étudiants ou gauchistes. Ces policiers deviennent alors de simples civils, changent d'identité et sont munis de faux papiers. Ils s'inscrivent en fac et s'immergent pendant plusieurs mois dans les différents mouvements, quitte à pousser à certaines actions. Au point que, selon Patrick Rougelet, l'un d'eux deviendra même trésorier de la LCR...
Des exemples à l'étranger

A l'étranger, des cas de dérives policières se sont multipliés à partir des années 2000 et l'apparition des mouvements altermondialistes. A l'époque, la rue répond à la globalisation par une internationalisation de la manif. En 1999, à Seattle, un contre-sommet altermondialiste est monté contre la conférence de l'Organisation mondiale du commerce. Puis à partir de 2000, ce type d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre se répètent lors des réunions du G7, du G8, de l'Union européenne, de l'Otan... à Davos, Nice ou Evian. A Gênes, le 20 juillet 2001, un militant altermondialiste italien, Carlo Giulani, est même tué par des carabiniers.

En juin 2007, la police allemande est accusée d'avoir fait appel à des agents provocateurs lors des émeutes de Rostock, en marge du sommet du G8. Deux mois plus tard, des agents de la sûreté du Québec sont surpris déguisés en casseurs au sommet de Montebello – réunissant les chefs d'Etat du Canada, des Etats-Unis et du Mexique. Un film amateur de la séquence va faire le tour du monde et et de l’Internet mondial.

L'inaction, l'autre manipulation

Mais au-delà de ces quelques cas isolés de manipulations actives policières, plus fréquent est le reproche d'inaction fait aux forces de l'ordre lorsque des casseurs se livrent à des violences durant des manifestations. Une accusation de laisser-faire dont l'objectif est de décrédibiliser la mobilisation syndicale et sociale et tenter de retourner l'opinion publique apeurée. Bernard Thibault, de la CGT, ne dit rien d'autre lorsqu'il accuse les policiers de «violente(r) les situations en fin de manifs pour avoir des images chocs pour la télé et créer un climat de tension».

Cette idée a particulièrement circulé en 2006, lors du mouvement étudiant contre le CPE. Notamment après la manifestation à Paris du 27 mars 2006, qui s'est terminée sur l'esplanade des Invalides où pendant près de deux heures, plusieurs centaines de casseurs se sont livrés à des agressions et à des dépouillages en règle des jeunes manifestants lycéens ou étudiants, devant des forces de l'ordre particulièrement inertes. Quatre jours après ces violences, le député PRG Roger-Gérard Schwartzenberg avait même proposé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur «l'action des forces de l'ordre lors de la manifestation».

Une éventuelle manipulation policière avait alors été clairement pointée dans l'exposé des motifs:

    «La hiérarchie policière présente sur place a-t-elle alerté en temps réel le ministère de l'Intérieur (…) des agressions qui se commettaient contre les étudiants pendant environ une heure et demie? Si tel est le cas –ce qui est probable, pourquoi le ministère n'a-t-il pas alors modifié ses consignes et autorisé policiers, CRS et gendarmes à interpeller sans délai les casseurs, pour rétablir l'ordre et protéger les étudiants, ainsi que les riverains? Ce maintien des consignes initiales, devenues très inadaptées à la situation (…) résulte-t-il d'une carence du ministère de l'Intérieur ou d'un calcul? Dans cette seconde hypothèse –difficile à concevoir– quel aurait été l'objectif visé: tenter de discréditer le mouvement étudiant en l'assimilant aux violences et dégradations commises ou/et dissuader les étudiants, agressés par les casseurs, de participer à de nouvelles manifestations contre le CPE? Chacune de ces deux hypothèses –carence ou calcul– est préoccupante. En tout cas, quelles qu'aient été ses intentions réelles, pourquoi le ministère de l'Intérieur a-t-il laissé faire?»

A l'époque, les autorités policières avaient justifié leur inaction en expliquant qu'il aurait été encore plus dangereux de charger, les casseurs se mêlant physiquement aux manifestants, et qu'un risque de bavure était à craindre. Politiquement, le CPE avait été une des batailles larvées à droite entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et Dominique de Villepin, Premier ministre. En mars 2006, la présidentielle de 2007 était déjà dans toutes les têtes. En tout cas, la proposition d'une enquête parlementaire était restée lettre morte.

Le 26 octobre 2010, des députés communistes et du Parti de gauche ont eux aussi réclamé une commission d'enquête parlementaire sur les violences commises en marge des récents cortèges. Même cause, même effet?

