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#1  5 Jul 2010 23:04:53

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Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

L'équation de Drake a été remise au goût du jour en 2009 par un scientifique de l'université d'Édimbourg. Entre 361 et 37 964: c'est le nombre de civilisations extraterrestres dans la Voie lactée, selon les calculs de cet astronome écossais.


Duncan Forgan, de l'Université d'Édimbourg, a obtenu ces chiffres en modifiant la «formule de Drake», mise au point voilà un demi-siècle par l'astrophysicien américain Frank Drake. Ce dernier a tout simplement défini les variables de la vie, par exemple la probabilité qu'une planète se forme autour d'une étoile, la probabilité que la vie apparaisse sur une planète, ou le nombre d'années pendant lesquelles une civilisation intelligente envoie des signaux radio dans l'espace, avant d'être détruite par un cataclysme. Les sept termes de la formule ont donné des résultats radicalement différents selon les hypothèses retenues.

http://i50.tinypic.com/10x9hlz.jpg



Dans un essai publié par l'International Journal of Astrobiology, M. Forgan ajoute ses propres raffinements à la formule. Il retient trois hypothèses générales sur l'apparition de vie: qu'elle est très rare mais très résistante une fois existante, qu'elle apparaît souvent mais disparaît facilement, et qu'elle peut se transmettre d'une étoile à l'autre au fil des collisions d'astéroïdes par «panspermie». Il ajoute un cas de figure supplémentaire : les planètes où la vie devient rapidement intelligente sont plus susceptibles d'autodestruction - par exemple par une guerre nucléaire - que celles où la progression est plus lente.



Suite et source

L'article conclue en apportant un lien intéressant qui comporte un outil interactif sur la formule de Drake permettant d'en changer les paramètres: pbs.org


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#2  12 Sep 2010 12:15:32

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

C’était dimanche 15 août, à Santa Clara, en Californie, où s’achevait la convention SETI 2010. Pour ceux qui l’ignorent, SETI est l’acronyme de Search for Extraterrestrial Intelligence (recherche d’une intelligence extraterrestre). Cette convention ne réunissait pas une bande d’ufologues allumés, passionnés de Roswell et de soucoupes volantes, mais des chercheurs et des ingénieurs qui écoutent le ciel pour détecter les signaux d’une autre civilisation que la nôtre. Et devant ces personnes invitées par le très sérieux SETI Institute dont il est l’astronome en chef, Seth Shostak déclara ceci : ” Je pense vraiment que les chances que nous trouvions E.T. ne sont pas mauvaises du tout. Jeunes gens qui êtes dans le public, je pense qu’il y a une vraie bonne chance pour que vous voyiez cet événement se produire.”

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Franck Drake



Il faut préciser que cette convention 2010 était un peu particulière. On y fêtait les 80 printemps de l’astronome Frank Drake qui, il y a un demi-siècle, fut le premier à tendre son radio-télescope (celui de Green Bank en Virginie occidentale) vers les étoiles Tau Ceti et Epsilon Eridani, pendant quelque 150 heures (sans entendre le moindre message extraterrestre). Autre anniversaire : le SETI Institute soufflait quant à lui ses 25 bougies. Mais Seth Shostak n’est pas du genre à laisser l’émotion lui faire dire n’importe quoi. S’il affirme que les astronomes trouveront la trace d’E.T. d’ici “une à deux douzaines d’années”, c’est en référence à une formule “magique”, l’équation que Frank Drake a écrite en 1961.

Suite et source


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#3  12 Sep 2010 12:17:27

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Un écrivain de Science-Fiction et astrophysicien à l'université de Californie, Gregory Benford, donne aux scientifiques des leçons pour mieux chercher les extraterrestres, dans deux études publiées dans le numéro de juin du journal Astrobiology.

Celles-ci ont été réalisées avec son frère jumeau James Benford (lui-même physicien spécialiste des micro-ondes a haute puissance) et le fils de ce dernier Dominic (chercheur à la NASA). Les deux frères expliquent qu'il est plus efficace et moins coûteux d'envoyer des ondes par rafales ciblées sur une seule région dans un cycle qui balayerait des centaines d'étoiles que d'envoyer un signal continu dans toutes les directions.

http://www.actualitte.com/images/news/9754.jpg


Pour eux, c'est très certainement ce que ferait une intelligence extraterrestre si elle voulait communiquer avec nous. Le problème étant que le SETI (the search for extraterrestrial intelligence) ne se focalise que sur des signaux continus. C'est un peu comme si les frères Benford s'intéressaient aux SMS et le SETI aux appels téléphoniques. James Benford, l'explique lui, avec une image plus littéraire : « Cette approche ressemble plus à Twitter qu'à Guerre et Paix ».

De plus, depuis les années 60 quand le SETI a été créé les recherches ont toujours été focalisées sur du 1 à 2 GHz, or la technologie a évolué et les émetteurs peuvent envoyer entre 100 et 200 gigahertz. Il faudrait donc revoir le protocole pour se focaliser plutôt sur du 10 gigahertz. Les jumeaux indiquent que ce serait une solution bien plus économique car un émetteur à 10 gigahertz coûte moins qu'un émetteur à 1 gigahertz.

Se tourner vers le centre de la galaxie

Autre point important selon les jumeaux. Les recherches du SETI portent sur les étoiles se trouvant au maximum à 500 années lumières de nous. Pour multiplier les chances, de trouver une civilisation extraterrestre avancée, il vaudrait mieux observer plus loin à environ 1 000 années lumières de la Terre, au centre de notre galaxie. C'est là que se trouve 90 % des étoiles. Gregory Benford explique que là-bas : « Les étoiles sont un milliard d'années plus vieilles que notre soleil, ce qui implique de plus grandes possibilités de contact avec une civilisation avancée que le plus récent et moins encombré bord de notre galaxie vers lequel les récepteurs du SETI sont pointés ».

Les frères Benford expliquent enfin qu'en 2002, nous avons capté une source radio énigmatique en provenance du centre de la galaxie à 26.000 années lumières de nous. Elle avait une durée de 10 minutes dans un cycle de 77 minutes. Elle a été nommée GCRT J17445-3009
et on a estimé qu'il devait s'agir d'une étoile éruptive, d'une planète extrasolaire, d'un pulsar ou d'une naine brune. Pourtant selon les jumeaux aucune de ces explications n'est vraiment satisfaisante.

http://www.actualitte.com/images/news/v-3594.jpg

Un milliard de dollars pour envoyer un sms à ET

Ils estiment que cela pourrait tout aussi bien être un signal d'extraterrestres qui auraient découvert des signes de vie sur Terre ou encore un système interstellaire de communications. Pour vérifier cette hypothèse, il aurait fallu regarder à l'opposé du signal si une réponse était émise.

Les Benford ne désespèrent pas de pouvoir mettre un jour sur pied leur programme d'émission d'ondes en direction du centre de la galaxie à environ 1 000 années lumières. Cela dit pour construire l'émetteur, il faudrait 1,3 milliard de dollars et 200 millions annuels pour que le système soit opérationnel.

Gregory Benford a révélé avoir déjà contacté plusieurs milliardaires comme Jeff Bezos (le fondateur d'Amazon) ou encore l'ancien chef de la technologie Microsoft Paul Allen mais « tous ont fait la même remarque à savoir qu'ils préféreraient dépenser un milliard de dollars d'une autre manière ».

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#4  12 Sep 2010 12:37:46

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Par Louis D’Hendecourt
    (Louis d’Hendecourt est directeur de recherche CNRS, au laboratoire « Astrochimie Expérimentale », Institut d’Astrophysique Spatiale, Orsay, France)

SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) est un acronyme célèbre qui recouvre un vaste ensemble de programmes de recherche de signaux, intentionnels ou non, qui révèleraient l’existence d’êtres intelligents, sinon dans l’Univers, du moins dans notre propre Galaxie.

