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#1  6 Oct 2010 23:06:05

Carthoris
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L'Enigme Nazca

L'ENIGME NAZCA

http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Conquistadors.jpg

La civilisation Nazca culture pré-incaïque du Sud du Pérou se développa entre 200 Avant JC et 600 après dans une région semi-désertique située entre la Cordillère des Andes et l'océan Pacifique. Le nom que ce peuple se donnait est perdu. Cette culture est surtout connue pour ses géoglyphes, d’immenses lignes et figures tracées dans le désert proche de la ville actuelle de Nazca, ses aqueducs et par ses céramiques polychromes à motifs zoomorphes. Nazca est dérivé du nom contemporain de la région où existait cette civilisation. Avant Christophe Colomb, avant même les Incas, les habitants de la région de Nazca, traçaient d'étranges lignes sur le sol de la pampa. Entre les vagues de l'océan Pacifique et les premiers reliefs des Andes, ils nous ont laissé le témoignage de connaissances géométriques et astronomiques d'autant plus inexpliquées que ces figures ne sont visibles... que du ciel ! Les Nazcans savaient-ils se déplacer dans les airs ? De qui tenaient-ils leur savoir cosmique ? Un formidable mystère de la civilisation.




Quand les premiers conquistadores forcent les portes de l'Empire inca, ils ont un instant l'illusion que les terres plates qui s'ouvrent devant eux seront faciles à conquérir. Ils déchantent vite : sous leurs yeux se dresse bientôt la formidable masse de la Cordillère des Andes.
Sur notre planète, cette chaîne n'est surpassée que par celle de l'Himalaya. Et tout l'Empire Inca est dans ce contraste entre une plaine côtière plate et semi-désertique et des sommets qui défient l'entendement humain. Là est bien le royaume de la démesure, et l'homme a dû lutter pendant des millénaires avant d'apprivoiser un tel paysage. Les Incas ne sont que le dernier maillon d'un immense effort humain pour survivre dans cette contrée. Le souvenir des premiers habitants s'est perdu dans la nuit des temps.
On a seulement retrouvé les signes que ces ancêtres des Incas gravaient dans la pierre, leurs poteries et, parfois, des traces de leur architecture. Ces marques se nomment Chimû ou Chanchân au nord du Pérou, Pachacâmac (près de Lima), Ica et Nazca au sud du pays.
C'est dans la région de Nazca, bien connue des archéologues, qu'ont été découvertes les plus belles poteries polychromes des cultures préincaïques ; ainsi que des tissus et des motifs de broderie qui forcent encore notre admiration, tant leur technique est élaborée et tant les dessins sont originaux. Aujourd'hui, les historiens se penchent avec passion sur la culture nazca et cherchent à la reconstituer, tout en lui reconnaissant d'étranges parentés avec celle de Tihuanaco, sur l'altiplano bolivien, non loin de La Paz.
Faire resurgir ici une histoire oubliée n'est pas facile. Les pampas sont d'immenses étendues désertiques de sable et de cailloux, battues toute l'année par des vents qui empêchent la faune et la flore de prospérer. Il est également difficile d'imaginer que des hommes aient pu vivre sur ces terres désolées, y croître et se multiplier.
Résumée à quelques éléments, la culture nazca ne passait, jusque très récemment, que pour une culture comme les autres, très semblable aux cultures de la bande côtière. Pourtant les certitudes à son sujet ont fait  place au doute.
En 1927, Toribio Mexta Xesspe, un pilote de l'armée de l'air péruvienne, survole la région de Nazca. Il aperçoit soudain, sur le sol, d'incroyables lignes droites et courbes, qui s'enchevêtrent sur des kilomètres. Encore plus incroyable : parmi ces lignes, il distingue nettement des figures qui représentent des oiseaux, des animaux, voire des hommes ! En plein désert !




