Archives et Dossiers Secrets

Devenez rédacteurs et soyez édités sur les secrets d'état, d'histoire et de géopolique

Vous n'êtes pas identifié.

Annonce

Archives et Dossiers Secrets c'est terminé. Le blog est en "lecture seule", témoignage de l'excellence de cette expérience. Toute l'équipe d'ADS remercie la Rédaction de la maison d'Edition Export Press et l'animateur radio Jean Claude Carton pour leur soutien sans faille. Nous vous invitons à éteindre vos télés, allumez vos cerveaux et prenez désormais vos informations sur CONTRE INFO.COM

MERCI ...

aux administrateurs et modérateurs : Carthoris, House, Hieronymus, Tobeor, Keats, Pégase, Meryl, Ressac, Organik, Neo Trouvetout et Jean Luc... aux rédacteurs : John Lloyds, Infomystères, Monsieur Mondialisation, Sylv1, Pégase, Hieronymus, Stefnou, Pierre Valcourt et Nolan Romy... aux membres : Apollo, Bob Rekin, Boris, Cosmos, Crystelle, Dread, Eddymdf, Fredolenray, Garf, GrandPas, Herveboy, Jay-k, Jean Claude Carton, Max, Marius, l’Hermite, Mike7917, Michel Thys, Nanouche, Non666, Phantom, Raphaël Charles, Psd503, Saint Just, Sopalin, Succube, Thx428, Tissou, Vitriol/Patrick Burensteinas, Voyageur, Adidier, Arckangel, Aries, Asse42, Logos, Nostalgeek, Rigel, Sergueï... et aux 32 sites partenaires qui nous référencent.
On évoque parfois le livre à emporter sur une île déserte... en réalité la question qu'il faudrait se poser est : " Et si je ne devais en lire qu'un ? "COMPRENDRE L'EMPIRE" d'Alain Soral est la synthèse de tout ce que l'on peut retenir de ce triste siècle... car pour savoir il faut déjà comprendre, et une fois compris c'est un devoir de faire savoir.

#1  10 Oct 2010 01:28:54

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Expérience de Asch, Principe Peters et Loi de Parkinson

L'EXPERIENCE DE ASCH

Pour ce mettre en jambe, avant d'attaquer Milgram, Parkinson ou Moscovici cette petite expérience de psychologie. nous démontre le pouvoir du groupe sur l'individu. Cette expérience bien qu'un peu moins notoirement connue que celle de Milgram se retrouve relatée sur le net, le petit plus dans ce fil est la relation qui est faites entre l'expérience et les théories de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules.





.::L'EXPERIENCE::.

En 1961, le professeur américain Asch rassembla 7 personnes dans une pièce.

On leur annonça qu’elles seraient soumises à une expérience sur les perceptions.

En réalité, sur les 7 individus 1 seul était testé.

Les 6 autres étaient des assistants rémunérés pour induire en erreur le véritable sujet de l’expérience.

Au mur étaient dessinés une ligne de 25 cm et une autre de 30 cm. Les lignes étaient parallèles. Il était évident que celle de 30 cm était la plus longue.

Le professeur Asch posa la question à chacun, et les 6 assistants désignèrent avec un bel ensemble celle de 25 cm comme étant la plus étirée.

Lorsqu’on questionnait le véritable sujet de l’expérience, dans 60% des cas lui aussi affirmait que la ligne de 25 cm était la plus longue.

S’il optait pour celle de 30 cm, les 6 assistants se moquaient de lui à l’unisson et, soumis à une telle pression, 30% finissaient par admettre s’être trompés. L’expérience reproduite sur une centaine d’étudiants et de professeurs (donc un public pas spécialement crédule), il s’avéra que 9 personnes sur 10 finissaient par se convaincre que la ligne de 25 cm était plus longue que celle de 30 cm.

Le plus surprenant est que, lorsqu’on leur révélait le sens du test et le rôle des 6 autres participants, il y en avait encore 10% pour maintenir que la ligne de 25 cm était la plus longue. Quant à ceux qui étaient obligés de reconnaître leur erreur, ils se trouvaient toutes sortes d’excuses : problème de vision ou angle d’observation trompeur.




Comment expliquer ce conformisme ?