Cet article est paru dans une version abrégée dans Ciel et Espace, Octobre 2005

Dans la très grande majorité de la communauté des astrophysiciens, dans la littérature professionnelle comme dans celle à l’usage du grand public, la réponse ne semble faire aucun doute : si la vie procède simplement de lois physiques à priori connues ou en passe de l’être, l’immensité de l’Univers (400 milliards d’étoiles dans notre seule Galaxie), les très longues échelles de temps dont nous disposons (13.7 milliards d’années d’après les plus récentes estimations de l’âge du « Big-Bang ») et les découvertes de plus en plus fréquentes d’exoplanètes, tout laisse à penser que non seulement la vie est un phénomène banal dans l’Univers mais que l’intelligence et, par voie de conséquence, la présence de civilisations technologiques avancées, constituent un aboutissement logique de l’évolution galactique. Cette idée toute préconçue dans la pensée rationaliste et scientifique moderne semble avoir un profond effet sur une vision positiviste de la place de l’Homme dans l’Univers et de son nécessaire futur cosmique où la colonisation de l’espace est perçue comme une nécessité biologique absolue, impliquant une maîtrise de plus en plus complète de son environnement non plus planétaire mais aussi stellaire, galactique et de l’Univers entier.

Pourtant, force est de constater que cet optimiste quasi général se heurte à une série de faits simples qui, si ils ne sont pas irréfutables, devraient nous permettre à tout le moins d’approfondir nos réflexions sur le sens, l’originalité et la finalité de la vie intelligente.



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En effet, malgré les efforts réitérés des partisans de SETI, le ciel reste désespérément vide de signaux artificiels, aucune trace de vie n’a été détectée qui soit exogène à la Terre et, malgré d’énormes progrès concernant la biochimie prébiotique, aucun mécanisme « universel » de passage de l’inanimé au vivant n’a pu encore être démontré. Finalement, la vitalité et la pertinence de plus en plus incontournable du Paradoxe de Fermi  sont de nature à faire pencher la balance vers une toute autre vision de l’Univers, un Univers dans lequel la vie est rare et l’intelligence « unique ».

Posons nous d’abord la question de la pertinence de SETI en essayant une approche plus critique sur les chances de son succès. La vie existe-t-elle ailleurs dans l’Univers ? Ses ingrédients prébiotiques (carbone réduit, molécules organiques complexes, acides carboxyliques, acides aminés, acides nucléiques) ont été largement identifiés, soit dans des objets naturels extraterrestres (le milieu interstellaire, les comètes, les météorites) soit dans des simulations où différents paramètres plausibles concernant d’éventuelles atmosphères primitives de planètes ou des processus à l’œuvre dans le milieu interstellaire prétendent dupliquer l’évolution chimique de la Galaxie. C’est une certitude, le matériau prébiotique existe en grande quantité dans l’Univers et la fréquence des planètes déduite des observations actuelles garantit à coup sûr une possibilité multiple pour l’apparition de la vie sur de très nombreuses planètes. Toutefois, à l’heure actuelle, l’importance des conditions initiales et surtout de la sensibilité à ces conditions, un paramètre décisif dans les phénomènes non linéaires probablement liés à l’émergence de systèmes auto-réplicatifs, n’est absolument pas comprise, essentiellement parce que ces conditions initiales ne nous sont, pour l’instant, pas accessibles. Que l’on réfléchisse seulement au destin des planètes sœurs de la Terre que sont Venus (une fournaise) et Mars (un désert glacé), en se rappelant que sur cette dernière planète, aucune molécule organique complexe n’a été à ce jour détectée par les expériences pourtant sophistiquées des sondes Viking. Les conditions initiales elles-mêmes sur Mars, vraisemblablement très proches de celles de le Terres semblent, avoir autorisé, aux derniers résultats de la sonde européenne Mars-Express, une rapide divergence d’évolution planétaire ayant mené au monde glacé et sans vie que l’on observe actuellement et pourtant, Mars est indubitablement notre voisine cosmique.


Vient ensuite, une fois la vie démarrée sur une planète, le long cheminement vers l’intelligence qui passe obligatoirement par le développement d’une vie eucaryote (multi-cellulaire). Si la vie semble être apparue très tôt sur Terre (au bout tout de même d’une période de près de 1 milliard d’années !), l’apparition d’organismes pluricellulaires s’est effectuée très tardivement (au cours du cambrien, c’est-à-dire vers il y a environ 1.8 milliard d’années). L’évolution des pro vers les eucaryotes a donc été un processus très lent nécessitant probablement des conditions physiques à la surface de la planète peu changeantes et une grande stabilité des facteurs extérieurs influençant ces conditions (orbite, obliquité, présence d’un champ magnétique, pour ne citer que les conditions « astronomiques »). L’apparition d’une intelligence supérieure ne se fait que dans les derniers 500000 ans (un rapport 10000 avec l’âge de la Terre) et, faut- il le préciser, la civilisation technologique maîtrisant la communication par ondes électromagnétiques n’existe que depuis…100 ans, soit un dix-millionième du temps de vie de la Terre qui aura, pendant la quasi-totalité de ce temps maintenu des conditions physiques décentes pour permettre le développement de cette intelligence qui repose sur des principes de biochimie à base de carbone qui ne tolère somme toute que des écarts de température relativement faibles.



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Bien entendu, le problème crucial qui se pose dans cette réflexion est celui concernant la contingence de l’apparition de l’intelligence. Celle-ci est elle nécessairement la meilleure réponse à la sélection naturelle de type darwinien ? Si il est difficile de répondre à cette question, il est largement permis d’en douter. Combien d’espèces ont-elles existé sur Terre ? D’après le biologiste allemand E. Mayr, on peut tabler sur quelques 50 milliards d’espèces et seule une, la nôtre, a mené à l’intelligence ! Finalement, le caractère « nécessairement » technologique d’une civilisation n’est pas acquis. Sur Terre dans les 10000 dernières années, une bonne vingtaine de civilisations n’ont pas mené à la maîtrise ni des lois physiques concernant l’électromagnétisme, ni à fortiori au développement de moyens de radio-communication. Une autre considération sévère pour SETI vient renforcer le scepticisme à propos des programmes envisagés et interpeller non seulement leurs responsables mais aussi les scientifiques insuffisamment critiques des difficultés du sujet, tient à l’inexorabilité du Paradoxe de Fermi qui ne s’applique pas seulement comme on le croit trop souvent à la présence physique d’extraterrestres de nos jours sur Terre mais aussi à la dramatique absence de détection de tout signal radio artificiel dans une Galaxie qui devrait contenir des millions de civilisations selon le célèbre astronome américain Carl Sagan. La première page du roman de Science Fiction, « Fondation » d’Isaac Asimov constitue à ce sujet une des meilleurs introductions à ce paradoxe.

Le paradoxe de Fermi propose que si on ne constate pas la présence d’extraterrestres sur Terre (et à fortiori si on ne détecte pas d’ondes radio artificielles), c’est tout simplement parce que ceux-ci n’existent pas. Pour se donner une idée de la puissance du paradoxe, il suffit de constater l’accélération fantastique des progrès scientifiques et techniques réalisés au cours des 50 dernières années. Les vols spatiaux sont devenus accessibles (ce qui était impensable durant la seconde guerre mondiale) et les ingénieurs astronautiques envisagent sérieusement la possibilité d’envoyer des sondes interstellaires d’ici un ou deux siècles. La colonisation de la Galaxie, vue de notre civilisation terrestre, semble donc être, une fois notre intelligence acquise, une échéance de quelques millions d’années. Bien entendu, il est plus que probable qu’il existe des millions de planètes fort semblables à la Terre et qui auraient pu permettre le développement de la vie, d’une intelligence et l’apparition de civilisations technologiques bien plus anciennes que la nôtre. L’absence d’évidence serait elle l’évidence de l’absence ?