L'aventure mystérieuse de Nazca ne fait que commencer. En 1929, Duncan Masson, un ingénieur écossais qui travaille dans la région, remarque d'étranges sillons sur le sol. Intrigué, il loue un avion et effectue une nouvelle reconnaissance aérienne du site. A son tour, il est stupéfait par le complexe réseau de lignes et de figures courant sur le sol...
Voilà une remarquable énigme. Scientifiques et historiens se disputent le droit de la résoudre.
En 1939, le professeur américain Paul Kosok, venu sur place avec John Kosok, son assistant, et une équipe de chercheurs, relève toutes les figures géométriques de Nazca, non sans difficulté, tant elles sont nombreuses et mêlées.



Les motifs des poteries semblent indiquer que les Nazcas semblaient adorer des divinités animales, dont l'aspect étaient celui d'animaux comme l'épaulard, le lézard, des félins, des oiseaux ou des serpents.

Wikipedia

Si cette hypothèse tient pour les poteries, elle ne peut que se confirmer sur leur représentations sur le sol

http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Repr%e9sentations.jpg

Les dessins apparaissent disséminés principalement entre l'océan Pacifique et la Cordillère des Andes, sur une surface d'environ 500 km, dans les pampas de Villacuri, au sud des villes de Pisco, de Los Castillos, de Huayuri, de Colorada et de Los Corados. La plus forte concentration se trouve entre Palpa et Nazca, à proximité du rio Ingenio. Répertorier ces lignes n'est guère aisé : même d'un avion volant à 2 000 m, on n'en distingue pas la fin. Cette multitude, cet enchevêtrement et cette apparente confusion peuvent laisser les observateurs pantois. Mais, avec un peu d'attention, on voit soudain ce réseau grouillant s'organiser autour de quelques lignes dominantes. De sorte que l'on a rapidement l'impression de survoler des pistes d'atterrissage, une sorte d'Orly revu et corrigé par des surréalistes...
Le tout garde un grand aspect de rigueur géométrique. Les figures ne sont pas moins surprenantes. La plus connue, et celle qu'on distingue d'emblée, est une sorte d'araignée géante, longue d'environ 46 m et remarquablement stylisée. Les pattes, qui se rattachent à une espèce d'abdomen, paraissent dessinées d'un seul trait. On en compte huit.http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Puits%20d'%e9poque.jpg
Plus loin, on distingue un singe d'une centaine de mètres de longueur, dessiné en pleine action, sa longue queue se repliant en spirale. Plus loin encore, on peut voir ce qui pourrait passer pour un condor, long de 180 m, dont les lignes parfaites se détachent sur un fond sombre et uni.
Vient ensuite toute une succession de figures plus ou moins énigmatiques : perroquets, chats, oiseaux à quatre pattes, sauriens, poissons, fleurs, serpents à plusieurs têtes ou objets sans forme connue.
A 6 km au sud de Palpa, sur la pente d'une colline, on peut distinguer deux personnages à demi effacés, coiffés d'une sorte d'auréole d'où partent des rayons.
Quel est donc le message de toutes ces figures ? Que faut-il privilégier des dessins ou des lignes ? La première évidence, qui est aussi une des plus troublantes, c'est que ces figures ne sont pour la plupart visibles que du ciel... Un soir de 1940, Paul Kosok a vu les derniers rayons du soleil s'effacer dans le prolongement d'une de ces lignes. C'était le 22 juin, jour du solstice d'été. Peut-on parler de coïncidence ?
C'est à Maria Reiche, une astronome allemande, que nous devons l'étude la plus poussée et la plus minutieuse sur Nazca. Elle prend, en 1948, la relève du professeur Kosok et répertorie, à son tour, toutes les figures, en prenant soin d'en noter tous les détails. Elle découvre ainsi des spirales en forme de bouquets d'étoiles, de nouveaux dessins d'animaux, dont une « baleine » longue de 27 m. La pureté du trait des figures et leur précision forcent son admiration.



http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Chandelier.jpg

Maria Reiche née à Dresde le 15 mai 1903 - décédée en 1998, consacra la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation des géoglyphes nazcas que l'on trouve au Pérou. Selon ses recherches et expériences, elle émit l'hypothèse que les géoglyphes avaient une fonction astronomique liée à l'agriculture.