Asch demande ensuite aux participants pourquoi ils ont abandonné leur avis personnel. Il obtient deux types de réponses :
- La peur du ridicule, d'avoir l'air idiot, d'être rejeté (PEUR DE LA DESAPROBATION SOCIALE),
- Le doute quant à la validité de sa propre réponse.

Deux formes d'influences sociales expliquent le conformisme :
- L'influence informationnelle : utilisation des réponses des autres pour avoir des informations sur l'exactitude de sa propre réponse. L'influence informationnelle est particulièrement importante quand on est confronté à une tâche que l'on ne maîtrise pas.
C'est un conflit cognitif.
- L'influence normative : l'individu suit le groupe parce qu'il cherche à respecter les normes établies par celui-ci. C'est un conflit motivationnel. L'influence normative est importante quand le groupe est important pour nous (des gens que l'on sera amené à revoir).

Source : Posté par Orange Canelle pour psychosociale67.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5e/Gustave_Le_Bon.jpg

Gustave Le Bon définit dans son ouvrage fondamental “Psychologie des foules” ce qu’il entend par “foule psychologique” : “Dans certaines circonstances données, et seulement dans ces circonstances, une agglomération d’hommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux de chaque individu qui la compose. La personnalité consciente s’évanouit, les sentiments et les idées de toutes les unités sont orientés dans une même direction. Il se forme une âme collective, transitoire sans doute, mais présentant des caractères très nets. La collectivité devient alors ce que, faute d’une expression meilleure, j’appellerai une foule organisée, ou, si l’on préfère, une foule psychologique. Elle forme un seul être et se trouve soumise à la loi de l’unité mentale des foules”.

L’individu en foule “n’est plus lui-même, mais un automate que sa volonté est devenue impuissante à guider”.”Isolé, c’était peut-être un individu cultivé, en foule c’est un instinctif, par conséquent un barbare. Il a la spontanéité, la violence, la férocité, et aussi les enthousiasmes et les héroïsmes des êtres primitifs”.
Comme les femmes et les enfants la “foule psychologique” croit les choses les plus invraisemblables, c’est qu’elle pense par images et que donc c’est son imagination qu’il faut impressionner : “Et c’est pourquoi ce sont toujours les côtés merveilleux et légendaires des événements qui frappent le plus les foules. Le merveilleux et le légendaire sont, en réalité, les vrais supports d’un civilisation. Dans l’histoire l’apparence a toujours joué un rôle beaucoup plus important que la réalité. L’irréel y prédomine sur le réel.
“En examinant de près les convictions des foules, aussi bien aux époques de foi que dans les grands soulèvements politiques, comme ceux du dernier siècle, on constate qu’elles présentent toujours une forme spéciale, que je ne puis mieux déterminer qu’en lui donnant le nom de sentiment religieux. Ce sentiment a des caractéristiques très simples : adoration d’un être supposé supérieur, crainte de la puissance qu’on lui attribue, soumission aveugle à ses commandements, impossibilité de discuter ses dogmes, désir de les répandre, tendance à considérer comme ennemis tous ceux qui refusent de les admettre. Qu’un tel sentiment s’applique à un Dieu invisible, à une idole de pierre, à un héros ou à une idée politique, il reste toujours d’essence religieuse. Le surnaturel et le miraculeux s’y retrouvent également. Les foules revêtent d’une même puissance mystérieuse la formule politique ou le chef victorieux qui les fanatise momentanément.



Le conformisme est par nature tout le contraire de "l'indépendance de la pensée" chère à Aristote, subjugué par l'affect et la pression du nombre ou du pouvoir il ne peut que déboucher que sur une forme d'esclavage puisque son affirmation se fait par mimétisme en dépit de l'individu.
L'homme n'est pas un mouton et un politique n'est pas un berger. Et pourtant de droite à gauche depuis trente ans nous n'avons pas changé beaucoup de paturâges.


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

Hors ligne

 

#2  11 Oct 2010 08:45:46

Crystelle
Missionnaire
Date d'inscription: 18 Jun 2010
Messages: 370

Re: Expérience de Asch, Principe Peters et Loi de Parkinson

Bonjour Carthris je me permets de déposer ce sujet ici !

Caméra cachée insolite que j'avais déjà déposé ailleurs.  Je mets le Copier-coller de la présentation de cette vidéo, dont je n'arrive pas à trouver la date ! Il semblerait qu'elle ait  été tournée, dans les années 60.