Dans les discussions sur la résolution du Paradoxe de Fermi ou de l’équation de Drake (une équation simple et pédagogique qui permet de poser le problème du nombre de civilisations présentes en ce moment dans notre Galaxie), il existe une grande inconnue qui est la durée d’une civilisation technologique ou encore la durée de vie d’une espèce animale (nous en l’occurrence). Si une espèce a une courte durée de vie (10000 ans), alors nous sommes seuls dans l’Univers au temps T (c’est-à-dire maintenant). Si cette durée est longue, progressivement, l’équation de Drake autorise des solutions moins désespérantes. Toutefois, bien qu’il soit extrêmement difficile d’évaluer avec certitude la durée de vie d’une espèce (ou d’une civilisation), il faut savoir que l’utilisation du principe de Copernic qui suppose que nous vivons un instant totalement quelconque de notre propre civilisation (et de l’histoire de l’Univers), se traduit par la possibilité d’en estimer l’intervalle de confiance de sa durée effective. Cet intervalle reste court, à l’échelle de la durée de l’Univers, et est compris entre 0.2 et 8 millions d’années (Gott, 1993). Rappelons tout d’abord que le principe copernicien est le fondement même de l’astronomie moderne et est sans cesse donné par les enthousiastes de SETI pour démontrer le bien fondé de leurs conjectures, à savoir que si il y a de la vie sur une planète banale, il doit nécessairement y en avoir n’importe où ailleurs. A l’évidence, l’application du Principe de Copernic est cruel, car il laisse fort peu de place à la possibilité de détecter et surtout de communiquer avec une civilisation extraterrestre, Gott estimant ce nombre de civilisations au plus a 121, avec des hypothèses pourtant particulièrement favorables.



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Enrico Fermi dans les années 1940



SETI est il pour autant inutile ? Il faut noter tout d’abord que le Paradoxe de Fermi conçu initialement sous une forme forte (présence physique d’extraterrestres sur Terre), peut se concevoir sous une forme plus faible (la détection d’ondes radio artificielles), voire même très faible, la simple détection de vie extraterrestre, sur Mars ou sur une exoplanète, deux objectifs à court terme de l’astronomie  d’aujourd’hui, et que ce dernier aspect est largement à notre portée. La détection d’ondes radio artificielles, que F. Drake avait annoncé avec une imprudente certitude pour l’an 2000 n’a pas produit le moindre résultat exploitable. Bien entendu de très grandes difficultés stratégiques et techniques propres à SETI restent indécidables, recherche en mode « survey », recherche focalisée sur des étoiles données et proches (cette dernière possibilité étant largement contestable si l’on s’en tient au Principe de Copernic), fréquences à utiliser et signification des signaux à détecter, rendent cette approche particulièrement hasardeuse. Cependant, si SETI est une opération réellement scientifique, non seulement dans sa méthodologie et ses prémisses, elle doit l’être aussi dans son évaluation critique des résultats négatifs. En astronomie, un résultat négatif est toujours pris en considération. L’absence de telle ou telle molécule dans l’enveloppe d’une étoile conduit toujours à remettre en question les modèles, les calculs et parfois même les théories sous-jacentes. Qu’il en soit donc de même pour SETI ! Que les observations dégagent des limites supérieures à la présence de vie intelligente dans notre Galaxie, qu’elles remettent en cause un par un les termes de l’équation de Drake, qu’elles incluent le Principe de Copernic en sa faveur comme en sa défaveur avec honnêteté et humilité.

Il a souvent été souligné que la détection d’intelligence extraterrestre serait la plus grande découverte philosophique offerte à l’humanité. J’adhère entièrement à cette formulation à condition que l’on puisse admettre, sans peur ni à priori, exactement l’inverse. Si nous sommes seuls dans l’Univers, alors il faudra sans doute affronter cette responsabilité ultime, celle de commencer dés à présent à préserver la vie sur notre unique, si unique planète.



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#5  12 Sep 2010 12:50:00

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Texte d'Alain Labèque, Elisabeth Piotelat, Luc Arnold, Jean-Pierre Rospars et Florence Raulin-Cerceau.


Résumé : Nous proposons la création, au sein de la structure qui succèdera au GDR Exobio, d’un Groupe de Réflexion sur la Recherche d’Intelligences Extraterrestres (GRRIE). Ce groupe aurait pour mission de participer à l’effort international dans ce domaine, et de développer des thématiques nouvelles. Un bref historique des activités SETI dans le monde est dressé, puis une approche des objectifs, de la constitution et du financement de ce groupe est proposée.


1. Historique des activités SETI « Classiques » dans le monde

1.1 Terminologie liée à SETI

Les projets de recherche de vie intelligente extraterrestre se regroupent sous plusieurs acronymes. Nous allons en dresser une liste et présenter un rapide historique pour chacun d’eux.

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Il s’agit de rechercher des signaux artificiels d’origine cosmique émis sous forme d’ondes radio. En 1959, Cocconi et Morisson préconisent d’étudier le ciel sur 21cm de longueur d’onde [1]. Les premières écoutes débutèrent le 11 avril 1960 à l’observatoire de Green Bank (USA). Le tableau mis à jour régulièrement par Jill Tarter recense plus de 70 projets [2]. Le projet Phoenix terminé en 2004 était 10 fois plus puissant que le projet Ozma.

O.S.E.T.I : Optical Search for Extra-Terrestrial Intelligence.

L’idée de rechercher des signaux laser est apparue en 1961, suite à un article de Schwartz et Townes publié dans Nature. La première observation eu lieu en 1973 en Pologne. Les progrès récents en optique ont accentué les développements dans ce domaine. La plupart des organismes qui effectuent actuellement des recherches SETI classiques se sont également lancées dans la recherche optique.

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L’idée de rechercher de tels espions est née en 1979. Le premier acronyme utilisé fut SETA avec un A pour Artefact. Valdes et Freitas furent les premiers à mener des recherches autour des points de Lagrange L4 et L5 du système Terre-Lune. L’idée que des sondes puissent nous surveiller a également amené l’astronome Allen Taugh à mettre en place un site web intitulé « Welcome ETI » [3]

A.S.E.T.I : Active Search for Extra-Terrestrial Intelligence.

Sous ce sigle se regroupent les expériences d’envoi de message. La réflexion sur la conception des messages a commencé dès 1961. Le signal le plus célèbre fut sans doute celui de 1974, envoyé pour tester le radar nouvellement installé au radiotélescope d’Arecibo. Créé en 1983, le comité SETI de l’Académie Astronautique Internationale (IAA) a toujours rejeté l’idée d’envoyer des messages. Le SETI Institute possède un groupe dirigé par Douglas Vakoch sur les aspects sociologiques liés à la conception de message. En 2003, un congrès fut ainsi organisé à Paris sur le thème « Encoding Altruism ».

1.2 Les organismes

On ne peut pas lister tous les organismes à l’origine des projets de recherche d’intelligence extraterrestre. Nous nous limiterons ici à ceux qui conduisent actuellement des recherches. On trouve les budgets de ces projets sur le site de la SETI League. [4]

La NASA et le SETI Institute.

En 1971, une école d’été de la NASA mène une étude technique sur la réalisation d’un réseau d’antennes à l’écoute du ciel. Un rapport est publié, il s’agit du projet Cyclops [5]. En 1981, l’amendement Proxmire menace de mettre fin au financement des projets SETI de la NASA, mais il sera retiré. En 1984, les scientifiques investis dans le projet créent le SETI Institute, organisme à but non lucratif, destiné essentiellement à réduire les démarches administratives. Lorsqu’en 1993 le Congrès US a mis fin au projet HRMS, les scientifiques avec leurs équipement ont continué leurs recherches au sein du SETI Institute. Pendant 10 ans, ils ont conduit le projet Phoenix. Actuellement l’institut compte une centaine de membres.[6] L’un des principaux supports financiers du projet ATA (Allen Telescope Array) du SETI Institute est Bill Allen, numéro 2 de Microsoft.