Wikipedia

Maria Reiche est vivement intriguée par la figure du « chandelier », qui s'étale sur 183 m de long, sur le flanc d'une colline, et dont les deux branches verticales passent très exactement à 100 m du sommet de la colline. Un autre fait la trouble : dans leur grande majorité, les figures à flanc de colline représentent des hommes. Elle se demande si tous ces dessins ne symbolisent pas les constellations visibles dans le ciel, celle de la Grande Ourse en particulier.
Les photos aériennes lui livrent une vue d'ensemble plus large. En bonne mathématicienne, elle en conclut que nombre de ces lignes droites sont des arcs de cercle. De plus, l'absence de cassure dans les courbes lui suggère des connaissances géométriques poussées. Une telle rigueur dans les formes n'indique-t-elle pas que les Nazcans étaient aptes à une pensée conceptuelle et abstraite ? Ce serait un cas isolé parmi toutes les cultures précolombiennes...
Bref, plus l'astronome allemande avance dans ses recherches, plus le mystère de Nazca s'épaissit. Maria Reiche dirige alors ses pensées vers l'analyse géométrique des différentes lignes, et notamment vers la recherche de leur unité de mesure. La plus évidente à ses yeux est l'utilisation de cordes nouées à intervalles réguliers, qui correspondent aux mesures du corps humain (les deux bras tendus et le tour du torse).
Autre point important : la présence de cercles. Comment les Nazcans n'auraient-ils établi aucun lien entre cette figure et la roue ? D'hypothèse en hypothèse, Maria Reiche a fini par en conclure que l'unité de mesure du site de Nazca était bien inscrite à l'intérieur des figures et des lignes, mais qu'elle était « codée » et, par conséquent, indéchiffrable pour nous.



http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Momie.jpg

Parallèlement à ces travaux, de nombreux sceptiques viennent se pencher sur Nazca et émettent à leur tour leurs hypothèses. Le professeur américain Arthur C. Clarke ne voit dans le site aucun mystère, mais le simple désir des hommes d'inscrire sur le sol des signes qui leur assureront une sorte d'immortalité.
Contre cet argument, les objections du plus élémentaire bon sens pleuvent. Il y a bien autre chose derrière l'énigme de Nazca. Mais quoi ?



Sources : Jeremy W. Creeks


Toutes les opinions sont respectables, c'est vous qui le dites ! Moi je dis le contraire, c'est mon opinion respectez-là !

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#2  7 Oct 2010 22:27:22

Carthoris
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Re: L'Enigme Nazca

La grande question qui se pose à propos des énigmatiques lignes de Nazca, au Pérou, est bien celle de savoir pourquoi ces figures tracées sur le sol n'ont de sens que vues du ciel. Pour Maria Reiche, l'astronome allemande qui a consacré la plus grande partie de sa vie à l'étude du site de Nazca, ces lignes nous mettent en présence du « plus grand livre d'astronomie à ciel ouvert du monde ».
Un livre dont, pourtant, nous ignorons encore l'alphabet...



Pour appuyer sa thèse, elle avance que les Nazcans étaient des agriculteurs et qu'ils avaient donc besoin de connaître avec précision les dates des équinoxes, des solstices ou des éclipses la plupart des travaux des champs sont rythmés par une connaissance précise des saisons et celle-ci ne s'acquiert que par l'accumulation d'informations sur l'astronomie. Mais les lignes de Nazca sont-elles bien dans l'alignement des étoiles, comme plusieurs chercheurs l'ont affirmé ? Une petite partie de la mission spatiale Skylab 1 consistait, précisément, à photographier à très haute altitude le fameux aérodrome de l'espace. Le dépouillement des clichés n'à guère pu donner de certitudes. Il est cependant troublant de constater que certaines de ces lignes, longues de plusieurs kilomètres ne dévient quasiment pas, et rarement de plus de 1 degré !



http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Carte.jpg

Nazca est au cœur de la région d'Ica au Pérou à 400km de Lima.