Bastien Bonnefous Source Slate.fr

Dernière modification par Crystelle (29 Oct 2010 09:45:30)


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#5  29 Oct 2010 13:51:31

Carthoris
Administrateur
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Messages: 2573

Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !



Monsieur Hortefeux et Mme Alliot-Marie vont devoir accorder leur violon avec les préfets de régions sous peine d'être pris en flagrant délit de mensonges.

Mercredi soir, le préfet du Rhône [un proche de Nicolas Sarkozy dont il a été le collaborateur au ministère de l'Intérieur, ndlr], a reconnu l'existence d'au moins « deux policiers qui avaient un écusson CGT ». Il s'agit de policiers qui travaillent en civil mais « ne sont pas de la BAC ».

Il a immédiatement justifié cette pratique :

    « C'est la tradition que des policiers soient infiltrés dans la population. Ils le font couramment. »

Le préfet, qui dit ne l'avoir appris que mardi matin, a toutefois « demandé une enquête pour savoir si c'était conforme à la déontologie ou pas. Une enquête menée par les instances normales de la DGPN (Direction générale de la police nationale).

Source : Rue 89


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#6  5 Nov 2010 14:03:05

Néo Trouvetout
Modérateur
Date d'inscription: 17 Aug 2010
Messages: 110

Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

Bonjour
Je pense que c'est un détournement d'attention par rapport à cette autre réalité

pillage du tabac de Lyon
http://www.youtube.com/watch?v=R-nm354JiFU


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#7  26 Nov 2010 12:17:56

jAy-K
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Date d'inscription: 20 Nov 2010
Messages: 163

Re: Policiers déguisés en casseurs - Mélanchon accuse !

Bonjour à tous,

Sujet très intéressant et même passionné, s'il en est. POur ma part je ne suis pas surpris car ayant participé au CIP(1994) je tiens à apporter mon témoignage à ce sujet....

Durant les "évènements" de 1994 je faisais partie de la coordination nationale, donc en contacte avec beaucoup de responsables des autres villes, mais j'oeuvrais pour ma part à Nantes. Pour faire juste un petit rappel, deux semaines durant ce mouvement lycéen et étudiant a été le théâtre d'affrontements assez violents, tout particulièrement à Lyon et à Nantes. C'est à cette occasion que les média ont pris pour habitude  d'utiliser le terme de "casseur"( terme et sujet sur lequel il serait intéressant de s'arrêter un jour)!

Pour revenir à ce qui nous intéresse, j'ai participé à la totalité des affrontements qui se sont déroulés sur la ville de Nantes et cela sans avoir commis le moindre acte violent, attitude qui n'a pas été partagé par tous. A de nombreuses reprises, mes camarades et moi avons assisté à ce genre de techniques policières sans qu'il n'y ait le moindre doute possible. Beaucoup de journalistes étaient présents et le sujet n'a quasiment jamais été abordé!!! Pourtant les preuves ne manquaient pas; j'ai eu entre les mains de nombreuses photos et documents vidéo qui montraient des individus en uniforme de "jeune" jeter des projectiles divers et briser des vitrines et du matériel urbain. Ces même individus étaient retrouvés parmi les forces policières plus tard dans la soirée, portant le brassard police.
Beaucoup de témoignages de manifestants nous rapportaient ces mêmes faits et les média restaient muets sur le sujet.

D'autres techniques étaient mise en oeuvre, mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, car, pour moi, ce ne sont que des moyens de plus et ce qui est important, c'est le but quelles veulent atteindre! Mission Completed! Pour le téléspectateur passif à l'époque les infos étaient soigneusement triées et le doute, au meilleur des cas, faisait sont job.

A chacun la responsabilité de tirer ses propres conclusions sur le sujet! Pour moi la conclusion est évidente! Je tire de cette période, la conviction que nous ne sommes que des pantins pour eux, que le jeu est biaisé et que les notions de démocratie, liberté,... ne sont que des mots vides...et ce de manière empirique.

Pour finir, la Tv est une lucarne, une fenêtre sur le monde et de citer ce vieill adage chinois: "Celui qui voit le ciel du fond d'un puits , le voit tout petit."

langue


jAy-K
Bonne journée à tous.
Et merci pour toutes ces infos!

Ps: Où en sont ses fameuses enquètes?!!!rire

Dernière modification par jAy-K (26 Nov 2010 12:24:53)


"Celui qui voit le ciel du fond d'un puits, le voit tout petit..."

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