Les universités

Le milieu universitaire joue un rôle important dans la recherche de vie intelligente. Au niveau des acteurs, beaucoup d’américains sont issus de l’université de Cornell, tel Carl Sagan ou Philip Morrison. Les principaux observatoires où les écoutes ont eu lieu sont :

    * Le National Radio Astronomy Observatory à Green Bank (Ozma 1960)
    * Le radiotélescope de Big Ear appartenant à l’université de l’Ohio (projet SETI débuté en 1973) et dans le cadre duquel sera reçu le signal WOW en 1977.
    * L’observatoire Hat Creek de l’université de Berkeley où débuta le programme SERENDIP en 1979.
    * L’université de Harvard où Paul Horowitz et son équipe ont conduit les projets META SETI et mènent actuellement une recherche OSETI.[7]


The SETI Permanent Working Group

En 1983, l’Union Astronautique Internationale créé la commission 51 qui s’intitule « Bioastronomie, la recherche de vie extraterrestre  ». Cela permet d’organiser des congrès. Des sessions SETI ont lieu lors du congrès annuel de l’IAA. L’objectif de John Billingham est alors de réunir un grand nombre de scientifiques de différentes nations. En 2001, lors du congrès de Toulouse, le comité SETI est devenu le « SETI Permanent Working Group ». Son site web est maintenu par la SETI League. [8]


La Planetary Society

Une autre association joue un rôle important dans le financement des recherches de vie extraterrestre  : la Planetary Society [9]. Elle fut fondée par Carl Sagan, Bruce Murray et Louis Friedman en 1979. Elle a tout d’abord permis de financer les déplacements d’américains en URSS en 1981 lorsque l’amendement Proxmire empêchait le financement des projets SETI de la NASA. Elle a également convaincu le sénateur de retirer son amendement. La Planetary Society a permis d’organiser des rencontres internationales, comme à Toronto en 1988. Elle participe au financement de projets comme SERENDIP, SETI@HOME ainsi qu’à celui des projets META et OSETI de Paul Horowitz à Harvard.


La SETI League

La SETI League fut fondée en 1993 par Paul Shuch et Richard Factor, suite à l’abandon du projet HRMS. Pour eux, les projets SETI étant forcément à long terme ne peuvent dépendre de politiques dont l’objectif principal est une réélection dans les 5 années suivantes. C’est une association à but non lucratif qui regroupe près d’un millier d’adhérents à travers le monde. Une centaine d’entre eux participent au projet Argus et ont construit leur propre station de radioastronomie amateur.


Sur le plan européen

Même si les premiers acteurs des projets SETI sont américains puis russes, l’Europe a joué un rôle non négligeable et continue de le faire. L’activité la plus importante se déroule actuellement au radiotélescope de Bologne, où Stelio Montebugnoli a installé un détecteur permettant de participer au projet SERENDIP IV. Les signaux reçus par la croix du nord dans le cadre d’écoutes classiques sont analysés à la recherche de signaux artificiels d’origine cosmique. A l’initiative de Claudio Maccone, un congrès SETI se déroule tous les ans à San Marin. Il permet à de jeunes chercheurs italiens d’exposer leurs travaux et de rencontrer leurs homologues étrangers. En Allemagne, l’ERAC (Europeen RadioAstronomy Club) organise tous les trois ans un congrès EuroSETI avec l’aide de la SETI League. Il s’agit principalement d’une rencontre entre amateurs, mais où les professionnels viennent volontiers. En 2003, il y avait Paul Shuch de la SETI League, Claudio Maccone, Stelio Montebugnoli ou encore Alexander Zeitzev qui mène une expérience d’envoi de messages en Arménie. Le hongrois Ivan Almar, membre du « SETI Permanent Working Group » est à l’origine de l’échelle de Rio qui permettrait de mesurer l’importance d’un signal reçu. Dernièrement, il a ajouté l’échelle San Marino qui permet de mesurer l’impact d’un signal émis. [8]


2. Que faire en France ?

2.1 Des recherches « classiques » et nouvelles ?

Nous avons résumé ci-dessus l’activité liée au SETI « classique » dans le monde, que ce soit dans les bandes radios ou visible. Un groupe français qui se constituerait sur ce thème doit réfléchir à son positionnement par rapport à ces approches. Il est certain que l’univers fourmille de signaux « naturels » et qu’essayer de détecter des signaux artificiels n’est pas une mince affaire : augmenter le nombre de lieux de détection et de moyens d’analyse ne peut qu’aller dans le bon sens, et c’est un des buts que le GRRIE se fixera, en essayant de recruter des chercheurs compétents dans les disciplines correspondantes, et d’accéder à des moyens de détection existants.

Néanmoins, l’absence de résultats de ces techniques sur 45 ans de recherche suggère d’explorer aussi d’autres pistes. On peut penser, entre autres, aux explications suivantes à cette absence de détection : (1) nous sommes seuls dans la galaxie, (2) la communication entre ETs se fait sur un autre support que les ondes électromagnétiques, (3) les ETs ne communiquent pas pour des raisons qui peuvent être multiples (crainte de se faire repérer par une civilisation émergente agressive, volonté de ne pas interférer avec des vies émergentes, etc….)

L’une ou l’autre des deux premières explications est peut-être vraie, mais elles ne sont pas prouvées, et de plus ne nous avancent guère dans notre réflexion, car elles ne permettent pas d’action… La troisième par contre est très intéressante et a été examinée dans de nombreux articles dont on retiendra les plus connus, l’hypothèse de la Quarantaine Cosmique [10] et l’hypothèse du Zoo [11]. Ces auteurs se placent dans le cas où les ETs voyagent dans la Galaxie, mais font en sorte de demeurer peu détectables, du moins par les civilisations technologiques les moins avancées.

C’est dans le cadre de cette troisième explication que nous nous placerons pour un de nos axes de recherche : voyons si nous pouvons la justifier. Le point de vue anthropomorphique n’est certes pas le meilleur, mais il permet d’envisager au moins une hypothèse : essayons de voir où en est l’humanité dans l’exploration de son voisinage proche, et essayons de deviner quelle sera son attitude dans les siècles prochains afin d’imaginer ce qu’a pu être la démarche de nos chers ETs…

Les missions spatiales Corot et Kepler, donneront un aperçu, dans les prochaines années, de la fréquence des planètes telluriques autour des étoiles du voisinage solaire, et Darwin, dans un peu plus de deux décennies essayera de détecter celles sur lesquelles une vie, même primitive, s’est développée. Le nombre de détections positives de Darwin donnera une première indication de la fréquence d’apparition de la vie dans la Galaxie. Si la technologie humaine continue à progresser, ne serait-ce qu’au rythme actuel, des missions de télédétection de plus en plus sophistiquées seront lancées, et dans un délai relativement court (quelques siècles…) certaines d’entre elles seront des sondes interstellaires qui iront voir de plus près ces planètes. Des projets plus ambitieux tels qu’Orion [12] et Daedalus [13] ont déjà fait l’objet d’études approfondies. Si des ETs ont fait la même chose, il y a des milliers, des millions, ou des milliards d’années, il est possible qu’ils entretiennent, à proximité de chaque planète habitée, des sondes de surveillance.

Une des activités du GRRIE pourrait donc être d’essayer d’explorer les moyens de détection de telles sondes, par exemple en se rapprochant des moyens actuels et futurs de détection de NEOs (Near Earth Orbiting asteroïds), du sol et de l’espace.