En 1968, l'astronome américain Gerali S. Hawkins s'est intéressé à ces étrange marques sur le sol. On connaît ses théorie révolutionnaires sur Stonehenge il a fait, non sans convaincre un certain nombre de préhistoriens et d'archéologues, de l'ensemble mégalithique une sorte d’ordinateur astronomique » très sophistiqué. On s'attendait donc à ce qu'il confirme les théories de Maria Reiche sur le but astronomique des lignes de Nazca. Entouré d'une équipe d'experts et des meilleurs techniciens en informatique, avec le concours de l'armée de l'air péruvienne et des autorités locales, Gerald S. Hawkins a minutieusement relevé, puis analysé, toutes les données matérielles (mesures, orientations, etc.) disponibles sur le site.
Avant lui, Maria Reiche avait pendant des années effectué une partie de ces calculs, mais sans l'aide de l'informatique. Les ordinateurs, eux, ont pu les refaire en quelques secondes. On estime que le nombre des opérations exigées par les travaux d'Hawkins aurait pris... cinquante ans de la vie d'un homme si elles avaient été effectuées par des mathématiciens dépourvus de matériel !
Le programme utilisé par l'équipe d'Hawkins était sensiblement le même que celui dont on s'était servi à Stonehenge : il s'agissait de mettre les lignes en relation avec la position de certains astres aussi visibles et évidents que le Soleil à quelques moments précis de l'année, comme les solstices ou les équinoxes. Soixante et onze lignes droites étaient ainsi analysées, de même que vingt et une flèches de direction. Les lignes étaient-elles pointées vers des astres précis ? Rapidement, Gerald S. Hawkins devait admettre qu'il n'y avait aucune corrélation positive entre les lignes de Nazca et un quelconque corps céleste. Seules quelques lignes correspondaient à peu près exactement avec certaines positions du Soleil à telle ou telle période de l'année. Les partisans de la théorie « astronomique » ne désarmaient pourtant pas et attribuaient le manque d'exactitude des lignes aux méthodes sommaires utilisées par les peuples d'Amérique du Sud pour observer le ciel. On sait que les Incas utilisaient des calendriers cosmiques assez rudimentaires, fondés sur des alignements d'édifices regroupés selon des directions précises. Toute l'étude de la relation entre ces alignements incas, antérieurs de sept siècles aux dessins de Nazca, et les lignes laissées par les Nazcans reste à faire.



Les lignes de Nazca ne sont d'ailleurs pas les seules en Amérique du Sud. On en connaît, en Bolivie, qui atteignent 32 km de long sans dévier, à travers des terrains très accidentés parsemés de sanctuaires qui sont pour nous sans signification. Quand nous parviendrons à élucider la symbolique magique des peuples précolombiens sans doute seront nous en mesure de percer le mystère de Nazca. Entre les hommes et les Dieux se nouaient alors des liens privilégiés, qui nous échappent complètement. Peut-être ces lignes ne sont elles que des moyens de guider les hommes vers des lieux de culte. Peut-être que ces animaux dessinés sur le sol ne sont-ils que des hommages à des Dieux supposés célestes. Justement l’hypothèse céleste a fait couler beaucoup d’encre. Eric Von Daniken, un ancien hôtelier suisse, a bati une véritable fortune en publiant un livre, qui allait être un best sellers, où il avançait que les lignes Nazca n’étaient que des pistes d’atterissages préparées par les humains pour les extra-terrestres.



