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#1  22 Jul 2010 22:14:56

Carthoris
Administrateur
Date d'inscription: 12 May 2010
Messages: 2573

L'Unité 731

L'UNITE 731


Mise en garde:

Sensibles s'abstenir. Ceci étant la suite relatée est historique j'ai évité les photos à sensations et vous déconseille de pousuivre vos investigations sur d'éventuelles images sur le net qui dépassent dans l'horreur les atrocités commises par les nazis.


Créée par mandat impérial, l'Unité 731 était une unité militaire de recherche bactériologique de l'Armée impériale japonaise. Officiellement, cette unité, créée en 1925 et dirigée par Shiro Ishii se consacrait à la prévention des épidémies et la purification de l'eau, mais elle effectuait en réalité des expérimentations sur des cobayes humains comme des vivisections sans anesthésie ou des recherches sur diverses maladies comme la peste, le typhus et le choléra en vue de les utiliser comme armes bactériologiques[1]. Elle est aujourd'hui reconnue comme responsable de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.




http://carthoris.free.fr/Images/Unite-731-%20Mandchourie%20Pingfan.jpg

Tokyo, 1989. Les ouvriers du chantier de construction travaillant sur le nouveau et prestigieux quartier d'affaires de Shinjuku reculent d'effroi devant leur découverte. Une fosse pleine de restes humains vient d'être mise au jour par leurs excavatrices! La nouvelle se propage tel un tsunami et force le gouvernement japonais à dévoiler l'un des plus terribles secrets de la Seconde Guerre mondiale. En pleine capitale, à quelques mètres du chantier de construction, se trouvaient les laboratoires où lieutenant-général Shirô Ishü, père du programme japonais ultra-secret de guerre biologique, opérait durant la guerre : l'Unité 731.
Les autorités nippones durent expliquer comment les cobayes humains utilisés par l'Unité 731 étaient acheminés pour «étude» d'une base japonaise de Mandchourie vers Tokyo. À la fin des hostilités, leurs cadavres furent dissimulés en toute hâte dans une fosse commune sommaire, et y restèrent jusqu'à leur exhumation en 1989. L'origine de ce charnier et les activités de l'Unité 731 auraient en fait pu rester mystérieuses sans la découverte, chez un bouquiniste, d'un livre de notes rédigé par l'un des militaires de cette unité.
Ce journal faisait une description détaillée des recherches mises en oeuvre par l'Unité 731 et fournissait la preuve irréfutable que des êtres humains figuraient parmi les sujets utilisés par Shirô Ishü et son équipe. Pendant quarante ans, les macabres activités de ce programme d'expérimentations biologiques avaient constitué l'un des secrets les mieux gardés du japon.





LES USINES DE LA MORT

Lorsque la guerre est déclarée, la personnalité flamboyante d'Ishü, jeune et brillant microbiologiste militaire, attire rapidement l'attention de ses supérieurs. S'alignant adroitement sur la ligne ultra-nationaliste en vogue au ministère de la Guerre japonais, Ishii use de son influence pour faire accepter son projet de mise au point d'armes biologiques. Lors de l'invasion de la Mandchourie par le japon, en 1931, Ishii se rend compte de l'opportunité qui lui est offerte: des prisonniers vont pouvoir constituer son vivier d'études. C'est donc dans la bourgade mandchoue de Beiyinhe, à 70 km de Harbin, qu'il débute ses expériences sur des sujets humains. Doté d'un important budget annuel et de 300 hommes, il accède à son premier commandement. Nom de code: Unité Togo. Connu localement sous le nom de « camp de prisonniers de Zhong Ma », les installations de l'Unité 731 sont construites par des prisonniers chinois. Au centre de l'ensemble, un grand bâtiment -le château Zhong Maabrite des prisonniers dont les quartiers jouxtent le laboratoire. Les cobayes humains choisis pour les expériences sont appelés des marutas, ce qui signifie «bûches». Ils sont en tout plus de cinq cents, recrutés parmi les bandits, criminels et «personnes suspectes». À la grande surprise des prisonniers, ils sont plutôt bien nourris et sont régulièrement autorisés à faire de l'exercice. Mais ils ne savent pas que ce traitement n'a rien d'humanitaire : pour obtenir de bons résultats, il convient que les spécimens soient en «bon état».
L'horreur des expériences conduites dépassent l'entendement. Quand Ishii a par exemple besoin d'un cerveau humain pour ses travaux, il lui suffit d'envoyer ses gardes en chercher un. Ceux-ci vont alors choisir un prisonnier et l'immobiliser tandis qu'un des leurs ouvre le crâne du malheureux, à la hache ou à la scie. L'organe est alors ôté sans grande précaution puis transporté rapidement au laboratoire d'Ishii. Le cadavre du prisonnier part pour le four crématoire du camp...