Il est aussi possible que des civilisations ET se signalent à distance par des transits artificiels, tels que proposés par Arnold [14]. Une veille des résultats de toutes les expériences de détection de transit paraît indispensable.

Des idées telles que celles du projet FOCAL [15], bien que beaucoup plus ambitieuses, devront aussi rester d’actualité pour les générations futures.

Ce ne sont que quelques pistes, le début de l’activité du GRRIE sera consacré à définir ses axes de recherche.



2.2 Composition du GRRIE

Le groupe se composerait dans un premier temps des personnes volontaires émanant des participants à l’atelier sur le paradoxe de Fermi organisé en 2004 par Jean Schneider. Pour compléter son interdisciplinarité, il devra s’adjoindre, au fur et à mesure de son développement, des membres ayant d’autres compétences afin que les disciplines suivantes soient représentées : Astronomie, Ingénierie (optique, télécommunications, informatique, etc….), Biologie, Ethologie, Cognition, Linguistique, Polémologie, Défense , Philosophie, Psychologie, Sociologie. Pour conserver le sérieux de la démarche scientifique dans cette approche, seuls des professionnels de chaque discipline pourront participer aux travaux du groupe.


2.3 Financement

Le groupe ne demanderait au GDR Exobio ou à une structure équivalente qu’un faible financement pour couvrir des frais de mission à son démarrage, et s’orienterait vers le mécénat pour l’essentiel de ses ressources son appartenance au GDR lui servant de garant scientifique pour les donateurs, et de moyen de gestion des dons via le CNRS ou l’INSU. Le transit des fonds par ces institutions permettra au groupe de garder son indépendance de recherche par rapport aux donateurs.


2.4 Buts et missions du GRRIE

Le groupe cherchera avant tout à mettre en oeuvre les moyens de recherche évoqués ci-dessus, et à établir toute collaboration avec des organismes existants lui permettant de faire avancer sa recherche. Cependant, celle-ci ayant un côté « exotique » supérieur à la moyenne, une garantie de sérieux sera la publication régulière de ses travaux, lesquels pourront peut-être, si une grande interdisciplinarité est atteinte, apporter, en prime, des points de vue inédits sur l’espèce humaine.


2.5 Contacts

Une liste de discussion a été mise en place. Pour vous y inscrire, visitez :

http://www.limsi.fr/wws/info/fermi

Ou envoyez la demande à l’un des auteurs de cet article


alain.labeque@ias.u-psud.fr
elisabeth.piotelat@limsi.fr
arnold@obs-hp.fr
rospars@versailles.inra.fr
raulin@mnhn.fr .


[color=#orange]Bibliographie[/color]

    * 1 : Cocconi, Morrison, Searching for interstellar communication, Nature 4690, 844-846 (1959)2 : SETI Press, SETI 2020 (2000)
    * 3 : Welcome ETI : http://www.ieti.org
    * 4 : SETI League : http://www.setileague.org
    * 5 : SETI League SETI Institute, Project Cyclops (1971)
    * 6 : SETI Institute web site : http://www.seti.org
    * 7 : Howard, Horowitz, Search for nanosecond optical pulses from nearby solar-type stars, ApJ , (2004)
    * 8 : IAA SETI permanent study group : http://www.iaaseti.org
    * 9 : Planetary Society : http://www.planetary.org
    * 10 : Soter S., SETI and the Cosmic Quarantine Hypothesis, Astrobiology Magazine , (Oct 17 2005)
    * 11 : Ball, J.A., The Zoo Hypothesis, Icarus 19, 347 (1973)
    * 12 : Dyson, G., Project Orion, Henry Holt and Company(2002)
    * 13 : Bond A. et al, Project Daedalus, Journal of the British Interplanetary Society 31, (1978)
    * 14 : Arnold, L., On artificial transits feasability and SETI, SF2A : Scientific Highlights , (2005)
    * 15 : Heidmann, J., Imaging of extrasolar advanced terrestrial planets, Acta Astronautica Vol. 44, 215-218 (1999)




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#6  8 Oct 2010 09:16:52

House
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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...


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#7  6 Nov 2010 00:12:06

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Des milliards d'exoTerre dans notre galaxie ?


Si l’on en croit le célèbre chasseur d’exoplanètes Geoffrey Marcy et son collègue Andrew Howard, au moins une étoile sur quatre similaire au Soleil dans la Voie lactée posséderait une exoTerre. Si cette information est avérée, elle remet en cause les modèles de formation des systèmes planétaires.

suite et source

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#8  21 Nov 2010 13:57:38

House
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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Notre Univers a environ 13,730 milliards d’années, et notre Galaxie (dont le diamètre est d’environ 100000 al) un peu moins..!
Il y a environ 14680 étoiles dans notre rayon de 100 al.
Dans notre Univers, la seule chose que l’on connaît à peu près, c’est ce qui s’est passé sur terre ces 4,568 milliards dernières années (l’âge de la Terre)... et donc la vitesse moyenne d’évolution de la vie à partir des cellules, des molécules, des virus, des bactéries... jusqu’à notre société actuelle !
Si on part du principe statistique très approximatif qu’il y aurait environ
333 milliards d’étoiles dans notre Galaxie, et 6,46 % des étoiles suffisamment semblables à notre Soleil (spectre F2 à K2) soit :
environ 21,5 milliards d’étoiles, dont 1 sur 7,86 avec une planète ayant à peu près les mêmes conditions physiques que notre Terre, soit :
environ 2,74 milliards, dont enfin 1 sur 7,12 qui serait susceptible d’y voir apparaître la vie, soit :
environ 385 millions... On pourrait alors estimer les probabilités de distances suivantes (en année-lumière) entre notre planète et les autres :

-planète semblable la plus proche : 36,8 al
-planète avec virus et bactéries : 38,9 al
-petits POISSONS de 18 grammes : 61 al
-poissons ou animaux de 100 Kgs : 78,5 al
-AMPHIBIENS de 310 kgs : 82,8 al
-crocodiles, 1,200 tonne : 89,5 al
-animaux de 17,6 tonnes et OISEAUX : 115 al
-animaux de 40 tonnes : 131 al
-genre de primates (?) : 166 al
-”intelligence” ORRORIN (5,325 millions d’années) 349 al
-découverte du feu (1 million d’années) : 610 al
-homo sapiens (100000 ans) : 1490 al
-agriculture et sédentaire (11400 ans) : 4410 al
-écriture (5300 ans) : 6480 al
-civilisations technologiques éteintes : 17400 al
-industrie, automobile (240 ans) : 30500 al
-avion à moteur (107 ans) : 45600 al
-nucléaire (65 ans) : 64100 al
-super calculateur (34 ans), communication : 58500 al
-soucoupes volantes : Impossible !

Conclusions : Il ne doit pas se passer grand chose à moins de 70 al..!
Il semble donc absolument impossible de communiquer avec des civilisations qui ont très peu de chances d’exister dans notre Galaxie ou, au mieux, qui ont 739 chances sur 740 d’être déjà éteintes, et qui, de toutes façons, se seraient situées beaucoup trop loin pour avoir le temps d’attendre notre message, de le comprendre, d’y répondre... et réciproquement..!
Quel dommage ! Il ne nous reste plus qu’à essayer de communiquer avec nos animaux (je veux dire les vrais, pas les hommes !)

source


hum ... Il ne faut pas oublier que l'univers n'est pas forcément réparti de façon aussi parfaite ... et ne pas oublier qu'il peut exister des planètes colonisées ... Fermi l'a dit, ils devraient être déjà là ... donc ...


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#9  14 Dec 2010 20:12:05

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

Article de "SYLVAIN MATISSE"  pour la presse © 2011





FAUT-IL REVOIR LA ZONE D'HABITABILITE ?