http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Pilots.jpg

Cette théorie, séduisante à première vue, est cependant battue en brèche par quelques arguments qui relèvent de la plus élémentaire logique. Selon l'astronome américain Carl Sagan, faire de ces lignes des pistes d'atterrissage revient à montrer un certain « chauvinisme temporel » en effet, pourquoi imaginer que des êtres venus de l'espace, et donc maîtres d'un certain nombre de techniques de déplacement sophistiquées, auraient besoin de pistes comme nos avions modernes ? Ces astronautes, qui posséderaient donc le pouvoir de voyager à des dizaines, voire des centaines, d'années-lumière de leur planète d'origine, se passeraient volontiers d'un aérodrome aussi rudimentaire.
Car, et c'est une autre évidence, il n'est guère facile de se déplacer sur ces lignes creusées dans un sol très mou interdisant tout déplacement rapide. Selon Maria Reiche, les astronautes se seraient irrémédiablement « crashés » sur ces pistes.
Cela nous permet d'aborder une autre énigme. Pourquoi, après tant de siècles, les lignes du désert de Nazca sont-elles encore visibles ? La réponse est, une fois de plus, relativement simple : le climat de la pampa est extrêmement sec et le soleil y brille plus de dix mois par an. Les pierres des pistes et des dessins emmagasinent une chaleur qui forme une sorte de halo quasi permanent au-dessus des figures, lesquelles sont ainsi protégées des effets du vent.
En 1975, un aviateur américain, Jim Woodman, fondateur de la compagnie Air Florida, se passionne pour les mystères de Nazca. Pour cet homme d'affaires, qui connaît très bien l'Amérique du Sud et qui a d'excellentes relations dans la plupart des pays, les Nazcans se sont servis de ballons gonflés à l'air chaud pour surveiller le tracé de ces figures.
Il gagne rapidement le soutien de l'Office du tourisme péruvien et s'adjoint le concours d'un Anglais spécialiste du ballon captif, Julian Nott. Son idée est renforcée par la trouvaille, sur des poteries archéologiques du site, de curieux dessins qui évoquent des ballons, dont la nacelle aurait une forme de gondole. Dans les tombes retrouvées à Nazca, on a également découvert des étoffes qui auraient pu servir à la construction de tels ballons. De plus, à certaines extrémités des grandes pistes, Jim Woodman devait mettre en évidence la présence de piles de cailloux ou de traces caractéristiques de matériaux soumis à de fortes chaleurs.



http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Ballon.jpg

Il s'agissait donc de bâtir un ballon, Condor 1, en respectant strictement le type de matériau utilisé à l'époque : la toile trouvée dans les tombes, lourde et dangereusement poreuse à froid, mais excellente une fois le tissu obturé par la suie de fumée, était facile à reconstituer. Pour la nacelle, les motifs des poteries servirent de modèles...
Restait à voler. En décembre 1975, le décollage se passe sans trop de problèmes : les deux aérostiers sont assis à califourchon sur une gondole faite en roseau. Ils commencent à s'élever dans les airs... Leur vol sera cependant de courte durée car leur montgolfière primitive s'écrasera peu après ! http://carthoris.free.fr/Images/Nazca%20-%20Nacelle.jpg
Peu importe : une possibilité s'ouvrait, qui, admise par le milieu scientifique, pourrait pulvériser notre conception moderne de l'aviation. L'expérience demanderait pourtant à être renouvelée pour confirmer l'hypothèse envisagée. Enfin, pour ajouter au trouble, certains chercheurs ont fait observer que les lignes pourraient n'être que la concrétisation de ces immenses courants telluriques qui traversent la Terre, et les grands sites mystérieux en constitueraient alors autant de points de repère : est-ce un hasard si les sites d'Ica, de Nazca et de Tihuanaco, éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, se placent sur une même ligne droite ? Plus troublant encore reste le fait qu'une perpendiculaire tracée au centre exact de cette ligne conduit tout droit à Cuzco et à Sacsahuamân, la cité sacrée et la forteresse des Incas. De plus, Nazca paraît se dérober en permanence à nos critères rationnels de recherche et à notre logique scientifique. Bien entendu, des ovnis ont été vus sur le site, avec des humanoïdes silencieux et énigmatiques...



Le secret est encore bien préservé. Peut-être plus pour longtemps. Non parce qu'il sera mis au jour, mais parce que les signes de ce secret auront disparu : trop célèbres, les lignes sont aujourd'hui sérieusement dégradées par l'afflux des visiteurs et certains jeunes Péruviens profitent des accidents de ce terrain meuble pour faire du moto-cross. Pourra-t-on sauver cet émouvant et fascinant symbole du savoir caché des peuples précolombiens ?



Sources : Jeremy W. Creeks et http://www.nott.com/Pages/projects.php


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