EXPÉRIENCES MACABRES
http://carthoris.free.fr/Images/Unite-731%20-%20Ishii.jpg

Les premières expériences de guerre biologique menées par Ishü semblent avoir porté sur des maladies contagieuses telles que l'anthrax et la peste bubonique. Lors d'une de ces expériences, des pillards chinois reçurent une injection du bacille de la peste. Douze jours plus tard, les sujets contaminés se tordaient de douleurs et de fièvre. L'une des victimes allait miraculeusement survivre pendant dix-neuf jours : sa résistance lui valut d'être disséquée vivante.
Au cours d'expériences ultérieures, certains prisonniers seront empoisonnés au gaz phosgène, d'autres subiront des injections de cyanure de potassium. D'autres encore seront soumis à un courant électrique de 20 000 volts. De manière générale, les survivants sont, au mieux, l'objet d'injections létales ou, au pire, autopsiés vivants. Chaque mort fait l'objet d'une observation attentive, tous les détails sont méticuleusement notés dans un esprit scientifique. En 1939, Ishii déménage l'Unité731 dans d'immenses installations à Pingfan, toujours en Mandchourie. Son nouveau domaine égale en taille le camp de la mort nazi d'Auschwitz Birkenau. Sur une superficie de 6 km s'érigent des bâtiments administratifs, des laboratoires, des casernes, une prison pour les cobayes humains et un bâtiment consacré à l'autopsie et à la dissection. Trois énormes fours crématoires servent à l'élimination des carcasses. Dans un autre camp, à Moukden, se trouvent des prisonniers de guerre occidentaux: américains, britanniques, australiens et néo-zélandais. Là aussi, des expériences sont menées dans le plus grand secret. Faisant écho à certains travaux conduits par le tristement célèbre docteur nazi Josef Mengele, une importance particulière est accordée à des expériences portant sur la gelure des membres. En effet, au cours des hivers particulièrement froids en Mandchourie, les problèmes de gelure portent sérieusement préjudice à l'efficacité des armées. Des prisonniers nus sont donc soumis à des températures extrêmes. On tape ensuite sur leurs membres jusqu'à ce qu'un bruit creux se fasse entendre, signifiant que la gelure du membre est complète. Puis, les cobayes sont «décongelés» au moyen de diverses techniques expérimentales.
Loin d'éprouver la moindre culpabilité, Ishii produit régulièrement des articles scientifiques détaillant les résultats de ses ignobles travaux. Ses textes, diffusés parmi les milieux médicaux et scientifiques japonais, allèguent cependant que les expériences sont menées sur des singes. Cet artifice ne leurre personne: tout le monde sait qu'il s'agit d'êtres humains... et se tait. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ishü, promu lieutenant-général, impose un serment solennel à tous ses subordonnés : cette activité menée pour la juste cause de l'Empire devra rester secrète. Les installations de Pingfan et les autres sites d'essais sont détruits, et Ishii et ses hommes repartent tranquillement dans leurs foyers. Le public ne sera jamais informé des activités terrifiantes de l'Unité 731.





LA VÉRITÉ DISSIMULÉE

Lorsque la guerre du Pacifique touche enfin à son terme, les États-Unis pensent être nettement en retard sur les Japonais dans le domaine de la guerre biologique car, malgré les précautions prises par Ishü, les services de renseignements alliés disposent d'épais dossiers relatifs aux principaux chercheurs japonais en microbiologie. Il se trouve que les stratèges militaires américains apprécient énormément les avantages tactiques des armes biologiques. Ils veulent donc à tout prix mettre la main sur les connaissances techniques d'Ishü et les résultats de ses recherches, notamment les comptes rendus détaillés de ses expériences humaines. Aux États-Unis, du fait de la répulsion de tous vis-à-vis de semblables activités, de telles données suscitent d'autant plus d'intérêt qu'elle ont été acquises par autrui

...
 
L'instrumentation de l'Unité 731 incluait des scies à amputations et des crochets pour ranger les organes prélevés au cours des dissections. Aucune « bûche » n'échappait à la mort: les survivants aux tests bactériologiques étaient disséqués, ou fusillés. Le nombre de morts résultant des activités de l'Unité 731 est estimé à plusieurs dizaines de milliers.

A la fin de la guerre, des scientifiques de Fort Detrick (Maryland), le laboratoire ultra-secret de guerre biologique des États-Unis, se rendent en toute hâte au Japon afin d'interviewer ces experts en la matière. Il semble que, face à l'opportunité d'obtenir d'alléchantes données scientifiques, pratiquement aucun des membres de cette mission ne se posera de problèmes d'éthique.