Recherche des exoplanètes ou planètes extra-solaires nommées quelquefois exo-terres

Au vu de la récente conférence de presse donnée par la N.A.S.A, concernant la vie bactérienne possible dans l'arsenic, substance extrêmement nocive pour les organismes vivants, la recherche scientifique doit dès à présent amorcer un nouveau virage en considérant cette découverte. Dans un lac de Californie une bactérie fût découverte, elle se développait à partir de l'arsenic plutôt que de phosphore.Ce qui surprends ceux qui pensaient que la vie nécessite 6 ingrédients majeurs: carbone,hydrogène,azote,oxygène,phosphore et soufre. Quelque-part, l'orientation de ces recherches a déjà été envisagée, si l'on se réfère à un article paru dans le magazine ciel&espace.
Article traitant de la planète Mars, au passage, on n'en finit plus avec cette planète(sic).
Voici donc un petit résumé que je vous ait concocté sur cet article. Me limitant à l'essentiel, ne m'arrêtant pas aux détails pourtant intéressants. Je vais donc au plus simple!





Curiosity Mission Future:

Prévue pour 2012: Le prochain robot martien Curiosity explorera les argiles anciennes d'origine fluviale ou lacustre. (Cité lacustre est un terme appartenant au vocabulaire de l'archéologie ou de l'ethnographie désignant des constructions d'âges divers situées en bord d'un lac ou d'un cours d'eau).
Les géologues espèrent ainsi une exploration précise de Mars et trouver ainsi des sources hydrothermales propices à la naissance éventuelle de bactéries. Les sources hydrothermales permettent la circulation de l'eau chaude en sous-sol. Ce phénomène volcanique présent à toutes les époques de cette planète.





               
Analogues terrestres:

Les zones sédimentaires:

*Dalhouvie en Australie.


Les zones volcaniques:

*Yellowstone, super volcan sans cheminée (Loc: Lat 44.43°N à 44.26°N, Long 110.67°E à 110.10°E); Caldeiras & super-volcan altitude 2.805 mètres, Wyoming, États Unis d'Amérique.

http://i53.tinypic.com/2nrh4sg.jpg



*Vallès au nouveau mexique: Le Rio Grande comme le Rhin entre les Vosges et la Forêt Noire - coule dans une vallée d'effondrement : un rift. La vallée, étroite à son passage dans les Rocheuses, s'élargit à 40 à 50 kilomètres en aval. A l'est, elle est longée par des chaînes abruptes et élevées. En quelques centaines de mètres, on passe du fleuve au désert puis, en escaladant la montagne, aux stations de ski perchées sur les versants.

*Islande: la quantité et diversité des bactéries extrêmophiles (Un organisme est dit extrêmophile lorsque ses conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes : températures proches ou supérieures à 100 °C (hyperthermophiles) ou inférieures à 0 °C (psychrophiles), pressions exceptionnelles (grands fonds marins), milieux très chargés en sel (halophiles), milieux très acides ou hyper-alcalins, milieux radioactifs ou anoxiques (sans oxygène) ou non-éclairés.) qui habitent les eaux acides hydrothermales font l'objet de nombreuses recherches autant pour étudier leur origine et adaptation que pour voir de possibles similitudes avec MARS,où la glace et les volcans interagissent de manière similaire.



Nous savons que des arsénites (En chimie un arsénite est un composé chimique contenant de l'arsenic oxoanion  où l'arsenic est a état d'oxydation +3), à la place des phosphates dans l' A.R.N et l'A.D.N est absolument énorme , mais ça ne remet pas en cause la biologie moléculaire mais plutôt l'immuabilité des constituants chimiques du vivant.
Les bactéries extrêmophiles sont capables de supporter des conditions démentes de salinité, de pression, de température et sans doute d'acidité .
Sur terre elles existent , s'adaptent dans des endroits incroyables proche des volcans , dans l' Antarctique?, en sous-sol et dans les profondeurs marines.








Je précisais  sur mon site ufoetscience que la vie est un long processus chimique et que telle nous la connaissons, l'émergence de la vie et son évolution , l'eau qui sert de solvant pour dissoudre les composés organiques qui se forment autour d'un atome de carbone. La chose primordiale à une forme de vie est une source d'énergie.



Sur la terre , la lumière du soleil permet de garder l'eau à l'état liquide associé à des composés organiques , ces ingrédients : eau, composés organiques et une source d'énergie font une recette de la vie en quelque sorte. Cette alchimie s'est-elle répétée ailleurs?

Qu'en est-il  dans des conditions extrêmes ? Quel pourcentage de chance de création de la vie puis de sa résistance dans des milieux tels que Callisto, lube de Jupiter par exemple ou d'Europe autre lune de Jupiter qui est couverte de glace , mais pouvant révéler un océan si on forait cette lune ressemblant un peu à notre  terre à une exception de taille! Cette lune se trouve dans la pire zone de radio-activité!

En attendant les futures missions martiennes, et les résultats qui pourraient détecter des microbes, il faut donc orienter les recherches sur les traces de vie. En principe se sera le cas.

Des missions lointaines comme sur Europe sont coûteuses rendant son exploration inadéquate avec nos moyens du moment. Ainsi, les chercheurs s'attachent a recréée dans un laboratoire en reproduisant les conditions supposées de cette lune de Jupiter sur terre. Des tests divers comme l'exposition à la foudre et autres permettent de voir si il y a des réactions chimiques qui pourraient justifier une mission spatiale sur place.

Des scientifiques émettent l'idée d'une autre alchimie , qui bouleverse nos fondamentaux:

sillicium, arsenic, phosphore ou chlore pourrait bien remplacer :le carbone utilisant l'ammoniac ou de l'eau.

Cette perspective  est à mon sens à méditer!







Environnement différent entre planètes, l'eau ajouté, élément de l'espace ?


Pour compléter cet article , me servant là encore d'un autre sujet traité dans mes billets blog.

L'eau sur la terre ne serait pas de nature initiale, du moins entièrement. En fait, elle proviendrait du système solaire externe due à l'agitation des planètes géantes. Il y a une centaine de millions d'années des astéroïdes couverts de glace seraient parvenus sur notre planète bleue.


                 

L'eau serait donc d'origine extra-terrestre!





Dans la mesure de nos connaissances actuelles, l'eau est un élément indispensable à la vie!




Examen de quelques différences planétaires et astres:


A titre de comparaison: Mercure (Mercure est une planète très chaude. La température moyenne à la surface est 179 °C (452 K) C'est la température de stabilisation en dessous du régolite, où le sous-sol n'est plus soumis à l'alternance des « ondes » thermiques de la journée et de la nuit (égales à l'année mercurienne).

Dans l'hémisphère nocturne, elle se stabilise vers 90 K (-183 °C) à la surface. Mais, elle monte jusqu'à 700 K (427 °C) dans l'hémisphère diurne, aux alentours du zénith.

La Lune serait comme les déserts froids et secs, tandis que Vénus est invivable sa T° en surface atteignant les 400°, une vrai fournaise!


Tandis  que Mars s'est très vite asséchée,et son orbite très elliptique accentue les différences saisonnières, laissant un climat rigoureux avec des températures de -125° aux pôles en hiver , et de 15° pendant l'été austral.Par endroit il  fait si froid que le dioxyde de carbone atmosphérique gel et de dépose sous forme de glace.
Sa surface désolée et sèche , sans écosystèmes ou océans .De plus, la surface de Mars est un désert de roches rouillées et de poussières balayées par des vents soulevant quelquefois des tempêtes de poussières. Mars s'est asséchée avant que l'eau n'arrive en profondeur.

Vénus plus mystérieuse ......Nul ne sait aujourd'hui qu'elles étaient les conditions de cette planète il y a 800 millions d'années juste avant le remodelage de sa surface.