Copier-Coller Le principe de cette caméra cachée (en anglais) est simple: Elle démontre l'effet de pression d'un groupe sur un individu, ce que j'appelle l'effet mouton.
Parmi toutes les personnes présentes dans l'ascenseur, une seule est victime, les autres sont des complices...



Partageons, partageons les découvertes et les connaissances. Mettons nous à la place de ceux qui cherchent. Ne laissons personne dans l'ignorance.

Hors ligne

 

#3  3 Jan 2011 23:10:55

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

Re: Expérience de Asch, Principe Peters et Loi de Parkinson

LE PRINCIPE DE PETERS
En 1969, Laurence J. Peter et Raymond Hull,  dénoncèrent pour la première fois ce principe :

" Dans une hiérarchie, chaque employé tend à s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence "



Les constatations empiriques sur lesquelles se fondait Peter étaient les suivantes : dans une organisation quelconque, si quelqu'un fait bien son travail, on lui confie une tâche plus complexe. S'il s'en acquitte correctement, on lui accordera une nouvelle promotion. Et ainsi de suite jusqu'au jour où il décrochera un poste au-dessus de ses capacités. Où il restera indéfiniment.
La suite prouva que son projet n'avait rien de présomptueux tant l'incompétence gagne du terrain dans les appareils politiques, les administrations, les armées, les syndicats, les églises ou les états-majors des entreprises. Application : Le «principe de Peter» a 2 importants corollaires.
- D'abord, dans une organisation, le travail est réalisé par ceux qui n'ont pas encore atteint leur niveau d'incompétence.
- Ensuite, un salarié qualifié et efficace consent rarement à demeurer longtemps à son niveau de compétence. Il va tout faire pour se hisser jusqu'au niveau où il ne sera plus bon à rien ! Interprétation : pour se protéger de subordonnés ou collaborateurs trop brillants, ou trop zélés, …on ne manquera pas de leur offrir des promotions, au fur et à mesure de leur carrière. Ainsi l'individu en question, lorsqu'il sera arrivé à son niveau d'incompétence, ne sera plus un risque ou un danger pour la hiérarchie qui aura permis son ascension. En effet, un subordonné qui est presque toujours meilleur que ses chefs se révèle particulièrement gênant dans l'organisation. Il a ainsi été remarqué que les entreprises avaient trouvé la parade au principe de Peter : " Les entreprises affectent les incompétents là où ils feront le moins de dégâts : aux postes de direction pour les empêcher de faire trop de dégâts sur le terrain ". De là est née... "La loi de Parkinson"




LA LOI DE PARKINSON

Cette « loi » a été énoncée en 1958 par le professeur C. Northcote Parkinson littéralement sous la forme suivante :

« une tâche nécessite toujours tout le temps dont on dispose pour l'effectuer »

 
Cela signifie que, si un manager a dix personnes sous la main pour exécuter une tâche dont pourraient s'acquitter cinq personnes en une semaine, vous pensez, arithmétiquement, qu'il en aura fini au bout de deux jours et demi. Eh bien, non. Il rajoutera ce qu'il faut de complications, réunions, consultations pour que le chantier dure effectivement une semaine à dix personnes.



Comme relatée dans l'Encyclopédie du savoir absolu de Bernard Werber:
« La Loi de Parkinson veut donc que plus une entreprise grandit, plus elle engage des gens médiocres et surpayés. Pourquoi ?...Tout simplement parce que les cadres en place veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas avoir des rivaux dangereux consiste à engager des incompétents. La meilleure façon de supprimer en eux toute velléité de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes se trouvent dans une tranquillité permanente. A contrario selon cette même loi, tous ceux ayant des idées, des suggestions originales ou des envies d'améliorer les règles de la maison seront systématiquement éjectés. Ainsi paradoxe moderne, plus l'entreprise sera grande, plus elle sera ancienne, plus elle entrera  dans un processus de rejet de ses éléments dynamiques bon marché, pour les remplacer par des éléments archaïques onéreux. Et cela au nom de la tranquillité de la collectivité ».
Application : Nous connaissons tous de ces chefs de projet qui brassent de l'air pour justifier leur existence. Nous avons tous également constaté que le fait d'ajouter des ressources supplémentaires -intérimaires, consultants extérieurs - pour accélérer un projet aboutit à l'effet inverse et le retarde plus encore. Ce sont là deux manifestations de la loi de Parkinson. Egalement dénommée «loi des grands projets informatiques» ...Conclusions et interprétations : la difficulté de la décision à prendre ne détermine pas forcément le temps raisonnable qu'il faut pour la prendre. Des situations très complexes à gérer peuvent prendre peu de temps au niveau de la décision, alors que les décisions relatives à des problèmes assez simples peuvent être lentes. Le temps dont on dispose est finalement déterminant pour la prise de décision, quelle qu'elle soit.