LE GRAND SECRET
http://carthoris.free.fr/Images/Unite-731%20-%20Exp%e9rience.jpg

L'analyse des faits sur le terrain sera signifiée par un télégramme des services de renseignement, informant froidement le ministère de la Guerre à Washington que « les informations obtenues permettent de conclure que le groupe japonais de guerre biologique dirigé par le lieutenant-général lshii a effectivement enfreint les règles du code de la guerre». Le texte ajoute: «Cette opinion ne constitue pas une recommandation pour que ce groupe soit inculpé et jugé en tant que tel. »
Cette étonnante mansuétude, à l'heure où le procès de Nuremberg se prépare, répond à une préoccupation d'ordre stratégique: pour mettre la main sur les travaux d'Ishü avant leurs «alliés» soviétiques, les Américains sont prêts à étouffer l'affaire. Mais il leur faut cependant surmonter un obstacle majeur: de retour au pays, certains prisonniers de guerre alliés colportent d'horribles récits sur des expériences biologiques dont ils ont été victimes ou témoins. Si d'aventure la presse vient à relayer ces informations, l'opinion publique criera vengeance. Il n'y a donc qu'une solution: jeter pudiquement le voile du secret sur toute l'histoire.
En conséquence, au tribunal des crimes de guerre qui va officier à Tokyo, les procureurs reçoivent pour instruction de ne pas poursuivre de façon trop approfondie leurs investigations en la matière. Face aux prisonniers de guerre alliés, l'administration américaine fait la sourde oreille. En 1948, on offre même, à tous les membres de l'unité dirigée par Ishü, l'immunité judiciaire en échange de rapports d'expériences et de leur coopération. L'une des plus grandes opérations de désinformation de la guerre est enclenchée. Après quatre décennies, grâce à la découverte du charnier humain en plein coeur de Tokyo, en 1989, la vérité va finalement émerger et les langues d'anciens militaires alliés vont se délier. « Vous pensez bien que je m'en souviens», raconte joseph Gozzo, ancien ingénieur de l'armée de l'Air qui vit à San José en Californie. Et pour cause! Quand il était détenu dans un de ces camps de prisonniers, on lui avait enfoncé des tiges de fer dans le rectum... «Je n'arrive pas à croire que notre gouvernement ait laissé tout cela impuni », ajoute-t-il.




ENQUÊTE OFFICIELLE

En 1986, devant une sous-commission enfin constituée par la Chambre des représentants des États-Unis, un ancien prisonnier de guerre du nom de Frank James détaille ses souvenirs «Nous n'étions que des pions », rappelle-t-il. « Nous avons toujours su que la vérité avait été cachée. » Un autre prisonnier de guerre, Max McClain, se rappelle avoir fait la queue pour une séance d'injections, avec son voisin de chambrée, George Hayes. Deux jours plus tard, Hayes se plaignait. «Mac, je ne sais pas ce que ces salauds m'ont donné, mais je me sens vraiment mal.» Le soir même, Hayes était disséqué par «les types de la morgue». L'audience publique devant la Chambre des représentants ne dure qu'une demi- journée. Un seul témoignage parmi ceux des deux cents survivants américains sera enregistré ! Chose incroyable, le directeur des archives de l'armée américaine indique que les documents remis par Ishii lui-même avaient été renvoyés au Japon au cours des années cinquante. On ne s'était pas donné la peine d'en faire des copies !
Pour tenter de désamorcer une situation embarrassante, les gouvernements américains et japonais tentèrent dans un premier temps de nier l'existence de ces atrocités, et ce malgré la production d'informations officielles au public. Ainsi, un dossier émanant du Q.G. du général Douglas Mac Arthur, commandant les forces alliées dans le Pacifique, précisait que les investigations portant sur l'Unité 731 relevaient directement des chefs d'état-major interarmées. Ce document poursuivait: «En vue de protéger les intérêts des États-Unis et d'éviter toute situation embarrassante, garder le plus absolu secret est essentiel. » Finalement, en 1993, quatre ans après la découverte du charnier de Tokyo, William Perry, secrétaire à la Défense, promettait enfin d'exhumer tous les documents concernant les expériences biologiques ayant eu lieu au cours de la Seconde Guerre mondiale.




L'HÉRITAGE D'ISHII

Nombreux parmi ceux qui participèrent aux expériences japonaises en matière de guerre biologique connurent la réussite après la guerre. Certains occupèrent des postes universitaires élevés dans le domaine de la médecine, l'un d'eux accéda à la tête d'une des principales firmes nippones de produits pharmaceutiques. D'autres encore terminèrent leur carrière bien en vue, comme ce président de l'Association médicale du Japon, ou ce vice-président de la Croix Verte. Ironie du sort, l'un des expérimentateurs sur les membres gelés joua même un rôle important dans l'industrie alimentaire du surgelé... Cette leçon amère de l'Histoire est un héritage à méditer...




Sources: Wikipedia et Blog et Facteur X N°5


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