La terre serait-elle la seule planète qui ait bénéficié de conditions optimales au point que celle-ci puisse abriter la vie telle que nous la connaissons actuellement ?



         
Les exoplanètes

La  vie: origine et distribution possible dans l'univers (source: Conférence du 2 janvier 2000 par André Brack.)


Il y a environ 4 milliards d'années, se développèrent dans l'eau terrestre des structures capables de se reproduire et d'évoluer. L'omniprésence de la cellule dans tous les systèmes vivants suggère un ancêtre commun de type cellulaire. Dans la mesure où la formation des ARN/ADN porteurs de la mémoire cellulaire apparaît comme peu probable dans l'eau de la Terre primitive, on peut penser que la vie primitive émergea de structures plus simples que la cellule et l'ARN. La simplicité de ces structures suggère qu'elles ont de réelles chances d'apparaître et de se développer chaque fois que sont réunies les conditions qui ont contribué à l'apparition de la vie terrestre : eau liquide, atmosphère, micrométéorites et/ou sources hydrothermales sous-marines. Ces conditions existaient vraisemblablement sur Mars il y a 4 milliards d'années et existent peut-être encore aujourd'hui sous la calotte glaciaire d'Europe, l'une des lunes de Jupiter. Les 83 molécules organiques détectées dans le milieu interstellaire par radioastronomie et la découverte d'une vingtaine de planètes extrasolaires permettent d'envisager la présence de vie au-delà du système solaire.



source




Une exoplanète est une planète qui orbite autour d'une étoile autre que le soleil. Un astronome de l'université de YALE  a annoncé que l'univers comptait 3 fois plus d'étoiles qu'on ne le pensait.
                                                                   

Base de données chiffrées:
                           

MILLE MILLIARDS




Ce chiffre est l'estimation de calculs concernant les exoplanètes etc..., restant à découvrir.





Au 1er Juillet 2010, 464 exoplanètes découvertes dans la voie lactée, notre galaxie!!


Ce chiffre dépassera assez rapidement le millier grâce à la traque et analyse de ces corps de 2 satellites:
Corot produit de l'E.S.A(Agence Spatiale Européenne.),lancé en 2007 rire'une masse de 630 kilogrammes, CoRoT mesure 4,2 mètres de long par 1,9 mètre de diamètre. Son énergie est fournie par deux panneaux solaires de chaque côté délivrant une puissance de 380 watts.

Le satellite, réalisé dans le Centre spatial de Cannes Mandelieu, utilise la plate-forme Proteus.Sa charge utile de 300 kilogrammes est composée d'un télescope afocal et d'une caméra numérique grand champ (2,7° x 3°) fonctionnant dans le domaine visible et sensible à de très faibles variations de la lumière. La matrice CCD est composé de quatre capteurs à transfert de trame de 8 millions de pixels chacun.Deux des capteurs sont consacrés à l'astérosismologie, les deux autres à la recherche des planètes extrasolaires. La stabilité de la ligne de visée est de l'ordre de 0,2 seconde d'arc. Le satellite étudiera alternativement, durant 6 mois chacune, deux zones du ciel situées à l'intersection du plan galactique et de l'équateur céleste (les « yeux » de CoRoT). Le logiciel de vol est en charge des traitements des mesures de photométrie.



Chaque jour, 1,5 Gbit de données peuvent être transmises vers les trois stations de réception françaises et brésilienne et 2 Gbits de données peuvent être stockées à bord du satellite.
La durée minimale de la mission est de deux années et demie.Le satellite est placé en orbite polaire inertielle à 896 km d'altitude.Cette orbite, inédite pour un satellite d'observation du ciel, permet des campagnes d'observation de longue durée et sans interruption, mais pose également quelques problèmes : le satellite doit se retourner tous les six mois afin de ne pas être ébloui par le Soleil; par ailleurs, à cette altitude, la lumière diffusée par la surface de la Terre est encore relativement importante. Cette dernière a imposé une étude préalable qui a conduit à la spécification et la conception d'un baffle optique à haut coefficient d’atténuation (meilleure que 10¹²) à l'entrée du télescope.

(description de COROT:source)



KEPLER: Le télescope spatial Kepler est un photomètre spatial développé par la NASA pour détecter des exoplanètes et autres petits corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. Il a été lancé le 7 mars 2009 et placé en orbite héliocentrique.(source)



Télescope spatial Kepler

Caractéristiques
Organisation NASA
Domaine Détection d'exoplanètes
Masse 1 039 kg
Lancement 7 mars 2009 3:49:57 UTC
Lanceur {{{lanceur}}}
Début de mission {{{début}}}
Fin de mission Prévue vers 2012
Durée {{{durée}}}
Durée de vie {{{durée de vie}}}
Désorbitage {{{désorbitage}}}
Autres noms 
Programme 
Index NSSDC {{{nssdc}}}
Site (en)NASA
Orbite Héliocentrique
Périapside {{{périapside}}}
Périgée {{{périgée}}}
Apoapside {{{apoapside}}}
Apogée {{{apogée}}}
Altitude {{{altitude}}}
Localisation au point L2 de Lagrange
Période 372,5 jours
Inclinaison {{{inclinaison}}}
Excentricité {{{excentricité}}}
Demi-grand axe {{{demi-grand axe}}}
Orbites {{{orbites}}}
Télescope
Type Télescope de type photomètre
Diamètre 1,4 m
Superficie {{{télescope_superficie}}}
Focale {{{télescope_focale}}}
Champ 105 deg2
Ces 2 instruments récolteront les informations necessaires pour ce type de recherche.

COROT 9 b

Planète géante : masse: 0,8 jovienne présente un rayon de :1,05 fois celui de Jupiter.
Elle orbite 10 fois plus loin de son étoile que "les jupiter chauds" détectées à ce jour.
Période orbitale de 95 jours sur une orbite très légèrement élliptique.
Distance de son étoile 60 millions de kilomètres, pour vous donner une idée celà représente la distance séparant de Mercure au SOLEIL.
T° estimée:entre -20°c et 160°C.
Sa température est dans une fourchette intermédiaire entre "les Jupiter chauds" environ 1000°C et notre planète Jupiter qui avoisine le froid sidéral de - 100°C.
Une étude approfondie à venir devrait révéler le potentiel d'habitabilité de cette exoplanète, sur différents critères et relevés futurs. Pour l'instant sa T° , à mon sens la place dans une position assez favorable, attendons les résultats que donneront les traces chimiques.....




           
Autre postulante sérieuse est plus connue, il s'agit de GLIESE 581 G

Gliese 581 g présente une masse de 3 fois supérieure à celle de la terre.
Détectée par le télescope Hawaïen KECK.(Les deux télescopes de l'observatoire W.M. Keck sont les plus grands télescopes optiques et proche-infrarouges des observatoires du Mauna Kea, sur le mont Mauna Kea de l'île d'Hawaï, à une altitude de 4 145 mètres.)source:(http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_W.M._Keck)Gliese 581 g se trouve à environ 20 millions de kilomètres de son étoile , une naine rouge :En astronomie, les naines rouges sont des étoiles de type spectral K ou M. Ce sont les étoiles les moins massives et les moins lumineuses jamais observées. En deçà, ce sont les naines brunes, qui ne sont pas vraiment des étoiles.

Les naines rouges sont les étoiles les plus fréquentes au sein de la Voie lactée, représentant entre 70 et 90 % des étoiles de notre galaxie.(source définition :http://fr.wikipedia.org/wiki/Naine_rouge)
Gliese effectue 37 jours pour exécuter le tour complet de son étoile.Elle semble montrer toujours la même face à son étoile, comme la lune et la terre.

Pas moins de 3 astres se situent dans cette "zone théorique d'habitabilité".