La loi de Parkinson affirme que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ».
D’après Parkinson, cela est dû à deux forces :

http://carthoris.free.fr/Images/Loi%20Parkinson.jpg
-    1 /
   « Un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux » : il a une tendance naturelle à recruter quelqu'un de plus compétent que lui au moins dans un domaine, mais aussi à diviser le travail pour éviter d'être remis en cause par l'un de ses collaborateurs. Il crée ainsi des besoins de coordination interne, qui entrainent une charge de travail supplémentaire, puis l'embauche de collaborateurs supplémentaires. On construit ainsi un système « autarcique » qui va consommer, de manière endogène, une part croissante de l'énergie disponible, conduisant à la deuxième loi :
-    2/   « Les fonctionnaires se créent mutuellement du travail ». Toute tâche administrative a tendance en effet à occuper tout le temps qui lui est alloué.



De ces principes sont nées des lois bien connues dans le monde de management telles:
La loi de Goldin : " La généralisation de l'incompétence est directement proportionnelle à sa hauteur dans la hiérarchie. "
Management de Vail : " Dans chaque projet, le travail est sous-traité aux niveaux hiérarchiques inférieurs. "
La Loi de Conway : " Dans chaque organisation, il y a toujours quelqu'un qui comprend ce qui se passe. Cette personne doit être licenciée. "
La Loi de la Distribution technico-hiérarchique : " La compétence technique de toute personne est inversement proportionnelle à son niveau hiérarchique ".

Ces principes sont parfaitement valables en France où, pour un poste de responsabilité, j'ai remarqué qu'entre un compétent et un médiocre on hésite pas une seconde.
note personnelle : ce n'est pas propre au fonctionnariat cette déviance s'exprime aussi dans le privé, même si elle semble plus perceptible dans l'administration sécurité de d’emploi oblige.




Sources :
La page de michel Barot
Loi de Parkinson sur Wikipedia
Encyclopédie du savoir relatif et absolu
Forum d'actu finance


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

Hors ligne

 

#4  4 Jan 2011 09:03:55

non666
Disciple
Date d'inscription: 4 Nov 2010
Messages: 53

Re: Expérience de Asch, Principe Peters et Loi de Parkinson

"Ces principes sont parfaitement valables en France où, pour un poste de responsabilité, j'ai remarqué qu'entre un compétent et un médiocre on hésite pas une seconde."

A cela on rajoutera qu'aux resistances intrinseques des cadres , il faut rajouter deux éléments supplementaires.

1) dans les metastructures privées, les "héritiers" obtiennent plus vite que les autres leur niveau d'incompétence.
Leur statut d'héritier fait que personne ne peut les mettre vraiment a des postes sans impact sur le fonctionnement.

2) dans les métasturctures publiques (administration françaises...) la référence de base est faussée puisque le niveau initial n'est pas la compétence, mais , subtile nuance, le diplome scolaire.
Ce référentiel fausse egalement toute la carriere.

L'extraordinaire chance (!) de la France est que les metastructures privées ont rajouté les handicaps des metastructures publique a leur fonctionnement intrinseque...
Une grande banque, aura donc, par exemple des recrutement bac + n comme prequis a tout poste.
Le diplome dispensera tout le monde de controler la competence et servira de bouclier de responsabilité au responsable du recrutement...

Comme cela ne suffirait pas pour bloquer suffisament et durablement le systeme, on rajoute également les coteries de grande ecole , forme avancé du principe de noblesse.
Si nous poussons le systeme a recruter des gens de notre ecole, notre propre statut s'en trouvera renforcé....

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB
Traduction par FluxBB.fr
Adaptation graphique par FluxBinaire