Exoplanètes / Exobiologie:


Recherche trace de vie


L'exobiologie (aussi appelée astrobiologie par les anglo-saxons). Une science qui exerce des recherches sur une forme de vie, à son évolution possible en étudiant les facteurs géochimiques et biochimiques.

Cette science intéressante s'aligne dans une certaine logique avec la recherche d'exoplanètes ou planètes extrasolaires.

Le nombre croissant d'exoplanètes découvertes grâce aux instruments de pointe qui sont de plus en plus fiables et perfectionnés.

Ces planètes extrasolaires offrent ainsi des informations non négligeables, voir fascinantes, dans la mesure ou il y a peu, on ne soupçonnait même pas leur existence pour certaines d'entre elles. Tandis que d'autres, révèleront des surprises sur leur nature: composition, masse, orbite , substances: chimiques , gazeuses et......, organiques qui sait?





Indice sur la recherche:

Ainsi une concentration importante d’oxygène, ainsi que de vapeur d’eau et dioxyde de carbone suggère fortement que la vie est présente. L’oxygène moléculaire est détectable dans la partie rouge du spectre tandis que l’ozone produit par photolyse est détectable dans les parties visible et infrarouge du spectre. La détection de méthane et les éléments associés à la photosynthèse sont aussi des « signatures de vie »

Alors ceci est axée sur un style de vie connu:

Sean Caroll physicien théoricien déclare dans une interview ceci:

-Un principe de base en science dit que rien n 'arrive qu'une fois et que si une forme de vie intelligente s'est créée, il est possible que ceci se reproduise plus d'une fois.

L'inconvénient pour comprendre la vie sur les autres planètes c'est qu'elles sont toutes différentes, et ainsi on pense pouvoir reconnaître une forme de vie si on en rencontre une.

La vie est un long processus chimique. Telle que connaissons l'émergence de la vie et son évolution, l'eau qui sert de solvant pour dissoudre les composés organiques qui se forment autour d'un atome de carbone. La chose primordiale à une forme de vie est une source d'énergie.

Sur la terre , la lumière du soleil permet de garder l'eau à l'état liquide associé à des composés organiques , ces ingrédients: eau, composés organique et source d'énergie font une recette de la vie en quelque sorte. Cette alchimie s'est elle répétée ailleurs?

Qu'en est- il alors dans des conditions extrêmes? Quel est le pourcentage de chance de création de la vie puis de sa résistance dans des milieux tels que Callisto , lune de Jupiter par exemple , ou d' Europe autre lune de Jupiter couverte de glace mais pouvant révéler un océan si on forait, cette lune ressemblant un peu à la terre, à une exception de taille! Cette lune  se trouve dans la pire zone de radio-activité!

En attendant les futures missions martiennes et les résultats, qui pourraient détectés des microbes. Il faut donc orienter les recherches sur « les traces de vie ». En principe se sera le cas.

La N.A.S.A doit bien avoir inclus ce type de recherche dans leur programme.

Des missions lointaines comme sur Europe sont coûteuses rendant son exploration inadéquate avec nos moyens du moment, ainsi les chercheurs s'attachent à recréée dans un laboratoire en reproduisant les conditions supposées de cette lune de Jupiter sur terre. Des tests divers comme l'exposition à la foudre, et autres permettent de voir si il y a des réactions chimiques qui pourraient justifiée une mission spatiale sur place.

Fermons ce chapitre avec ceci: Des scientifiques émettent l'idée d'une « autre alchimie » qui bouleverse un temps soi peu nos fondamentaux:

Silicium, arsenic, phosphore ou chlore pourrait bien remplacé le carbone utilisant l'ammoniac ou de l'eau. Cette perspective est à mon sens à méditer,une piste comme une autre ?





Je vous suggère cette petite équation de Drake, ainsi vous aussi faites vos recherches:

En novembre 1961, dix radio techniciens, astronomes et biologistes se réunirent durant deux jours à Green Bank. Le jeune Carl Sagan était là, tout comme le chimiste de Berkeley Melvin Calvin (qui apprit durant ce meeting qu'il avait reçu le prix Nobel de chimie). C'est en préparant cette réunion que Francis Drake mit au point son équation :

N = R x fp x ne x fl x fi x fc x L




En 1992, il publia un livre 'Is Anyone Out There ?', ce qui peut se traduire par 'y a t-il quelqu'un hors d'ici (ou là-bas) ?'

http://i56.tinypic.com/29qjl9h.gif





Et en novembre 1961, après plusieurs débats sur les perspectives d'une recherche d'une forme de vie extraterrestre intelligente (SETI, aujourd'hui), Francis Drake présentait son équation. Cette équation exprime le nombre (N) de civilisations 'observables' qui existent dans notre propre Galaxie, la Voie Lactée, comme une multiplication de plusieurs éléments qui nous sont inconnus.

R : le nombre d'étoiles naissantes chaque année dans la Voie Lactée ;
FP : fraction de ces étoiles qui possèdent un système planétaire ;
NE : nombre moyen de planètes similaires à la Terre (aptes à abriter une forme de vie) ;
F : nombre de planètes habitables sur lesquelles une forme de vie a pu évoluer ;
FI : taux des planètes où une évolution biologique produit effectivement une forme de vie intelligente ;
FC : taux de ces formes de vie intelligentes capables de communiquer à travers l'Univers ;
L : durée de vie moyenne d'une civilisation capable de communiquer à travers l'Univers (exprimée en années).


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#10  15 Dec 2010 19:09:16

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Re: Où sont ils ? Drake - Fermi - SETI ...

La possibilité de l’existence de formes de vie extra-terrestres a été récemment renforcée par les nouvelles découvertes en matière d’astronomie.

Le directeur de l’Institut d’astrobiologie de la Nasa, Carl Pilcher, explique que "les indices sont de plus en plus solides”. Pour lui, quiconque examine ces indices dira : "la vie doit exister ailleurs”. Parmi eux, on compte la révision à la hausse du nombre d’étoiles et les découvertes d’une bactérie se nourrissant d’arsenic, ainsi que d’une exoplanète potentiellement habitable. Ainsi, plusieurs scientifiques estiment que la probabilité qu’une vie extra-terrestre existe est plus importante que jamais.



http://img0.maxisciences.com/extraterrestre/vie-extra-terrestre-de-nouvelles-possibilites_21902_w250.jpg

Le Nouvel Observateur rapporte les propos d’un astronome de l’institut SETI de Californie qui affirme qu’au vu des découvertes récentes, "il serait miraculeux que la Terre soit le seul endroit dans l’univers accueillant la vie".

En effet, la plupart des recherches s’étaient concentrées sur des planètes semblables à la nôtre, gravitant autour d’un soleil. Les naines rouges, qui représentent 90% des étoiles de l’univers, avaient été délaissées.

Cependant, il y a trois ans, des experts de la Nasa ont découvert que la vie pouvait également être présente sur ce type d’étoiles. De plus, le nouveau recensement du nombre d’étoiles qui a été effectué la semaine dernière à l’université de Yale annonce trois fois plus d’étoiles qu’on ne le pensait. Enfin, la moitié des étoiles situées dans notre galaxie seraient des "super Terres" de deux à dix fois plus grandes que la nôtre.

Cependant, il n’existe toujours aucune preuve qu’une autre forme de vie existe en dehors de notre planète. En outre, si celle-ci s'avère exister, il s’agirait certainement de micro organismes impossibles à observer depuis la Terre. Pour l’heure, Mars apparaît comme l’endroit où les chercheurs ont le plus de chance de trouver d'autres formes de vie, bien qu’ils s'intéressent également à Europe, une lune de Jupiter, et Encelade et Titan, deux satellites de Saturne.



Source


"Pour le sceptique, le doute est une fin; pour l’esprit méthodique, le doute est un moyen."

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